‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 672 sur 731 · TREP 1Û · texte numérisé non relu

TREP 1Û

le mercure [tremblement mercuriel) chez les ouvriers qui manipulent ce métal, ou chez les personnes qui, dans un but thérapeutique, en ont pris une trop grande quantité.

Thérapeutique. — Là suppression des mauvaises habitudes de luxure et d’intempérance, — la privation du tabac, — la cessation du travail qui exige l’emploi du mercure et, avec cela, les bains sulfureux artificiels, les bains de Baréges, de Gauterets, les frictions sèches et le massage, les frictions rubéfiantes, la noix vomique et le sirop de strycbine, l’acupuncture des muscles agités, enfin l’électrisation, sont les moyens à opposer au tremblement.

Poudre de valériane. A prendre de 5 à 60 grammes par jour.

Suc de racine fraîche de pivoine, à 30 grammes, ou bien décoction de cette racine fraîche, 15 à 30 grammes dans un litre d’eau réduit à moitié.

(Forestier.)

Poudre d’oxyde de zinc. A prendre de 1 à 5 grammes par Jour.'

Application d’aimant artificiel sur les parties agitées.

Eau distillée de lavande^ 15 à 30 grammes ; huile essentielle, quelques gouttes dans une potion.

Extrait de jusquiame. A prendre depuis 10 centigrammes.

Menthe poivrée, en infusion, ou huile essentielle, six à douze gouttes dans une potion.

TRÉPAN (Appareil du). Connu depuis la plus haute antiquité, et sous toutes les formes instrumentales usitées aujourd’hui, le trépan est un instrument destiné à pratiquer dans les os une voie artificielle, régulière, soit pour ouvrir le crâne, soit pour évacuer les produits morbides contenus dans les os ou au-dessous d’eux.

A. Trépan français, — L’appareil du trépan se compose d’un arbre à vilebrequin, muni de scie circulaire ou couronne, et d’un perforatif vissé à rebours ou articulé à cliquet dans la partie terminale de l’arbre du vilebrequin.

Les pièces qu’on place sur l’arbre du trépan sont : le perforatif, une couronne munie d’une gaine d’arrêt ou une scie à champignon à volonté.

Les accessoires du trépan sont ime rugine, un couteau lenticulaire, c’est-à-dire un couteau court, fort, et terminé par une plaque lenticulaire, perpendiculaire à la direction de la lame ; un élévatoir courbe en S, de J. L. Petit, ou une spatule ordinaire, un tire-fond ou vis double, une brosse pour balayer les os et les dents de la couronne du trépan.

B. Trépan anglais ou Tréphine. — Le manche sur lequel se vissent les couronnes au lieu d’être un vilebrequin est un simple manche semblable aux manches des tarières antiques. La tréphine a les mêmes couronnes et le même perforatif que le trépan français ; il se manœuvre avec la main.

Un chirurgien habile n’a pas besoin de choisir entre le trépan et la tarière ou tréphine. Les deux instruments arrivent au même résultat.

A l’appareil du trépan on joint qnelquefois une plaque métallique ou une plaque de corne un peu moins large qu’une couronne de trépan, sur une face de laquelle est fixée une tige perpendiculaire que l’on

ÏREP

introduit sous les os du crâne lorsqu’on veut placer 1 Lorsqu’il n’y arien à ménager il n’est pas nécesd’autres couronnes de trépan à côté de la première, j de se servir de la gaine, on s’arrête quand la scie ne

+ trouve plus de résistance. Ainsi pour la trépanation des os atteints de tumeurs, on applique la tréphiue armée du perforatif comme le trépan ordinaire et l’on scie par des mouvements de va-et-vient; lorsque la voie de la scie est faite, on continue de scier après avoir enlevé le perforatif on coupe peu à peu en allant doucement, et il n’est pas nécessaire de surveiller la pénétration de la scie. Cependant cet excès de précaution n’est pas

Lorsqu’on applique plusieurs couronnes de trépan, on peut se servir exclusivement du trépan ou de la tréphine, en empiétant sur l’os tout autour de la section primitive, ou bien on place deux couronnes de trépan un peu éloignées et on les réunit par deux . sections du pont osseux intermédiaire à l’aide de la scie à molette.

On trépane les os du crâne et le sternum.

Le maxillaire inférieur a été trépané pour faire la section du nerf dentaire (V. Névrotomie). La trépanation des os longs a été faite pour des cas d’ostéomyélites (V, ce mot), pour les tumeurs des os, les kystes des sinus.

