VIAN
l’autre, si ce n’est par voie d’exclusion. Cependant, en cas d’incertitudes, des varices existant sur plusieurs points du corps devraient faire songer à des varices de la vessie.
Thérapeutique. — Les malades chez lesquels on soupçonnera des varices du col de la vessie éviteront toutes les causes capables de congestionner la vessie. Les excès, les fatigues ou -les autres causes d’irritations, seront éloignées du malade. Les affusions froides sur le périnée et l’hypogastré peuvent être d’un bon usage.
Desault a conseillé l’usage d’une sonde à demeure pour exercer une compression sur les varices du col de la vessie.
VÈTIVEK. Plante des Indes appartenant à la famille des graminées, dont la racine trèsodorante et fort excitante est plus employée en parfumerie qu’en médecine.
Nom de la partie charnue des muscles, qui est extrêmement nutritive et indispensable à l’alimentation. .
En thérapeutique, la viande de bœuf est employée en décoction pour faire du bouillon ou en infusion pour faire du thé de bœuf.
Le bouillon se fait en mettant la viande dans l’eau froide que l’on fait chauffer de façon à l’amener lentement à l’ébullition, et elle doit rester six heures dans l’eau. Si l’on mettait la viande dans l’eau bouillante qui coagulerait aussitôt l’albumine, on aurait de moins bon bouillon, mais en revanche un plat bien meilleur de bouilli :
Viande de bœuf désossée. . . . 1430 grammes.
Os . 430 id.
Sel marin . 40 id.
Eau. . . . . 5 litres.
Mettre dans un vase de terre vernissée, chauffer graduellement jusqu’à l’ébullition et ajouter 330 grammes de carottes, de navets, d’oignon brûlé, etc. On maintient l’ébullition douce pendant cinq heures et demie, ce qui donne U litres de bouillon, 850 grammes de bouilli et de bons légumes.
Le bouillon Liebig ou thé de Liebig se fait en une heure. Après avoir haché 1 kilogramme de viande dégraissée, on la chauffe lentement jusqu’à ébullition pendant une heure dans 1 kilogramme d’eau, et, après quelques minutes d’ébullition, on a un bon bouillon.
Purée de viande. — Le filet de bœuf dégraissé, haché, pilé et tamisé, s’emploie comme agent curatif de la diarrhée chronique des enfants (Weisse), et on le donne, à la dose de 30 à 60 grammes, comme remède exclusif et comme unique aliment. Il s’administre en boulettes roulées dans du sucre ou dans la gelée de groseilles, ou dans la conserve de roses, ce qui constitue la conserve de Damas (Mialhe), ou délayé dans du sirop, dans de l’eau sucrée, dans de l’eau rougie, etc.
Cette viande, desséchée avec soin et couverte de sucre, sert à faire des pastilles qui, sous le nom de musculinë Guichon, peuvent remplacer la viande crue. Chaque pastille contient 3 grammes 50 centigrammes de viande et 100 grammes de cette musculinë représentant 175 grammes de viande fraîche.
La viande de mouton et la chair de poulet s’emploient de la même manière : en grillade, en purée crue, en bouillon ou en infusion. On a aussi vanté la chair de tortue, de grenouille, de limaçon, etc. , mais il n’y a rien de bien substantiel dans ces différentes espèces dé viandes, et, si on les emploie, c’est comme décoction adoucissante mucilagiueuse, dans la convalescence de quelques maladies aiguës et dans quelques cas d’entérite chronique.
■VIBRATOIRE. Frémissement d’une substance ou d’une partie agitée par de fortes oscillations.
Frémissement vibratoire. Le frémissement vibratoire de la région cardiaque indique une maladie organique rétrécissant l’un des orh fices du cœur, et dans une tumeur, quelconque il doit faire songer à l’existence d’un anévrysme simple ou d’un anévrysme artérioso-veineux.
