‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 663 sur 731 · TIC · texte numérisé non relu

TIC

encéphaloïde et des plaques probablement de tissu phymatoïde. Les tubercules de la glande thyroïde n’exigent que le traitement de la diathèse tuberculeuse,

TnïROÏDlTE OU U^FLAMMATIOM DE LA GLAA'DE THYROÏDE (Lipp, 1807). — Après une congestion du corps thyroïde, un refroidissement, un elîortde voix, un traumatisme et un état général défectueux comme celui d’une vaste suppuration, après une amputation, par exemple (Guthrie), le corps thyroïde ou le tissu cellulaire qui l’enveloppe peuvent s’enflammer.

La thyroïdite «e révèle par un gonflement du cou sur la ligné médiane, œdémateux, douloureux au toucher, puis par une véritable tuméfaction et rougeur inflammatoire, surtout si le tissu cellulaire périglandulaire est le siège de l’inflammation. — Si la glande seule est enflammée, il y a œdème de la région et empâtement douloureux de la glande. Les artères du cou battent avec violence, la respiration est gênée, il y a quelquefois une toux sèche et l’on observe de la fièvre, de la céphalalgie et quelquefois des épistaxis.

A la suite deTinflammation thyroïdienne, dans les cas où le tissu cellulaire est surtout affecté, il se forme des abcès qui restent enfermés dans la gaîne aponévrotique de la thyroïde et qui peuvent se vider dans la trachée-artère (Baillie). Ces abcès peuvent causer un étranglement considérable qui devient une cause de gangrène du corps thyroïde (Lœvenhart).

Lorsque les téguments sont rouges, œdémateux et pâteux, ou si l’on sent une crépitation gazeuse, s’il y a en même temps des frissons erratiques, un redoublement de la fièvre, il est probable qu’il y a un abcès ou un phlegmon gangréneux du tissu cellulaire du cou.

Le siège de la tuméfaction sur la ligne médiane, l’élévation de la tumeur avec la trachée, feront reconnaître qu’il s’agit d’une thyroïdite et non d’un abcès du cou, ou une adénite phlegmoneuse de la région (V. Adénite).

La thyroïdite se termine par résolution, par induration et quelquefois par des kystes.

Thérapeutique. — Appliquer sur la région dix à quinze sangsues et faire une saignée du bras. — Cataplasmes arrosés de laudanum sur le cou. — Le calomel à dose fractionnée (V. Altérants) a été employé avec succès.

11 faut toujours ouvrir les abcès de la glande thyroïde. On fera pour cela une incision sur la ligne médiane en coupant couche par couche.

TIC. Des mouvements convulsifs de certains mucles du visage constituent le tic. Quand la contraction est douloureuse il en résulte ce qu’on appelle le douloureux. V. Névralgie.

Thérapeutique. — Le tic non douloureux de la face ou des membres guérit assez bien sous l’influence

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des frictions de belladone ou A' injections sous-cutanées de morphine ou à' acide valérianique.

TIERCE. Fièvre ou symptôme revenant tous les deux jours à la même heure. V. Fièvre LMERMITTENTE, FlÈVRE LARVÉE, FIÈVRE PER¬ NICIEUSE, Névralgie.

TiLLEEE. Arbre de la famille des tiliacces, dont les fleurs s'emploient sous forme à'eau

Fig. 561. — Tilleul.

distillée, 100 grammes; A'infusion, 10 grammes par litre d’eau contre les spasmes et dans les névroses.

TIWTEMEKT. Il y a deux sortes de tintements ; l’un qui sè produit dans les oreilles sous l’influence d’une congestion cérébrale, des fièvres typhoïdes graves (V. ce mot), ou des maladies de l’oreille (V. Oreille), et l’autre qui se produit dans la poitrine, lorsqu’il y a une caverne communiquant avec la plèvre par une fistule pleurale : c’est le tintement métallique.

*** Chez un fébricitant qui tousse et qui crache depuis plusieurs mois, si l’on entend du tintement métallique sur un point de la poitrine, il est probable qu’il y a une excavation du poumon, tuberculeuse ou autre, ayant amené la perforation de la plèvre et l’bydropneumothorax.

On peut entendre le tintement métallique dans une caverne des poumons ne communiquant pas avec la plèvre, mais cela est trèsrare.

