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V. Cautérisation

ETÉRES. L’uténis est le siège de nombreuses maladies; le cancer, les coi'ps fibreux, les déplacements, V inflammation, les polypes, etc.

Etérus (Cancer de l’) . On observe dans l’utérus des cancers encéphaloïdes, fibro-plastiques, squirrheux et épithéliaux. Ils occupent presque toujours le col. Le corps de l’utérus est très-rarement atteint le premier.

Le cancer de l’utérus est le plus fréquent de tous les cancers observés chez la femme et l’on n’en connaît point la véritable cause.

C’est à l’âge du retour que se développe ordinairement le cancer de l’utérus.

On reconnaît les cancers de l’utérus à une ulcération du col dont les bords durcissent, ou à des noyaux d’induration et à une induration générale. Les indurations s’ulcèrent ensuite et l’on trouve alors, dans tous les cas, la cavité du col agrandie, mollasse, fongueuse et entourée de portions de tissus durs, s’étendant plus ou moins loin dans le vagin. A.x,e moment, on constate par le palper abdominal, et par le toucher rectal, des bosselures sur l’utérus.

L’irrégularité de la menstruation chez lés femmes réglées, des pertes chez les vieilles femmes, des douleurs utérines, irrégulières, caractérisent le début du cancer utérin, les douleurs à l’hypogastre et à la région sacrée sont les douleurs les plus fréquentes. Plus tard il y a de la leucorrhée fétide et des métrorrhagies.

Lorsque les cancers de l’utérus sont ulcérés, les produits rejetés par le vagin ont une odeur de chairs macérées caractéristique. Lorsque le cancer a débuté par le corps de l’utérus, ce signe est le seul qu’on observe.

%* De tous les cancers qui se montrent chez la femme, le cancer de l’utérus est celui qui a la marche la plus lente.

Le cancer de l’utérus s'étend souvent aux parties voisines, s’il perfore l’utérus il y a péritonite ; s’il passe du côté du rectum ou de la vessie, il y a des fistules urinaire^; consécutives; s’il remonte du côté des uretères il peut y avoir altération consécutive du rein et urémie (Vannebroucq). L’extension du cancer aux parties voisines est une cause de compression veineuse et

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d’œdème des membres inférieurs, ce qui constitue une variété de phlegmasia alba dolens.

La cachexie cancéreuse apparaît tardive-ment dans le cancer de l’utérus, de seize à dixsept mois et plus après la constatation des premiers signes du mal.

Les cancers du col de l’utérus se reconnaissent par le toucher vaginal, lequel indique une induration du col qui est caractéristique.

*,j.* Il y a une variété de cancer du col de l’utérus qui marche beaucoup plus lentement que les autres cancers. Elle est constituée par un bourgeonnement de végétations analogues aux végétations syphilitiques, c’est ce qu’on a appelé le cancer papillaire (Lebert). Si ce cancer ne se terminait pas par généralisation, on pourrait croire qu’il s’agit de végétations spécifiqués.

%* Les cancers du corps de l’utérus ne peuvent être distingués des corps fibreux que par l’écoulement fétide.

La métrite chronique avec induration du col ne sera pas prise pour un cancer, parce que la tuméfaction est de suite portée à son maximum et reste stationnaire. La tuméfaction est uniforme et le col est douloureux ; ces signes n’existent pas d’ailleurs au début du cancer. Pour les engorgements durs du col qui sont liés à une diathèse syphilitique, l’efficacité du traitement antisyphilitique fera le diagnostic. j

Les ulcérations du col de l’utérus et, en particulier, les chancres du col ne reposent pas sur une base dure; elles ne laissent suinter aucun liquide ayant une odeur fétide, ce qui est le propre des cancers.

Les déplacements de la matrice ne peuvent être pris pour des cancers.

Ce n’est qu’à la longue qu’on distinguera les kystes, les corps et polypes fibreux utérins et les fongosités utérines, des cancers de l’utérus. Lorsque le kyste fera saillie à l’intérieur, quand l’utérus deviendra le siège d’une tumeur, il n’y aura plus de doute. En général, l’écoulement de liquides fétides apparaissant et la cachexie cancéreuse venant à s’établir, il n’y aura plus d’incertitude possible. Néanmoins, pour ne ps confondre l’anémie avec la cachexie cancéreuse, lorsqu’il y a eu des pertes abondantes, on aura égard à la durée de la maladie et à l’état local de l’utérus. Ces signes sont les meilleurs.

