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de la menstruation et dans la grossesse. Elles se montrent au moment des époques irrégulières, et chez des individus qui font des excès de coït.
On reconnaît les congestions du corps thyroïde à un accroissement de volume du cou, h une gêne dans la région et à c{ue)ques douleurs locales. On ne les confondra pas avec une thyroïdite, parce que dans celle-ci il y a de la douleur à la pression qui manque chez les individus atteints de congestion du corps thyroïde.
l a congestion du corps thyroïde est un des phénomènes du goitre exophthalmique. Il y a, dans ce cas, des congestions à répétition, et cet état se termine par induration de la glande et quelquefois par son hypertrophie.
Thérapeutique. — Surveillei’ la régularité des époques chez les femmes ; appliquer des sinapismes aux cuisses et aux mollets; donner des demi-bains jusqu’au nombril, à la température de 40 degrés pendant dix minutes ; prescrire le repos ; administrer les purgatifs salins, et si un engorgement persiste appliquer huit à dix sangsues sur le cou.
Goitre vasculaire (Richter, 'Walther, Sacchi). — Le goitre vasculaire apparaît d’emblée chez les femmes c[ui ont eu autrefois une hypertrophie du corps thyroïde ; il existe en dehors de toute influence cUmatéric^ue et se développe à tous les âges, et quelquefois après un traumatisme ou après l’impression du froid (Wrickemaun, Reid).
Le goitre vasculaire est un anévrysme cirstoïde des artères du corps thyroïde.
On reconnaît le goitre vasculaire b des battements, à la tension, à la résistance de la tumeur qui est bien arrondie, et en partie réductible. La peau qui recouvre la tumeur présente à la longue une coloration violacée et est occupée par des veines variqueuses.
Le goîlre vasculaire peut n’occuper fju’un seul lobe ou toute la glande thyroïde (V. Kystes VASCULAIRES). Ce que l’on a appelé le goitre exophthalmic[ue est quekjuefois un goitre vasculaire. V. Goitre.
Thérapeutique. — On a employé contre le goitre vasculaire tous les traitements du goitre hypertrophique simple.
Lorsque la tumeur est petite et animée de forts battements, et lorsqu’elle semble prendre un accroissement considérable, on pourra tenter la ligature des artères thyroïdiennes (W. Blizard).
L’opération en elle-même n’est pas excessivement grave, mais ses résultats sont douteux.
La thyroïdienne supérieure a été liée (Walther) et la tumeur a en partie diminué.
Une incision d’un pouce et demi étant faite dans la direction du bord interne du sterno-mastoïdien, le muscle peaucier étant divisé, on dissèque et l’on cherche le vaisseau en suivant la tumeur du corps thyroïde et on lie après l’avoir isolée, — deux fils à ligature sont passés et l’artère est liée eu deux endroits (Walther, 1817).
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Les deux thyi’oïdiennes ont été liées (Coates, Langenbeck). Les quatre pourraient même être liées (Velpeau).
Si le sang est renfermé dans un kyste^ on aura recours au traitement des kystes du corps thyroïde. V. ces mots.
Les fomentations résolutives seront employées, si l’on ne juge pas l’opération possible, mais en utilisant tous les traitements on se rappellera que les tumeurs vasculaires du corps thyroïde peuvent s’affaisser, et que chez les femmes la régularité des époques étant obtenues, la cessation de tout effort étant accomplie chez les malades des deux sexes, la tumeur peut diminuer seule.
Si la tumeur prenait un accroissement rapide, une saignée ou des sangsues à l’anus seraient d’un bon usage et constitueraient au moins un traitement rationnel.
Thjrroïde (HYPERTROPHIE DU CORPS) OU Goitre. L’hypertrophie de la glande thyroïde constitue le goitre ou bronchocèle.
Le goitre est une maladie héréditaire, plus fréquente chez la femme que chez l’homme, produite par la fluxion sympathique des règles, par l’action sympathique de la grossesse, par la nature des eaux prises en boisson, par les localités, et qu’on observe à l’état sporadique ou endémique.
Si les femmes sont plus sujettes au goitre que l’homme, c’est qu’à chaque menstruation, et à chaque grossesse, le cou devient alors volumineux par suite de l’hypérémie momentanée de la glande thyroïde.
On a longtemps considéré le goitre comme une cause de crétinisme à cause de la pression qu’il exerce sur les carotides et sur la 'circulation cérébrale, mais c’est là une erreur, car on observe des goitres très- volumineux et trèsanciens chez des personnes dont l’intelligence n’offre aucun affaiblissement.
