VERT
sympathique, et enfin dans la troisième elle est symptomatique.
Le vertige revient k des époques variables, rarement périodiques à moins qu’il ne soit le résultat d’une fièvre intermittente pernicieuse. On l’observe quelquefois au début de la grossesse, au moment de la migraine, de l’indigestion , et il accompagne souvent les vers de l’intestin, surtout le tænia, l’otite et les lésions de l’oreille, la dyspepsie, ce qui caractérise le vertigo ou stomacho lœso. A cette forme se rattache le vertige nautique ou mal de mer.
Comme la migraine, le vertige nerveux est souvent sympathique d’un trouble fonctionnel de l’estomac, c’est-à-dire d’un étal dyspeptique.
Le vertige produit par rappaüVrissèment du sang [vertige anémique) existe dans la chlorose, dans l’anémie, dans la convalescence des fièvres typhoïdes et des maladies aiguës, mais ailleurs, quand il se rattache à une altération toxique du sang, on l’observe dans l’intoxication parle sulfate de quinine; par le tabac chez ceux qui fument pour la première fois ; par le sulfure de carbone ; par l’acide carbonique ; par l’alcool dans l’ivresse ; enfin, par le chloroforme employé à titre d’anesthésique.
Il y a un vertige symptomatique de la congestion cérébrale, sans hémorrhagie, et qui se produit chez un très-grand nombre de sujets pléthoriques ou à la suite d’un effort d’accouchement, de défécation, ou enfin à la suite ! du geste de baisser la tête sur le col pour se relever rapidement. On l’observe encore : dans la congestion cérébrale du début des fièvres et de la fièvre typhoïde; dans les prodromes de l’hémorrhagie cérébrale et du ramollissement chronique du cerveau chez les vieillards; dans l’obstruction sénile des capillaires de l’encéphale ; dans l’encéphalite chronique, et dans les tumeurs du cerveau.
Dans le vertige hypérémiqUe oU pléthorique occasionné par la congestion cérébrale, il y a des bluettes, de la douleur, de la pesanteur de tête en même temps qu’une forte congestion sanguine passagère de la face.
Les vertiges hypérémiqUes de l’âge adulte et de la vieillesse sont l’indice d’une congestion cérébrale ou d’une hémorrhagie cérébrale,'et d’une paralysie qui viendront plus tard, si l’on ne fait pas ce qui convient pour les empêcher.
Craignez le vertige épileptique, cai’ il conduit sûrement à l’épilepsie.
Le vertige constitue souvent en luimême uii état morbide distinct qui est toute la maladie, et alors c’est le vertigo épileptique ou petit mal.
Quand une personne est prise tout à coup de vertige, s’arrête au milieu d’une con-
VERV 1535
versatioii commencée, ou dit un mot bizarre toujours le même, tourne les yeux, reste immobile, et au bout de cjuelques secondes reprend l’usage de ses sens et la conversation commencée, on peut être sûr qu’elle vient d’avoir le vertige très-grave qui se reproduira plus ou moins souvent et qui finira par de véritables attaques épileptiques.
Le vertige est épileptique, lorsque le malade étourdi, perdant connaissance et cessant de parler pendant quelques secondes, ne se rappelle pas ce qui s’est passé dans cette absence.
Thérapeutique. — D'ans le vertige chlorôU^ùe et anémique, quelle qu’en soit la cause occasionnelle, il faut prescrire : comme hygiène, l’équitation, la natation, et tous les exercices du corps; les affusions froides et l’hydrothérapie, l’alimentation substantielle et les boissons vineuses , le séjour à la campagne, les voyages et avec tout cela les tisanes amères, et, comme médicaments, les préparations de fer et de quinquina. V. Chlorose.
Il faut bien prendre garde de considérer coinme pléthoriques les vertiges chez l’homme bien constitué et dont le teint a bonne apparence, car dans beaucoup de cas, ces vertiges sont dus à une anémie latente et ils se guérissent mieux par le quinquina ou par les préparations de fer que par la saignée.
Dans le vertige vermineux qu’engendre particulièrement le tænia, il faut employer l’écorce de racine de grenadier, le kousso ou la fougère mâle. V. Tænia.
La dyspepsie qui aecompagne quelquefois le vertige et qui en est assez Souvent la cause mérite une attention toute particulière, car la guérison entraîne toujours celle des troubles nerveux. V. Dyspepsie. Ce vertige sympathique n’a rien de dangereux , et guérira toujours^ par un bon régime, par les voyages, par le séjour à la campagne, par l’hydrothérapie et les bains de pier, par les douches ascendantes et les lavements froids, par la moutarde blanche, par la valériane, le sirop d’éther ou le chloroforme, par la magnésie calcinée et le sous-nitrate de bismuth, enfin par les eaux minérales alcalines ou laxatives, de Vichy, d’Ems, d’Évian, de Niederbronn, de Kissiugen, etc.
Magnésie caleinée . 2 grammes.
Bicarbonate de soudé . . . 4 id.
