TROMPE DE FALEOPE (MALADIES DE
Les lésions inflammatoires de la trompe ne peuvent être diagnostiquées ni d’une métrite, ni d’une ovarite. Du reste le traitement est le même.
Les kystes des trompes peuvent être pris pour des kystes de l’ovaire, au début, mais il est difficile de préciser exactement la nature du mal. Lorsque les kystes s’enflamment on a les signes d’une péritonite circonscrite, et rien autre chose.
Les hématocèles rétro-utérine, les phlegmons péri-ulérins, ont des signes plus tranchés (V. ces mots). On ne les confondra guère avec les kystes de trompes.
*,5.* Les signes de la tuberculisation des trompes sont les mêmes que ceux des tubercules des ovaires et de l’utérus. Ces lésions 1 réclament le même traitemeiil.
Fig. 572. — Trousse de Charrière avec iustruments se montant les uns sur les autres, de façon que le cliirurglen peut avoir sous main tm grand nombre d’instruments divers. — 1. Rasoir. — 2. Bistouri droit. — 3. Bistouri convexe. Sur les manches de ces lu®' touris peuvent se monter les lames 31 et 32. — 4. Manche de bistouri sur lequel peuvent se monter la curette 23, le ténaoulutn 3u, le biscouri eoiu-be à tranchant limité, le crochet 24, la spatule 22. — 5. Ciseaux droits. — 6. Ciseaux courbes. — 7. Sonde femme et pièces pour faire la sonde d’homme. — 8. Sonde de Belloe. — 9. Sonde cannelée. — 10. Porte-mèche. — 11. anneaux. — 12. Stylet aiguillé. — 43. Pince à artères. — 14. Trocart contenant une aiguille ti extraction do corps étrangers de t cornée. — 15. Trocart explorateur. — 16. Porte-crayon de nitrate d’argent. — 17. Lancettes. — 18. Poche où sont les aiguiE®® suture. — 19. Epingles à suture. — 20. Fils à ligatme.
Dans le compartiment qiti ne se voit pas sur ce dessin, il y a des lames qui se montent ti Volonté sur les manohes, des griffes se montent sur la pince à dissection ou la pince à anneau.
LA). La trompe de Fallope est le siège d’inflammation, de dégénérescence tuberculeuse, de kystes et de tumeurs formées par une grossesse extra-utérine.
TROESSE. La trousse est un portefeuiHf renfermant tous les instruments nécessaires /^ la pratique des opérations ordinaires de la chi' rurgie courante (üg. 572).
TROUSSE-GALANT. Noiïi donné àii choléra (V. ce mot).
TUBERCULE. Forme que présente la lésion d’une certaine classe de maladies de la peau (Wülau etBettmaii). C’est une élevureou petite tumeur primitive de la peau. Dans cette classe se trouvent Véléphantiasis des Grecs, — le frambœsia, — une variété de lupus et de molluscum. — Ce sont des hypertrophies du derme. Ils^ sont plus ou moins multipliés, pâles ou colorés, ordinairement stationnaires, mais quelques-unes finissent par s’enflammer et s’ulcérer.
Les maladies tuberculeuses de la peau ont une marche très-lente, sont très-rebelles à la thérapeutique, et par cela même très-graves.
TUBERCULES. Les tubercules sont des
produits morbides de nature particulière, démilieu des organes, dont ils trou-
t'ig. 575. — Corpuscules tuberculeux.
bleut plus ou moins les fonctions habituelles et qu’ils désorganisent quelquefois de la façon la plus complète.
Il y a une matière tuberculeuse grise, demi-transparente, et une matière tuberculeuse, jaune opaque (Laennec), mais celle-ci n’est que la première à un âge plus avancé de développement (Laennec).
Des granulations grises miliaires, trèspetites, opalines, demi-transparentes, ou une infiltration grise de même nature, et des granulations jaunes opaques, pouvant devenir trèsvolumineuses , ou une infiltration de matière jaunâtre, constituent la tuberculose d’un organe.
On voit habituellement la matière tuberculeuse grise et la matière tuberculeuse jaune, réunies sur le même sujet, mais dans quelques cas il n’existe que des granulations grises, demi-transparentes, en très-grand nombre, disséminées sur plusieurs points de l’organisme, ce qui forme la granulie (Empis).
Fig, 574. — Matière tuberculeuse mêlée de cellules de mélanose.