Le goitre très-volumineux gêne beaucoup les fonctions des organes voisins et produit quelquefois l’aphonie, le cornage ou sifflement trachéal, la dyspnée et l’orthopnée, la congestion cérébrale et l’épistaxis, enfin l’asphyxie par écrasement de la trachée ou des gros vaisseaux situés derrière le sternum.
Il y a deux espèces d’hypertrophie du corps thyroïde : l’une qui porte sur les tissus fibreux et les éléments de la glande qui sont augmentés en volume, une qui n’est autre qu’un adénome, c’est-à-dire une multiplication des éléments glandulaires ou une tumeur adénoïde.
%* Les hypertrophies du corps thyroïde qui résultent des congestions et des inflammations sont rares ; au contraire, celles qui sont endémiques et ne semblent naître sous aucune influence accidentelle, exerçant une action locale sur la glande thyroïde, sont plus fréquentes.
*** L’usage d’eau séléniteuse (Saussure) , d’eau désoxygénée (Boussingault), d’eau magnésienne
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(Grange), d’aliments et de boissons où il n’entre ni brome, ni iode (Chatin), causent le goitre endémique.
L’hérédité du goitre est fatale lorsque le père et la mère sont atteints de goitre.
Le goitre endémique développé chez de jeunes enfants cause le crétinisme.
%* Le goitre endémique se montre dans les vallées humides de la Suisse, de l’Auvergne, de l’Inde, ou de quelques provinces anglaises, et est moins fréquent chez l’homme que chez la femme.
La goitre existe sous forme d’une tumeur molle située sur la partie moyenne du cou, s’élevant avec la trachée pendant les mouvements de la déglutition. Il se développe lentement ou rapidement. La tumeur acquiert un volume variable, depuis la tête d’un enfant jusqu’à celui d’une petite citrouille. Quel que soit le volume de la tumeur elle ne cause' pas l’altération de la peau, elle est molle, élastique, on y sent quelques lobules, mais elle est toujours régulière ou à peu près. On y perçoit souvent une fausse fluctuation.
Ce n’est que quand la tumeur est trèsvolumineuse qu’on voit des veines variqueuses ramper au devant de la tumeur.
Le goitre peut diminuer dans les temps secs ou rester stationnaire et ne produire aucun accident. Il guérit parfois spontanément, d’autres fois il s’enflamme, suppure, et la guérison est exceptionnellement le résultat de cette complication (J. L. Petit, Heister).
Le goitre peut être le siège de transformations diverses ; on peut y trouver des plaques crétacées, des kystes et des dilatations vasculaires (Sacchi).
Les troubles causés par la présence du goitre sont une gêne de la voix qui est rauque (P. Frank) ; des douleurs assez vives peuvent exister, et dans les cas où la tumeur s’est développée rapidement, il y a de l’exophtlialmie, des épistaxis, des étourdissements et des battements de cœur (Parry, Flajani, Graves). V. Goître EXOPHTHALMIQUE.
Lorsqu’un goître croît d’un seul coup rapidement après être resté longtemps stationnaire, il y a eu apoplexie du corps thyroïde ou hémorrhagie interstitielle.
Il y a des hypertrophies du corps thyroïde qui se développent en longueur, forment une tumeur sous la fourchette sternale et compriment la trachée. On les appelle goîti'e en dedans (Fodéré).
Thérapeutique. — Contre le goître, il faut prescrire : rhabitation dans un pays sec, — les bains salés et les bains de mer.
Le goître endémique ne peut être guéri que par le changement de pays, — Viode à l’intérieur (Odier),
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Valimentation iodée, Yiodure de potassium ou le * voisinage de la mer. Les traitements locaux institués contre la tumeur sont en général peu efficaces.
Les traitements cliirûrgicaux sont dangereux et inutiles puisque par le changement de lieu on peut souvent guérir le goitre accidentel.
La compression de la tumeur avec une bande de caoutchouc ou avec im collier de coutil lacé ne peut être efficace, car elle aplatit les voies aériennes. Son usage sera rejeté.
On a eu recours aux vésicatoires répétés (B. Bell,
A. Burns). Ce moyen est rationnel.
On a cautérisé le goitre rebelle à tous les autres moyens avec le fer rouge (Gelse, Dionis, Sabatier, Turn er. Bonnet de Lyon) .
