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une petite incision étant préalablement faite à la duremère.

Si la trépanation est faite pour relever une esquille aussitôt après que la couronne de trépan a été appliquée sur la partie la plus solide de l’os près de la fracture, on enlève les esquilles avec de fortes pinces. S’il s’agit d’un corps étranger on applique une couronne de trépan à côté du point où l’on sent le corps étranger ou sur le point où l’on suppose que le corps étranger est arrêté (V. Plaies par armes a feu). Enfin si l’on va à la recherche d’un abcès la trépanation doit toujours être en principe faite sur le point où se trouve une plaie du crâne cicatrisée.

Le nombre des couronnes de trépan appliquées n’aggrave pas l’opération, et les malades n’ont eu aucun accident immédiat malgré la perte de substance que le chirurgien a fait éprouver au crâne (Solingen, van der Wiel, Toussaint, Cullerier). Cependant il y a à craindre que le malade ne perde connaissance, ainsi que Ta vu A. Bérard, par défaut de contention suffisante du cerveau; une encépbalocèle traumatique après l’opération est au moins inévitable.

La plaie de l’opération de la trépanation doit être pansée avec un large linge troué, enduit de cérat, ou avec des bourdonnets de charpie mouillée couverts par un cataplasme. Le pansement est maintenu avec un bonnet de coton fixé par une mentonnière.

Lorsque la plaie est cicatrisée on place sur le crâne une plaque de gutta-percha moulée sur sa convexité, et on la tient en place avec un serre-tête ou un bonnet de soie. Toute tentative autoplastique (Maunoir) est inutile.

Si une nécrose des os du crâne a lieu, le séquestre sera éliminé par la plaie, on pourra aller à sa recherche, soit en agrandissant la fistule consécutive à la plaie de la trépanation, soit en faisant une incision cruciale (J.’L. Petit, Gollomb) et Ton panse avec des cataplasmes.

Trépanation ân sternum. On trépane le Sternum pour enlever des portions cariées (Galien), pour les abcès du médiastin (Avenzoar, Stalpart van der Wiel) pour un épanchement sanguin de la poitrine (Stock), pour faire la paracentèse du péricarde (Riolan, Laennec), pour relever les fragments du sternum enfoncé (Bœtcher) .

La trépanation du sternum se fait comme la trépanation du crâne ; il est seulement indiqué de pratiquer la trépanation du sternum sur la ligne médiane, afin d’éviter Tartère mammaire interne. i

Lorsqu’on fait la trépanation du sternum pour ; arriver sur le péricarde, il faut trépaner un peu à gauche et Ton ponctionne le péricarde avec un trocart à travers la perforation faite au sternum.

Après la trépanation du sternum on panse la plaie avec un linge de toile retenu par un fil, on la recouvre avec de la charpie mouillée et un cataplasme.

Trépanation des côtes, des vertèbres et des os longs. On a trépané le rachis pour des paralysies traumatiques (Paul d’Égine), pour des fractures avec compression de la moelle par des fragments osseux (Cline,Vigaroux). On a trépané les côtes pour faire la thoracoceutèse (Hippocrate), pour relever des fragments de côtes enfoncées. On a trépané pour enlever des corps

étrangers implantés dans les os (V. Plaies par ARMES A feu). C’est pour ces derniers cas seulement que les trépanations sont encore admises dans la pratique. L’os maxillaire a été trépané pour faire la névrotomie du nerf dentaire (V. ce mot). On a détruit des exostoses avec des couronnes de trépan, les kystes des os ont été ouverts par la trépanation. V. Os (Kystes des) Exostoses, Névrotomie.

Les os longs sont trépanés pour évacuer le pus des os, pour aller à la recherche d’un séquestre invaginé, pour enlever des corps étrangers (Scultet, J. L. Petit, Ravaton, David, Brodie, Morven Smith). V. Ostéites, Ostéomyélites, Plaies par armes a feü.

Les épanchements de sang dans les os sont toujours impossibles à diagnostiquer. Les trépanations des os pour cette lésion (Gooch) ne sauraient être recommandées.

La trépanation de l’omoplate (Celse, Mareschal) est une résection plutôt qu’une trépanation. V. Résection.

Depuis que la scie à chaîne, la scie de Heine, ont été admises dans la pratique et ont permis de perforer, de couper les os, même les plus profonds, la trépanation des os a fait place aux résections et cela est juste (Velpeau).

En général, on pratique le trépan sur les os d’après les règles ordinaires, puis on se sert de la perforation pour aller à la recherche des séquestres ou des corps étrangers. On agrandit s’il est nécessaire la perforation avec les cisailles de Liston ou la gouge et le maillet. On panse avec des cataplasmes. V. Nécrose.

