‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 726 sur 731 · VOUT · texte numérisé non relu

VOUT

poitrine, si les bronches sont remplies de mucus ou de fausses membranes qui gênent la respiration Œl, dans le croup afin d’expulser les fausses membranes du larynx l+ +1 , etc.

Parmi les vomitifs, il n’y en a que deux qui soient usités en médecine, l’un est le tartre stibié, l’autre Yipécacmnha ; le soufre doré d’antimoine, le sulfate de zinc, 1 gramme , le sulfate de cuivre, 50 centigrammes à 1 gramme, Vémétine extraite de ripécacuanha, employés i dans la même intention, sont d’un effet trop inconstant pour rester dans la pratique ordinaire.

Le tartre stibié, ou émétique, ou tartre de potasse et à’ antimoine, se donne à la dose de 5 à 10 centigrammes dans un demi-verre d’eau sucrée tiède. Quand l’effet vomitif se produit, il faut faire boire trois tasses d’eau tiède.

Vipécacuanha s’administre en poudre à 1 gramme et demi ou 2 grammes en trois doses à un quart d’heure d’intervalle dans de l’eau sucrée ou dans du sirop. Chez les enfanta il se donne en sirop à la dose de 15 à 30 grammes, additionné de 20 à 30 centigrammes de poudre. Après l’administration du remède il faut avoir soin de ne pas trop faire boire les malades.

Après le vomitif et avant le vomissement, l’eau prise en boisson empêche l’action vomitive et là transforme en effet purgatif.

%'OMiTi]mTiO]«. Rejet plus ou moins fréquent par la bouche de matières muqueuses, filantes, incolores, aigres ou insipides, à la suite d’un petit effort de vomissement.

Les vomituritions sont le symptôme de la dyspepsie acide, — de l’ulcère chronique simple de l’estomac, — de la gastrite chronique et du cancer de l’estomac. V. ces mots.

VOÛTE PALA-TIl^E (GOMME DE LA). Il existe sur le voile du palais et la voûte palatine destumeursinflammatoires à marche chronique, peu douloureuses, rouges, chaudes, tendues, faussement fluctuantes, qui ressemblent à des abcès. Ces tumeurs inflammatoires ont pour lieu d’origine le derme de la muqueuse et le périoste de la voûte palatine, et elles ont pour caractère de se perforer en donnant naissance à ' des ulcérations à bords taillés à pic, au fond desquels on voit quelquefois une masse de tissu cellulaire gangrené. Ce sont là des gommes du voile du palais, qui ne sont souvent que des périostites ou périostoses syphilitiques.

Les antécédents des malades où l’on retrouve la série des accidents de la syphilis, la nature de la tuméfaction et surtout l’ulcération consécutive ne peuvent laisser aucun doute. Les gommes du voile du palais et de la voûte palatine laissent après elles des cicatrices déprimées ou des perforations de la voûte et du voile du palais.

Page 1