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Atrophie des os. Le rachitisme et l’ostéomalacie produisent toujours un certain degré d’atrophie des os.
L’atrophie des os s’arrête au moyen du phosphate de chaux et de l’huile de foie de morue.
Atrophie du testicule. V. TESTICULE.
ATROPIKE. Alcaloïde soluble dans l’alcool bouillant, extrait de la belladone et du datura, par Brandes. Il est peu employé. On se sert plutôt du sulfate d'atropine , dont on fait dans l’eau, avec quantité suffisante d’acide, une dissolution neutre pour instiller dans les yeux. Cette solution s’emploie contre l’iritis pour maintenir la pupille dilatée [±3, et c’est dans ce but qu’on l’emploie journellement pour faciliter l’usage de l’ophthalmoscope |h- -h’|. Seulement, lorscfue la pupille reste dilatée pendant trois jours, ce qui gêne quelquefois les malades, on la fait resserrer au moyen d’une goutte de dissolution de fève du Calabar mise dans l’œil.
La solution d’atropine s’emploie aussi localement contre les névralgies S et en injections hypodermiques avec la seringue de Pravaz □.
ATTELI.ES. Les attelles sont des plaques solides, étroites et longues, destinées à maintenir immobiles des parties anormalement mobiles comme les fragiïients des fractures, ou à maintenir une articulation, ou à fournir un point d’appui pour redresser un cal difforme.
On fabrique les attelles avec du bois ou du carton, avec des tiges métallicjues et des treillages métalliques. V. Arthrites chroniques. Cal difforme, Fracture.
AECTÜVÏLLE (Calvados). Eau minérale saline, ferrugineuse, 22°.
ALOiATAC (Ariége), Eau minérale saline, ferrugineuse, très-employée dans le midi de la France contre la chlorose [+|.
ALLES (Ariége). Possède trois sources salines et ferrugineuses, 20°, dont la nature est diurétique et tonique. Elle s’administre en boisson. En toute saison.
AEMAEE (Seine-Inférieure). Eau ferrugineuse froide employée contre la chlorose,
AEXE. Arbre de la famille des amentacées, qui croît sur le bord des ruisseaux, et dont les feuilles, astringentes, s’emploient comme cataplasme sur les mamelles pour tarir le lait □.
AEXÉE. Plante des synanthérées, semblable à un soleil et qu’on cultive dans nos jardins. — Sa racine, amère et âcre, contient un principe immédiat appelé inuline , par Thomson, — Elle est très-tonique, un peu excitante, emménagogue et diaphorétique. On l’emploie dans le catarrhe pulmonaire (3, dans la congestion chronique des poumons [±], dans la chlorose et l’aménorrhée (3 , dans la scrofule n, dans les maladies cutanées scrofuleuses [±] et sous forme
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de lotions contre les démangeaisons dartreuses 0. Elle s’administre : en poudre, 2 à 4 grammes; en infusion, 20 à 30 grammes par litre d’eau; en teinture, 2 à 10 grammes; en vin, 15 à grammes,
AEROIVE ou citronelle. Plante des synanthérées, cultivée dans les jardins. Elle est amère, excitante, vermifuge, comme l’absinthe et s’emploie comme elle □.
AESCELTATlONî. L’auscultation, inventée par Laennec, est une méthode d’examen au moyen de laquelle , avec le sens de l’ouïe , on fait le diagnostic des maladies du poumon, du cœur et de quelques autres organes.
Écouter avec l’oreille ou avec un stéthoscope sur les parois de la poitrine, de la tête et du ventre, les bruits de la respiration ou du cœur, et certains bruits anormaux pour les interpréter sagement, voilà le but de l’auscultation.
Auscultation de la respiration. Lc murmure vésiculaire doux qu’on entend sur toute la poitrine, quand les poumons sont sains, s'affaiblit quand les organes sont malades, et cela au niveau de la partie affectée ; ainsi en est-il dans la congestion aiguë et chronique, dans la pneumonie chronique, dans la pleurésie, dans l’emphysème pulmonaire et dans la compression des bronches par une tumeur du voisinage; — ilcf2S-. paraît dans les épanchements considérables de la plaie aplatissant le poumon, dans la pneumonie, et il est alors souvent remplacé par du souffle, — enfin il est rude ou suivi d'un bruit d'expiration prolongée, dans l’induration pulmonaire et au commencement de la phtbisie tuberculeuse.
Le murmure vésiculaire est souvent masqué par des bruits étrangers qui sont des râles secs, sonores, sibilants et ronflants, ou par des râles humides, à l’état de craquements, de râle crépitant, de râle sous-crépitant et muqueux, de gargouillements et de râles caverneux.
Les râles secs, sonores, sibilants et soufflants se passent dans les bronches tapissées de mucosités eu vibration par la colonne d’air, et ils s’observent dans la bronchite aiguë ou chronique simple et compliquée d’emphysème, de tubercules, de congestion pulmonaire, etc.
Les râles humides à l'état de craquement, de râle crépitant, sous-crépitant et muqueux, de gargouillement et de râle caverneux, annoncent des mucosités liquides dans les petites bronches, dans les vésicules pulmonaires ou dans des cavités accidentellement établies au milieu du poumon. — Les craquements peu nombreux ordinairement au sommet du poumon annoncent une congestion pulmonaire chronique ou le commencement de la phthisie, lorsque les tubercules commencent à se ramollir. — Le râle crépitant, formé de petites bulles très-fines et très-sèches annonce la première
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période de la pneumonie aiguë ou sa résolution.