Craie préparée . 5 id.
Sucre pulvérisé . 10 id.
Pour dix paquets, un par jom*.
Quand le vertige accompagne la pléthore et parait être une menace d’hémorrhagie cérébrale, le médecin doit pratiquer une saignée, mettre des sangsues à l’anus tous les mois et prescrire un régime alimentaire peu Substantiel en même temps qu’une vie retirée loin des grandes réunions, des théâtres et des lieux ou règne une chaleur considérable.
Le vertige épileptique est le plus grave des vertiges, car il est bien souvent incurable et il fait mettre en usage contre lui tous les remèdes conseillés contre répiiepsie. Y. ce mot.
TERTEIXES. Plantes de la famille des verbénacées, dont il y a deux espèces employées en thérapeutique : ï° la tet^eine officinale, et 2° la verveine odorante.
1536 VESI
La verveine officinale, ou conmiune, aussi appelée herbe à tous les mauxT^st un peu astringente et s’emploie bouillie avec du vinaigre pour faire des cataplasmes ^qu’oii applique sur les parties atteintes de rhumatisme Q La verveine odorante passe au contraire pour excitante et antispasmodique. On l’administre en infusion, h à 10 'grammes par litre d’eau, dans l’hystérie.
VÉSAMIE. Névrose caractérisée par le trouble des facultés mentales, qui n’est point accompagnée de fièvre. V. Folie.
AÉSICAAITS. Substances irritantes dont l’application sur la peau décolle l’épiderme et produit une phlyctène plus ou moins bien formée, qui constitue la vésication ou le vésicatoire. Parmi ces substances, il faut citer les préparations de cantharides, l’euphorbe, la clématite, l’huile de croton, l’ammoniaque, le garou, l’acide acétique, etc.
Leur emploi a pour but de produire une révulsion cutanée plus ou moins énergique Œ3.
AÉsiCATiOM ET vÉsiCATOiREis. Moyen thérapeutique employé dans le but d’établir sur un point du corps la révulsion d’une maladie éloignée, ou seulement la dérivation d’un état morbide du voisinage. V. Révulsion et Dérivation.
Les vésicatoires s’appliquent sur tous les points du corps et de préférence sur la poitrine, au cou, derrière les oreilles, sur les bras et sur les membres inférieurs.
Les vésicatoires sont des érosions superficielles de la peau, produites par le décollement de l’épiderme à l’aide des vésicants. On les panse avec du cérat pour les faire sécher, et n’avoir qu’un vésicatoire volant ou temporaire, ou avec de la pommade épispastique pour en entretenir la suppuration, et produire un vésicatoire permanent.
11 y a enfin une espèce de vésicatoire volant qu’on appelle extemporané, parce qu’il permet de dénuder le derme h l’instant. On l’emploie pour introduire des médicaments dans la circulation à l’aide de l’absorption cutanée.
Pour appliquer au vésicatoire temporaire ou volant, on se sert dTm emplâtre de cantharides qu’on met sur la peau pendant huit à dix heures et qu’on remplace par un cataplasme pendant les dix heures suivantes. Au bout de ce temps, il s’est formé une ampoule que l’on perce pour en faire sortir la sérosité et l’on jpanse la plaie avec du papier brouillard légèrement enduit de cérat. Si l’on désire prolonger l’effet révulsif, on entretient la plaie avec la pommade de cantharides ou de garou. V. ces mots.
Au lieu de l’emplâtre ordinaire de cantharides, on peut se servir de l’emplâtre vésicatoire anglais; — des taffetas vésicants d’Albespeyre ou de Leperdriel; — d’un papier trempé dans l’huile de cantharides; ou dans la teinture éthérée de cantharides, mais dans tous ces cas, l’effet produit est le même.
VESI
Quand ou laisse trop longtemps en place un emplâtre de cantharides, il se fait une absorption de leur principe actif qui amène de ladysurie, du ténesme vésical et quelquefois une cystite cantharidienne. (Morel- Lavallée.)
Il y a une manière différente de faire la vésication au moyen d’un taffetas couvert de matière résineuse cantharidée connu sous le nom de mouches de Milan. Ici, on applique l’emplâtre aussi grand qu’on le désire et on le laisse en place jusqu’à ce qu’il tombe de lui-même après avoir fait couler chaque jour une certaine quantité de sérosité. Ce moyen ne s’emploie que dans les névralgies et dans les maladies des yeux pour de petits vésicatoires à la tempe et derrière les oreilles.
Vésicatoire extemporané par l’ammoniaque. — On peut encore produire la vésication d’une autre manière très- prompte et en quelques minutes, au moyen de l’ammoniaque concentrée ; mais ce procédé n’est praticable que pour de petits vésicatoires destinés à combattre une névralgie, et lorsqu’on doit appliquer de la morphine ou de l’atropine sur le derme dénudé. Ici, on a recours à la pommade de Gondret (V. Ammoniaque), appliquée pendant dix minutes ou à une rondelle de drap imbibée d’ammoniaque concentrée et maintenue sur la peau sous un verre de montre ou sous une pièce de monnaie pendant le même espace de temps. L’épiderme détaché par l’ammoniaque se ride légèrement et on l’enlève aisément au moyen d’une friction avec un mouchoir.
