‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 690 sur 731 · V.- CYSTITE · texte numérisé non relu

V.- CYSTITE

Thérapeutique. — L’uréthrite chez la femme a été traitée par les préparations balsamiques et -les injections; mais de ces pratiques l’une est insiilflsante, l’autre est dangereuse, en effet les injections pénètrent facilement dans la vessie. Mieux vaut avoir recours à la cautérisation du méat avec le crayon de nitrate d’argent (A. Guérin) ou à la dilatation avec de grosses sondes et aux cautérisations avec le crayou de tannin (V. Polypes de l’urèthre chez la femme). On diminue les douleurs et la réaction vive que cause la cautérisation par les grands bains journaliers.

Uréthrite gontteuse. Les gOUtteUX qui, dans l’intervalle des attaques, se nourrissent trop bien et font des excès de table, ont quelfois, sans avoir eu commerce avec les femmes, des uréthrites semblables à la blennorrhagie, mais presque toujours ils ont eu des blennorrhagies antérieures, ce qui permet de croire qu’il existe chez eux une prédisposition spéciale.

Thérapeutique. — L’uréthrite goutteuse doit être traitée comme l’uréthrite simple.

Uréthrite granuleuse. L’uréthrite granuleuse est la lésion des blennorrhées rebelles; elle a été bien reconnue depuis l’usage de l’endoscope (V. plus haut). Quelquefois l’uréthrite granuleuse donne lieu à des polypes de l’urèthre.

Les granulations de l’urèthre présentent une grande analogie d’aspect avec les granulations du col de l’utérus (Desormeaux).

Pour le traitement, V. Uréthrite blennorrhagique CHRONIQUE.

Uréthrite tuberculeuse. Une prostatorrhée et un écoulement blanchâtre persistant, et des uréthrorrhagies intermittentes ont été observées peu de temps avant l’apparition de tubercules du testicule et de la prostate (Velpeau). Cet écoulement a été appelé uréthrite tuberculeuse. V. Prostatorrhée, Prostate, Testicule (Tubercules du).

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Tii^uue«4 et aiiozcmcs.

On donne : tisane de limonade S, d’org'e [+]; de bistorte El, de chiendent Q, à'uva ursi S ; décoction de Cortex brasilensis décoction de Scoparia dulcis, 60 grammes de racine pour un litre d’eau ; le suc de scoparia, 60 à 120 grammes par jour □ (Flore des Antilles) ; suc de pariétaire, 120 grammes par jour On ajoute dans un verre de tisane une cuillerée à café de la poudre diurétique :

Sel de nitre. . 30 grammes.

Sucre blanc. . 400 id.

Extrait de réglisse et de chien-dent. . 200 id.

V infusion de scutellaire, en boisson^ 15 grammes de scutellaire pour un litre d’eau ; l’infusion de semences de basilic, 30 grammes pour 1 litre d’eau ; une demi-tasse deux, fois par jour □ (Ainslie) -, la décoction de bois de Spondias mangifera □ ; la tisane de cachou, 6 grammes, dans eau bouillante, 1000 grammes.

A la fin des blennorrhagies et contre les blennorrhées, on donne avec avantage :

Tisane iodurée.

Infusion de saponaire. ..... lOOO grammes.

lodùre de potassium ...... 2 id,.

Sirop de sucre.,. , . . . .... 60 id.

La dose d’iodure de potassium peut être portée à 8 ou 9 grammes, et presque tous les malades, après quelques jours, peuvent prendre la dose' de 5 à 6 gr.

(Ricord.)

Sirop ferrugineux^

Sirop de Tolu, . . 500 grammes.

Carbonate de fer . 1 ‘l

Extrait de ratanbia.

De quatre à six cuillerées par jour, dans la blennorrhée et les suintements muqueuxÉ!* (Ricord.)

PurgatiffS. et diurétiques.

Outre les tisanes, on administrera les poudres : Poudre rüfraichissànte diurétique.

Sel de nitre . 2 décigrammes.

Camphre . 5 centigrammes.

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