VOUT
Thérapeutique. — On administrera des gargarismes émollients ou aluminés, et les malades seront soumis au traitement antisyphilitique employé pendant les accidents tertiaires.
Voûte palatine (PERFORATION DE LA) ET
Perforation du voile du palais. Le voile du palais peut être perforé après la chute d’une eschare, qui s’est produite pendant le cours d’une angine gangréneuse ou à la suite d’une gomme du voile du palais.
La voûte palatine peut être perforée après une blessure, après une gomme de la voûte palatine, après une ulcération simple de la muqueuse.
On reconnaît ces perforations par la simple inspection, et l’on constate que la muqueuse des cavités nasales et buccales sont soudées au pourtour de l’orifice.
Thérapeutique. — Lorsque la perforation est large, lorsqu’elle est entourée de tissu cicatriciel et que l’on ne pense pas pouvoir mobiliser assez des lambeaux, il vaut mieux faire porter aux malades un obturateur plutôt que de leur faire subir une opération qui presque certainement ne réussira pas (flg. 611). V. BeC-DE- LIÈVRE.
Pour combler une perforation du voile du palais, ou avive les borda d(i la plaie et l'on réunit par suture avec de» fils inétalli((nes, on peiil faire des incisions
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libératrices sur les piliers du voile du palais. Ces incisions donnent quelquefois lieu à des hémorrhagies abondantes qui nécessitent l’emploi de la glace et du perchlorure de fer. V. Staphylorkhaphie.
Pour oblitérer une perforation de la voûte palatine, on avive les bords de la plaie. On détache la muqueuse des os de chaque côté dans une étendue de 8 millimètres, puis on réunit les bords de la muqueuse par quatre ou six points de sutures (Roux), ce procédé est perfectionné, ou avive les bords de l’ouverture, on fait à un centimètre au delà de chaque côté une incision qui va jusqu’à l’os et limite deux lambeaux tenant par leurs deux extrémités à la voûte palatine, on les décolle des os, puis on les rapproche et on les réunit par suture (Baizeau, Langenbeck).
Le procédé qui a pour effet de disséquer deux lambeaux et de les adosser par leur face saignante (Krimer) ne peut être appliqué sans qu’il y ait une traction considérable sur la suture. Cependant ce procédé a donné un succès, les fils à. ligatures ont été enlevés le quatrième jour.
Le procédé suivant lequel on taille deux lambeaux latéraux trapézoïdes est une opération moins avantageuse que celle de Baizeau, mais moins susceptible d’échouer que celle de Krimer, parce que les lambeaux ne sont pas tiraillés fortement.
On peut, lorsqu’il s’agit d’une petite perforation, tailler deux lambeaux triangulaires, l’un en avant, l’autre en arrière de la perforation, les réunir à leur sommet par un point de suture. On fait des incisions libératrices sur les parties latérales et à la base des lambeaqx pendant la période de cicatrisation (Velpeau)..
vcimÉRAiRE. Alcoolat composé avec des plantes aromatiques que l’on donne à petite dose, pur ou mélangé d’eau, à la suite des chutes, pour ranimer la circulation et empêcher la syncope que peut produire la frayeur.
Feuilles fr. de basilic . .
Feuilles fr. de calameut.
Feuilles fr. d'hysope. . .
Feuilles fr. de marjolaine Feuilles fr. de mélisse. .
Feuilles fr. de menthe. .
Feuilles fr. d'origan. . .
Feuilles fr. de romarin .
Feuilles fr. de sauge . .
Feuilles fr. de serpolet .
Feuilles fr. de thym. . .
Feuilles fr. d’absinthe. .
Feuilles fr. d’angéliqué .
Feuilles fr. de fenouil. .
Feuilles fr. de rue. . . .
Feuilles fr. de lavande .
Alcool à 60° .
M 100 grammes.
4500 id.
