CHLORURE DE ZINC
Usages.— Le chlorure d'or est employé en médecine contre i les maladies scrofuleuses et vénériennes. | Falsifications. — On le mêle quelquefois avec du sulfate ! de potasse, du chlorure de potassium, du chlorure de sodium : '. cette fraude sera décelée en vérifiant si 1 00 p. du chlorure d'or examiné fournissent par la calcination 65, 18 df or métallique ; ce qui doit avoir lieu lorsqu'il est pur.
On doit aussi examiner le résidu salin qui reste avec For, s'il en existe un, après qu'on Ta exposé au contact de la chaleur.
cmoRineuB b'oh. xt m sodium.
Ce sel, appelé muriate <Tor et de soude, chloraurate de soude, chlorure aurico-sodique, cristallise en longs prismes à quatre faces, d'une couleur orange, solubles dans l'eau, inaltérables à l'air; il est formé de : chlorure de sodium, 44,68; chlorure d'or, 76, 32 ; eau, 9.
Usages. — En médecine, le chlorure d'or et de sodium s'emploie à l'intérieur, incorporé dans du sucre, des extraits, des sirops. Il s'administre de la même manière que le chlorure d'or.
Falsifications. — Le chlorure d'or et de sodium est quelquefois allongé de chlorure de sodium; la fraude se reconnaîtra en ce que le sel falsifié contiendra une proportion plus forte de ce chlorure que celle qui doit exister normalement dans le sel double. Ainsi, i 00 p. de chlorure d'or et de sodium doivent donner par la calcination AS, 75 d'or métallique, et 14, 68 de chlorure de sodium ; une plus forte proportion de ce dernier indique qu'il y a fraude.
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Le chlorure de zinc, appelé autrefois beurre de zinc, chlorhydrate ou hydrochlorate de zinc, est blanc, caustique, déliquescent, solubie dans l'eau, pour ainsi dire en toutes proportions.
Usages. — Le chlorure de zinc est employé en médecine comme antispasmodique et surtout comme caustique. 11 en-
tre dans la composition des liquides employés par le docteur Sucquet pour conserver les cadavres, les pièces anatomiques. Ce sel paraît aussi être d'un bon emploi pour la conservation des bois.
Altérations. — Par suite de l'impureté du zinc employé, ou d'une négligence dans sa préparation, le chlorure de zinc peut être altéré par du chlorure de fer, du chlorjiceÂ&calcium. Le fer se reconnaîtra au précipité bleuâtre que la solution aqueuse du chlorure donnera avec le cyanure jaune ; le chlorure de calcium, par le précipité blanc d'oxalate de chaux formé avec Foxalate d'ammoniaque. Ce précipité calciné donnera un résidu blanc (chaux) qui rougira le papier de curcuma ou bleuira le papier rouge de tournesol, préalablement humecté.
Falsifications. — Le chlorure de zinc a été falsifié par Yarséniate de zinc, que M. Lassaigne y a trouvé dans la proportion de 12 o/o. Ce chlorure de zinc frelaté , exposé à l'air, au lieu de tomber complètement en déliquescence, s'humectait seulement à la surface, conservait sa forme et sa couleur blanche; projeté sur des charbons ardents, il répandait une odeur alliacée ; il se dissolvait sans effervescence et complètement dans l'acide chlorhydrique. Sa solution aqueuse, traitée par un courant d'acide sulfhydrique, donna un précipité jaune de sulfure d'arsenic ; une solution de nitrate d'argent neutre y détermina un précipité rouge-brique d'arséniate d'argent.
Le chocolat est fabriqué avec les semences décortiquées du cacao et le sucre. Son nom vient, suivant quelques auteurs, du mot chocOy qui, en langue mexicaine, signifie bruit ou «m, et de latte, dénomination de l'eau dans le même idiome, parce que les Mexicains faisaient fortement mousser cette substance dans l'eau avant de la prendre.
Le chocolat se divise en deux espèces : les chocolats alimentaires et les chocolaté médicinaux ou médicamenteux.