Le tintement métallique de la poitrine est le résultat d’une bulle d’air traversant les mucosités qui ferment une fistule pleurale ou qui bouchent l’orifice d’une petite bronche communiquant avec une caverne.

TiRE-BAELE. Dcs pinces à annean à mors coniques, des tire-fonds, ont été employés sous le nom de tire-balles pour extraire les projectiles de guerre enfermés dans des plaies. V. Plaies par armes a feu.

TiRE-FOiVD. Le tire-fond est une tige à extrémité terminée en pas de vis, qui sert comme une vrille à percer un trou dans un corps et à s’y fixer, afin de l’extraire d’une plaie. V. Trépan et Plaies par armes a feu.

T1SAI\'E. Boisson préparée avec la solution, la macération, l’infusion ou la décoction sucrée

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de toutes les substances féculentes, ligneuses, herbacées, mucilagineuses, acides, astringentes, . aromatiques, minérales, végétales ou animales. C’est d’abord le remède de la soif dans toutes les maladies fébriles, c’est quekpiefois un aliment et enfin c’est un moyen de guérison.

Les tisanes sont aujourd’hui beaucoup plus employées qu’autrefois, et ce qu’on appelle ainsi portait au temps d’Hippocrate le nom de ptisane, décoction d’orge grillée, d’abord trèsclaire aux premiers jours delà fièvre et ensuite épaissie de façon à servir d’aliment. Il nous est impossible d’indiquer ici toutes les tisanes employées en thérapeutique, mais voici, d’après Dorvault, la manière de préparer celles qui sont le plus souvent mises en usage :

Solutions. Les tisanes préparées par ce moyen sont peu nombreuses et se composent des sels et des sirops qu’on fait dissoudre dans l’eau. On les appelle des solutés.

Macération. Elle s’exécute en laissant le véhicule et la substance dont on veut dissoudre les principes plus ou moins en contact à froid.

Ce mode est certainement le meilleur lorsqu’on veut obtenir les principes actifs et facilement solubles, comme les acides, le sucre, la gomme, l’extractif, dans toute leur intégrité, car elle ramène les sucs à ce qu’ils étaient avant leur dessiccation; mais elle a l’inconvénifent que souvent la décomposition se manifeste dans la masse avant' que les substances soient entièrement pénétrées; il en serait tout autrement si le véhicule était le vin, le vinaigre, l’alcool, etc.

Infusion. On fait une infusion en mettant la substance à traiter dans un vase et jetant de l’eau bouillante dessus. On couvre le vase, et lorsque le contact a été suffisamment prolongé, on passe.

On indique la durée de l’opération par le nombre de minutes ou d’heures. Courte pour les substances à tissu délicat, elle doit être de longue durée pour celles à tissu compacte.

Digestion. Elle consiste à mettre une substance dans le véhicule que l’on maintient à une certaine température pendant un temps plus ou moins long. Elle s’opère de toutes les manières qui peuvent procurer de la chaleur sans faire bouillir le liquide : telle est l’apposition du vase digesteur sur les cendres chaudes, sur un bain de sable, dans la cucurbite d’un alambic; telle est encore l’exposition au soleil {insolation des anciens).

La tisane de salsepareille serait très-bien préparée par digestion.

Décoction. L’action de faire bouillir un corps dans un üquide se nomme décoction.

On aura recours à la décoction, toutes les fois que les matières que l’on veut atteindre ne peuvent se dissoudre que par une action prolongée de l’eau et de la chalem*.

Ainsi, on traitera par décoction les semences des céréales, le lichen, le chiendent, le gaïae.

On fixe la dm-ée de l’opération, soit par le nombre de minutes ou d’heures, soit par la quantité de liquide .à évaporer ; on dit décoction avec évaporation

14ii6 TISA

TISA

il’un quarts d’un tiers^ de moitié : faites bouillir dix minutes, demi-heure, etc.

Voici, d’après Foy et Dorvault, les substances que Ton traite par solution, décoction, macération, etc.

1“ On traite par solution les produits suivants :

Acides Tégétatix. Sucs concrets. Manne.

Acides minéraux. Camphre. Miel.

Substances salines. Gomme. Sucre.

2° On traite par macération les substances suivantes :

Racine de guimauve. Racine de consoude.