VICE. Ancienne dénomination donnée à toutes les maladies diathésiques. — On disait alors le vice dartreux, syphilitique, cancéreux, scrofuleux ;vasS&, aujourd’hui, il n’est plus question que des diathèses (V. ce mot), et les vices de nutrition ou de conformation constituent les maladies organiques ou les monstruosités. V. ces mots.
VICHV (Allier). Eaux minérales alcalines, gazeuses et, sur d’autres points, alcalines gazeuses et ferrugineuses ayant une température de 14° à 43°. — On les emploie en boisson et en bains contre la gravelle ; les calculs du rein Q et la goutte □; contre les calculs biliaires et les engorgements chroniques du foie Q; contre la chlorose et certaines dyspepsies S ; contre le diabète 1+ -n ; contre les affections chroniques de l’intestin B.
VTC-SER-CÈRE (Cantal). Eau alcaline gazeuse et ferrugineuse froide, employée contre la chlorose, la gastralgie, les maladies du foie, la cachexie des fièvres intermittentes, le catarrhe de la vessie et la gravelle B.
VIE. La vie est un agent susceptible de donner à la matière des propriétés nouvelles différentes de ses propriétés physiques ordinaires.
C’est la vie qui fait l’oi^nisation qu’elle crée, qu’elle accroît, qpi’elle entretient et qu’elle conserve malgré la continudle rénovation de sa substance, et quand on prétend le contraire,
I c’est comme si l’on disait qu’une machine se fait sans mécanicien.
La \ie est la cause avant d’être le résultat de l’organisation.
Dans les êtres vivants, il y a deux choses, V agent qui crée ou qui dirige^ et le mécanisme qui obéit tout en ayant ses résistances particulières en rapport avec la structure des organes.
Chez l’adulte il semble que l’organisation soit la même chose que la vie, puisqu’il suffit de déranger l’une pour troubler l’autre, mais en examinant le germe amorphe des êtres au moment où il commence à se mouvoir vers sa forme spécifique, on voit qu’une force étrangère dirige la matière dans l’organisation qu’elle doit former.
Ceux qui font de la vie un résultat de l’organisation n’ont jamais pensé qu’en dehors de cette organisation toute matière vivante amorphe, et par conséquent sans propriétés de structure , offrait trois attributs particuliers , l’mpmsfôi/iYé, c’est-à-dire la sensibilité, sans nerfe, V autocinésie, c’est-à-dire le mouvement par soi-même, sans fibres contractiles, et la /iromorphose, c’est-à-dire la puissance de prendre et de conserver une forme spécifique.
Si la vie n’est pas le résultat de l’organisation, elle en est la cause et c’est une force distincte et particulière dans chacun des êtres vivants.
Dans toute organisation, il y a un agent bon ou mauvais, qui ii’est pas l’organisation et qui, d’après sa nature syphilitique, scrofuleuse, herpétique, nerveuse, épileptique, vésaniaque, etc. , la forme progressivement en lui donnant les qualités et les défauts de son origine.
Il y a un agent physique de la vie dans l’organisation comme il y a dans tous les mécanismes créés par le génie humain une force pour le mettre en mouvement.
A côté du principe moral de la vie humaine, Vâme d’où relèvent la conscience, la liberté et la responsabilité individuelles, l’homme possède un agent vital, espèce de ferment physiologique, dont la bonne ou la mauvaise nature lui prépare une organisation débile ou vigoureuse.
La perpétuité des races et des espèces, la ressemblance des enfants à leurs parents et l’hérédité de toutes les malformations, diathèses ou maladies qui affligent l’homme, prouvent qu’un agent vital transmissible et par conséquent matériel, peut empoisonner et tarir les sources de la vie en formant une mauvaise organisation.
L’agent de la vie, incorporé et dilué dans la substance des germes de façon à se trouver dans toutes les molécules d’où sortiront les organes de l’être futur, est un ferment physiologique dont le simple contact avec ce germe y produit l’absorption d’oxygène, l’exhalation d’acide carbonique, l’élévation de la température et
la formation dès parties dans lesquelles il doit se retrouver tôt ou tard, pour recommencer la série de ses métamorphoses.