Le cancer de l’utérus apparaissant chez des femmes encore jeunes est compatible avec la grossesse, mais il oblige à des manœuvres obstétricales spéciales. V. Dystocie.

Le coït avec une femme atteinte de cancer de l’utérus ne cause point de lésions de la verge, si ce n’est une balanite et quelquefois un écoulement uréthral.

Théi'apeutique. — Toiites les préparations administrées contre les cancers trouvent leur place dans le traitement du cancer utérin. V. C.\scer.

On a employé les résolutifs tels que la conicine, l’extrait de ciguë, le chlorure d’or, 1 ou 2 milligrammes, la teinture d’iode, cinq à six gouttes par verre d’eau, l’iodure de potassium, 1 à 2 grammes; ils peuvent être donnés comme moyen d’essayer la résolution, mais depuis longtemps l’expérience a prouvé combien étaient vaines ces illusions thérapeutiques. On a employé aussi les sédatifs tels que l’opium, la morphine, la belladone, la codéine, la mandragore à l’intérieur, qui sont très-utiles contre les douleurs; les injections narcotiques de morelle, de pavots, d’eau de Seltz; les douches d’acide carbonique, les sachets émollients et narcotiques dans le vagin, rendent des services encore plus marqués aux malades. ,

On fera suivre aflx malades un régime fortifiant ; l’exercice même actif leur sera permis, et l'on préviendra les congestions utérines en évitant la constipation, en mettant des sinapismes aux extrémités.

Lorsque le cancer est ulcéré et donne lieu à des hémorrhagies, on donnera à l’intérieur une potion avec 2 à 5 grammes d’ergotine ou 2 grammes d’ergot de seigle en quatre paquets, ou 50 centigrammes à 1 gramme de perchlorure de fer, et moins bien avec 4 grammes d’extrait de ratanhia et vingt gouttes d’eau de Rahel.

On administrera localement des injections astringentes avec 4 grammes d’alun, 2 grammes de tannin, pour 500 grammes d’eau, ou 250 grammes si l’on veut exercer une action plus puissante.

I Contre la putridité de l’écoulement, on prescrira :

Afiide sulfurique à 66» . .... 33 grammes..

Eau. . 500 id.

I I (Baufort.)

Ou :

.Eau . 500 grammes.

Liqueur de Labarraque . 30 id.

Ou :

Eau . 500 grammes.

Alun. . , . . . . . 8 id.

Ou :

Eau . 500 grammes.

Tannin, . 4 id.

Ou:

Pei'manganate de potasse. ... 40 id.

f+1 (Reveil.)

Ou:

Eau .

Chlorure de

Ou:

. 500 grammes.

. 40 id.

Q (Burnett.)

Eau . 500 grammes.

Créosote . 4 id.

L’onguent :

Créosote . 25 miligrammes.

est un topique désinfectant. (Ph. Lond.)

Les injections seront faites deux fois par jour.

Lorsque le cancer est arrivé à la dernière période, lorsqn’il y a des douleurs vive5, on aura recours aux pommades ou aux onguents calmants appliqués sur le col. On appliquera avec un pinceau 3 centigrammes

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de chlorhydrate de morphine, 10 à 30 centigrammes d’extrait d’opium ou un peu d’une pommade : axonge, 30 grammes ; extrait de belladone, 1 gramme. On peut encore appliquer une pommade au chloroforme :

Chloroforme . 5 grammes.

Axonge . 30 id.

Ou:

Chloroforme gélatinisé.

Blanc d’œuf. .... j

Agitez, et si l’on veut faire prendre vite le mélange on le chaufife au bain-marie à 60“. (Massart.)

Le cancer de l’utérus limité au col pourra être traité par la cautérisation et l’amputation. Le cancer papillaire bien limité au col doit toujours être opéré.

1” Cautérisation. On cautérise le col avec le caustique Filhoz, le nitrate acide de mercure, le fer rouge, le galvano-cautère ou mieux à l’aide de la cautérisation à la flamme (V. Cautérisation) (Nélaton). C’est la plus forte cautérisation. Pour cautériser l’utérus on introduit un spéculum plein, de buis, un peu gros, qui embrasse bien le col de l’utérus ; on touche les parties avec le caustique et l’on neutralise l’excès de liquide introduit avec l’eau salée ou l’eau de savon, etc. Lorsqu’on s’est servi du fer rouge ou de la flamme, on lave immédiatement le col de l’utérus à l’aide du jet d’un irrigateur chargé avec de l’eau froide.