N. B, — Ces deux racines sè traitent aussi par infusion pour l’intérieiir ; par décoction, pour lavements ou lotions.

3° On traite par infusion les produits végétaux

suivants :

Racine de

Angélique.

Bistorte.

Gentiane.

Nymphæa.

Asperges.

Cabaret.

Gingembre.

Pareira.

Chiéorée.

Patience.

Bardane.

Colombo.

Ipéeacuanha.

N. B. — La racine d’aulnée se traite aussi par décoction pour l’extérieur. Comme tonique on peut également traiter le Colombo par macération. Le décoctè est antidysentérique. La gentiane se traite aussi par macération. Traité par infusion, ripécaêuanha est employé comme vomitif ; par décoction, pour être pris en lavement, comme antidiarrhéique.

Feuilles fraîches de :

Chou rouge. Cochléaria. Cresson.

l’on fait généralement. Le kino se traite aussi par solution. L’tisage a prévalu pour la mousse de Corse, que l’on traite généralement, à tort, par décoction. Les racines de réglisse et de rhubarbe se traitent aussi par macération. En ajoutant un peu ie carbonate de potasse à la liqueur de racine de rhubarbe, on dissout une plus grande quantité de partie résineuse, etl’on augmente la propriété tonique et purgative. Traité par digestion, le quinquina est employé comme tonique ; par décoction, comme fébrifuge, surtout associé à un acide minéral. Le cachou se traite aussi par solution. Dans la digestion des têtes de pavot, on rejette les graines.

5“ On traite par décoction les substances v^étales suivantes :

Buis. Dattes. Jalap.

Café cru. Fécules. Jujubes.

Calnca. Figues. Lichen.

Chiendent. Fougère mâle. Orge.

Coings. Gaiae. Le pain.

N. B. — Le café cru est employé comme fébrifuge. Le lichen traité par digestion est employé comme émollient et béchique ; traité par macération ou infusion, c’est un amer tonique. Le seigle ergoté se traite aussi par infusion.

Les feuilles fraîches de :

Pommes.

Pruneaux.

Pyrèthre.

Raisins.

Seigle ergoté.

Belladone.

Bourrache.

Chicorée.

Jusquiame.

Mercuriale.

Morelle.

Nicotiane.

Oseille.

Strâmoine,

L’écorce de :

Chêne. Grenade. Sureau.

- Garou. Racine de grenadier. Saule.

N. B. — L’écorce de garou se traite aussi par infusion pour l’intérieur.

Feuilles sèches de :

Enfin aussi par décoction les substances animales.

Absinthe.

Digitale.

Morelle. ,

Sabine.

Armoise.

Fumeterre.

Mercuriale.

Saponaire.

Belladone.

Hysope.

Nicotiane.

Sauge.

Bourrache. ,

Jusquiame.

, Origan.

-Séné.

Calament.

Lavande.

Oranger.

Stramonium.

Chicorée.

Rhus.

Stœchas.

Marrube.

Romarin.

Thym.

Dictame.

Menthe.

Rue.

Fleurs de

Arnica.

Coquelicot.

Millepertuis.

- Roses pâles.

Bouillon blanc.

Girofle.

Oranaer.

Bourrache.

Guimauve.

Œille't.

TiHeuL

Camomille.

Houblon.

Pêcher.-

Violettes.

Centaurée.

Mauves.

Pensées.

Chèvrefeuille.

Méblot.

Roses rouges.

N. B. — Il faut passer l’infusion des fleurs d’arnica à travers une toile serrée ou une étoffe de laine, afin d’intercepter les poils de l’aigrette, qui autrement s’attacheraient à la gorge.

Puis les substances ci-après :

Ail. Oignon.

• Baies de genièvre. Seille.

Bourgeons de peuplier. Semences de coings.

Bourgeons de sapin. Semences de lin.