A. — Chocolats alimentaires.
Le chocolat de bonne qualité, bien préparé* doit avoir une
couleur brune, une saveur fraîche, agréable ; il doit se fondre dans la bouche, et n'acquérir qu'une consistance moyenne quand on le cuit dans l'eau ou dans le lait.
Altérations. — Le chocolat peut être altéré par la présence du fer, du cuivre, provenant des mortiers de fer, de cuivré, dans lesquels on aura broyé le cacao. Il peut aussi contenir de la chaux provenant des pierres sur lesquelles on le broie. La présence de cet alcali a été signalée par Cadet.
En délayant le chocolat daijs l'eau, les parcelles d'oxyde de fer se précipiteront ; on pourra aussi reconnaître sa présence par l'incinération. Les cendres reprises par l'acide nitrique donneront un précipité-rouge d'oxyde de fer avec l'ammoniaque , ou un précipité bleu avec le cyanure jaune , si on neutralise préalablement l'excès d'acide.
Pour déceler le cuivre , on traitera le chocolat par l'eau aiguisée d'acide nitrique , et on filtrera ; la liqueur se colorera en bleu par l'ammoniaque, donnera une coloration ou un précipité brun-marron avec le cyanure jaune; s'il y a delà chaux, le même liquide précipitera en blanc parl'oxalate d'ammoniaque ; le précipité calciné rougira le papier de curcuma , ramènera au bleu le papier de tournesol rougi.
On peut aussi rechercher de la même manière la présence du cuivre dans les cendres provenant de l'incinération du chocolat.
Falsifications. — Le chocolat a été l'objet de nombreuses falsifications par les farines de blé, de riz, d$ lentilles, de pois, de fèves, de mais; par F amidon ou la fécule de pommes de terre ; par Y huile d'olives, à' amandes douces; les jaunes d'oeufs le suif de veau ou de mouton, le storax calamité, le baume du Pérou, le baume de Tolu, le benjoin , les enveloppes de cacao séchées et réduites en poudre, les amandes grillées, la gomme adragante, la gomme arabique, la dextrine, le cinabre, V oxyde rouge de. mercure, le minium, les terrçs rouges ocreuses.
Les chocolats falsifiés par les farines et les fécules se recon* naissent à leur goût pâteux , à l'odeur et à la consistance de colle qu'ils prennent par la cuisson avec l'eau ;. de plus, leur décoction aqueuse , filtrée et très-étendue , se colorera, en bleu par l'eau iodée. Si cette décoction dépose un sédiment
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terreux ou graveleux, c'est qu'on aura employé dans la préparation du chocolat de la cassonade impure au lieu de sucre.
Quelques fabricants ont poussera cupidité au point de faire entrer dans du chocolat dit de santé(i), c'est-à-dire sans odeur, non-seulement un peu de cassonade et de fécule de pommes de terre, mais du cacao avarié , et , au lieu de beurre de cacao, des huiles d'olives ou d'amandes douces, du suif de mouton ou de veau (2). Ce chocolat est à peu près de la même couleur que le bon chocolat , mais l'odeur de fromage y décèle la présence de graisses animales ; la rancidité, celle de semences émulsives. De plus, il a un goût de suif ou une saveur amère et marinée ou de moisi , s'il y entre du cacao . avarié ou trop grillé.
Certains chocolats sont aromatisés à l'aide de la vanille, dans la proportion de 1 gramme par kilog. de chocolat (3). Comme cette substance est d'un prix assez élevé, on lui substitue quelquefois du storax calamité , du baume du Pérou ou deTolu, du benjoin. L'odeur balsamique spéciale que le chocolat répandra en brûlant pourra servir à faire reconnaître cette fraude.
Le chocolat a été l'objet d'une falsification plus grave : on y a incorporé du cinabre ou sulfure rouge de mercure , seul ou mélangé d'oxyde rouge de mercure, de minium ou de terres rouges ocracées. Cette addition frauduleuse, qui a occasionné
(1) Le véritable chocolat de santé ne contient que du cacao, du sucre et un peu de cannelle (3 grammes par kilog. de sucre employé).