On peut cautériser tout le cancer en une seule fois ou en plusieurs fois ; il vaut mieux tout détruire tout de suite. Cependant si le cancer est étendu, on cautérise à plusieurs fois. Pour les cancers déjà avancés, le fer rouge sera appliqué comme traitement palliatif et l’on cautérisera les femmes tous les huit ou dix jours (Jobert).

Comme . traitement palliatif des cancers ukérés, on peut placer des disques de pâte au chlorure de zinc dans les fongosités ; on laisse les disques en place douze à vingt heures.

Les accidents de la cautérisation sont les brûlures du vagin et la métro-péritonite. On remédiera au premier accident au moyen des. injections émollientes dans le vagin.

La métrite et la métro-péritonite seront traitées par les cataplasmes, les sangsues sur l’abdomen. V. Métrite, Péritonite.

2“ Amputation du col de l'utérus (Lisfranc, Récamier). L’amputation du col a été faite avec les couteaux courbes sur le plat et les ciseaux courbes, le col étant attiré en bas avec des pinces à griffes. Mais ce procédé expose à des hémorrhagies, et à l’ouverture du cul-de-sac péritonéale utéro-rectal (Robert) .

L’écrasement linéaire avec un écraseur courbe est bien préférable quoique l’on soit exposé, si le mal est im peu étendu dans le canal du col, à laisser une partie du cancer. Mais dans ce cas on a la ressource de cautériser les restes de la tumeur avec le fer rouge ou la flamme.

Pour appliquer l’écraseur sur le col de l’utérus, on passe en croix des aiguilles courbes dans le col de l’utérus, puis on engage la chaîne au-dessus d’elle.

La ligature du col de l’utérus (Mayor), les ablations d’une partie ou de la totalité de l’utérus par le vagin (Sauter, Blundell, Récamier), sont des opérations qui ont été suivies de mort par hémorrhagie et par péritonite. Une seule opération d’ablation de

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l’utérus a réussi. Langenbeck a fait l’ablation par la région hypogastrique. Ces opérations ne doivent pas être tentées par un chirurgien prudent (Malgaigne) et à coup sûr si elles sont faites pour un cancer un peu développé, elles sont au moins inutiles.

Utérus (Corps î’ibreux de l’) (Bichat, Roux, Bayle, Dupuytren). Les corps fibreux de l’utérus sont des hypertrophies partielles de l’utérus formées aux dépens de la couche fibromusculaire de l’organe, seulement l’hypertrophie n’est constituée que par une multiplication des éléments fibreux.

Le célibat est peut-être pour une bonne part dans la cause des corps fibreux de l’utérus. (M“' Boivin).

*„,* Uniques ou multiples les corps fibreux de l’utérus sont situés : 1® sous le péritoine, corps fibreux, som-péritonéaux ; 2“ dans l’épaisseur de l’utérus, corps fibreux interstitiels; 3° sous la muqueuse, corps f,breux, sous-mu-’ queux, ou polypes fibreux, mais ces produits prennent toujours naissance dans la couche musculaire de l’utérus. Ils occupent le corps ou le col de l’organ®.

Lorsqu’une tumeur fibreuse est située sous le péritoine, c’est le palper hypogastrique ou abdominal qui en indiquera la présence. Mais dans ce cas on n’aura pas toujours pour éclairer son diagnostic les pertes et les irrégularités menstruelles, on pourra d’ailleurs, par le toucher rectal, reconnaître en partie le siège des tumeurs extra-péritonéales et interstitielles.

Les corps fibreux situés dans la couche musculeuse ou corps fibreux interstitiels, ne sont révélés que par une irrégularité dans la menstruation, des pertes et de la leucorrhée^ mais ces signes ne sont pas constants ; quelquefois il y a des douleurs utérines, et c’est lorsqu’il y a de la congestion utérine ou une raétrite chronique. Les malades deviennent gastralgiques et une anémie plus ou moins profonde se manifeste suivant la durée et la quantité des pertes. Lorsque la tumeur est développée dans une des lèvres du col, on sent et l’on voit celle-ci tuméfiée, elle a une dureté ligneuse.

Les tumeurs fibreuses saillantes dans l’utérus distendent cet organe et feraient croire à une grossesse, s’il n’y avait pas de pertes abondantes, et des douleurs caractéristiques, comparables aux douleurs de l’accouchement. Dans ces cas, il' n’est pas rare que le col soit dilaté.

Les tumeurs fibreuses situées sous la muqueuse constituent les polypes fibreux de l’utérus V. Polypes de l’utérus.