N. B. — Les semences de lin et de coings se traitent aussi par macération.

« Assez souvent il entre dans une même tisane des substances de natures très -diverses; dans ce cas il faudra opérer d’après les principes que nous avons exposés, c’est-à-dire que l’on fera bouillir les substances qui n’abandonnent leurs 'principes actifs qu’à la décoction, et que l’on ajoutera à la fin de l’ébullition les substances qui ne doivent être qu’infusées, ou même on jettera le décocté bouillant dessus. Des additions de sels, d’acides, de sirops, etc., aux tisanes ne devront être faites, en général, qu’après que la liqueur aura été passée. On devra soigneusement peser la nature de ces additions, et éviter qu’elles ne contrarient celle des autres principes médicamenteux. L’acétate de plomb précipite tous les produits immédiats, à l’exception du sucre ; un grand nombre de sels métalliques donnent les mêmes résultats. L’addition d’un acide facilitera la dissolution des principes actifs des substances riches en alcaloïdes. Lés alcalis précipiteront ces mêmes alcaloïdes. » (Dorvault.)

Les tisanes s’administrent édulcorées ou non.

4° On traite par digestion les produits suivants :

Baume du Pérou.

Baume de Tolu.

Benjoin.

Salsepareille.

Agaric.

Aneth.

Kino.

Mousse de Corse.

Coloquinte.

Cubèbe.

Ee. d’oranges.

Ee. de citrons.

Rac. de polygala.

Rac. de raifort.

Rac. de ratanhia.

Rac. de réglisse.

Rac. de rhubarbe.

Rac. de saponaire.

Rac. de sassafras.

Bac. de serpentaire.

Rac. de simarouba.

Rac. de valériane.

Phellandrie.

Poivre noir.

Quinquina.

Badiane.

Cachou.

Coriandre.

Cannelle.

Cardamome.

Carvi.

Cinq racines apéritiv.

Esp. aromatiques.

Esp. bécbiques.

Esp. vermÛuges.

Esp. vulnéraires.

Fenouil.

Safran.

Semen-eontra.

Tamarin.

Têtes de pavots.

h’ édulcoration des tisanes se fait à l’aide du sucre, d’un sirop ou du bois de réglisse.

Tisanes simples.

Les tisanes simples sont très-nombreuses. En voici l’exposé d’après Dorvault :

Tisane d’absinthe.

Absinthe . 5 grammes.

Eau, bouillante . 1000 ÛL

Laissez infuser une heure, passez.

N. B. — La plupart des substances de ce tableau peuvent aussi être soumises à l’infusion. C’est bien à tort qu’on emploie, pour a salsepareille, une ébullition prolongée, et pourtant c’est ce que

On préparera de même les tisanes de î IlmiblnB, Oranger (feuilles et fleurs), Sauge, Thé,

TISA

TISA ikhl

Tisane amère.

Espèces amères . 10 gi-ammes.

Eau bouillante . 1000 id.

Laissez infuser, passez.

Tisane d’anis.

Anis . 10 grammes.

Eau bouillante . . . 1000 id.

Faites infuser deux heures, passez.

Préparez ainsi les tisanes de :

Badiane. Genièvre. Semences de lin.

PheEandrie. Ec. d’oranges.

Tisane apéritive.

Espèces apéritives . 20 grammes.

Eau bouillante. . . 1000 id.

Laissez infuser, passez.

Tisane d'arnica.

Fleurs d’arnica . 5 grammes.

Eau bouillante . 1000 id.

Faites infuser une heure et passez à travers une toile serrée.

Préparez de même les tisanes de fleurs de : ^

Camomille. CoqueEcot. Matricaire. Sureau.

Tisane de bourrache.

Feuilles de bourraebe . 20 grammes.

Eau bouillante. . . . . 1000 id.

Laissez infuser une heure, passez.

On prépare ainsi les tisanes de feuilles de :

Armoise. Cbieorée. Pensée sauv. Scordium.

Capillaire. Fumeterre. Saponaire. Séné.

Chamœdris. Noyer. Scabieuse. ' Turqùette.

Chardon b. Pariétadre. Scolopendre. Véronique.

Tisane de bardane.

Bardane incisée . . 20 grammes.

Eau bouillante . . . .1000 id.

Faites infuser trois heures, passez et décantez :

On prépare de même les tisanes de racines de :

Ache, Fougère. Patience. Simarouba.

Asperges. Fraisier. Quina. Bourg, de sapin.

Aunée. Guimauve. Raifort.

Chicorée. Panieàuti Ratanhia.

N. R. — La racine de fougère se traite aussi par décoction. Tisane de bouillon-blanc.

Fleurs de molène . 10 grammes.

