THOR
on préfère généralement T usage du trocart. — La trépanation d’une côte (Hippocrate) est abandonnée depuis longtemps.
Pour les pleurésies avec épanchement ou perfore avec un trocart le cinquième espace intercostal à gauche; le quatrième à droite. On fait la ponction à la partie moyenne de Tare costal. On se sert d’un trocart dont la canule est pourvue d’une chemise à baudruche. Quand on a pénétré dans la cavité de la plèvre et que le poinçon du trocart est retiré on fait retomber la chemise devant l’ouverture de la canule, elle forme soupape, permet au liquide de sortir de la poitrine et empêche Tair d’y entrer (Reybard). En même temps que sort le liquide, le poumon se dilate et se rapproche des côtes en reprenaiu la place de Tépanchement ; mais, dans certains cas, quand la pleurésie est très-ancienne, et que le poumon refoulé contre la colonne vertébrale ne peut revenir sur lui-même, le liquide ne peut sortir de la plèvre, ce qui oblige à pratiquer Tempyème. Après la thoracocentèse, quand on veut laisser une canule en place, elle doit être courte et mesurer 5 à 6 centimètres au plus. Introduire une sonde de gomme par l’ouverture faite avec le trocart peut être meilleur, parce que la sonde sera plus facilement laissée en place ; mais alors il faut attacher à l’extrémité de la sonde un sac de baudruche. V. Pleurésie pour le traitement consécutif à l’opération.
Quand on se sert de la canule de Reybard, on peut faire des injections iodées. On presse la base de la baudruche relevée, de façon que Ton puisse l’emplir de la solution iodée, puis on cesse de presser ; le liquide alors contenu dans la baudruche pénètre dans la poitrine à chaque inspiration (Barth).
Lorsque le pus existe dans les plèvres, à la suite d’une plaie, et lor^u’il faut évacuer le pus, la ponction avec le bistouri est préférable (Velpeau). Dans ce cas, on n’a pas besoin de se préoccuper de la situation du poumon par l’auscultation, et Ton fait dans un espace intercostal, sur un point où la matité est évidente, une ponction en rasant le bord supérieur d’un côté; on agrandit l’ouverture en retirant le bistouri. Cette ponction n’exige pas que Ton choisisse un lieu d’élection. Quelquefois on la fait dans le voisinage d’une plaie de poitrine, d’autres fois au niveau d’un point déclive, comme le huitième et neuvième espace intercostal ; mais dans ces dernières conditions il faut inciser couche par couche.
Lorsqu’on a fait la thoracocentèse avec le bistouri, Tair entre -dans la poitrine; mais s’il y a lùie pleurésie purulente, ce n’ést pas un mal. Tout vaut mieux que du pus dans les cavités pleurales.
La thoracocentèse, faite avec le bistouri, peut permettre des injections iodées et des injections, d’eau tièdes, mais ces pratiques sont relatives seulement à la lésion qui a exigé la thoracocentèse. On peut aussi faire une contre-ouverture, passer un drain entre les deux ouvertures.
La thoracocentèse avec le bistouri, plus que la ponction, expose à l’établissement d’une fistule thoracique.
La thoracocentèse a été faite pour extraire des caillots contenus dans les plèvres. Lorsqu’il y a plaie de poitrine, c’est plus un débridement qu’une thoraeocentèse. Lorsque après une plaie de poitrine on fait une contre-ouverture aux parties déclives , c’est réellement une thoracocentèse avec le bistouri. Cette