C’est le ferment séminal mélangé à l’ovule, retenant en lui une partie du ferment séminal de sa race, qui met la matière de ce germe en mouvement, qui la métamorphose, et qui crée l’organisation et la vie avec tous les vices de son origine.
Au point de vue chimique, la fermentation est l’analogue de l’imprégnation ou de la fécondation ; car, dans l’un et dans l’autre de ces phénomènes, il y a absorption d’oxygène, exhalation d’acide carbonique, production de chaleur et formation de cellules vivantes.
Tout œuf fécondé, mis en incubation et dans, lequel commence la formation du nouvel êrte, absorbe de l’oxygène, rejette de l’acide carbonique et produit de la chaleur (Dumas).
Si l’on considère avec soin les phéiio- , mènes qui accompagnent la régénération des tissus malades et la reproduction des parties enlevées chez certains animaux, il devient évident que l’organisation obéit à la direction d’uii principe particulier divisible, et que la vie physique dépend d’une cause physique inonientanément enfermée dans l’orgainsation.
Consener la forme des êtres, à travers leurs générations successives et pendant leur vie, malgré la rénovation continuelle des éléments qui en composent la substance, tel est le rôle de Vagent vital qui, étant uni à la matière amorphe d’un ovule, met cette matière en mouvement pour créer un être temporaire dont la vie cesse avec son action.
Il n’est pas possible d’exercer convenablement la médecine, si l’on ignore quelle est la nature de l’homme.
%* Celui qui fait dépendre la maladie de l’organisation ne s’occupe exclusivement que des organes malades, et biche ainsi la proie pour l’ombre, tandis que le médecin qui, tenant un compte nécessaire de la force créatrice de ces organes , voudra s’en occuper en même temps qu’il examinera les désordres de l’organisation, sera infiniment plus utile à ses semblables, dont il connaîtra plus complètement la nature.
La thérapeutique doit étudier avec soin les sources de la vie, c’est-à-dire l’agent vital ‘chez tout individu dont l’organisation est malade, car il peut agir sur ce principe, hâter ou ralentir son action, et pour l’avenir chercher dans les alliances conjugales à réunir des êtres pouvant faire souche d’une meilleure race.
Atteinte de jilusieurs manières, la vie doit être protégée dans son principe, lorsque le ferment vital est vicié dans la nature, et défendue dans son mécanisme lorsque des causes physi- (jues ou chinjitiues en ont modilié les parties constituantes.
Le principe de la vie ou fet’iiieiil vital altéré dans la nature par le croisement des êtres peut être primitivement amélioré par un mariage convenable, et une fois l’être formé, on peut dès la naissance agir sur le ferment vital de manière à atténuer sou mélange avec les principes de la syphilis, du lymphatisme, de la scrofule, de la tuberculose , de l’arthritisme ou de la goutte, de l’herpétisme, du nervosisme, etc.
Dans sa lutte avec les causes morbides, le ferment vital n’iutervient souvent pas plus que dans l’état ordinaire et n’a d’autre rôle que celui d’entretenir la vie (ce que l’on voit dans les maladies localisées), mais dans les fièvres graves, dans les maladies localisées, qui deviennent générales et empoisonnent les humeurs, enfin, dans les nosohémies graves, le ferment vital s’altère promptement, et si l’on n’y peut remédier, cette atteinte grave devient la cause d’une atonie des organes qui entraîne de toute part, et surtout vers le poumon, des complications souvent mortelles.
Il a encore beaucoup k apprendre, le médecin qui ne sait pas que la base de toute bonne médecine consiste d’abord à soutenir le principe de la vie par un régime analeptique tonique ou excitant, selon les individus.
En thérapeutique, celui qui ne respecte pas les forces de son malade, c’est-à-dire la tonicité de ses organes, la résistance à l’hyposthénie et l’énergie de son agent vital, n’est pas digne d’être médecin.