Eau bouillante . 1000 id. j

Passez après une heure d’infusion.

Préparez de même les tisanes de fleurs de :

Centaurée. Mauve. Roses rouges. Tussilage.

Guimauve. Pied-de-chat. Tilleul. Violettes.

Tisane avec le cachou.

Cachou concassé . - . 10 grammes.

Tisane de chiendent.

chiendent . . 20 grammes.

Eau. . . . . q. s.

Pour obtenir, après uue ébullition d’une heure, un litre de tisane; passez et décantez :

On prépare de même la tisane de :

Canne de Provence, Consoude.

Pour cette dernière, il nous semble que l’infusjon

conviendrait mieux. 11 est bon dé laver le chiendent à l’eau bouillante, ainsi que la canne.

Tisane de citrons.

Faites bouillir cinq citrons coupés dans 2250 gr. d’eau jusqu’à réduction de 1250; passez et ajoutez 120 grammes de sucre. Fièvre adynamique, scorbut.

(Mynsicht.)

Tisane avec la fécule.

Fécule de pomme de terre. ... 10 grammes.

Eau . q. s.

Délayez la fécule dans 60 grammes d’eau froide, portez le reste de l’eau à l’ébullition, versez-y la fécule délayée, continuez à faire bouillir pendant un quart d’heure, vous obtiendrez un litre de tisane, que vous passerez à travers une étamine.

On prépare de même la tisane de salep.

Tisane de gdiae.

Gaiacrâpé . . 50 grammes.

• Eau. . . q. s.

Pour obtenir, après une heure d’ébullition, un litre de tisane ; passez et décantez.

Quelques auteurs portent la dose de gaïac jusqu’à 250 grammes; à cette dose, le décocté est très-âcre, et il l’est même à moins.

Tisane de gentiane.

Gentiane iacisée . . . 5 grammes.

Eau bouillante . . 1000 id.

Faites infuser deux heures , passez.

On édulcore souvent cette tisane avec le sirop de raifort composé.

Tisane de gomme.

(Eau de gomme ou gommeuse.) -

Gomme arabique lavée et conc. 20 grammes. Eau froide . . . 1000 id.

On peut opérer aussi avec de Feau chaude. On passe. On peut obtenir plus promptement une eau de gomme avec de la gomme en poudre ; mais alors le produit est louche.

Tisane dite Hydromel.

Sirop de miel . lOO grammes.

Eau froide . • . loOO id.

A l’article Miel, nous avons indiqué la préparation de l'hydromel vineux, boisson économique.

Tisane (Thysope.

Hysope . 10 grammes.

Eau bouillante . 1000 id.

Passez après une heure d’infusion.

Préparez de même la tisane de :

Calament. Marrube. Menthe. Matico.

Lierre terr. Méüsse. Origan.

Tisane de lichen (Tlslandci

Lichen . . . 10 grammes.

Eau . q. s.

Versez sur le lichen huit ou dix fois son poids d’eau bouillante, laissez infuser une demi-heure et rejetez la liqueur, faites bouillir alors pendant deux hem-es le lichen avec une quantité d’eau suffisante pom- obtenir un litre de tisane ; passez avec expression,

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Tisane de mousse de Cm'se.

Laissez iufuser, et passez avec expression.

Tisane' d'orge.

Orge entière . 20

Lavez l’orge à l’eau tiède et faites-la bouillir ensuite dans une quantité d’eau suffisante jusqu’à ce qu’elle soit bien crevée, et que le liquide soit réduit à un litre.

Préparez ainsi les tisanes de :

Gniau. Orge perlé. Riz.

On édulcore souvent la tisane d’orge avec 60 gr. de miel {eau d'orge miellée) -, celle de riz, avec 100 grammes de sirop de coings, ou bien on lui ajoute 15 à 30 grammes d’eau de Rabel, ou enfin 8 grammes de cachou {riz-cachou). A la tisane de gruau, on associe souvent la gomme ou le lait.

Tisane dite Oxycrat.

Mêlez. Maladies scorbutiques. (F. H. P.) Tisane pectorale.

Laissez infuser; passez.

On édulcore souvent avec le sirop de mou de veau.

Tisane de polygala '.

Faites infuser deux heures ; passez.