On cautérise la partie superficielle de la tumeur avec de la pâte de Vienne, puis on place tous les jours, sur la plaie produite par la première eschare, des rondelles de pâte au chlorure de zinc (Bonnet). La cautérisation en flèche serait plus expéditive. La cautérisation avec un séton caustique est encore meilleure, on traverse la tumeur avec une lamelle de pâte au chlorure de zinc (Bonnet, 1850) ; mais, en général, la cautérisation du corps thyroïde a des dangers.
On peut faire suppurer la tumeur en y passant un séton (Monro, Richter, Fodéré, Quadri). Ce procédé a' des dangers à cause de l’inflammation violente qui est produite.
La ligature des artères (Walther, Goates) a été employée mais c’était pour des hypertrophies vasculaires. V. ce mot.
TJ extirpation de la giande thyroïde (Albucasis) a été tentée environ vingt fois depuis cent ans, et il y a eu sept morts rapides (Gooch, Desault, Graeîe, Brun, Dupuytren, Roux). Gomme dans ces opérations on n’avait pas^enlevé toute la thyroïde, ainsi qu’on pouvait le supposer à priori (Sédillot), ce procédé opératoire doit être proscrit pour le goitre.
On a proposé la ligaturé en masse de la tumeur. Tentée avec des succès douteux (Moreau, Brunnighausen, Mayor, Malle), cette opération est également abandonnée, -r- La ligature sous-cutanée de Mayor, Balsard et Rigal, ne doit être considérée que comme un témoignage de l’ingéniosité des chirurgiens.
FORMULAIRE DE l’ HYPERTROPHIE DE LA GLANDE THYROÏDE.
Préparations à prendi>e à rintérleui*.
Pilules de protoiodure de mercure, de 25 milligrammes. A prendre une ou deux par jour [+1.
Pilules de protoiodure de fer, de 5 centigrammes. A prendre deux par jour F+l.
Sulfure de chaux, A prendre 25 à 30 centigrammes par jour □. (Stoll, Selle.)
Strychnine, A prendre 2 milligrammes ; trois fois par jour □. (Murney.)
Poudre d’or, A prendre 10 milligrammes à 10 20 centigrammes par jour [=1.
Oxyde d’or, associé à l’extrait de garou, 30 centigrammes pour 8 grammes, en soixante pilules, ime huit par jour [3* (Ghi-estien. '
Chlorure d’or et de sodium, 2 à 10 milligrammes par jour {3. (Ghrestien.)
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Tisanes iodurées et sirop ioduré, à la dose de 30 grammes par jour.
Vin iodé, 30 à 60 grammes par jour. V. Altérants et Scrofule.
lodure de potassium, 50 centigrammes à 1 gramme par jour 1+1.
Granules d’éponge.
En granules de 1 gramme. On en donne de deux quatre par jour □. (Mentel.)
Poudre, de Sency.
Poudre d’éponge rousse calcinée
lentement. . 20 grammes.
Chlorhydrate d’ammoniaque, ) ... ' . .
Charbon végétal . j aa i in.
On ajoute quelquefois avec avantage :
lodore de potassium . . 1 gramme.
Ou :
Poudre de mousse de Corse. . . 20 grammes.
Chlorhydrate d’ammoniaque. . . 1 id;
A prendre, à la dose de 3 à 5 grammes par jour, en trois ou cinq fois.
Poudre d'iodoforme,
ScTvaniii; : : : : ; : } sr^^mmes.
Sucre . . ; . 80 id.
Cette préparation est administrée en prises de 1 gramme aux enfants; on donne trois prises par jour. On peut aller à cinq pour les adultes.
Bols d’éponge.
Éponge calcinée . 5 grammes.
sulfate de potasse . 1 id.
Baume de soufre . 10 gouttes.
Pilules de 2 décigramraes. Deux à quatre pilules par jour (Bailly.)
Mixture antigoitreuse.
lodhydrate de potasse. ..... 40 centigrammes.
Eau . ' . 125 grammes.
Sirop . 45 id.
Teinture de cannelle . 15 id.
Une cuillerée à soupe tous les matins à jeun l-i- +1.
Topiques.
Teinture d’iode pure en lotions □.
Sachets résolutifs.
Placez entre deux couches de coton ; mettez le coton dans une enveloppe de mousseline et placez sur la tumeur □. (Bouchardat.)
Collier de Morand,
Chlorhydrate d’ammoniaque )
Sel déerépité . t ûû. 50 grammes.
