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CHRONIQUE

Les injections sont répétées tous les jours. Les irrigations continues avec l’eau froide et à l’aide d’une sonde métallique à double courant ont été suivies de succès dans quelques cas (Civiale, Phillips). Pour faire ces irrigations, on plape un syphon dans un sceau élevé amdessus du lit, le syphon communique avec un tube adapté à la sonde ; un autre tube part de la sonde et vierit dans un vase plapé sur le sol. La sonde est fixée par les moy§ns ordinaires. V. Ca-

J&ÉTÉRISME PERMANENT.

Les irrigations ne sont pas toujours bien supportées; si le malade accusait de la douleur, il faudrait les suspendre. Quelquefois on pourra faire tolérer l’irrigation continue chez des malades trèssensibles, soit en employant une sonde de gomme, soit en appliquant sur la région hypogastrique un emplâtre avec 1 à 2 grammes d’extrait de belladonne ou en administrant un lavement avec huit à quinze gouttes de laudanum.

Les pommades rubéfiantes multiples telles que la pommade d’Authenrieth. Les frictions avec l’huile de croton tiglium pourront être employées.

L’électricité (Michon) a donné un succès ; une spnde métallique introduite dans la vessie et upc sonde placée dans le rectum ont servi à faire passer un courant d’induction dans la vessie.

Tessie (PLAIES DE LA). Les plaies de la vessie sont produites par des instruments piquants, tranchants ou contondants. Il y a des plaies sous-cutaiiées produites par des esquilles à la suite de fractures. Il y a enfin des plaies produites par des corps piquants ou contondants introduits dans la vessie (Caudemont, Civiale)’; les sondes (A. Bérard) , les instruments lithoiriteurs maniés sans prudence dans la vessie, ou appliqués pour des cas difficiles, peuvent blesser cet organe.

Les plaies avec solution de continuité de la peau sont en principe moins graves que les plaies sous-cutanées ou les plaies produites dans

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la vessie de dedans en dehors, parce que dans les premières il est possible que Turine s’écoule facilement au dehors, tandis que dans les secondes l’iirinc s’infiltre fatalement. Il faut distinguer dans les premières plaies, les cas où la plaie est régulière, et ceux où la plaie est sinueuse et ou la vessie a été traversée de part en part (Laugier) ; les premières sont encore les moins graves.

Les plaies du corps de la vessie par un agent extérieur n’ont le plus souvent lieu que quand la vessie est distendue par l’urine , et, dans ces conditions, le péritoine peut n’êlre pas touché.

Les plaies de la vessie par des balles traversent quelquefois la vessie de part en part, mais les balles peuvent fracturer le pubis et alors la plaie de la vessie peut être produite par une esquille. Parfois la balle contusionne les parois de la vessie, cause une eschare qui en tombant laisse la vessie ouverte (Fleury de Clermont).

Lorsqu’il y a une large plaie de l’abdomen avec ouverture de la vessie, il peut arriver qu’il y ait des hémorrhagies extérieures dues à la section de l’artère épigastrique.

Dans la plupart de ces cas de vaste plaie, la vessie est largement ouverte et l’urine s’épanche, tantôt dans le tissu cellulaire, tantôt dans le péritoine.

L’issue de l’urine au dehors , les signes d’une péritonite suraiguë, indiquent ces états ; dans la plupart des cas il y a hémorrhagie pins ou moins considérable emjilissant quelquefois la vessie, et les malades rendent de l’urine chargée de sang. Une plaie sinueuse intéressant le corps de la ve.ssie n’est révélée que par ces symptômes; une plaie située au niveau du col de la vessie cause quelquefois la rétention d’urine par suite du gontlement de la plaie. Aussi, lorsqu’il y a deux plaies de la vessie, c’est la plus éloignée du col de la vessie qui devient fistuleuse.

En général , lorsqu’il y a une plaie de la vessie les malades ont des défaillances et des douleurs abdominales et urétlirales, il y a quelquefois du ténesme anal et vésical, les malades ont des envies d’aller à la garderobe, plus tard il y a des signes d’infection urineuse ou de péritonite.

Les accidents primitifs des plaies de la vessie sont l’infiltration d’urine ou la péritonite suraiguë. Les accidents consécutifs sont les fistules urinaires et les calculs urinaires autour d’un fragment de corps étranger resté dans la vessie. On a vu une hernie consécutive de la vessie après une plaie de cet organe (Ruysli, S. Gooper, i.arrey).

