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thrombus, parce que les veines des grandes lèvres et clu vagin remplies et distendues se rompent.
Une douleur vive et une sensation de déchirement indiquent le début d’un thrombus par rupture veineuse. La douleur est surtout vive, lorsque le thrombus est situé à la partie postérieure (Velpeau). Une tumeur apparaît, elle occupe le vagin, le périnée; mais il est plus ordinaire que la tmneur fasse saillie sous la muqueuse. On voit alors les tissus prendre une coloration violacée, la tumeur est fluctuante, douloureuse au toucher, il y a des ecchymoses au périnée et aux fesses. Le ténesme anal, la rétention d’urine et des matières fécales doivent faire soupçonner que l’épanchement est abondant, c[u’il a décollé le vagin et qu’il y a une grande quantité de sang épanché.
Lè thrombus de la vulve peut se résorber lorsqu’il est petit, mais il peut se rompre dans le vagin, pendant le passage du fœtus,, et donner lieu à une hémorrhagie (Grave, Populus); enfin, le foyer peut s’enflammer et les tissus peuvent se gangrener, de façon à produire un abcès ou une gangrène de la vulve.
On ne peut hésiter à reconnaître üii thrombus de là vulve. S’il y avait en même temps une hernie, les antécédents de la malade seuls pourraient éclairer le chirurgien. On ne serait incertain que dans le cas où la hernié viendrait de se produire; mais une réductibilité avec gargouillement indiquerait de suite l’existence d’une hernie.
Le thrombus de la vulve qui se rompt pendant l’accouchement est très-grave ; car le fœtus, dans son passage, en comprimant les veines du bassin, cause la persistance de l’hémorrhagie veineuse.
Thérapeutique. — Les tbrombus peu volumineux ne réclament aucun traitement. Les tbrombus volumineux, qui ne s’accroissent pas, seront traités par la eonipression au moyen de spicas doubles laissés sur le périnée. Lorsque le travail commence, si le tbrombus augmente, ce qui est à peu près inévitable, on fera une large incision pour vider la poebe des caillots et du sang qu’elle renferme et l’on incisera de préférence du côté de la peau. L’incision dans le vagin a cet inconvénient, qu’après Taccoucbement les locbies peuvent pénétrer dans le foyer.
Lorsqu’il y a un épanchement sanguin qui augmente, on comprimera la tumeur avec la main jusqu’à ce que la tête du fœtus, arrivée au niveau du foyer, comprime la poche où le sang était amassé. Après l’accoucbement on comprimera avec des tampons de charpie, mais il est mieux de faire des injections d’eau et d’eau-de-vie camphrée à parties égales ; s’il coulait encore du sang après on aurait recours aux tampons imbibés de perchlorure de fer.
Dans les cas où un thrombus a été abandonné à
I lui-même, lorsque la fièvre survient et quand la peau est chaude, il est évident que le thrombus est enflammé ; dans ce cas on ouvrira du côté du périnée
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et l’ou fera des injections d’eau et d’eau-de-vie camphrée, ou bien, avec un trocart, on fera une double ponction au périnée, ou bien une au périnée et une sur la paroi latérale du vagin, et l’on passera un tube perforé. On fera néanmoins des injections détersives.
Si une hémorrhagie survenait on ferait une compression avec des compresses et un spica croisé sous le périnée, mais on ne se servirait pas de percblorure de fer.
THUYA. Arbra de la famille des conifères, dont le bois, en décoction, a 'été vanté contre la syphilis El. L’huile éthérée de ses feuilles a été conseillée comme anthelminthique.
THYM. Plante de la famille des labiées , dont l’huile essentielle est employée comme stimulante.
THYMIQUE. Il y a une variété de suffocation des enfants qu’on appelle asthme thymique et qui est, dit-on, produite par l’hypertrophie du thymus : c’est le spasme de la glotte ou le phréno-glottisme. V. ces mots.
THYROÏDE (lésions DE LA GLANDE). La [;lande ou corps thyroïde peut être le siège A' inflammation, dü hypertrophie, de cancers et (le hjstes ; toutes ces tumeurs ont un caractère essentiel, celui de suivre les mouvements de la 1 radiée pendant les mouvements de la déglutition.
Thyroïde (CANCER DU CORPS). Un goîlre accidentel se développant avec rapidité , devenant adhérant à la peau, s’accompagnant d’engorgements ganglionnaires, doit faire penser (pie la lésion du corps thyroïde est un cancer eiicéphaloïde; les signes de compression des organes du cou, l’établissement de la cachexie cancéreuse et l’ulcéralion de la tumeur confirment le diagnostic. V. plus loin.
Il y a une variété de cancer fibro-plastique (le là glande thyroïde qui a une marche beaucoup plus lente et qui pourrait être une complication du goitre chez des individus prédisposés. Cette lésion ne prend que très -tard les allures d’un cancer, les malades maigrissent et la tumeur ne s’ulcère que longtemps après le début du mal.
Lorsque les cancers à marche rapide gagnent du cêité du cou, une toux sèche, des crachats sanguinolents apparaissent, et le malade meurt d’asphyxie ou après une pneumonie intercurrente, avant (jue la tumeur ait suivi son évolution. Ces complications expliquent pourquoi les cancers du corps thyroïde sont rarement suivis de généralisation.
Thérapeutique. — Il u’y a pas à songer à enlever le corps thyroïde. On donnera le traitement général palliatif du cancer.
Thyroïde (CONGESTIONS DU CORPS). Les congestions du corps thyroïde sont pour ainsi dire physiologitpies au moment de l’apparition