S’il est indispensable de se rendre compte des lésions organiques ou humorales, et des désordres nerveux qui troublent la vie dans son exercice, à cause des indications de chimie et de physique thérapeutiques qui résultent de cette étude, il n’est pas moins utile de rechercher aussitôt quelle est l’influence de ces lésions sur l’agent vital pour, savoir si la maladie restera localisée ou si, au contraire, elle deviendra générale, avec la forme hypersthénique ou hyposthénique.
*** Avant toute organisation visible, l’agent vital de l’individu a déjà mis sa matière eu mouvement d’une façon conforme à son origine, et formera peu à peu les organes d’une façon tellement individuelle, que chacun a une idiosyncrasie qui lui permet de sentir les causes morbides à sa manière, de réagir contre elles d’une façon spéciale, et enfin d’être souvent pour la thérapeutique une unité distincte de la collection des êtres qui l’entourent.
Ce sont bien les organes qui entretiennent la vie, personne n’eu saurait douter, et de leur fonctionnement régulier dépend sa continuation, mais c’est l’agent vital qui fait les organes et qui leur donne le s'entiment, le mouvement et la forme, avant qu’aucun tissu organisé soit là pour expliquer ces attributs vitaux.
VIN 1549
Si la thérapeutique rapproche ce qui est divisé, écarte ce qui est comprimé, enlève ce qui gêne le mécanisme humain, il faut aussi qu’elle excite ce qui s’endort, qu’elle endorme ce qui s’agite ; enfin, qu’elle neutralise sciemment ou d’une façon empirique ce qui touche à l’ensemble des organes, et c’est au ferment qui dirige la nutrition moléculaire de toutes les parties qu’il est alors nécessaire de s’adresser.
Dans la vie physique il y a deux choses ([ue ne doit jamais oublier le médecin qui fait de la physiologie et de la thérapeutique : d’une part, le principe de l’organisation, agent physique de la vie, qui est le ferment vital, susceptible de s’altérer et de guérir, et de l’autre l’organisation, avec toutes ses propriétés spéciales, mécanisme sujet à des dérangements variés que la nature seule, ou convenablement aidée par le médecin, peut faire disparaître.
viGKE. Plaute de la famille des vinifères qui fournit le raisin et le vin.
VI \\ Boisson alcoolique et alimentaire faite avec le jus de raisin fermenté. Le vin est trèsemployé en thérapeutique dans l’estomac ou par le rectum. On l’administre seul comme excitant Œl ou comme tonique Q.
Les vins n’agissent que par l’alcool qui s’y trouve renfermé ; mais, à cet égard, ils présentent des différences énormes, comme on pourra le voir dans le tableau suivant de Dorvault. Quantité d’alcool pur contenue dans 100 parties de liqueur en volumes.'
vin de Lissa . 25,12
vin de Marsala . 25,09
Vin de Madère . 20,48
Vin de Collioure . 21,62
Vin de Constance blanc . 18,17
Vin de Roussillon . . 16,67
Viii de l’Hermitage blanc . 16,03
Vin de l’Hermitage rouge . . 11,38
Vin de Mala'ga. ' . 1 3,87
Vin de Lunel . 14,27
Vin de Bordeaux rouge . . 11
Vin de Bordeaux blanc . 15
Vin de Bourgogne . 13,40
Vin de Sauterne . 13,08
Vin de Champagne . 12,69
Vin de Champagne mousseux . 1 1,60
■ Vin de Graves ' . 12.30
Vin de Frontignan . 11, 7é
Vin de Côte-Rôtie . 11,45
V'in du Rhin . 11,11
Vin de Tokay . 9,08
Cidre ordinaire . 6,95
Poiré. . . 8
Ale de Burton . 8,16 .
Ale d’Edimbom^ . 5,70
Ale de Dorchester . 5,11
Bière moyenne. . . . 6,32
Bière forte . 6,25
Porter de Londres . 3,88
Petite bière de Londres . 1,17
Hydromel .....’ . 6,67
Quelques auteurs ont dressé des tableaux analogues, mais les proportions d’alcool varient sur celles-ci de 1 à 2 volumes^ quelquefois eu moins et très-souvent en plus.