— Le râlé mus-crépitant, formé de bulles fines, mais inégales et humides annonce la bronchite capillaire, le commencement de la phthisie et la congestion sanguine ou l’œdème des poumons. — Le râle muqueux, formé de plus ou moins grosses bulles, indique la bronchite aiguë ou chronique des bronches moyennes, avec emphysème, ou la phthisie au deuxième degré. — Le râle caverneux ou gargouillement est un glou-glou qui se passe dans une excavation tuberculeuse, dans un abcès, dans une dilatation des bronches ou dans une poche de gangrène pulmonaire.
En outre des râles secs et humides, le bruit respiratoire est souvent accompagné de souffle, quand, sur un point, le tissu des poumons est enflammé, induré ou creusé d’une cavité accidentelle. — Ce souffle est le signe d’une pneumonie au deuxième degré ; d’un épanchement de liquide comprimant les poumons; d’une caverne tuberculeuse, gangréneuse ou autre, mais alors il a le caractère de souffle caverneux ou de souffle amphorique, c’est-à-dire de bruit semblable à celui qu’on produit en soufflant dans une bouteille.
Le murmure vésiculaire est encore accompagné d’un autre bruit anormal, particulier, très-rare et semblable au choc d’une tète d’épingle dans un verre, c’est le tintement métallique. Il indique presque toujours une perforation de la plèvre avec hydro-pneumothorax.
Auscultation de la voix. Lorsqu’au lieu d’écouter le bruit que l’air fait pour^ entrer et pour sortir des poumons, on écoute le retentissement de la voix, on entend sa résonnance normale ou modifiée par différentes circonstances physiques importantes , amenant la bronchophonie, V égophonie et la pectoriloquie.
%* Toutes les fois que le tissu du poumon est induré , c’est-à-dire atteint de congestion pulmonaire chronique, de pneumonie aiguë et de pneumonie chronique, de tuberculisation au premier degré ou d’infiltration sanguine apoplectique, il y a dans le point correspondant un retentissement exagéré de la voix qu’on appelle bronchophonie ou voix bronchique.
Quand le poumon est refoulé contre la colonne vertébrale par un épanchement pleural de liquide, la voix dont le retentissement arrive à l’oreille de l’observateur tremble et chevrette comme la voix de polichinelle, c’est l'égophonie.
Chaque fois qu’il existe une cavité tuberculeuse ou autre dans le tissu du poumon, la voix du malade retentit dans l’oreille de l’observateur cemme si elle sortait de la poitrine, et c’est ce qui caractérise la pectoriloquie.
Aosenltatiott du cœur. Le tic-taC dll Cœur qu’on entend sous l’oreille placée vers la régiîm
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précordiale dépend du choc du sang qui redresse les valvules cardiaques mitrales pour le premier bruit, et sigmoïdes pour le second.
Quand le tic-tac du cœur est sourd, c’est que cet organe est affecté à' hypertrophie avec rétrécissement des cavités, ou qu’un épanchement de sérosité dans le péricarde se trouve interposé entre l’organe et l’oreille de l’observateur. Une lame épaisse de poumon emphysémateux et une mamelle très-forte produisent le même résultat.
Le tic-tac du cœur déplacé à droite annonce toujours un épanchement très-considérable dans la plèvre gauche.
Des bruits de souffle secs ou râpeux accompagnent souvent le tic-tac du cœur au premier ou au second de ces chocs, à la base ou à la pointe de l’organe et alors leur signification est très-différente.
Un souffle râpeux du premier temps, 'a la base et en dedans du mamelon indique un rétrécissement de l’orifice aortique.
Un souffle du premier temps, à la base et se prolongeant vers la pointe du cœur, en dehors du mamelon, annonce une insuffisance de l’orifice mitral.
Un souffle du second temps à la base, en dedans du mamelon, avec ou sans récurrence du bruit, caractérise les insuffisances des valvules de l’aorte.
Un souffle du second temps à la base et en dehors du mamelon se rapporte au rétrécissement de l’orifice mitral.
Les souffles sont ordinairement doux dans les insuffisances et sont plus rudes, quelquefois râpeux, ou piaulants dans les cas de rétrécissement.
Dans les cas de maladie des orifices du cœur, les bruits de souffle s’entendent non-seulement à la région précordiale, mais à presque tous les points de la poitrine et particulièrement dans le dos.
Dans certains cas, sans qu’il y ait de lésion valvulaire aux orifices du cœur, il existe à la base de l’organe, en dedans du mamelon, un souffle doux, se prolongeant dans l’aorte ou dans les vaisseaux du cou et qui dépend de l’état chlorotique ou chloro-anémique (V. Chlorose). La propagation de ce bruit dans les vaisseaux du cou en indique la nature chlorotique et permet de le distinguer du souffle déterminé par une lésion cardiaque.
Auscultation du péricarde. Dans l’état normal, le tic-tac du cœur s’entend bien sur le péricarde, mais il s'affaiblit et s'éloigne de l’oreille, au point d’être à peine perceptible dans la péricardite avec épanchement considérable; au début de la maladie, s’il y a peu de liquide, le tic-tac s’accompagne d’un bruit de frottement, souvent comparable à un bruit de cuir neuf et