Le tubercule naît spontanément dans les organes (Laennec), ou résulte d’une suppura¬
tion dans laquelle le pus s’est concrété (Andral) ; d’un état inflammatoire chronique (Broussais) ; de cellules, de tissu cellulaire avortées et pas-
sant à Vétat de régression graisseuse (Virchow, École allemande), de noyaux fibro-plastiques transformés (Bouchut).
Le tubercule offre quatre périodes :
l’une embryonnaire, ou il est gris, demi-transparent et dur ; la seconde de parfait développement, ou il est jaune encore, dur et à l’eVa^ de crudité; la troisième de mortification, dans laquelle il se ramollit et tend à s’éliminer en faisant suppurer les organes où il se trouve; et la quatrième de pétrification dans laquelle il s’incruste de matières calcaires. — La première période s’observe fréquemment, et tout le monde a vu des tubercules gris demi-transparents, ayant au centre un point opaque qui indique le début de leur métamorphose en matière Jaune crue. La deuxième et la troisième période sont les plus fréquemment observées. Quant à la dernière, elle est plus rare, mais cependant il n’est pas de médecin qui n’en ait vu plusieurs exemples.
La tuberculose grise demi-transparente s’observe surtout dans les méninges et dans toutes les membranes séreuses, dans les poumons, dans le foie et dans les ganglions lymphatiques, mais ici, dans ces deux organes, elle est très-ordinairement unie à la matière tuberculeuse jaune. V. Tuberculose.
A l’œil nu, la granulation grise, demitransparente, se présente sous forme d’un grain extrêmement petit, grisâtre, variant du volume d’un grain de sable à celui d’une petite tête d’épingle fine, et quand on l’examine au microscope on voit qu’elle est composée de noyaux fibro -plastiques, de quelques fibres fusiformes, de tissu cellulaire et de granulations moléculaires (fig. 573) avec quelques cellules épithéliales propres à la région où a été recueillie la matière tuberculeuse (fig. 479) pour la granulation grise du poumon (Robin et Bouchut).
La granulation tuberculeuse jaune est beaucoup plus volumineuse, et par sa réunion avec des granulations voisines, elle passe du volume d’un grain de millet à celui d’une tumeur assez forte, constituant le tubercule cru, dur et jaune, verdâtre comme de la pomme de terre ou du marron dTnde (fig. 575). Il est formé de granules moléculaires, de cellules ovoïdes ou anguleuses, à angles arrondis, remplies de granules moléculaires et ayant 1/120 ou 1/160 de millimètre de diamètre, de gouttelettes de graisse, quelquefois de mélanose (fig. 574), de pus et de cristaux de cholestérine (fig. 576). — A sa période de ramollissement on y trouve beaucoup de cellules de pus provenant de l’organe malade, et lorsqu’il est à la période de pétrification on y rencontre beaucoup de cristaux de cholestérine.
Dans beaucoup de cas on peut voir sur le cadavre des granulations grises demi-trans-
parentes,, ou des infiltrations de même nature, ayant au centre un ou plusieurs points formés de matière tuberculeuse jaune, indiquant le passage de l’état tuberculeux embryonnaire à la période tuberculeuse proprement dite.
Comme la gangue dans laquelle se forme la matière tuberculeuse jaune crue est formée de tissu fibro- plastique anormal qui n’est qu’un résultat de l’inflammation, on peut conclure que le tubercule est un produit inflammatoire chronique.
L’inflammation aiguë passée à l’état chronique et l’inflammation chronique limitée sont avec la prédisposition herpétique ou scrofuleuse les causes anatomiques de la production des • tubercules miliaires ou infiltrés de leur double aspect de matière grise demi-transparente et de matière jaune crue.
Il paraît que de la matière tuberculeuse inoculée sous la peau d’un lapin y reproduit des tubercules et occasionne plus tard la phthisie pulmonaire, ce qui établirait l’inoculabilité et par suite la contagion de la tuberculose (Villemin), mais ce sont là des faits qu’il convient encore de vérifier.
Les tubercules ont été observés dans tous les tissus et dans tous les organes, excepté peutêtre dans les muscles et dans les nerfs, mais le poumon et les ganglions lymphatiques en sont le plus souvent atteints.
La diathèse scrofuleuse est ordinairement la source de la tuberculisation des viscères.
Les tubercules se développent lentement ou après une inflammation locale.
Les complications des tubercules sont les inflammations et diverses complications liées à l’organe atteint de tubercules.
, La thérapeutique des tubercules est à la fois locale et générale ; locale quand on peut enlever la partie malade ou que l’on traite les plaies qui résultent de l’évolution des tubercules, et générale quand on attaque la cause même des tubercules. V. Tuberculose.
Tubercules des ganglious bronchiques.