On les associe souvent à des substances inédicameuteuses jiour eu faire les vins médicinaux.
1550 VIN
Vins médicînanx OU flKnolés. Médicaments formés par l’action dissolvante du vin sur différentes substances végétales, animales ou minérales employées en thérapeutique sous d’autres formes.
Ils se font avec les vins rouges, avec les vins blancs ou avec lés vins de liqueur, et se préparent par macération, après avoir mouillé la substance à dissoudre avec un peu d’alcool.
Les vins médicinaux sont simples ou composés.
VINS MÉDICINAÜX SIMPLES.
Vin d’absinthe.
' futuéo;;;;;;:::
Laissez eu contact -vingt-quatre heures; ajoutez :
Vin blanc généreux . 1000 grammes.
Faites macérer deux jours ; passez, exprimez et filtrez. {Codex.)
Amer, tonique, stomachique, vermifuge ; à 30 ou 100 grammes [+]•
Vin d'armoise.
Ce vin se prépare comme le précédent et se donne dans l’aménorrhée.
Vin d'année.
Ce vin se prépare comme le précédent. Il se donne chez les gastralgiques comme amer et tonique, à 30 ou 100 grammes Q-
Vin dé digitale.
Ce vin se prépare comme le précédent. Il est peu usité [3*
Le vin de quassia amara se prépare comme le précédent et se donne à 50 ou 100 grammes dans la gastralgie [3-
Le vin de valériane se prépare comme le précédent et se donne dans les affections nerveuses S- Vin d’acétate de fer.
1 gramme.
99 id.
Dans la chlorose [3. (Béral.)
Vin antimonié ou émétique.
Tartre stibié . . . 2 grammes.
Vin de Malaga . . 560 id.
Faites dissoudre. {Codex.)
On préparait autrefois ce vin avec ; verre d’antimoine, 30 grammes et vin d’Espagne, 720 grammes. Mais on n’obtenait ainsi qu'un médicament infidèle, par suite de la différence qui existe dans la force dissolvante des vins. Aujourd’hui on n’emploie plus cette préparation qu’en lavement sous le nom de vin émétique trouble, parce qu’on la conserve sur le marc, et qu’on l’agite au moment de s’en servir.
Le vin ou la liqueur d'antimoine tartarisée se prépare avec : émétique, 12 décigrammes; eau distillée bouillante, 125 grammes; vins 180 grammes.
Vin de cainca.
Caînca . 50 grammes,
Vin de Malaga . 500 id.
Faites macérer huit jours. — Par cuillerées toutes les trois heures, dans les hydropisies. (Béral.)
VIN
Vin de cannelle ou cordial.
Cannelle . 30 grammes.
Vin de Malaga . . . 500 id.
Laisse!! macérer. (Béral.)
L’hippocras {vinum hippocraticum) des anciens était du vin aromatisé avec la cannelle»
Préparez ainsi les vins de cascarille, de genièvre, de gingembre.
Vin de cantharides.
Cantharides . 1 gramme.
Vin blanc . 500 id.
15 à 30 grammes dans un verre d'eau sucrée, dans l’albuminurie □. (Bouchardat.)
Fm chalybé ou martial.
Limaille de fer . 30 grammes.
Vin blanc générenx . lOOO id.
Laissez en contact pendant six jours. {Codex.)
Partant de ce principe que le vin, en réagissant sur le fer, dissout une grande quantité de métal en rapport avec la proportion des principes acides qu’il contient, et que par conséquent ou ne peut obtenir ainsi qu’un médicament de composition variable, pour régulariser la préparation du vin chalybé, Dorvault propose la formule suivante qui permet en outre de ne le préparer qu’au moment du besoin: Tartrate ferrico-potassique (soluble), 1 gramme; vin blanc, 1000 grammes. Dissolvez et filtrez.
Vin de colchique.
(Eau médicinale d’Husson.)
Colchique sec . 60 grammes.
Vin de Xérès . 125 id.