Vésicatoires pjar le marteau de Mayor. — Ce sontde véritables brûlures. On trempe un marteau de fer à manche de bois, dans de l’eau bouillante, on laisse le fer dans ce liquide pendant deux minutes et eu le sortant de l’eau on l’applique immédiatement sur la peau où il doit rester trente à quarante secondes au plus, une phlyctène se forme ou plutôt l’épiderme se flétrit et se décolle facilement du derme.
Ce vésicatoire extemporané doit être pansé avec des cataplasmes. V. le Formulaire.
Vésicatoires permanents. — Le vésicatoire permanent ne diffère du vésicatoire volant simple que par le mode de pansement. En effet, après avoir appliqué un vésicatoire avec l’emplâtre ou le taffetas vésicant, on panse la plaie avec la pommade épispastique étendue sur un linge et l’on continue le pansement jusqu’à ce qu’il se soit formé des bourgeons charnus sur la plaie, puis on panse ensuite avec un linge enduit de cérat, tous les deux jours, et les jours intercalaires on panse avecles pommades épispastiques.
Pour entretenir la suppui-ation des vésicatoires, ori emploie les pommades épispastiques. V. plus loin.
Le papier épispastique est d’un bon usage.
Le papier épispastique de Vée, n° 2, est suffisant.
r.atitharides . . i kilogramme.
Ongnot de morelle . 8 id.
Cire Idancdie . 2 id.
On chauffe les cantharides avec un peu d’eau et le corps gras, on ajoute un peu d’eau s’il est nécessaire, on coule à travers un linge la graine cantharidée dans un vase d’étain chauffé au bain-marie. On ajoute la cire et l’on chauffe pendant deux ou trois heures. On imbibe des bandes de toile ou de papier large de 6 à 7 centimètres dans le mélange et ou les fait sécher. Cette masse peut être étendue sur une toile. C’est généralement au bras, ou à la nuque, iju’on doit appliquer le vésicatoire pcrinanenl.
VESI
Suppression des vésicatoires. — Lorsqu’on veut supprimer un vésicatoire, on le panse simplement avec un linge troué enduit de cérat ou un mélange de cérat et d’onguent de la mère.
AGENTS DE VÉSICATION.
Emplâtre de cantharides.
VESI
àû 125 grammes.
Poix-résine .
Cire jaune . .
Cantharides en poudre .
Mêlez avec soin.
On étend cette masse emplastique sur de la peau blanche, on saupoudre de cantharides, et l’on a le vésicatoire le plus employé.
Emplâtre vésicatoire anglais.
Cantharides . 'J
Axonge. . > ââ 100 grammes.
Emplâtre de cire . J
Mêlez. Il s’applique sans être couvert de cantharides.
Taffetas vésicant.
Poudre de cantharides . 1000 grammes.
Ether sulfurique. ......... q. s.
F. s. a. une teinture étbérée de cantharides. Distillez cette teinture, vous obtiendrez une huile épaisse très-vésicante. Prenez alors de cette
Huile de cantharides . 125 grammes.
Ajoutez :
Cire jaune. . . . 250 id.
Faites fondre à une douce chaleur, étendez sur une toile cirée.
On applique ce taffetas immédiatement sur la peau. Vinaigre cantharidé anglais.
Cantharides . 50 grammes.
Euphorbe . 10 id.
Faites digérer huit jours dans :
Acide acétique . 150 grammes.
Passez avec expression, filtrez. Taillez un morceau d’amadou imbibé de ce vinaigre, appliquez sur la peau : la vésication est rapide.
Extrait acétique de cantharides.
Cantharides . 40 grammes.
Acide pyroligneux . 10 id.
Alcool à 85' . 100 id.
Faites digérer au bain-marie à une température de 40 à 50“, passez avec expression; distillez, évaporez à une douce chaleur. On obtient uii produit d’une consistance butyreuse, que l’on met sur une feuille de papier Joseph maintenue avec une plaque de sparadrap pendant dix heures
Vésicatoire Bretonneau.
passe un peu. Appliquez immédiatement en faisant adhérer les bords libres du diachylon.
Mouches de Milan.
Poix-résine . 1
Snirr::;;:;:;: 250 grammes.
Poudre de cantharides. . . J
Térébenthine . 50 id.
Essence de lavande. .
Essence de thym . . .
■ àâ 5
F. s. a. On étend sur du taffetas et l’on applique sur la peau en ayant soin de ne pas laisser tomber l’emplâtre.
Vésicatoire parpétuel de Janin.
Cire.' . 30 id.
Faites liquéfier et ajoutez :
Cantharides en poudre fine ... 35 grammes.
Euphorbe pulvérisé . 15 id.
Collodion cantharidé.
