‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 66 sur 731 · ARTI · texte numérisé non relu

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bad, dans le Wurtemberg; les eaux de Néris^ du Mont-Dore, deBourbonne, sont aussi assez efficaces.

L’articulation que l’on pourra espérer guérir par ces traitements sera laissée libre, les malades marcheront. Mais si le mal continue ses progrès et si l’on suppose les cartilages usés, on maintiendra l’articulation immobile (Cruveilher), dût-il en résulter une ankylosé. Le bandage inamovible stuké ou dextriné, sera mis eu usage.

L’artbrite sèche à la hanche {morbus coxæ) des vieillards, doit être, dès le début, traitée par le repos, les malades marcheront avec des béquilles ; mais on ne les tiendra pas au lit.

ARTHB.ODT1KIE. La douleur des articulations sans rougeur ni gonflement des parties molles constitue l’arthrodynie.

L’arthrodynie est le résultat de la croissance, de l’hystérie, de la goutte, du rhumatisme chronique et d’un refroidissement accidentel.

Thérapeutique. — Des frictions sèches avec de la laine; des frictions huileuses; des frictions avec le ] baume tranquille ou un Uniment laudanisé; des frictions excitantes avec l’eau de Cologne ou le baume de Fioraventi ; des applications de teinture d’iode avec un pinceau, tous les jours, jusqu’à excoriation du derme, l’application de bandes ou d’une genouillère de laine sur l’articulation, et l’hydrothérapie sont les meilleurs moyens à employer contre l’arthrodynie.

ARTICHAUT. Plante de la famille des synanthérées, dont on se sert comme aliment. — Les feuilles et les tiges s’emploient en infusion contre le rhumatisme, 5 grammes par litre d’eau bouillante □. Le suc récent a été administré contre le scorbut et contre l’hydropisie □. Le principe actif cynarin a été donné comme fébrifuge par Montain, 'a la dose de 25 centigrammes à un gramme □.

ARTlCULATlOtKS (PLAIES DES).

I. Plaies non pénétrantes. Ges plaies ne diffèrent pas des plaies simples ; elles exposent 'a j l’arthrite, plus par la contusion qui a accompagné la blessure que par la plaie elle-même. Les plaies avec perte de substance ne sont graves ' qu’en raison de cicatrices vicieuses consécutives et de rétractions musculaires dues à des posisitions vicieuses longtemps gardées pendant le traitement de la plaie.

Thérapeutique. — Panser les plaies avec de larges cataplasmes froids arrosés d’eau blanche. Repos, régime des blessés (V. Plaies), puis pansement simple ; la réunion immédiate n’est pas nécessaire. En cas de doute, placer le membre dans une gouttière, fermer la plaie avec des bandelettes de diachylum.

II. Plaies pénétrantes. Les piqûres des articulations, même quand elles ont donné issue à une petite quantité de synovie, peuvent guérir sans accidents.

Les coupures, les plaies d’armes à feu et les déchirures des ai’ticulations de dehors en dedans ou de dedans en dehors, comme à la suite d’une fracture ou d’une luxation , lors-

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