‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 84 sur 731 · BA^D · texte numérisé non relu

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poignet et le dos de la main pour regagner le bord cubital de la main, la face pahnaire de la main, le premier espace interdigital et le bord de la main ; trois 8 seront aussi faits. Puis, pour envelopper le pouce, on fera un 8 de chiffre de la manière suivante : la bande, partie du bord cubital de la main, passera sur l’éminence hypothénar et l’éminence thénar, enveloppera la base du pouce, la face dorsale du métacarpe et reviendra snr la panme de la main; des tours de bande circulaires envelopperont le carpe et l’eïtrémité supérieure de l’avant-bras.

Bandage da talon.

C’est une coquetterie de vouloir toujours envelopper complètement le talon dans un bandage du membre inférieur. Avec un bandage dextriné, il n’y a pas de difficultés, mais avec une bande sèche, cela est plus difficile. Pour envelopper le talon, ou bien on placera une compresse carrée sur le talon, et l’on fera l’étrier ou spica du cou-de-pied ; ou bien on placera cinq tours de bande de la façon suivante : après avoir fait un ou deux tours circulaires autour du tarse, la bande passera autour de l’extrémité inférieure de la jambe, puis sur la face interne du calcanéum’ et la plante du pied, pour revenir sur la face externe et le dos du pied, alors la bande embrassera de nouveau les malléoles, passera sur la face externe du calcanéum, la plante du pied, le bord interne, puis le dos du pied, revenant ainsi à son point de départ ; un troisième tour de bande circulaire passera en plein sur la partie saillante du talon et le cou-depied. Un quatrième et un cinquième tour de bande, comme le premier et le second, seront placés de façon à recouvrir de nouveau les faces externe et interne du talon. Le troisième tour de bande pourra être répété. Un 8 de chiffre, comme dans l’étrier, maintiendra le bandage du talon.

Bandage de la tèle.

1° Un bonnet de coton et un serre-tête fendu et lacé, avec une mentonnière, peuvent remplir toutes les indications nécessaires à un appareil contentif des pièces de pansement appliqué sur le crâne.

2® On emploie aussi un bandage pleiu. Une ser-

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vielle pliée en triangle est appliquée sur le front, la pointe pendant en arrière; les deux chefs du triangle sont amenés au-dessous du menton et liés sur le sommet de la tête, ou mieux attachés avec des épingles sur les régions temporales; la pointe du bandage est relevée et fixée par une épingle au bonnet ainsi fait; pour éviter les godets, deux plis sont faits en arrière et fixés avec des épingles (bandages des pauvres ou de Galien) .

3° Une bande roulée entoure circulairement la tête, et est retournée au niveau de la région temporale pour .passer sous le menton et revenir sur la tête en passant de l’autre côté de la face, deux tours verticaux sont faits, puis la bande est de nouveau renversée et forme deux ou trois tours circulaires horizontaux. Des épingles fixent les tours de bande renversés aux touK circulaires et verticaux.

Pour que le bandage tienne bien, au lieu de renverser la bande simplement, on engage la bande qui a fait le premier tour de la tête dans l’anse formée au niveau du renversement, on a ainsi croisé la bande en X, comme un nœud d’emballeur (fig. 46).

4“ Pour préserver les yeux après les opérations, il est bon d’employer l’appareil suivant : Un bandeau élastique, ordinairement de tricot, offrant à l’une de ses extrémités deux bandes qui forment une sorte de fronde : l’une de ces bandes, presque verticale, passe sur le sommet de la tête ; l’autre, horizontale, entoure l’occiput. A l’autre extrémité du bandeau est fixé un ruban qui vient se nouer avec celui qui prolonge les deux bandes. La figure 47 représente l’appareil appliqué.

Lorsqu’on veut examiner les yeux, ou dénoue le bandeau et on les découvre sans que l’on soit obligé de déplacer le bandage.

Bandage de Scultet.

Un drap fanon, une rangée de bandelettes larges de trois travers de doigt, superposées et empiétant les unes sur les autres, en commençant par la partie supérieure de l’appareil; une seconde rangée de ban-

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deletles un peu plus étroites, disposées comme les bandes de la première couche, puis trois ou un plus grand nombre de compresses longuettes ; trois attelles ; trois coussins et trois à cinq lacs eu ruban de

Fig. 47. — Bandage en fronde des yeux, de Liébricli. fil ou en tissu élastique, de deux travers de doigt de largeur, constituent le bandage ou appareil de Scultet.

Après avoir réduit la fracture et fait maintenir le membre "dans une bonne position, on arrose les bandes avec de l’eau blanche. On place les compresses longuettes, après avoir appliqué ou non, suivant les cas, une ou plusieurs attelles immédiates, supportées par une compresse graduée ; on place et on serre la seconde couche de bandes, en commençant par le bas de l’appareil, et en croisant les chefs des bandelettes.

11 faut être deux pour placer ces bandes : pendant qu’un aide enroule autour du membre une bande, le chirurgien doit appliquer la main à plat sur les bandes de son côté, afin que l’aide puisse serrer la bande, et réciproquement. On place de même la seconde couche de bandelettes. Les deux attelles sont enveloppées dans les bords du drap fanon, de manière à venir presque au contact du membre ; un coussin est interposé entre les attelles et le bandage, un coussin et une attelle recouvrent le membre, et l’on serre les lacs en commençant par celui qui est placé au niveau de la fracture.