TRÈPomE. V. Trépan.

TBicsiAisis. La multiplication des cils, leur renversement du côté de la conjonctive constituent le trichiasis et le distichiasis (Celse). Ces deux affections existent d’ordinaire simultanément; elles existent avec l’entropion et l’on reconnaît cet état par la simple inspection, car dans l’entropion il y a un bourrelet formé par la paupière renversée en dedans. L’irritation causée par les cils sur la conjonctive et la cornée cause une conjonctivite et une kératite vasculaire superficielle.

La blépharite ciliaire peut être la cause du trichiasis (Maître Jan).

C’est en général à la paupière inférieure que se montre le trichiasis et le distichiasis.

Le trichiasis peut être partiel ou étendu à toute une paupière.

Thérapeutique. — Lorsque les cils sont longs et peu déviés, on renversera ceux-ci au dehors (Héraclide, Rhasès) on collera les cils sur les paupières, à Taide d’un fil collé avec les cils sur la joue par le moyen de colle à bouche ou de coUodion.

S’il n’y a que' deux ou trois gros cüs qui soient retournés vers TœU, on les arrachera (Antonius Musa) avec la pince à épiler de Beer. On répétera les arrachements à mesure que les poils repousseront ;

il arrivera un moment où ils ne repousseront plus

(Galliseu).

On cautérisera les bulbes avec la muqueuse, soit au moyen d’une spatule rougie au feu (Celse), soit avec une aiguille fixée à un cautère à boule (Ghampesme), soit avec des aiguilles plantées dans les bulbes pileux et chauffée avec un fer à papillotes rougi au feu (Garron du Villards). Les caustiques, le nitrate d’argent (Saint-Yves, Acrel, Gallisen, Richter), la potasse caustique taillée en crayon fin, ne sont pas aussi avantageux que la cautérisation ancienne de Gelse. Tous ces procédés d’ailleurs sont très-douloureux et il est très-difficile qu’il n’échappe pas quelques bulbes pileux à la cautérisation.

Extirper les bulbes des cils déviés est une opération expéditive qui l’emporte sur la cautérisation. On fait une incision à 1 millimètre du bord libre de la paupière, après avoir fait passer entre elle et l’œil une plaque métallique pourvue d’une rainure, telle que la plaque en cuiller de Beer; deux incisions ' verticales au niveau de chaque angle de l’œil permettent de relever un petit lambeau; le muscle étant coupé on arrive sur le cartilage tarse, on va à la recherche du bulbe pileux qu’on excise avec les ciseaux à pupille artificielle (Vacca Bellingeri). Après cette opération faite on peut retrancher une petite lanière de peau au-dessous de la plaie, afin que la cicatrice produise un renversement de la paupière en dehors.

Pour plus de sûreté on excise tout le bord palpébral (Béclard, Gerdy, Dupuytren), puis pour éviterle larmoiement on excise le conduit lacrymal inférieur dans toute sa longueur (Bowmann, Desmarres).

Le procédé de Jæger est aussi avantageux. Après

en enlevant les bulbes pileux. Dans cette opération le cartilage tarse doit être mis à nu.

Pour le trichiasis partiel on retranchera un lambeau en V, comprenant toute la partie de la paupière où il y a trichiasis comme par le procédé W. Adams, pour l’ectropion (Mackensie, Ghélius). V. Ectropion.

Enfin on peut encore faire au niveau des poils renversés une perte de substance sur la paupière, soit avec une pince à griffes et des ciseaux recourbés, soit avec une érigne et un couteau à cataracte (Desmarres); la cicatrice renverse en dehors la paupière.

Quel que soit le procédé mis en usage, on pansera avec des compresses d’eau froide et le malade sera tenu au repos absolu.

S’il y a ectropion et trichiasis, on traitera l’ectropion. V. Ectropion.

TRICHIIKE [Trichina spiralis). Entozoaire parasite de la classe des nématoïdes (fig. 568), découvert par Owen en 1835, dans les muscles des individus atteints de trichinose. V. ce mot.

On trouve les trichines dans l’intestin et dans les muscles des sujets qui se sont nourris de viande trichinée (Herbst de Gœttingen).

La trichine musculaire ingérée dans l’intestin donne des embryons qui percent les parois intestinales et pénètrent dans différents organes, et particulièrement dans la fibre musculaire (fig. 565, 566, 567 et 569).

Quand une jeune trichine a pénétré dans un muscle elle s’y accroît rapidement aux dé^

avoir passé une plaque de corue sous la paupière, on pens des fibrilles et des granulations en ameiucise à 3 millimètres du bord libre de la paupière nailt peu à peu l’atrophie des fibres principales, d’un seul coup la peau et les muscles, ou dissèque Vers la troisième ou quatrième semaine

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