On épuise parla méthode de déplacement 500 gr. de cantharides pulvérisées, avec 500 grammes d’éther sulfurique et 100 grammes d’éther acétique. De cette manière on obtient une solution saturée de cantharides, ainsi qu’une matière grasse animale de couleur verdâtre. Enfin dans 40 grammes de liquide on dissout 1 gramme de coton-poudre. (Hisch.)
Vésication extemporanée. {k.D.'^anâm.)
On prend un petit objet formant cupule et pouvant être saisi par dehors (un dé à coudre, un verre à liqueur, une coupe, etc., selon la dimension du vésicatoire qu’on veut faire), et l’on a de l’ammoniaque à 25°. On remplit d’ammoniaque la cupule, on ferme l’ouverture en y posant une carte, on renverse l’appareil, on le dépose sur le lieu de l’ampoule à produire, puis on soustrait la carte en continuant d’appliquer la cupule ; l’épiderme entouré par ses bords se soulève au bout de cinq minutes. (Il faut dix minutés si Ton emploie de l’ammoniaque à 22“.)
Dans les cas très-urgents, et sur une région du corps suffisamment résistante, suffisamment exempte de douleur, c’est, de tous les procédés de vésication à bref délai, le plus facile à improviser et le plus précis dans ses résultats. Si Ton agit dans le voisinage des yeux, ou préservera ces organes. (Bouchardat.)
Pommade épispastiqüe anglaise.
(Onguent de cantharides.)
Faites bouillir jusqu’à réduction de moitié, filtrez et ajoutez au liquide :
Poudre de cantharides . 100 grammes.
Huile d’olives . q. s.
Pour, obtenir mie pâte molle que vous conservez dans un pot, et que vous appliquerez sm* du sparadrap avec une spatule, au moyen d’une feuille de papier dans laquelle on a fait une ouverture de la grandeur et de la forme qu’on veut donner au vésicatoire; enlevez la feuille de papier; recouvTez le mélange cantharidé de papier brouillard qui le dé-
Faites évaporer l’humidité. (Pharm. Lond.)
Pommade épispastiqüe au garou, (Pommade exutoire, onguent de garou ou de sainbois.)
Écorce sèche de garou . 123 grammes.
Axonge . 450 id.
Cire blanche . 45 id.
Incisez le garou, humectez-le avec de Talcool et
1538 VESI
contusez-le. Mettez*le digérer alors douze heures au bain-marie avec l’axonge; passez avec expression^ laissez refroidir, séparez le dépôt, laissez liquéfier la pommade avec la cire et agitez jusqu'à refroidissement. [Codex.)
Pour le pansement des vésicatoires,
Pommade épispastique jaune.
Cantharides cpneassées . 200 grammes.
Axonge . 1680 id.
Faites digérer au bain-marie, pendant quatre heures, en agitant de temps en temps, passez avec expression ; remettez la pommade sur le feu avec :
Curcumaen poudre, ...... 8 grammes.
. Faites digérer, filtrez et ajoutez :
Cire jaune . 250 grammes.
Faitez fondre, et lorsque la pommade sera presque froide, aroinatisez-la avec de l’ essence de citron.
Pommade épispastique verte de Grandjean.
Onguent popnléum . 875 grammes.
Cire Itlanche . . 125 id.
Faites fondre, laissez refroidir un peu et ajoutez : Cantharides en poudre fine. . , 30 grammes.
Pour le pansement des vésicatoires. Elle est plus active que les précédentes et elle ne convient que lorsque ces dernières ne suffisent pas, [Codex.)
Pommade de Gondret.
(Graisse ammoniacale, caustique ammoniacal, vésicatoire ammoniacal, liparolé d’ammoniaque.)
ixonge’. '. *. ; : : : : ; : ; }
Faites liquéfier dans un flacon à large ouverture.
Ajoutez :
Ammoniaque liquide . 60 grammes.
Bouchez le flacon, et agitez vivement dans l’eau froide jusqu’à refroidissement. [Codex.)
La véritable formule de Gondret est la suivante :
Axongé . 32 grammes.
Huile d’amandes . 2 id.
On fait liquéfier à moitié et l’on ajoute :
Ammoniaque liquide à 25°. . . 17 grammes.
On agite jusqu’à refroidissement. Il faut éviter d’ajouter l’ammoniaque à la graisse trop chaude.
Employée en couches de 2 à 5 millimètres d’épaisseur pour cautériser la peau , principalement dans certaines affections cérébrales. On doit la recou- V rir d’une compresse épaisse , ' qui en concentre l’action; car, en frictions à l’air libre, la pommade n’est que rubéfiante. Avec cette précaution elle produit la vésication en dix à quinze minutes et forme eschare en une demi-heure environ, plus ou moins, selon l’idiosyncrasie.
On s’en sert quelquefois pour l’application de la méthode endennique.
Cette pommade n’agissant que par l’ammoniaque, et celle-ci se communiquant à la graisse de manière à formcr savon, il s’ensuit qu’elle ne doit être préparée qu’au moment du besoin. (Oorvnult.)