Faites selon l’art. A prendre 8 à 10 grammes dans un demi-verre d’eau.
VÜLTKEIJX. Etat de congestion et de turgescence du visage observé dans l’ivresse et dans certaines formes de congestion cérébrale ou d’apoplexie.
XELVE (Maladie de la). V. Aciné vulvaire, Chancre, Esthiomènf, Grandes lèvres (Maladies des). Vaginite et Végétations.
Vulve (ÉRYTHÈME DE LA). Les érythèmes de
la vulve sont constitués par des rougeurs et des exulcératioiis du derme. Ils résultent d’une leucorrhée ou sont la conséquence de la malpropreté et du défaut de soin. Il y a un érythèrne constitué par de grosses pustules se transformant en ulcérations chez les femmes qui perdent leur urine par le vagin, ou ont une incontinence d’urine. V. Fistule vésico-vaginale.
Les femmes grosses qui restent toujours assises ou qui marchent beaucoup sont sujettes à un érythème dû au contact ou au frottement des grandes lèvres l’une contre l’autre.
Thérapeutique. — La propreté, les bains, les lavages avec l’eau additionnée d’eau blanche, sont les meilleurs remèdes contre l’érythème dû au défaut de soin. Les érythèmes dus aux frottements seront traités par l’interposition de poudre d’amidon ou de lycopode entre les grandes lèvres ; lorsque à la suite de ces érythèmes il y a des ulcérations, on les pansera avec la pommade au calomel, 1 gramme pour 40 grammes d’axonge, ou avec les lotions :
Calomel ............. 1 gramme.
Eau distillée . . 40 id.
Les érythèmes dus à l’incontinence d’urine ne peuvent guérir que quand l’urine a repris son cours naturel. On peut avoir recours aux embrocations huileuses comme moyen palliatif.
Vulve (Gangrène de la) . La gangrène de la vulve est un phlegtnon grangréneux, ou une gangrène par intoxication. Le premier cas se présente chez les enfants à la suite de la rougeole, et chez les femmes adultes à la suite de l’accouchement ou après des excès de coït. Les gangrènes par intoxications plus rares sont dues à des manœuvres abortives à l’aide des préparations de seigle ergoté, combinées avec des opérations sur l’utérus ou des brûlures du vagin, par des mains criminelles.
La gangrène de la vulve est quelquefois une complication des érysipèles vulvaires.
*,j,* La gangrène qui s’établit à la vulve s’accompagne toujours d’une dépression considérable des forces, avec tendance au refroidissement. La vulve tuméfiée, dure, se recouvre de plaques noirâtres, qui ne tardent pas à exhaler une odeur fétide; les malades accusent des souffrances extrêmement vives. Ces caractères ne laissent aucun doute. Le pools est petit, la face est anxieuse, et quelquefois les malades succombent subitement.
La chute des eschares de la gangrène de la vulve cause des cicatrices vicieuses des grandes et des petites lèvres qui entraînent l’atrésie plus ou moins complète du vagin.
Thérapeutique. — On traitera le phlegmon diffus par les moyens appropriés. (V. Phlegmon diffus.) Lorsqu’il y a des eschares, on pansera avec la poudre de quinquina seule ou mêlée à du charbon pulvérisé.
On administrera aux malades des toniques, des ferrugineux, le perchlorure de fer à la dose de dix
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gouttes dans une potion, l’extrait de quinquina à la
dose de 1 à 2 grammes.
L’opium à la dose de 10 à 15 centigrammes, est un excellent tonique, et calme les douleurs des malades.
Vulve (Névralgie de la). V. Névralgie.
Vulve (Tumeurs de la). On observe sur la vulve des tumeurs sébacées (V. Acné vulvaire, Kystes sébacés), des lipomes, des tumeurs fibreuses, des hypertrophies du derme qui se pédiculisent quelquefois. 11 y a des kystes des grandes lèvres, des hernies vagino-labiales.