Eponge calciné . )
Mélangez, enfermez dans une corde de coton, enveloppez dans une mousseline, piquet, et applique? la cravate ainsi faite autour du cou,
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Sachets Æiodure de potassium.
lodure de potassium . . 10 grammes.
Chlorhydrate d’ammoniaque. . . 80 id.
Mêlez par trituration ces sels bien desséchés et pulvérisés séparément. Enfermez dans un sachet de linge^ et appliquez autour du cou dans le goitre.
Pommade de protoiodure de mercure.
Protoiodure de mercure . 4 grammes.
Asonge . 50 id.
I I (Hôp. de Paris.)
Pommade iodée.
Axonge . 30 grammes.
Iode. . . 1 id.
I I (Bréra.)
Pommade hydriodatée.
lodure de potassium . 5 grammes.
Axonge . . 40 id.
Triturez avec soin l’iodure de potassium d’abord seul, puis avec une partie de l’axonge, et quand il sera divisé, ajoutez le reste de l’axonge. En frictions, 4 grammes matin: et soir. (F. H. P.)
Pommade hydriodatée d’ammoniaque.
Hydriodâte d’ammoniaque ... 1 gramme..
Graisse de mouton . ^ . 20 id.
Huile d’amandes douces . 5 id, ,
Mêlez. (Biett.)
Pommade de manganèse.
Axonge . . 30 grammes. -
Sulfate dé manganèse pulvérisé 3 à 4 id.
□ (Hoppe.)
. Poudre d’amidon.
Contre les excoriations de ta peau, placer de la poudre d’amidon entre des tumeurs volumineuses du corps thyroïde et la peau de la partie supérieure du thorax et les parties latérales du cou.
Eaux minérales.
Kreuznach, Nauheim-Saxon, Ischl, Lavey et surtout Ghalles, Wildey, Heilbrunn, Baréges, Pietrapola, Ems. V. Scrofules.
Tb.Troïde (KYSTES DU CORPS). Des kystes sanguins, des kystes séreux et des kystes hydatiques, existent dans le corps thyroïde.
A. Kystes sanguins, — Les kystes sanguins du corps thyroïde sont des foyers hémorrhagiques développés dans une glande déjà hypertrophiée, ou un kyste vasculaire, c’est-à-dire formés aux dépens d’un vaisseau dilaté et oblitéré à ses deux extrémités, ou bien c’est un kyste séreux dans lequel une hémorrhagie a eu lieu.
Les kystes sanguifis ne peuvent être reconnus que par la ponction. Cependant si la tumeur est transparente, bien limitée, fluctuante, développée lentement, elle peut être ilistinguée des kystes sanguins.
Les signes d’une tumeur du corps thyroïde et l’ascension de la tumeur avec la trachée ne peuvent faire admettre qu’il y a un ané-
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vrysme, même s’il y a des battements, car ils sont dus au soulèvement de la tumeur.
*.* Lorsqu’ily a plusieurs kystes dans le corps thyroïde, il est probable qu’il s’agit de kystes séreux, dont un contient du sang; — lorsque la tumeur est bien limitée, dure et fluctuante, on doit soupçonner qu’il s’agit d’un kyste vasculaire. Dans ce cas, le sang qui est fourni par la ponction exploratrice est du sang très-fluide. — Lorsque la tumeur est irrégulière et présente en certains points des duretés osseuses, en d’autres de la fluctuation, si la ponction exploratrice donne du sang noirâtre, il est probable qu’il s’agit d’hémorrhagies dans des kystes séreux développés dans un goitre simple.
Thérapeutique. — La ponction et les injections iodées conviennent pour les kystes hématiques consécutifs, tels que les kystes séreux où il s’est fait Une hémorrhagie. C’est la nature de l’écoulement du liquide à la ponction qui indiquera la nécessité de l’injection.
Les kyste? qui laissent écoulfer du sang vermeil ei ne se vident point ne doivent pas être traités par l’iti* jection iodée. Il est bon de né pas toucher à ces kystes. Il n’y a pas d’exemple qu’ils aient acquis un volume énorme et qu’ils se soient rompus en donnant lieu à des hémorrhagies mortelles. On refermera la plaie après la ponction et l’on fera des applications de glace sur la tumeur. L’électro-puncture, les injections coagulantes, ont des dangers. Le séton est également dangereux pour les kystes hématiques.
