BATI
BAOBAB. Cet arbre, le plus colossal de la terre, appartient à la famille des malvacées, et est originaire de l’Afrique.
Ses fruits, gros comme des citrouilles , forment le pain de singe, son écorce passe pour un bon fébrifuge □.
BABBAZAIV (Haute-Garonne) Eau minérale sulfatée calcique et ferrugineuse, dont la température est de 19". Elle est employée en baius ou en boisson, comme tonique et un peu laxative.
BARBEBIE (Loire -Inférieure). Eau ferragineuse acidulé, employée comme digestive et tonique.
' BARBOTAIS (Gers). Eau minérale ferrugineuse acidulé, émanée de plusieurs source.s, dont la température varie de 32 à 38®, et qui s’emploie en boisson, en bains de baignoire et de piscine, en douches et sous forme de boue. — Quelques sources renferment un peu d’acide sulfhydrique.
On les emploie contre les l’humatismes [+] , les paralysies les contractures musculaires I I . et ses boues . sont très-renommées dans les affections goutteuses S-
BASSDAT^IE OU herbe aux teigneux. Plante de la famille des synantliérées, dont la décoction calme le prurit des dartres [+].
On emploie ses feuilles pilées sur les ulcères et dans la teigne □.
BAMÉGES (Hautes-Pyrénées). Eau minérale sulfureuse sodique, sortant par plusieurs sources, dont la température est de 20 à /j5®.
On les utilise en boisson, en douches, en bains de baignoire et de piscine ou en inhalation. — Elles s’emploient dans les vieilles blessures et les maladies des os|T]i dans la scrofule f+l . dans la bronchite chronique, dans les maladies de la peau [3 > dans la syphilis [3 » dans les contractures et les paralysies essentielles El-
BATH (Angleterre, près de Bristol). Eau minérale sulfatée calcique de A3 à 47® centigrades, employée en boisson et en bains contre l’hypochondrie , l’hystérie, la chlorose et le nervosisme chronique.
BATIGIVOELES , dans Paris. Eau minérale sulftireuse froide, employée en boisson, dans la scrofule, dans la bronchite et dans les maladies de la peau.
BATTEMENTS NERTEEli DES ARTȬ RES. Les personnes nerveuses et hypochondriaques ont quelquefois des battements nerveux incommodes dans une ou plusieurs des artères du corps, qu’elles considèrent à tort comme une maladie grave.
Les battements nerveux des artères ressemblent aux battements nerveux du cœur et doivent être considérés comme de véritables palpitations artérielles.
C’est surtout à l’épigastre, dans l’aorte, que se montrent des battements nerveux incom-
BEBE
modes, sensibles à la vue, donnant lieu à une impulsion vive au doigt, et considérés à tort comme la conséquence d’un anévrysme abdominal, tandis qu’ils résultent de la transmission des battements aortiques au pancréas et aux parois du ventre.
Les battements artériels ne s’observent que chez les sujets faibles et anémiques ou chlorotiques, chez les hypochondriaquesjes hystériques ouïes nervosiques, et ils doivent être considérés comme des palpitations nerveuses artérielles.
11 n’y a pas lieu de croire que les battements artériels soient dus à une sensation imaginaire ou à une folle préoccupation des malades, car la palpation de l’épigastre permet d’en 'constater la réalité.
On voit dans quelques circonstances les battements de l’aorte abdominale cesser ou reparaître à l’occasion d’une saignée et d’une purgation, mais, en tout cas, on sait qu’ils offrent souvent une véritable intermittence.
Sans avoir rien de dangereux, les battements de l’aorte pectorale ou ventrale ont toujours pour effet de troubler l’esprit des malades etdeleur faire croire à un anévrysme qui n’existe pas et qui n’existera jamais.
Thérapeutique. — Contre les battements artériels, il faut, si l’état des forces le permet, faire une petite saignée de bras, et appliquer quelques sangsues à l’ànus et au siège des palpitations.
On devra essayer l’effet d’un purgatif, mais ne pas insister, si ce remède ne suffît pas à la première fois : alors il faudra donner le sirop d’éther ou de chloroforme, 30 à 60 grammes |3 i le musc, 1 à 2 grammes par jour[+]i le camphre, 20 centigrammes en pilules S; les lavements d’asa fœtida, 2 grammes; la digitale, 10 à 20 centigrammes de poudre, etc. Si les sujets sont faibles, anémiques, nerveux, hypochondriaques ou hystériques, il faudra recourir aux moyens employés contre ces maladies.
BAUMES. Les baumes sont des substances résineuses naturelles ou factices, employées comme excitants intérieurs ou stimulants des plaies atoniques.
Les baumes factices sont : le baume acétique, le baume d’acier, le baume acoustique, le baume d’Arcæus, le baume de Ghiron, du Commandeur, le baume de Fioraventi, le baume hystérique, le baume nerval, le baume opodeldoch, le baume de Sanchez, le baume de soufre, le baume tranquille, le baume vulnéraire, etc. On les emploie à l’intérieur en teinture ou en frictions, et à l’extérieur en frictions. Les bamnes naturels sont : le baume du Pérou, le baume de Judée, le baume de Galaba, le baume de Tolu, le baume copaline, le baume de copahu, etc.
BDELLIUM. Gomme-résine produite par les plantes de la famille des térébinthacées.
Cette gomme fait partie du diachylum gommé.
BÉBÉERU. Arbre des laurinées, originaire de la Guyane hollandaise, dont l’écorce et l’amande renferment un alcaloïde nommé bébéerine par Rodiéi.