Vingt gouttes dans un verre d’eau sucrée, contre la goutte, le rhumatisme |3* (Husson.)
Vin de bulbes de colchique.
Vin de Xérès . 500 gra'mmes.
Bulbes de colchique . 250 id.
Colorez avec quantité suffisante de cotiuelicots et aromatisez avec 30 grammes de rhum (3. (Reynold.)
Vingt gouttes dans un verre d’eau.
Vin de semences de colchique,
Semences de colchique . 60 grammes.
Vin de Xérès . 473 id.
4 à 8 grammes chez les adultes [3' (Williams.)
Vin de coloquinte.
Coloquinte . 5 grammes.
Vin de Malaga . 150 id.
Une cuillerée toutes les deux heures.
(Bouchardat.)
Vin d’ellébore blanc.
Ellébore blanc . 250 grammes.
Vin de Xérès . 940 id.
Vin de genttàne.
Gentiane . 30 grammes,
Alcool a 360 . 60 id.
Laissez macérer vingt-quatre heures ; ajoutez :
Vin rouge . lOÛO grammes.
Laisse!! macérer huit jours. Dans la scrofule [Tl.
{Codex.)
VIN
Vin de gfatuile.
Gratiole . 7 grammes.
Vin blanc . 360 id.
Deux cüilleréès toutes les deux heures dans l’hypochondrie. (Bateman.)
Vin iodé (V. Altérants).
Vin à’iodure dè fer.
VIN
(Sôubeirân»)
Vin de mandrojgore.
î’eüilies friaîches de màndragofë 20 pardmés.
Alcool. . ; ^ i . . . . . ; . i ; 20 ldi
Vin rouge . 500 ids
Faites macérer, filtrez. Gomme narcotique dans les névralgies. (Bôüchüt.)
Vin d’opium.
(teinture vineuse d’opiuui.)
Opium . •. . . 4 gramme.
Vin de Malàga . 8 id.
La pharmacopée dé Londres ajouté de la cannelle et du girofle^ (GûihOurti)
Vin dè quassia.
Vin de Mâdêré . . ; . i . . . . 500 grammes.
Qùassia amara pulvérisée. . ; . 30 id.
Faites màcétér, filtrez. (Béraï.)
Vin de quinquina.
Quinquina: 60 grammes.
Alcool à 56*. î i . i . . i i . 125 id.
Laissez en côntact vingt-quatre hëurés; ajoutez :
Vin rouge généreux . : . 1000 grammes.
Laissez mâcérér sept jours; filtrëzl^* (jOodex.) Préparez ainsi lé vin de quinquina au madèrè et aux autres vins.
Vin de quinquina ferrugineux.
Pyrophosphate de fer am . 10 grammes.
Extrait de quinquina gris. ... 5 id.
Vin blanc -. lÔOO îd.
F. s. a. Dans cette préparation le fer n’est pas précipité par le tannin du quinquina (Robiquet.)
Vin de rhubarbe.
Extrait de rhubarbe . 20 grammes.
Vin de Malàga . 1000 id.
Vin scillitique.
Squames de scille. ....... 30 grammes.
Vin de Malaga . 500 Id.
Laissez macérer quinze jours; filtrez, (CorfeÆ.)
Vin de seigle ergoté.
Ergot pulvérisé . 15 décigranunes.
Vin blanc généreux . 60 granunes.
Mêlez et agitez chaque fois ; dose. Une cuillerée F+l (Balardini). V. Accodchèmest.
Vin de sulfate de quinme'.
fate de quinine, 8 décigrammes, et dit de faciliter la dissolution à l’aide de seize gouttes d’acide sulfurique dilué. Ce dernier œnolé contient 5 centigrammes de sulfate par 30 grammes {+]• (Soubeiran.) ,
Vin de tûliqiièr-.
Ecorce fraûche de tulipier.''. . . 100 grammes, f } êâ 1000 id.
Laissez macérer huit jours ; passez. (Bouchardat.)
Employé avec succès aux Etats-Unis contre les fièvres intermittentes ; un verre pendant l’apvrexiern.