La section des os amincis avec des ciseaux ou avec un perforatif placé sur un manche, puis des sections avec la pince de Liston sont Fig. 564. - Trépan modifié servant de scie à molette, de scie de Heine. — meilleures et plus expéditives que la trépa- F. Couronne du trépan, avec perforatif au centre et gaine d’arrêt autour nation. V. NaSOPHARYNGIES (Polypes) ; SiSOS de la couronne. -D. Manche. - B. Poignée servant à maintenir le maxILLAIEE; MAXILLAIRE INFÉRIEUR (TdMEURS trépan pendant que le manche D est applique sur la poitrine. — C. Ma- \ rr» . i'

nivelle pour manœuvrer la couronne. — G, F, Molettes mues par la liiême Dü) ; TRÉPANATION DU CRAXE , pour le pausemanivelle C, lorsqu’on se sert de l’instrument comme de scie à molette, ment et leS SUiteS de l’opération.

— A. Manche pour maintenir l’appareil pendant que l’on fait usage de la

scié à molette ; quand on se sert du trépan, le manche est confié à un Trépanation du crâne. La trépaaide. Cet instrument remplace le trépan ordinaire et la scie de Heine. du Crâne a été faite pOUF évaCUer

Cette pièce est appelée méningophylax. Cet instru- j le sang épanché dans le crâne, — pour relever ment est à peu près inutile. un fragment d’os enfoncé, — pour ouvrir un

TRÉPA]\'A.TlONl. Pour trépaner les os on abcès du cerveau, — pour l’épilepsie traumase sert du trépan à manivelle ou de la tréphine. tique et même spontanée, — pour des tumeurs Le perforatif qui dépasse la couronne est appli- intra-crâiiiennes (A. Bérard) (V. FONGüS DE qué sur l’os préalablement dénudé par une inci- LA DURE-MÈRE], soit pour enlever la tumeur, «ion cruciale faite sur la peau et par l’incision cru- soit pour prévenir la compression cérébrale ciaie du périoste et la rugination de chacun des dans les cas de fongus de la duve-mère (Shmucquatre lambeaux taillés sur cette membrane. Le ker). perforatif, après avoir creusé l’os, le fixe, et la couronne commence à scier, puis lorsque la voie est faite Ou trépane le ci’âne sur le frontal même à travers ou cesse de scier, pour faire pénétrer dans le trou fait le sinus (Marchetti, Garengeot, Warner, Shapp), sur par le perforatif deux ou trois tours de la vis du tire- le temporal (Fabre, Meckren), sur l’occipital (Bilfond pour assurer sa prise plus tard. On enlève le guer, Goocb, Copland, Giorsk) et jamais sur les superforatif, on fait descendre la gaine de la couronne tures (Hippocrate), quoique l’on ait trépané quelde façon à ne laisser que 6 millimètres environ de quefois sur ces points sans accidents (Béranger de

libre à la couronne, et l’on scie avec la couronne seulement mue par le trépan. On s’arrête lorsque la

Carpi, Corterius, Hoffmann, Pallas, Acrel).

, On incise la peau en croix, en T, en V, en for-

gaine à rebord est arrêtée par les os. On introduit mant un ou plusieurs lambeaux. Lorsqu’on opère sur un bout de plume dans la voie de la scie pour savoir la région temporale on doit fait une incision en V si l’os a été scié en entier : si nulle part on ne sent (Sabatier), on rugine le périoste et l’on applique le de perforation, c’est que les os sont épais; on réap- trépan ou la tréphine à l’ordinaire. Dans les cas où il plique le trépan en laissant saillir un peu plus de la y a plaie du péricrâne on se borne à inciser les angles lame de la couroime, lorsqu’on entend un craque- de la plaie et l’on applique le trépan sur les os déjà ment, on s’arrête, l’os est aloi-s quelquefois amené dénudés.

dans la couronne, s’il ne vient pas on introduit le Dès que la rondelle osseuse est enlevée le liquide tire-fond, on le visse fortement s’il est nécessaire et l’on sort s’il estsitué entre la dure-mère et le crâne, sinon tire. S’il résisteonfera sauter la rondelle osseuse avec on incise la dure-mère par une incision cruciale avec un élévatoire. le bistouri ou avec une pince et un bistouri boutonné.

Page 1