\* Lorsque les corps fibreux durent depuis longtemps ils acquièrent une volume quelquefois énorme ; l’utérus est alors remonté et immobilisé dans le petit bassin par le fait de l’enclavement d’un corps fibreux au détroit supérieur, et distend l’hypogastre. On leconnaît

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cet état à une énorme tumeur située dans le basventre. Gn reconnaît qu’il s’agit d’un vaste corps fibreux et non d’un kyste 'de l’ovaire, parce qu’il y a eu dans les antécédents des malades des troubles delà menstruation, quelquefois parce que le col est dilaté ; ailleurs parce que les malades sont anémiques par suite des pertes abondantes.

Il y a des corps fibreux volumineux qui se pédiculisent dans le péritoine où ils jouissent d’une certaine mobilité, on les reconnaît à leur régularité, ainsi qu’à leur dureté, et la mobilité même de la tumeur devient un élément de diagnostic-

Les caractères généraux des corps fibreux de l’utérus sont une dureté, égale à celle du bois et la régularité de la tumeur. Ils sont en général situés sur la ligne médiane, et quand on leur imprime des mouvements, l’utérus est plus ou moins mobile avec elles.

Les gros corps fibreux de l’utérus peuvent être pris pour des tumeurs de l’ovaire ; mais on sait que les kystes multiloculaires de l’ovaire ne s’accompagnent pas de métrorrhagies, qu’ils offrent à leur début une mollesse qui les distingue des corps fibreux, que plus tard, en se développant, ils s’élèvent dans le ventre sans déplacer l’utérus. li.y apeu désignés distinctifs entre le corps fibreux et le kyste multiloculaire de l’ovaire, si ce n’est la dureté et l’irrégularité de la tumeur ovarique qui présente des bosselures. Lorsqu’il y a une ascite et une tumeur du bas-ventre, il y a des probabilités pour que la tumeur soit un kyste multiloculaire de l’ovaire. Les kystes multiloculaires de l’ovaire fixent l’utérus, mais ils ne sont que très-rarementaccompagnés de pertes, et il est assez fréquent au con- . traire que les kystes de l’ovaire causent des irrégularités et des suppressions passagères de la menstruation.

%* On ne saurait confondre les corps fibreux avec le cancer à cause de l’absence de tumeur dans cette lésion, et à cause de la mauvaise odeur causée par les liquides qui sortent de l’utérus à l’époque où l’utérus commence à augmenter notablement de volume. V. Utérus (Cancer de l’).

Les corps fibreux du col de l’utérus peuvent être confondus avec des hypertrophies du col, mais la dureté de la tumeur, la déviation du canal du col de l’utérus, exploré avec la sonde utérine, éclaireront le diagnostic.

Les corps fibreux sous-péritonéaux et intra-utérins ou interstitiels peuvent être éliminés tout à fait exceptionnellement par la paroi abdominale (Pineau), par un abcès qui s’ouvre dans l’utérus (Dance) au moment de la grossesse et de l’accouchement ; on a vu des corps fibreux s’échapper de la paroi utérine et sortir avec le fœtus ; des corps fibreux du col être

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chassés au dehors par la tête du fœtus {Gazette des hôpitaux^ 1864).

Les corps fibreux qui constituent les polypes fibreux se distinguent par les pertes répétées et les douleurs expultrices ; il est des cas où le col se dilate comme pour un accouchement, le polype sort en partie, puis les contractions cessent, il rentre dans l’utérus (Bernaudeaux). Dans ces cas le cathétérisme de l’utérus peut faire reconnaître le point d’implantation du polype (Huguier).

Les corps fibreux de l’utérus sont des causes de dystocie. V. Dystocie par tumeurs DE l’utérus.

Il y a des corps fibreux qui entraînent un renversement, partiel ou total de l’utérus. V. Utérus, Renversement et Polypes de l’utérus.

Les corps fibreux peuvent rester longtemps stationnaires ou causer des désordres plus ou moins graves. Ce sont les polypes fibreux de l’utérus qui causent le plus d’accidents. Avec l’âge, toutes les autres variétés de corps fibreux peuvent devenir moins nuisibles à la santé. Les hémorrhagies s’arrêtent aTOcia ménopause (Velpeau, Nélaton), et les malades peuvent vivre longtemps et plus tranquilles. La gravité du pronostic des tumeurs fibreuses dépend de l’âge où les corps fibreux ont apparu. Chez les jeunes femmes les corps fibreux sont souvent mortels et les malades meurent épuisées par les pertes ou succombent à une péritonite intercurrente.