On préparera ainsi les tisanes de :

Quassia am. Sassafras. Serpentaire. Valériane.

Tisane de pruneaux.

Pruneaux ouverts . 50 grammes.

Eau . q. s.

Pour obtenir, après une heure d’ébullition, un litre de tisane; passez à l’étaminé.

Préparez ainsi les tisanes de :

Dattes. Figues. Jujubes. Fruits pectoraux.

Tisane de safran.

Tisane de salsepareille.

Laissez digérer dans un endroit chaud pendant deux heures; passez, décantez.

Tisane de tamarin.

Tisane d’ma ursi.

TISA

Tisanes composées.

Tisane alcaline.

Bicarbonate de potasse. . .

Teinture de cannelle .... 5 éé 1 gramme.

Teinture de. vanille . )

Sirop simple . 100 id.

Eau . 1000 id.

Par tasses, dans la journée, contre la gravelle et les calculs d’acide urique. (Bouchardat.)

Tisane analeptique.

Jaunes d’oeufs . n® 2.

Girofle . 2 grammes.

Sucre . 30 id.

Eau . 720 id.

Eau-de>vie . 60 . id.

Tisane antiherpétique.

(Apozème antipsorique.)

Bardane . \

Patience . I

Saponaire . > àà 10 grammes.

Ecorce d’orme . 1

Douce-amère . )

Eau . 1200 id.

Réduisez d’un cinquième par coction ; passez et ajoutez à la colature :

sirop de fumeterre . 100 grammes.

Maladies de la peau, (Cadet.)

Tisane antiphlogistique ou tempérante.

Tisane d’orge . . 1000 grammes.

Sirop de vinaigre . 100 id.

Nitre . . 6 id.

Une petite tasse toutes les heures dans les fièvres inflammatoires. Dans le rhumatisme articulaire aigu ou porte la dose de nitre à 20 grammes par litre.

(Stoll.)

Tisane antiscrofuleuse.

. l ââ 8 grammes.

Gentiane . . . j

Centaurée . > à& i id.

Houblon . )

Faites bouillir ; ajoutez à la colature :

Réglisse. . . . 30 grammes.

Séné . 15 grammes.

(Bories.)

Tisane ou rob antisyphilitique.

Ecorce de buis . g

Ecorce de garou . / °

Colle de poisson . j

Eau . 1500 id.

Faites réduire d’un tiers; passez. (Arnoud.)

Tisane astringente,

(Apozème astringent.)

Tormentille . 1 ftA on

Roses rouges . 15 id.

Eau . 1000 id.

Faites bouillir et ajoutez à la colature :

sirop de grenade . 45 grammes.

Sirop de gomme . 30 id.

Aeitfe sulfurique . 5 déeigrammes,

(Cadet.)

Tisane de ga'iac composée.

Faites réduire d’un tiers en ajoutant sur la fin :

Sirop d’é. d’oranges amères. . . 90 id.

Tisane d' année composée.

(Hydromel composé ou anticatarrhal.)

Faites infuser, passez et ajoutez :

Sirop de miel . 60 grammes.

Préparation avantageuse dans les catarrhes pulmonaires chroniques.

Tisane dite café de glands.

Glands torréfiés et pulvérisés. . 15 id.

Faites bouillir une demi-heure dans 2 litres et demi d’eau et jetez le décocté bouillant sur :

1 à 2 litres par jour,

(Ghaussier.)

Tisane ou décoction de genêt composée.

Semences fraîches de genêt j

Racine de pissenlit . ( ââ 15 grammes.

Baies de genièvre . j

Faites réduire en ébullition à 500 grammes et passez. (Pharmacopée Lond.) Edimbourg remplace le pissenlit par la crème de tartre. Diurétique. Trois ' ou quatre verres dans la journée.

Tisane de lichen composée.

(Boisson pectorale.)

Faites bouillir, passez et ajoutez :

sirop de gentiane . 60 grammes.

Par tasses dans la journée, dans l’atrophie mésentérique, les scrofules, l’atonie du tube digestif. (Foy.)

Par verres dans la journée, dans la période de putridité des fièvres typhoïdes. (Chomel.)

Tisane de crème de tartre.

(Soluté, limonade ou eau de crème de tartre.)