VESI
Tésicatoli‘Cf4 (Accidents des). Les accidents des vésicatoires volants, sont les accidents des plaies et brûlures superficielles, un érysipèle, une angioleucite et une cutite. Quelquefois des engorgements ganglionnaires rarement une cystite cantharidienne.
La cutite nécessite un traitement spécial, ou doit appliquer sur la plaie des compresses imbibées d’eau de sureau et par-dessus des cataplasmes.
Les adénites seront traitées par les cataplasmes. V. Adénite, Angioleucite, Érysipèle, Cutite.
Les accidents des vésicatoires extemporanés sont les mêmes que ceux des vésicatoires volants. Lorsqu’on se sert du marteau de Mayor et qu’il est trop longtemps appliqué, il y a une brûlure au troisième degré qui nécessite le pansement des brûlures.
Les plaies des vésicatoires se recouvrent quelquefois de diphthérite, on panse alors avec le chlorate de potasse en solution et mieux avec la solution de coaltar saponiné au quarantième sur des compresses incessamment renouvelées et couvertes d’une plaque de taffetas gommé (Bouchut)(V..DiPHTnÉRiTE, Plaies). 11 n’est pas très-rare de voir des furoncles successifs apparaître sur le lieu où a été placé un vésicatoire. V. Furonxle.
Les accidents des vésicatoires permanents sont: les engorgements chroniques des ganglions, les douleurs, l’exubérance des bougeons charnus.
Plus tard, les cicatrices vicieuses, et parfois les cancroïdes des cicatrices.
Les engorgements chroniques des ganglions seront traités par les cataplasmes.
Pour calmer les douleurs, on fera des lotions sur la plaie avec un mélange d’eau de guimauve, 30 grammes, teinture d’opium, dix à trente gouttes.
On combattera Vexuùérance des bourgeons charnus en comprimant avec une plaque de plomb la surface de la plaie.
Lorsqu’un vésicatoire est le siège d’une cicatrice vicieuse constituée par des brides et des enfoncements, on appliquera un vésicatoire sur la cicatrice vicieuse, on la fera suppurer en la pansant avec la pommade épispastique. Puis on pansera avec l’onguent de la mère, les bourgeons exubérants seront desséchés avec la poudre d’alun, ou réprimés par la compression avec une plaque de plomb. On traitera ensuite comme les plaies ordinaires.
Lorsqu’une plaie de vésicatoire se transforme en végétations fihro-plastiques qui sont généralement longtemps locales et se reproduisent avec facilité, on détruiraprofondément les bourgeons avec le fer rouge. L’amputation ne doit être faite qu’en dernier ressort et lorsque les os sont à nus et fongueux.
vÉsicuiiE. Petit soulèvement de l’épiderme par de la sérosité limpide, opaline ou purulente.
C’est la lésion élémentaire d’un certain nombre de maladies de la peau. L’eczéma, la miliaire scarlatineuse ou typhoïde, la suette sporadique ou épidémique, etc. , sont anatomiquement caractérisés par de petites vésicules entièrement situées à la surface de la peau. V. Eczéma, SCARLAriNÉ, Mh-uihé, Fièvre typhoïde, SüDAMiNA, Suette, etc.
Contre les petites vésicules de la peau, l’application de poudre d’amidon et les lotions
VESS
astringentes sont ce qu’il y a de mieux à prescrire.
VESSiiE (Maladies de la). On trouve dans la vessie des inflammations, des cancers, des varices, des hypertrophies, des paralysies, des gangrènes, des calculs, des plaies, des polypes;, etc. V. Calculs vésicaux. Cystite, Hernie, Cystocèle.
Yessie (Cangei^ DE la). Les cancers et les fongus de la vessie sont des lésions du même ordre, seulement, les premiers ont une marche plus rapide et se généralisent plus souvent que les seconds. Les fongus de la vessie sont des végétations de la muqueuse se rapprochant des cancers fibro-plàstiques. En général, le fongus de la vessie, avant d’infecter l’économie, tue par la répétition des hémorrhagies ou par des inflammations intercurrentes, tandis que le cancer tue par infection et cachexie.
Cancer proprement dit de la vessie. — Le cancer de la vessie est primitif ou secondaire, suivant qu’il est né dans cet organe ou qu’il résulte de l’extension d’un cancer des organes voisins. Il est constitué par les éléments du cancer encéphaloïde, squirrheux ou fibro-plastique. C’est spr le bas-fond de Ja vessie que le cancer a été le plus souvent observé.
Le cancer primitif de la vessie ne s’annonce d’abord par aucun symptôme, il y a seulement quelques douleurs à l’hypogastre et ([uelques difficultés pour uriner ; niais il est rare qu’il y ait rétention d’urine avant la période d’ulcération de la tumeur.
