BOUILLON BLANC
qui ont déjà servi. En général, les Tins mousseux, les eaux et limonades gazeuses sont contenus dans des bouteilles hermétiquement fermées à l'aide de bouchons de première qualité, comprimés au moyen d'une machine, dite mâche, qui en réduit le volume. Ordinairement ces bouchons sont enlevés sans avoir été percés; mais la pression qu'ils ont subie les a déformés, et ils sont jetés. Certains industriels en ont fait l'objet d'un commerce très-lucratif; ils les ont fait ramasser dans les rues, dans les tas d'ordures, au bord de la rivière, à la sortie des égouts, et, après leur avoir fait subir certaines manipulations, et les avoir taillés pour leur donner la forme et la couleur des bouchons neufs, ils les ont livrés au commerce à un prix inférieur, quelquefois égal à celui des bouchons de première qualité; ils sont vendus pour bouchons de demibouteilles , de topettes, etc. Ces bouchons ont quelquefois une odeur et une saveur particulière qui révèlent leur origine ou la présence d'une matière étrangère.
On peut rendre les bouchons imperméables par des immersions répétées dans un mélange fondu de cire et de suif; on les fait ensuite sécher à l'étuve.
On peut avoir des bouchons qui gardent le vide, en les trempant dans du caoutchouc fondu, additionné d'une petite quantité de cire.
On peut aussi faire une pâte avec du liège en poudre ou en raclures et une solution de caoutchouc dans l'essence de térébenthine; on coule cette pâte dans des moules pour lui donner la forme des bouchons ordinaires.
BOUXUOIT BLAMC.
Le bouillon blanc (verbascum thapsus), de la famille des Solanées, appelé aussi molène, cierge de Notre-Dame, fleur de bonhomme, herbe Saint-Fiacre, est une grande plante herbacée à larges feuilles blanchâtres, molles, cotonneuses; à fleurs jaunes monopétalées, d'une odeur agréable, d'une saveur douceâtre, mucilagineuse.
Les fleurs de bouillon blanc contiennent, d'après l'analyse de M. Morin, de Rouen : 1° une huile volatile jaunâtre ; 2° une
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matière grasse acide, ayant quelque analogie avec l'acide oléique; des acides maligne et phosphorique libres; du malaie et dix phosphate de chaux; de Y acétate de potasse ; du sucre incristallisable ; de la gomme; une matière grasse, verte (chlorophylle?); un principe colorant jaune, et quelques sels minéraux.
Usages. — En pharmacie, on emploie les feuilles de bouillon blanc, comme émollientes, en cataplasmes ; les fleurs, en infusés, comme béchiques et diaphorétiques.
Dans le commerce, on substitue quelquefois aux feuilles de bouillon blanc celles de la molène cunéiforme, de la molène noire, ou le mélange de ces deux sortes de feuilles.
Les feuilles de la molène cunéiforme sont tronquées à l'extrémité, sillonnées à la partie supérieure, d'un vert clair; à la partie inférieure, elles sont d'un blanc grisâtre.
Les feuilles de la molène noire sont d'un vert foncé en dessus, velues et blanchâtres en dessous.
Les fleurs de ces deux espèces de molènes n'ont pas aussi bonne odeur, elles sont plus pâles, plus petites que celles du bouillon blanc, et marquées de taches rouges.
BOUGIES STÉABXQUZS.
Les bougies stéariques sont formées d'un mélange d'acides stéarique et margarique, additionnés d'une petite quantité de cire (2 à 4 °/o environ), afin de rendre les bougies plus uni* formes, moins rugueuses. Les acides stéarique et margarique sont ordinairement retirés de la saponification du suif par la chaux.
Altérations. — Plusieurs fabricants obtiennent les acides stéarique et margarique par la simple pression du suif, on sépare alors directement l'acide oléique. Les bougies ainsi préparées coulent plus que les autres, répandent une odeur de suif quand on les touche, tachent les doigts; enfin on ne doit les considérer que comme des chandelles supérieures à celles qui sont répandues dans le commerce.
Autrefois, dans les bougies on ajoutait de V acide arsénieux, dans le but de rendre, dit-on, les graisses plus combustibles.