Faites réduire de deux tiers par l’ébullition, passez et ajoutez à la colature :

Sncre de lait .

Lait de vache .

Sirop de pointes d’asperges. . .

Dans les rhumes chroniques.

Tisane de limaçons composée.

(Lait d’ânesse artificiel; decoçtum helicum.)

Eau distillée . 790 id.

Pour obtenir 373 grammes de décocté que l’on édulcore avec 30 grammes de sirop capillaire.

Tisane de menthe composée.

(Infusion de menthe anglaise.)

Filtrez après six heures de contact. Laxatif. C’est VAqua cristallina des Allemands.

Tisane diurétique.

(Âpozème apéritif.)

Infusé des cinq racines . 1000 grammes.

Miel-scillitique . 100 id.

Acétate de potasse . 12 décigrammes.

(Foy.)

Salsepareille . 60 gi-ammes.

Colle de poisson. ........ 10 id.

Sulfure d’antimoine . 80 id.

Eau commune. . . 2000 id.

Mettez le sulfure dans un nouet, faites-le bouillir flans de l’eau pendant une heure, retirez-le et faites-le bouillir avec les autres substances et l’eau prescrite jusqu’à réduction d’un tiers du liquide; passez, laissez déposer et décantez. {Codex.) Le même sulfure peut servir plusieurs fois.

Antisyphilitique célèbre.

Faites infuser la menthe dans l’eau, filtrez, ajoutez le sucre, puis la teinture. (Lond.) Carminatif.

Séné .

Sulfate de soude . Cerfeuil frais. . .

Coriandre . J aa

Eau froide . 1000 id.

Citron coupé par tranches ... n" 1.

Faites macérer vingt-quatre heures.

{Codex.)

Tisane de salsepareille iodurée.

I^i50 TOIL

Tisane de scille composée.

Sqnam. de scille . 12 grammes.

Baies de genièvre . 125 id.

Polygala . 90 id.

Eau bonillante . 2000 id.

Faites réduire à moitié, passez et ajoutez :

Aleoolé azotique . 125 grammes.

Puissant diurétique dans l’hydropisie.

Tisane de séné composée.

(infusion de séné anglaise.)

séné . 45 grammes.

Gingembre . 5 id.

Eau bouillante . 500 id.

(Phar. Lond.) Tisane sudorifique.

Gaïac . 60 grammes. |

Salsepareille . 30 id.

Sassafras . 8 id.

Réglisse . 12 id.

Faites bouillir le gaïac et la salsepareille dans une quantité d’eau suffisante, ajoutez de sassafras et la réglisse, et laissez infuser -, passez. {Codeoc.)

Tisane de Zittmann.

(Décoction de Zittmann.)

Salsepareille . . . 375 grammes.

Eau bouillante . 24 litres.

Faites digérer vingt-quatre heures j ajoutez dans un nouet :

Sucre d’alun (alun, 4 parties,

kino, 1 partie) . 45 grammes.

Mercure doux. . . 15 id.

Cinnabre . 4 id.

Faites réduire jusqu’à ce qu’il ne reste plus que 8 litres de liquide; sur la fin ajoutez :

Séné.* . . . 90 grammes.

Réglisse . 45 . id..

. Passez et étiquetez Décodé fort.

Un demi-litre matin et soir.

Au résidu de l’opération, précédente, ajoutez :

Salsepareille . 190 grammes.

Eau . 25 litres.

Réduisez à 8 litres, en ajoutant sur la fin :

Écorce de citrons. '.

Cannelle .

Cardamome .

Réglisse .

Passez et étiquetez Décodé faible. (Bateman.)

Un litre dans le milieu du jour.

Cette préparation compte des snccès surprenants dans quelques affections syphilitiques, et en particulier contre celles des os de la tête. Les docteurs Biett et Cazenave ont eu plusieurs fois à se louer de son emploi dans ce cas.

On commence le traitement par le purgatif résineux suivant : résine de jalap, 1 décigramme, gomme-gutte, 25 milligrammes, aloès, 2 .décigrammes, pour une pilule à prendre le matin.

Comme celle de Cellac, dont elle se rapproche, la tisane de Zittmann contient, suivant Taddei, -du mercure en dissolution. (Dorvault.)

TOifÆ. V. Sparadrap.

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