Lorsque le cancer est ulcéré, il y a des hémorrhagies, le sang coule avec abondance, des caillots se forment dans la vessie, et peuvent momentanément boucher l’urèthre. L’urine prend une odeur infecte, cadavéreuse (Brodie), les malades maigrissent, ont de la diarrhée, puis si la mort n’arrive pas subitement ou après un court coma tenant à une urémie aiguë, le cancer se propage aux parties voisines, cause des fistules, des infiltrations d’urine et assez souvent des péritonites.
Le cancer secondaire de la vessie se révèle par les symptômes de la période d’ulcération des cancers primitifs avec cette différence que l’ordre des symptômes est changé. Ainsi la rétention d’urine est un des premiers phénomènes ; elle indique par exemple, qu’un cancer du rectum gagne la vessie.
C’est seulement quand il y a des hématuries, quant furine a pris une odeur cadavéreuse, que l’on peut affirmer qu’il y a un cancer de la vessie. Auparavant, le cathétérisme ne peut indiquer qu’une seule chose, l’existence d’une tumeur dans la vessie. Si à ce moment les malades sont amaigris, s’il y a des antécédents cancéreux dans leur famiUe, on est cependant en droit de soupçonner un cancer.
VESS 1539
Thérapeutique, — On pi’escrira d’abord le traitement général palliatif du cancer.— On sondera les malades, s’il y a rétention d’urine, avec une sonde molle, ou avec une grosse sonde d’argent pour mprceler un caillot qui, remplissant la vessie, causerait la rétention d’urine (Gubler) (V. Hématürie). On fera des injections d’eau glacée pour prévenir le retour des hémorrhagies,— les compresses d’eau glacée sur l’hypogastre, sur la verge, seront employées dans le même but. V. Cancer.
Fongus de la vessie (Chopart). — Les fongus de !§[ vfissie sont des tumeurs molles pédiculées PP non, pouvant siéger sur fpus les points fjp ja yessie,’ et le plus souvent spr- je col. Iis s’ulcèrenj et saignent abondammenj; quelques-uns prennent un accrpissemepl fpcessant et finissent par oblitérer le cpI, Il y g fongus qui sortent' par rurpthre, où ils sp présentent avec les caraptères d’un polype.
On reconqaît les fpngps à un corps mou d’une consistaRpe variai flùe l’on sent dans la vessie avec la spntîe \ pn précise je volume de la tumeur avec la piRce à frPia jtranches dans laquelle le fongps peut être effibrassé. Lorsqu’il y a plusieurs fongus, le diagnqstic est très-difficile à faire.
Les fongus de la vessie coïncidant avec un calcul sont d’un fâcheux pronostic (Ghopart). V. Polypes de la vessie.
Thérapeutique. — On peut essayer d’extirper les fongus comme les polypes de la vessie. V. ce moï.
Mais cette opération a ses dangers, et ne guérit pas le fongus, mieux vaut avoir recours au traitement palliatif : les injections tièdes avec 1/500 de nitrate d’argent, ou simplement les injections d’eau tiède.
S’il y a rétention d’urine, on placera une sonde de gomme à demeure;
Si un très-gros fongus oblitérait le col, on pourrait le traverser avec une sonde métallique. Faire une ponction avec une sonde à dard à travers le fongus (Chopart) est un moyen du même genre mais il expose à perforer la vessie, tandis qu’une sonde mousse, sonde de gomme munie d’un mandrin, ne peut traverser que le fongus.
Vessie (Exstrophie DE LA). L’exstrophie de la vessie est un arrêt de développement de la paroi abdominale et de ja vessie par suite duquel la vessie ouverte eq avant forme une tumeur dont la moqueuse vé|icaje herniée constitue la parlie saillante (Devilleneuve).
Une tunieur rouge, fpugueuse, existant depuis la naissance, -saignant facilement, située au-dessus du pubis , présentant à sa partie supérieure deux mamelons par un point desquels on voit sourdre l’ urine goutte à goutte, est une exstrophie de la vessie.
L’exstrophie de la vessie est toujours accomaccompagnée d’épispadias, d’arrêt de développement de la verge ou du vagin ; le pubis peut manquer quelquefois ; le gros intestin s’ouvre parfois dans la vessie exstrophiée et l’anus manque (Broca, Puech). Chez la femme, les
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organes génitaux peuvent manquer complètement (Lemery).
Thérapeutique. — L’exstrophie de la "vessie compliquée d’arrêt de développement du rectum est au-dessus des ressources de l’art; l’exstropliie simple a été l’objet d’opérations qui n’ont pas encore été suivies de succès. Gerdy a repoussé la muqueuse vésicale dans l’abdomen, à l’aide de la compression, puis a avivé
Fig. 607. — Exstrophie de la -vessie. A A', B B' ,^C C’ . Incisions au pourtour de la tumeur. Une incision elliptique circonserit un lambeau à double pont.
les bords dè la cavité ainsi formée et a réuni ensuite par suture; le malade a succombé. J. Roux et A. Richard ont tenté l’autoplastie. Un lambeau dans le premier cas avait été pris sur lé scrotum dilaté par deux hydrocèles. Dans le second cas, l’opération
Fig. 608. — A. Plaie résultant d’un lambeau abdominal renversé et couvrant la vessie par sa face externe.-^ C. Lambeau serotal appliqué sur la face saignante B du lambeau alidominal rabattu. — D. Plaie du scrotum.
avait été semblable à l’opération de l’épispadias (V. ce mot), le dernier malade a succombé à une péritonite. Chez le premier l’opération n’a pas réussi.