B. Kystes séreux. — Bronchocèle {G.és,é). — Goitre suppure (J,-L. Petit), ■ — Goitre d’eau (Percy, Tenon). — Kystes du corps thyroïde (Flajani). — Hydrocèle du cou (Maunoir). — Les kystes séreux existent isolément ou sont le fait d’une hypertrophie de la glande thyroïde. Dans le premier cas, c’est un kyste séreux, comme la grenouilletle. Dans le second cas il s’agit de kystes enveloppés par le tissu de la glande thyroïde hypertrophiée, et dans ces conditions presque toujours le liquide du kyste est gélatineux.
*** Les kystes isolés se développent chez les individus en dehors de toute influence climatérique et hygiénique ; les kystes formés dans la glande hypertrophiée sont une conséquence de la transformation du goitre endémique, et il n’est pas rare de trouver dans le goitre des plaques crétacées, en même temps que des kystes.
On reconnaît les kystes simples de la glande thyroïde à ce qu’ils existent sur la ligne médiane ou sur un des lobes de la glande thyroïde dont ils occupent seulement une partie. La tqmeur s’élève avec la trachée pendant la déglutition, ce qui empêche de songer à un anévrysme.
Les kystes séreux du corps thyroïde sont quelquefois transparents. Ils ont toujours été lents à se développer et ne causent pas de grande
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gêae. Il est toujours difiScile de reconnaître un
kyste dans un goitre.
Thérapeutique. — Tous les cas de goitre que le séton a guéris étaient des kystes séreux du corps thyroïde. Bien que le séton passe pour être une mau- Taise invention de Fodéré, après bien des modifications on y est revenu (Ghassaignac, Maunoir). On passe dans la tumeur deux tubes de caoutchouc perforés et Ton répète des injections à Taide du mélange suivant :
Eau . 300 grammes.
Teinture d’iode . 50 à 100 id.
et Ton recouvre la tumeur de cataplasmes.
Ce traitement est incomparablement le meilleur pour les kystes sans induration de voisinage.
La ponction simple (Celse), l’incision (Celse, J.-L. Petit, Fleury de Clermont) sont ou insuffisantes, ou dangereuses j — un phlegmon diffus du cou est à craindre après Tincision. — Uincision et l’excision (Fleury de Clermont), l’incision et la cautérisation de la tumeur (Gelse), ainsi que l’extirpation, ne sont pas moins dangereuses.
Les kystes dont on reconnaît la présence dans un goitre hypertrophique, endémique, ne- doivent pas être touchés, à moins que l’hypertrophie ne disparaisse et que le kyste reste seul et bien limité.
Toutes les fois qu’il y a eu accroissement subit d’un kyste, il est à craindre qu’il n’y ait une hémorrhagie dans le kyste et que celui-ci ne devienne un kyste hématique. Dans ces cas, faites une ponction exploratrice, et s’il sort du sang artériel n’opérez pas. Si, au contraire, le sang est noirâtre, couleur de café ou de chocolat, le kyste peut être opéré.
La ponction simple et les injections iodées (Velpeau) ont réussi dans plusieurs cas. Ce traitement a un avantage, celui de permettre d’arrêter les hémorrhagies en fermant la plaie de la ponction. Il est arrivé quelquefois qu’après la sortie de tout le liquide du kyste, le sang est sorti par la canule et a donné lieu à une hémorrhagie qui, dans quelques cas, a déterminé la mort des malades.
C. Kystes hydatiques. — Il n’y a qu’un seul exemple de kyste hydatique du corps thyroïde (Nélaton, Houel).
La tumeurd’abord prise pour un goitre simple s’étant enflammée, a donné lieu à un abcès que l’on a ouvert, puis la tumeur s’est reproduite, s’est enflammée de nouveau, et une large incision a donné issue à des hydatides. La tumeur s’était développée vers- l’âge de quinze ans. Elle n’avait pas présenté de frémissement hydatique appréciable.
Thérapeutique. — Dans un cas semblable on fera ce qui a été fait; après une large incision de la tumeur, TouVerture a été maintenue béante avec des mèches de morceaux d’éponge préparée et des injections iodées ont été faites tous les deux ou trois Jours pour prévenir l’altération du pus. Ce traitement a été long, mais il a procuré une guérison complète.
Thyroïde (TüBERCULES DU CORPS). Il n’y a jusqu’ici qu’un exemple de tubercules du corps thyroïde, mais la malade était tuberculeuse (Lebert). Il y a un cas de tumeur d’apparence tuberculeuse (Férus) , qui contenait du tissu