Les plaies de la vessie peuvent être compliquées de corps étrangers, tels qu'une esquille (Bourienne,), une balh^, mais même dans

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ces conditions, la plaie peut guérir, le corps étranger finit par se présenter à l’ouverture extérieure d’où il peut être extrait. D’autres fois, le corps étranger passe dans le rectum ou le vagin après avoir ulcéré les parois de la vessie. Il y a des corps étrangers peu volumineux qui sont sortis par l’urèthre. Les plaies des viscères voisins de la vessie^, les fractures du bassin, sont des complications qui entraînent des fistules consécutives souvent irrémédiables.

On reconnaît les plaies de la vessie à l’écoulement de l’urine par la plaie, et à l’hémorrhagie par l’urèthre ; les plaies sinueuses mêmes sont reconnues à ces signes, mais il est inutile de sonder la plaie à moins que l’on ne soupçonne un corps étranger : dans le cas où l’on voudrait sonder la plaie, on se servira d’une sonde de femme.

Thérapeutique. — Des compresses d/eau froide seront placées sur la blessure. Une ou 'plusieurs saignées seront faites. Les malades boiront peu et se rafraîchiront en suçant quelques morceaux de glace et ils observeront la diète absolue et ne boiront pas de vin. On placera les malades de façon que l’urine coule facilement par la plaie.

Ce traitement est plus rationnel que les ventouses sur la plaie et des bains prolongés.

Une sonde flexible sera placée à demeure dans la vessie (Dupuytreu, Larrey, S. Gooper). Cette pratique est surtout recommandable pour les plaies qui siègent au col de la vessie, et sônt accompagnées de déchirure de l’urèthre; on laisse la sonde deux jours en place et on la change dès qu’elle s’incruste.

Dans les plaies par instruments tranchants la sonde doit rester à demeure jusqu’à la complète cicatrisation de la plaie.

La suture d’une plaie de la vessie (Pinel Grandchamp), la cautérisation de la plaie (Amussat, Villardebo), sont contre-indiquées* depuis ce que l’on sait des sutures faites pour les hernies de la vessie opérées. V. Gystocèle.

Lorsqu’il y a une hémorrhagie, on placera des compresses d’eau glacée sur la région hypogastrique, on fera des injections d’eau glacée par la plaie et par l’urèthre. S’il y a des caillots dans la vessie on ne les enlèvera pas immédiatement, si un peu plus tard ils ne peuvent être évacués, on les morcellera avec une sonde, on les attirera par la plaie. S’il y a rétention d’urine, on est autorisé à débrider ou à faire la taille périnéale. (A. Gooper.)

Lorsqu’il y a un corps étranger ou des esquilles dans la vessie, on les extraira par la plaie en débridant s’il est nécessaire (S. Gooper, Larrey). S’il y avait une plaie produite par un fragment osseux, on extrairait celui-ci par la taille périnéale (Larrey), ou la taille sus-pubienne (Baudens), la première opération est la meilleure mais s’il y avait une plaie faisant communiquer le rectum avec la vessie, c’est par cette solution de continuité qu’on pourra aller à la recherche des corps étrangers. (Demarquay.)

L’inflltration urineuse sera traitée pai* les grandes incisions. (V. Ixfilteatiox CRCTErsE.) L’épanchement d’urine dans l’abdomen et la péritonite suraiguë, presque toujours mortels, résistent aux traitements

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qu’on leur oppose, mais le débridement de la plaie a été fait, même dans ce cas (S. Gooper). ,

Lorsque la vessie paraît avoir été touchée par une balle, bien qu’il n’y ait pas de signes évidents, on placera pendant vingt-quatre heures seulement une sonde à demeure, puis les jours suivants on sondera toutes les fois que le malade aura envie d’uriner. Lorsque l’eschare en tombant laissera écouler de l’urine, pn placera de nouveau la sonde à demeure jusqu’à cicatrisation de la plaie.

Si un corps étrangev reste dans la vessie et ne peut être extrait par Furèthre, on fera l’opération de la taille (Souberbielle), par la méthode périnéale. Une balle, un biscaïen, peuvent être extraits de la sorte, une esquille osseuse sera extraite de préférence par la lithotritie. V. Galcüls vésicaux.

Vessie (POLYPES DE LA), Chopart {Tumeurs lymphatiques concrètes , Deschamps). On désigne sous io nom de polype de la vessie une végétation vésiculeuse, molle, pulpeuse, sur laquelle rampent de petits vaisseaux, pédiculée ou' non et se continuant avec la muqueuse aux dépens de laquelle elle est formée (Hélie).

Ces végétations se développent autour d’un point ulcéré, et semblent être des bourgeons charnus infiltrés. Il n’est pas rare de voir leur surface incrustée de matière calcaire. Les polypes ramifiés (Saillie) , les épanchements de sang coagulé soulevant la muqueuse (Mercier), ne sont pas des polypes. V. Vessie (Cancers

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