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Tessîc (Gangrène de la). La gangrène de la vessie est toujours^ un épiphénomène, la conséquence d’une cystite, d’une rétention d’urine, d’une compression de la vessie pendant l’accouchement, de l’irritation produite par les corps étrangers dans la vessie, et enfin de plaies par instruments contondants.
La gangrène de la vessie ne peut se reconnaître que par les signos des lésions dont elle est le résultat. Seulement lorsqu’à la suite de ces symptômes le malade est pris tout à coup de hoquets et de lipotliymie, de sueurs froides, de refroidissement du corps, et lorsque l’on sait que la vessie est dans une des conditions énumérées qui favorisent la gangrène, on peut supposer que la vessie est atteinte de sphacèle.
*** L’épanchement d’urine dans le péritoine après rupture de la vessie s’annonce par les mêmes symptômes que la gangrène de cet organe, mais cette dernière complication s’accompagne de ballonnement et de sensibilité extrême du ventre.
L’épanchement d’urine qui se fait après la gangrène de la vessie, dans le petit bassin, s’accompagne de tuméfaction du périnée, et des signes de l’infiltration urincusc, il donne lieu à des fistules urinaires vésicales.
L’épanchement d’urine dans le péritoine est toujours mortel.
Thérapeutique. — Lu seul trailemeiil rationnel de. la gangrène de la vessie est celui de l’infiltration urineuse et de la péritonite.
On peut toujours placer une sonde à demeure dans la vessie.
Vessie (Hypertrophie de la). L’hypertrophie de la vessie porte sur les tuniques musculeuse et muqueuse principalement; elle a pour origine d’ordinaire une inllarnination chronique de la ve.ssie, et de fréquentes rétentions d’urinp.
De larges Inides charnues, des poches pleines de mucus ou de pus, renfermant quelquefois des calculs, sont le résultat de l’hypertrophie de la vessie ; dans le premier cas, il y a ce que l’on appelle une vessie à colonnes, dans le second cas une vessie à loges.
Les vessies à loges sont quelquefois dues à des hernies luniquaires de la vessie ou à des ruptures de la tunique musculeuse, pendant une rétention d’urine (Desault), et l’hypertrophie alors n’est que consécutive.
Il y a des épaississements partiels de toutes les tuniques de la vessie ou de la tunique muqueuse seule, la cloison recto-vésicale est souvent le siège de cette lésion (Andral).
Les vessies à colonnes sont ordinairement rétractées, ce qui oblige les malades à uriner souvent; lorsqu’on introduit une sonde, on sent en promenant son hcc dans la cavité vésicale
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des brides charnues contre lesquelles heurte le bec de l’instrument.
Les vessies à loges sont très-difficiles à reconnaître; cependant lorsque le malade a uriné et lorsqu’en pressant sur l’hypogastre encore tendu on fait naître un besoin d’uriner et lorsque le* malade urine, on peut soupçonner qu’il y a des poches secondaires de la vessie.
Les parois vésicales hypertrophiées sont presque toujours atteintes d’inflammation chronique, elles sont quelquefois atteintes d’inertie (V. Paralysie de la vessie). La rétention d’urine dans une Vessie hypertrophiée rétractée (Civiale) présente cette particularité qu’il n’y a pas de tumeur à l’hypogastre (V. RétentiDN d’urine) ; la présence de calculs dans ces vessies rend toujours singulièrement difficile la thérapeutique. V. Calcul vésical.
Thérapeutique. — » Il n’y a pas de traitement capable de guérir les vessies à colonnes et les vessies à cellules ou à loges. On traitera les inflammations chroniques de la vessie. On recommandera aux malades de ne point commettre d’excès et ne point retenir trop longtemps leur urine.
Vessie (Névralgie de la). V. Névralgie DE LA vessie.
Vessie (PARALYSIE DE LA). I. Paralysie du col de la vessie. — La paralysie du col de la vessie est un symptôme de lésion des nerfs du plexus sacré ou de la moelle (V. Moelle épinière (Maladies de la). Myélite.
La paralysie dite essentielle du col de la vessie peut être le résultat d’une hypertrophie prostatique et en particulier de celle qui porte sur le lobe moyen (Mercier). Mais il y a des observations où la paralysie du col de la vessie ne paraît se rattacher à aucune de ces lésions.
La paralysie du col de la vessie se traduit par le symptôme incontinence d’urine (V. ce mot).
Thérapeutique — Contre la paralysie qui est liée à .une hypertrophie prostatique, on instituera le traitement approprié. V. Prostate (Hypertrophie be la).
