‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 678 sur 731 · V. Phthisie bronchique · texte numérisé non relu

V. Phthisie bronchique

TîJBEBClJLOiSE. Maladie constitutionnelle produite par le développement et par l’évolution de la matière tuberculeuse sur un ou plusieurs points de l’organisme.

Aucun âge n’est à l’abri de la. tuberculose, car on l’a observée chez le fœtus ou sur le vieillard, mais elle est plus fréquente dans la jeunesse qu’à toute autre période de la vie.

Les femmes' sont plus disposées que l’homme à mourir de tuberculose.

%* A l’hérédité directe, indirecte et par métamorphose, de la tuberculisation ou de la scrofule, se rattache très- souvent la tuberculose.

La misère, et ce qui l’accompagne en fait de mauvaise alimentation, d’inflnence du froid.

de défaut d’air et de lumière ; les excès vénériens ; l’action des poussières minérales, végétales et animales sur les bronches ; la rougeole et les inflammations chroniques sont les causes accidentelles de la tuberculose.

%* Chez les animaux, l’inoculation de la matière tuberculeuse reproduit des tubercules, ce qui pourrait faire croire à la contagion de ce produit morbide.

La tuberculose se produit dans tous les points de l’organisme à la fois ou sur quelques organes en particulier. Ainsi, à côté de la tuberculose générale il y a celle des poumons, de la plèvre et des ganglions bronchiques, celle de l’intestin, du péritoine et des ganglions du mésentère, celle du foie, des reins ou des ovaires et de l’utérus, celle des méninges et du cerveau, celle du testicule et de la prostate, celle des ganglions, du cou, enfin celle des os qui constitue le mal de Pott et la plupart des tumeurs blanches. V. Mal de Pott.

La tuberculose est la conséquence de la scrofule, et dans certains cas de l’herpétisrne intérieur, qui a engendré une phlegmasie chronique miliaire ou généralisée h toute une portion d’organe.

Rien ne ressemble à une fièvre typhoïde par la céphalalgie, l’abattement, l’état fébrile, la bronchite et la diarrhée comme la tuberculose générale qu’on appelle phthisie aiguë ou phthisie galopante, mais l’aggravation des phénomènes morbides et lesiésions pulmonaires ne tardent pas à révéler la nature du mal.

Les symptômes delà tuberculose partielle dépendent des fonctions de l’organe tuberculeux; ainsi, dans les méninges et dans le cerveau les symptômes sont ceux de la méningite (V. ce mot), dans les poumons, dans la plèvre et dans les ganglions bronchiques ce sont ceux de la phthisie (V. ce mot et Phthisie bronchique), dans le péritoine et l’intestin ce sont ceux de l’entérite, de la péritonite et du carreau (V. ces mots), enfin dans les ganglions du cou. (V. Adénite), dans le testicule (V. ce mot), dans les os, etc. , ce sont ,ceux qui résultent du trouble apporté dans les fonctions de l’organe tuberculeux. '

La tuberculose généralisée est incurable, mais elle peut guérir quand la lésion est partielle, après suppuration et élimination du tubercule ramolli ou après sa ti’ansfonnation crétacée. V. Tubercule.

*** Si la diathèse n’est pas profonde, si l’organe affecté n’est pas trop essentiel à la vie et lors même que l’organe est important , si la lésion est peu étendue , la tuberculose peut guérir.

Thérapeutique. — Bien que le lubei-cule soit un produit d’inflammation, comme cette inflammation est chronique et latente, il n’y a pas lieu de traiter

TUME l/i65

I la tuberculose par les émissions sanguines et par les antiphlogistiques.

Il faut s’occuper de la diathèse et ensuite de l’état local ainsi que des troubles fonctionnels produit par le tubercule.

Comme diathèse, les toniques, tels que le quinquina en vin, en e:d,rait, en tisane par macération ; les amers, tels que le houblon, la gentiane, le quassia amara en tisane, et la poudre de Colombo ; les aromatiques et stimulants, tels que l’armoise, l’absinthe, le thé, la mélisse, l’alcool, les vins généreux, etc. ; les ferrugineux à petite dose, les arsenicaux et notamment le sirop d’arséniate de soude devront être conseillés. C’est aussi pour combattre la diatbèse qu’il faut, si cela n’est pas contre-indiqué par l’état local, prescrire les bains de mer et de rivière, les affusions froides, le massage et l’hydrothérapie, les bains d’air comprimé ou raréfié, les bains électriques, les eaux minérales, salines, bromurées, les eaux ferrugineuses et sulfurées.

Les tubercules des os, des testicules et des ganglions réclament souvent un traitement chirurgical; — on resèque les os atteints de tubercules, on fait des injections iodées dans les fistules consécutives à à une tuberculisation du testicule; on ouvre les adénites tuberculeuses ou strumeuses.

Les abcès tuberculeux ne sont autre chose que des abcès froids ou des abcès chroniques; — certains abcès par congestion des parois de la poitrine ne sont que des abcès après une pleurésie avec adhérences et passage du pus à travers les parois. On les traitera comme les abcès froids et les abcès chroniques. V. Abcès, Phthisie, Testicule tuberculeux.

Quant à l’état local produit par la tuberculose des poumons, de la plèvre, des méninges, du péritoine, des ganglions lymphatiques, etc., les moyens convenables pour les combattre sont indiqués aux articles Phthisie, Pleurésie, Méningite, Cerveau (Tubercules nu). Péritonite tuberculeuse , Carreau, Adénite.

TUBO-OTiiRlENi (KYSTE et GROSSESSE).

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