‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 75 sur 731 · ATRO · texte numérisé non relu

ATRO

aux muscles malades ou des racines antérieures motrices de la moelle, coïncide presque toujours avec l’atrophie musculaire, mais il est difficile de savoir si la lésion du nerf a précédé celle du muscle ou au contraire, si c’est la maladie des muscles qui, en amenant leur immobilité, a pu produire la lésion atrophique des nerfs.

Le froid et le rhumatisme, la fatigue excessive de certains muscles qui épuise sans relâche leur contractilité sont les causes ordinaires de l’atrophie progressive des muscles.

L’atrophie musculaire progressive n’occupe jamais tous les muscles du corps; elle n’affecte que certains muscles des membres de la face et du tronc. Elle débute à la main, dans l’éminence thénar et hypothénar, dans les interosseux, gagne les muscles de l’avant-bras, le deltoïde et les pectoraux, le grand dentelé et les intercostaux, les muscles du cou, ceux des membres inférieurs, le diaphragme, etc,

*,j.* La sympathie qui unit ensemble les parties symétriques du corps fait que l’atrophie d’un muscle est toujours suivie de la même altération dans le muscle semblable du côté opposé.

De l’engourdissement des crampes, des soubresauts, des contractions fibrillaires suivies d’amaigrissement d’un ou de plusieurs muscles des membres et du tronc, annoncent l’atrophie musculaire progressive.

De l’atrophie musculaire progressive résulte la paralysie incomplète, et quand la lésion occupe les intercostaux ou le diaphragme, il en résulte la difficulté d’excrétion des urines ou des excréments, de la dyspnée et une gêne respiratoire qui peut amener l’asphyxie.

L’atrophie musculaire progressive se développe très-lentement, peut rester stationnaire, mais ne guérit presque jamais.

Les organes des sens et l’intelligence ne sont jamais affectés parle développement même très-considérable de l’atrophie musculaire progressive.

Thérapeutique. — Des vésicatoires volants rubanés sur le trajet des nerfs ou de la moelle; la cautérisation ponctuée très-fréquente et des cautères le long du rachis doivent être employés pour combattre l’atrophie musculaire progressive.

L’électricité continue et des séances d’électrisation quotidiennes avec des courants constants sont trèsutiles contre l’atrophie musculaire.

Les frictions de teinture d’arnica, d’alcool camphré, d’alcool de mélisse , de térébenthine , de baume Fioraventi ; les applications de teinture d’iode avec moitié d’eau iodurée; les hniments volatils; le massage, la palétation, l’acupuncture fréquente avec de nombreuses aiguilles ; les douches chaudes, salines et sulfureuses; les bains sulfureux et les eaui thermales sont quelquefois avantageux pour arrêter le développement de l’atrophie.

La strychnine se donne quelquefois dans l’atrophie musculaire progressive, mais c’est un moyen inutile.

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