L’électricité appliquée à l’aide d’un appareil d’induction, une sonde métallique étant introduite dans le col, ùn stylet métallique étant introduit dans le rectum, sera employée dans les cas de paralysie du col dont la cause ne se rattache ni à une lésion des troncs nerveux ni à une lésion de la molle.
Les paralysies spinales qui causent la perte des fonctions de la vessie seront traitées par les moyens appropriés. V. Paraplégie.
II. Paralysie du corps de la vessie symptomatique d'une maladie du cerveau ou de la moelle. — La paralysie dont la cause est dans la moelle épinière, ou les nerfs rachidiens et le grand sympathique, est, beaucoup plus que la paralysie d’origine cérébrale, capable de déterminer l’inertie du corps de la vessie. Lorsque cette paralysie a lieu , les malades ont toujours leur vessie distendue remontant au-dessus du
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pubis, et ils urinent par regorgement. Quelques malades ont de la sorte une incontinence d’urine. Lorsque la sensibilité de la muqueuse vésicale est paralysée, le besoin d’uriner a disparu.
Thérapeutique. — Le traitement de cette maladie consiste à traiter la lésion des centres ou des cordons nerveux qui président à l’innervation de la vessie. Contre le fait de la stagnation de l’urine dans la vessie, on appliquera le traitement approprié à l’inertie de la vessie.
III. Paralysie musculaire du corps de la vessie. Inertie de la msfe. —L’inertie de la vessie est le résultat d’une paralysie musculaire du corps de la vessie, ou quelquefois d’un trouble de l’innervation. On ne peut reconnaître ces deux états et les distinguer l’un de l’autre que par l’efficacité du traitement, car il n’y a que les paralysies musculaires qui soient susceptibles de guérison.
Les hypertrophies de la vessie avec ampliation c’est-à-dire, la dilatation de la vessie, les vessies à colonnes, les vessies à loges, offrent souvent des exemples de paralysies vésicales. Mais il faut savoir que la stagnation de l’urine cause aussi ces états. Néanmoins la paralysie de la vessie peut être quelquefois primitive (Mercier, Gruveilhier).
Il y a des paralysies musculaires aiguës, qui sont dues à la rétention d’urine, quel que soit l’obstacle qui s’oppose à la sortie de l’urine ; la paralysie existe alors ou bien immédiatement après une rétention, ou bien elle apparaît pro'-' gressivement à la suite de rétentions successives.
Le caractère de la paralysie du corps de la vessie est la stagnation d'urine, cet état est révélé par une distension de la vessie que l’on sent par le palper abdominal. Lorsqu’on sonde les malades, l’urine coule en bavant sans produire de jet, et pour vider la vessie on est obligé de presser sur l’hypogastre des malades. Lorsque les malades ont un rétrécissement, ils urinent goutte à goutte; lorsque l’urèthre est libre, les malades urinent quelquefois par jet, mais peu à la fois, et le jet coule sans force. Lorsque le col de la vessie est paralysé en même temps que le corps, il y a incontinence d’urine, et il y a ce qu’on appelle l’urination par regorgement.
Thérapeutique. — Lorsqu’un malade se présente avec les caractères de la stagnation de l’urine, si l’urèthre est libre, on sondera le malade debout, après qu’il aura uriné; pour cela, on se servira d’une sonde de gomme n° 16 ou 14 de la filière Charrière,on ne videra pas la vessie d’un seul coup. Puis, pendant les jours suivants, on passera la sonde quatre à cinq fois dans les vingt-quatre heures. Lorque la vessie sera revenue sur eUe-mème, les malades ne se sonderont plus que deux fois par jour. Si le malade a un rétrécissement de Lurèthre ou une hypertrophie prostatique, il vaut mieux laisser une sonde à demeure
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plutôt que de sonder plusieurs fois par jour les malades. Mais on fixera la sonde de façon que son bec seul soit engagé dans la vessie, et les malades fe ront pénétrer la sonde dans la cavité vésicaje pour uriner. (V. Cathétérisme permanent.) Lorsque les malades urinent autour de leur sonde, il est indiqué de retirer la sonde à demeure. G’es.t surtput dans la paralysie de la vessie que la sonde de caoutchouc est bonne pour être laissée à demeure.
Quand la vessie est revenue sur elle-même, en vertu de son élasticité, on aura recours aux traitements curatifs appropriés, soit pour les rétrécissements de l’urèthre, soit pour la paralysie de la vessie, si malgré je traitement simple de la stagnation d’urine la paralysie de la vessie n’a pas été amendée.
Pour guérir la paralysie de la vessie qui a résisté au cathétérisnie méthodique destiné à évacuer l’urine, on appliquera les injections d’eau froide dans la vessie, les lavements froids et les bains froids, les affusions froides sur les reins et l’hydrothérapiè.
Les injections pratiquées dans la vessie se font é l’aide d’une sonde métallique ou 4’une sonde de goinme. On injecte lentement et l’on s’arrête lorsque les naalades qccuseut le besoin d’uriner. V. Cystite