‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 2)Chapitre 120 sur 192 · EAUX MINÉRALES · texte numérisé non relu

EAUX MINÉRALES

et d'y apposer un cachet avec deux initiales, au lieu du nom de Sedlitz et de la croix de Malte que Ton retrouve sur le cachet des eaux de Sedlitz véritables.

5° En vendant comme eau naturelle, une eau artificielle composée dans un laboratoire.

4° En allongeant ou coupant une eau naturelle de deux à trois fois son volume d'eau ordinaire. L'eau minérale ainsi baptisée est vendue au consommateur comme de l'eau ayant la môme valeur et les mêmes vertus. Cette fraude cessera à mesure que les administrations ne laisseront plus puiser à leurs sources que leurs fontainiers et donneront un certificat de puisement ou une capsule pour recouvrir les bouteilles.

Pour éviter toutes ces fraudes, voici les principaux moyens mis en pratique par quelques administrations :

1° On ne devrait jamais laisser remplir que des bouteilles d'un litre ou d'un plus petit volume, et délivrer un certificat de puisement, et des capsules au timbre de l'administration, avec le millésime de Tannée.

2° Chaque bouteille destinée à l'exportation devrait être recouverte d'une bande de papier collée sur le bouchon et sur chaque côté du col de la bouteille, avec les mêmes indications que Ton retrouverait sur la capsule. D serait utile que chaque bouteille portât une étiquette timbrée à sec, avec la manière dont on devra employer l'eau. De plus , les eaux minérales ne devraient être vendues que par les pharmaciens, qui seuls devraient tenir les dépôts; alors on serait sûr de l'origine de ces liquides.

Parmi les eaux minérales, quelques-unes, comme les eaux de Pullna, de Sedlitz, peuvent se conserver indéfiniment sans altération; d'autres, comme les eaux des Pyrénées, certaines eaux ferrugineuses, peuvent se décomposer à la longue. M. Ch. Menière pense que l'on devrait les puiser à la température la plus basse possible ; que les eaux sulfureuses chaudes fussent recueillies dans des bouteilles chauffées d'avance, afin qu'elles ne se refroidissent que très-lentement ; que les bouteilles fussent bouchées à la mécanique et capsulées. M. Mènière regarde ce dernier moyen comme très-important pour la conservation des eaux ferrugineuses, des eaux

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