COL
Le tampon d'ouate contenant environ 2 à 4 grammes d’alun en poudre, et laissé dans le vagin pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures, est encore le meilleur topique i-h -h. 11 cause une desquamation de l’épithélium, qui tombe à la première injection. Un tampon tous les quatre ou six jours guérit une blennorrhagie en deux ou trois semaines.
Injections au nitrate (Targent.
M. s. a. Contre le catarrhe utero- vaginal, ou la blennorrhagie utéro-vaginale avant ou après la période d’acuité.
On fait suivre ces injections d’un tamponnement à l’aide de charpie sèche ou de coton cardé (ouate).
I I (Ricord.) Injection d'alun.
On augmente l’alun jusqu’à 50 grammes selon l’effet obtenu et le plus ou moins d’irritation des surfaces malades.
rn (Kicord.)
Injection caustique.
Potasse caustique . 5 déeigeamme#.
Opium pur . 2 id.
Faites dissoudre dans :
Eau distillée . COO grammes .
Dans le traitement des vaginites blennorrhagiques chroniques.
I I (Girtanuer.)
Injection d'acétate de plomb.
Acétate de plomb cristallisé. . . 10 A 50 grammes.
Eau .
P (Ricord.)
Injection de sulfate de fer.
Sulfate de fer . 10 grammes.
Eau. . . 500 id.
Après chaque injection, introduire dans le vagin de la poudre d’amidon (Maisonnem'e et Montaiinier).
Injection de sulfate de zinc.
lîfLilT!’. '. : ; ; : : \ ““
. 500 id.
r~l (Pringle.)
A. Guérin fait ces injections en ajoutant 15 grammes d’alun et en ne conservant que 2 à 4 grammes de sulfate de zinc.
Injection au tannin.
rVl (Hôp. de Paris.)
Injection iodo-tànnique.
Iode . 5 grammes.
Tanuin . 45 id.
Eau . 1000 id.
(Hôp. de Paris.)
Évaporer jusqu’à réduction de 1000 grammes.
(Soequet et Guillermond.)
On a fait encore des injections avec la décoction de marrons et de fleurs de mauve, — avec le nitrate acide de mercure, deux gouttes dans 60 grammes d’eau distillée {Gazette médicale, 1830)[35 — avec le calomel et le sublimé, 80 centigrammes dans 500 gr. d’eau. Ges injections ne valent pas les précédentes et sont tombées dans l’oubli. On peut les employer pour les vaginites des syphilitiques.
On a aussi employé les différentes injections qui ont été préconisées contre la leucorrhée. Ainsi les injections avec l’extrait de ratanbia et avec l’eau chlorurée.
Tisanes , potions.
Opiat au copahu.
Oliban en poudre . )
Copahu. : . j
Rhubarbe pulvérisée .
Gentiane pulvérisée .
Conserves de roses .
Sirop de gingembre .
âû 16 grammes.
à grammes soir et matin (Thomas de Salisbury). La potion de Chopart, les électuaires au copahu □, ont été employés suivant les formules pour l’uréthrite blennorrhagique. V. ce mot.
Baume de copahu, 6 à 30 grammes par jour ; ou bien eu lavement, à la même dose, en ajoutant un peu de laudanum □.
Suc d’hypociste de 1 à 3 grammes.
Teinture d'iode, quinze à soixante gouttes, dans une décoction de chèuevis
Eau distillée de lavande, 15 à 30 grammes, huile essentielle, quelques gouttes dans une potion.
Baies de genièvre, dix à douze en décoction vineuse; — huile essentielle, cinq à vingt gouttes. Infusion ou macération de lin comme tisane S- Décoction de pommes de reinette, ou solution de sirop de groseilles dans l’eau, de sirop de limons, de sirop d'orgeat, d'hydromel, de sirop de consoude.
de sirop de pointes d'asperges, de sirop des cinq racines, etc.
Yaginite grannlense (Deville), Psorélytric (Ricord). La vaginite granuleuse est un état inflammatoire de la muqueuse du vagin, dans lequel la face libre de cette membrane se recouvre de granulations rouges, donnant par leur réunion l’aspect des grains d’une fraise ; les granulations vaginales sont du même genre que les granulations des paupières et semblent être une hypertrophie des papilles de la muqueuse.
La vaginite granuleuse peut être le résultat d’une vaginite blennorrhagique, elle existe chez les femmes atteintes de leucorrhées anciennes, ou chez quelques femmes enceintes. -
Le toucher donne une sensation qui révèle la présence des granulations, l’examen au spéculum permet de reconnaître une masse de petites granulations, du volume d’un grain de millet. Il y a un écoulement de pus crémeux blanc ou jaunâtre abondant.