Le bandage de Scultet doit être renouvelé et changé, dans les quinze premiers jours de la fracture, au moins tous les deux jours. Du quinzième au vingtième jour, les appareils inamovibles sont bons à substituer à l’appareil de Scultet. Y. Fractures.

Bandage inamovible.

I. Bandage dextriné (Velpeau). — Faire une pâte eu malaxant 10 parties de dextrine avec 6 parties d’eau-de-vie camphrée; dissoudre dans 5 parties d’eau tiède. Rouler une bande dans ce liquide une heure ou deux avant de s’en servir. On doit placer d’abord une bande roulée, par-dessus ime couche de ouate qui enveloppe le membre.

Dans d’autres cas, une bande sèche roulée, des attelles de carton recouvrent et maintiennent les parties qu’on veut immobiliser, la bande dextrinée est appli^ée par-dessus.

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11. Bandage amidonné (Seutiu). — On enduit avec une colle d’amidon vme bande roulée.

Après avoir appliqué un bandage de Scultet sur le membre et placé des attelles de carton, on environne le membre ainsi disposé dans la bande enduite de colle d’amidon.

Une couche de ouate est avantageusement placée entre la bande roulée sèche et la bande amidonnée (Burggraeve).

A défaut de bandes amidonnées, on peut se servir de bandelettes de papier commun trempées dans la pâte d’amidon, que l’on multiplie autant que l’on veut (Laugier). Les appareils amidonnés sont plus longs à sécher que la dextrine.

III. Bandage plâtré et stuké. — La colle d’amidon unie au plâtre en proportion égale, forme un mér lange qui sèche vite (Lafargue). Le plâtre, uni à l’eau additionné d’un millième de gélatine, est d’im meilleur usage (Richet, Hamon de Fresnay). On gâche le plâtre peu serré et plutôt tm peu trop liquide. La bande trempée dans le mélange doit être appliquée avec célérité. Une bande de grosse tarlatane est enroulée dans le mélange; des couches minces de plâtre sont interposées entre les tours des bandes, et l’on polit le bandage à mesure qu’il se dessèche.

Le bandage plâtré sèche plus vite que tous Iôé autres bandages inamovibles. Il a tous les avantages d’un moule de plâtre. Ce bandage, comme le bandage dextriné, est susceptible de devenir trop grand par suite de la légère atrophie des parties maintenues immobiles, on devra renouveler souvent les appareils, ou bien on placera de la ouate pour prévenir cet effet. Les bandages ainsi faits tiennent le membre régulièrement serré pendant un temps assez long.

Les appareils de Scultet , enduits de colle d’amidon, de façon à produire un bandage inamovible (Larrey), ou ceux dont les bandes sont enduites de plâtre (Mathissen et Van Loo), sont trop compliqués ; ils ne valent pas les bandages dextrinés, amidonnés et stukés.

IV. Cuirasses articulées (Morel-Lavallée). — Pour prévenir la roideur des articulations, on applique la cuirasse articulée. On enveloppe le membre d’une couche de ouate et l’on place une bande roulée ; par-dessus celle-ci on enroule une bande trempée dans la colle forte ou la dextrine, en commençant par envelopper la racine des membres. On laisse sécher l’appareil, et dix à douze jours après son application on décolle au niveau des articulations un tour de bande de celui qui est placé au-dessus. Une spatule est suffisante pour pratiquer cette articulation, qui n’est au total qu’un emboîtement des deux parties de l’appareil, analogue à celui de tuyau de fer ou de zinc.

V. Appareils arnovo-inamovibles. — Les appareils amovo-inamovibles sont :

Les appareils de carton mouillé qu’on applique sur le membre malade et qu’on laisse sécher après avoir enveloppé le carton mouillé d’une bande roulée mouillée (Carret) ;

Les appareils de gutta- percha moulés sur le membre et serrés avec une bande roulée (Uytterhoeven) ;

Les appareils de carton, modelés sur le membre d’un individu de taille et de proportions à peu près égales à celles du blessé. On applique des plaques de carton taillées et mouillées sur les membres de

l'homme sain, on fait sécher le moule et on rapplique sur le membre blessé • Mercbie) .

Fig. 48. — Appareil ouaté amovo-iaamovible.

Les meilleurs appareils amovo-inamovibles sont les bandages inamovibles de Velpeau, Seutin, Larrey et Laugier, que l’on coupe avec une cisaille; on a ainsi un moule du membre ; l’appareil est ensuite maintenu avec une bande (fig. 48) ou des lacs élastiques.

B.t]\'DELETTES. Pansement avec des bandelettes agglutinatives.

Les bandes de diachylura de un centimètre à un centimètre et demi de largeur , ou moins , suivant la partie où l’on applique les bandelettes, sont placées circulairement, et leurs chefs croisés de façon que la bandelette supérieure recouvre un tiers de la largeur de la bandelette inférieure, et ainsi de suite ; une bande roulée maintient le bandage.

Ce bandage à l’aide des bandelettes, qu’il soit un moyen curatif d’un ulcère ou un agent de compression, doit être renouvelé de quatre jours en quatre jours. Pour l’enlever, on passe une sonde cannelée sous les bandes, et l’on incise avec les ciseaux guidés par la cannelure de la sonde.

Cne plaie sur le tronc ou la face, fermée à plat avec des bandelettes imbriquées, exige un renouvellement journalier, et un bandage de corps ou un bandeau, ou une mentonnière qui maintienne le pansement.

Le pansement aux bandelettes, pansement par occlusion (Chassaignac), ne se change que quand il tombe ; un linge troué enduit de cérat recouvre les bandelettes. T. Plaies et Ulcères.

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