Thérapeutique. — Les corps fibreux interstitiels et sous-péritonéaux ne doivent pas être touchés. Cependant dans un cas où le corps fibreux jouissait d’une certaine mobilité, on l’a enlevé par l’opération de l’ovariotomie (Kœberlé).

Un corps fibreux interstitiel du col de l’utérus a été enlevé avec une portion du col (Huguier) ; lorsque le col est dilaté ou dilatable, il est possible d’aller fendre le tissu de l’utérus au niveau de la tumeur au moyen d’une incision cruciale et attirer le corps fibreux avec nue pince à griffes (Amussat, Maisonneuve).

Les corps fibreux pédiculés formant un polype fibreux sont extirpés d’après les règles qui conviennent pour les polypes. V. Polypes fibrecx de l’utérus.

Les corps fibreux inopérables seront traités par les vésicatoires volants appliqués à l’hypogastre (Velpeau) pour prévenir les douleurs utérines dues souvent à une inflammation de l’utérus. On entretiendra la liberté du ventre par les lavements; on sondera les malades s’il y a rétention d’urine.

Contre les hémorrhagies, ou administrera les pilules :

Ergotine . . 5 grammes.

Poudre de réglisse . q. s.

(Arnal.)

Pour Cinquante pilules; dix à quinze par jour.

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Ou ;

Pilules hémostatiques .

Poudre de digitale . 1 gramme.

Poudre de seigle ergoté ...... 4 id.

Sirop . q. s.

Pour \ingt-huit pilules. Six à dix par jour. (Carrière et Aran) • Ou :

Potion d'ergotine.

Ergotine . 1 gramme.

Eau . 100 id.

Sirop de fleurs d’oranger .... 30 id.

Ou simplement 2 grammes de seigle ergoté en quatre doses, ou 2 grammes d'ergotine de Bonjeaii dans une potion.

Les lotions ou le tamponnement avec la solution :

Eau. . “. . . 100 grammes.

Ergotine . 10 id.

ÎS[e valent pas les préparations d’ergot administrées à l’intérieur :

Chez les malades qui ont perdu beaucoup de sang et qui ont le sang, très-appauvri, le perchlorure de fer est préférable à l'ergot de seigle. Cependant si le perchlorure de fer n’arrêtait pas l’hémorrhagie, on aurait recours à l’ergot. On donue le perchlorure de fer à la dose de vingt gouttes dans une potion.

Contre les hémorrhagies abondantes, on prescrira la situation horizontale, les bains de mains sinapisés ; le tamponnement du vagin avec de la charpie enfermée dans un linge maintenu par un bandage de corps et des sous-cuisses est une ressource précieuse.

Les malades suivront le régime et le traitement général prescrit dans l’anémie.

On contiendra le ventre avec des ceintures élastiques ou des ceintures de coutil. Les malades feront un exercice modéré, mais ne resteront pas toujours enfermées. Les eaux minérales n’ont pas d^’action directe sur les corps fibreux de l’utérus.

Utérus (DÉBKIDEMENT DTJ COL DE L’). Le débridemeiit du col de l’ulérus se fait pour favoriser l’accouchement, pour faciliter l’expulsion d’un polype (Dupuytren), pour extraire des corps étrangers de l’utérus (Louis), enfin pour des -névralgies du col (Malgaigne). Il est quelquefois remplacé par la dilatation du col.

On divise le col avec un bistouri boutonné pour favoriser l’accouchement. (V. Accouchement). Hors l’état puerpéral, on peut se servir de ciseaux guidés par le doigt placé sur le col ; une des lames du ciseau est engagée dans le col, l’autre reste dehors et l’on incise d’un seul coup. Ce procédé (Malgaigne) est bon pour tons les cas, hors l’état de grossesse et pendant l’accouchement. On s’est servi de ciseaux tranchants par leur bord externe (Louis), du lithotome du frère Côme.

On peut inciser de dehors en dedans. Avec un bistouri droit garni de linge jusqu’à 13 millimètres de la pointe, on incise qn sciant jusqu’à ce qu’on arrive à l’ouverture du col utérin.

On est obligé quelquefois d’inciser le tissu utérin sans toucher au col. Pour cela on se sert d’un bistouri non boutonné, on incise couche par couche; une fois arrivé dans l’utérus, on agrandit l’ouverture avec un bistouri boutonné (V. Dystocie par obliquité BE l’utérus). Cette incision devra être faite d’a-

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vant en arrière pour éviter les veines (Velpeau). Une incision transversale est bonne (Gauthier, Malgaigne),

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