Des granulations se développent quelquefois en même temps sur le col de l’utérus et sur la muqueuse du vagin.
On ne confondra pas la vaginite granuleuse avec les végétations, car les végétations sont ramifiées, pâles, isolées par des espaces sains, tandis que les granulations sont rouges et confluentes.
Thérapeutique. — Hors Tétat de grossesse, la vaginite granuleuse sera traitée par la cautérisation avec le nitrate d’argent (Deville). On emploiera la solution.
Eau . . . 30 grammes.
Nitrate d’argent 1 id.
(A. Guérin.)
On cautérisera avec un pinceau trempé dans cette solution. — Le tampon d’ouate trempé dans Talun ou renfermant de l’alun est aussi d’un bon usage. — Pendant la grossesse, il ne faut pas avoir recours au tampon, il cause de vives douleurs et peut être une cause d’avortement.
Vaginite syphilitique, on virulente. La
vaginite syphilitique est une inflammation du vagin consécutive au passage des produits qui coulent d’un chancre mou ou d’une plaque muqueuse du vagin, ou du col de l’utérus. Cette vaginite se distingue de la vaginite érythémateuse, en ce que l’on trouve les lésions principalement sur le col, et que le vagin ne contient que du pus séreux analogue à celui des vaginites chroniques. Les chancres mous du col, sont caractérisés par une ulcération plus ou moins lisse ; les plaques muqueuses du col ressemblent d’ordinaire aux plaques muqueuses des petites lèvres, et ont quelquefois une forme végétante, mais il est rare que l’on voie les plaques muqueuses à cet état, le plus souvent elles se révèlent par des taches rouges plus ou moins confluentes sans élevure de la muqueuse.
On reconnaît une vaginite virulent* à ce que
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récouleroent est muqueux et non jaune verdâtre, comme dans la blennorrhagie, et plus tard, à ce que le liquide qui coule du vagin, cause des plaques muqueuses ou des chancres mous sur la vulve. Ce sont les vaginites virulentes qui sont accompagnées de roséole.
Les malades d’ailleurs souffrent peu.
Thérapeutique. — Le traitement de la vaginite syphilitique est celui des ulcérations syphilitiques du j col utérin ou du vagin. On touchera les ulcérations avec un pinceau trempé dans la solution de perchlo rure de fer à 30 degrés, ou de chlorure de zinc saturée, on fera des injections à l’alun, 4 grammes d’alun pour 250 grammes d’eau. En même temps qu’on appliquera' le traitement de la syphilis consti- ' tutionnelle, on pourra appliquer un tampon contenant de l’alun ou de la poudre de calomel et de sucre à parties égales.
BAISSE (Allier). Eau alcaline bicarbonatée sodique a 27°, à peu près semblable à l’eau de Vichy dont elle possède les vertus thérapeutiques.
AAISSEAEX LYMPHATIQUES (LÉSIONS des). Les lésions des vaisseaux lymphatiques sont des plaies, des dilatations variqueuses, des inflammations. V. Agioleucite, Adénites, Eléphantiasis, Erysipèle.
Yaîsseaiix lymphatiques (PLAIES DES) . Les plaies des vaisseaux lymphatiques existent dans les plaies superficielles de la peau, elles s’accompagnent d’un écoulement abondant de sérosité claire, qui n’est autre chose que de la lymphe. (Muys, îîuck. Van Swieten, Assalini.)
Les plaies qui donnent le plus souvent lieu à ces écoulements sont celles qui ont porté sur la partie interne de la cuisse, sur le cou et sur les malléoles.
Les plaies des lymphatiques, tendent à rester fistuleuses. Il est possible qu’elles se transforment en un véritable ulcère. (Monod, Sappey. )
Les plaies des vaisseaux lymphatiques qui ne se cicatrisent pas supposent toujours une dilatation des vaisseaux lymphatiques blessés ; car on voit journellement des plaies intéressant la région où passent les vaisseaux lymphatiques ne présenter aucun des accidents qui viennent d etre dits.
On reconnaît les plaies des vaisseaux lymphatiques au siège de la blessure, à l’écoulement abondant de sérosité, et à ce caractère que la compression au-dessous de la tumeur fait cesser l’écoulement de sérosité.
Thérapeutique. — La compression a guéri des plaies des lymphatiques devenues fistuleuses, Ruysh la conseillait. Muys et Assalini l’ont employée avec succès. On comprime la plaie et les vaisseaux audessus et au-dessous de la solution de continuité, soit avec des boulettes de charpie, soit avec des rondelles d’amadou ou des bandelettes de diaebylon imbriquées. S’il y avait une fongosité développée sur la li.-tulc, on la cautériserait avec le nitrate d’argent ou le fer rouge.