(2) A Metz, on a vendu, dit-on, comme chocolat à bon marché, le mélange suivant : pour 8 kUog. et demi de chocolat dit de santé, on avait pris 2 kil. du plus mauvais cacao, un peu de cassonade et de la farine de pommes de terre ; le tout était additionné de la partie la plus impure du suif en ébullition. Le chocolat, dit de première qualité, était un mélange de graisse de mouton clarifiée, de sucre de première qualité et de cacao de rebut.
M. Stanislas Martin a examiné des chocolats qui étaient formés de substances tout à fait incompatibles avec nos organes digestifs, parmi lesquelles se trouvait de la sciure de bois ou la partie corikale au cacao. D'autres chocolats, moins insalubres, étaient mélangés avec moitié de leur poids de fécule, d'amidon, de riz torréfié et de graisse de veau.
(3) On dit aussi que le chocolat est à 7*« 1, 2, 3 vanilles, lorsque dans 500 grammes il y a */«ï t, 2, 3 gousses de cet aromate.
des accidents fâcheux , a été faite dans le but d'augmenter le poids du chocolat.
Ce chocolat frelaté a une couleur rouge beaucoup plus prononcée que celle du bon chocolat. Si on l'examine à la loupe, on remarque dans sa cassure quelques points agglomérés et se prolongeant en filons d'une couleur rougebrique.
Ce chocolat, râpé, délayé dans l'eau froide et agité , laissera un dépôt d'une couleur rouge-brique. Dans les mêmes circonstances , le chocolat naturel laissera un dépôt peu sensible , d'une couleur fauve terne, et se formant avec plus de lenteur.
Ce dépôt rouge briqueté , projeté sur des charbons rouges, dégagera de l'acide sulfureux, s'il contient du cinabre; repris par l'acide nitrique étendu, il donnera une solution précipitant en rouge par l'ammoniaque, s'il y a des terres ocreuses ; en jaune , par la potasse, s'il y a de l'oxyde rouge de mercure ; en jaune, par le chromate de potasse , Tiodure de potassium, s'il y a du minium. On aura , en outre, dans ce dernier cas, un dépôt d'oxyde puce de plomb, formé lors du traitement par l'acide nitrique.
On a proposé de remplacer les matières amylacées que l'on incorpore au chocolat, par une substance dite xantine, ou dextrine préparée par les acides et la chaleur. Pour que ce chocolat pût être loyalement vendu, il faudrait qu'il portât une étiquette mentionnant qu'il a été additionné de dextrine; autrement il doit être considéré comme un chocolat frelaté (1). B. — Chocolats médicinaux.
(1) Voici ce que disait au commissaire de police un fabricant qui|li vrai t du chocolat à 70 cent, le demi-kilog. et chez lequel on avait pris un échantillon de chocolat de qualité inférieure : Je ne crois pas qu'on puisse fabriquer du chocolat de qualité plus inférieure. Cette fabrication est honteuse pour le commerce, je n'en fabrique qu'à mon corps défendant et pour soutenir la concurrence. Je n'ai qu'un regret, c'est celui de croire que V administration est impuissante pour s'opposer à cette pitoyable fabrication, qui consiste tout simplement, en définitive, à faire du chocolat avec les derniers résidus du cacao (il aurait fallu ajouter, additionnés de fécule), comme Von descend la qualité du pain, pour en préparer avec du son, à l'usage des animaux.
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En pharmacie, le chocolat sert de véhicule à des substances médicamenteuses telles que le lichen, les fécules ( arrowroot, sagou, salep), l'iode, Yioduredefer, hquinine, le tapioka , le café (chocolat-café, choca), lecarbonatedeprotoxydedefer.
Ces chocolats sont dits pectoraux ou analeptiques, toniques; ils sont fébrifuges. On les prescrit pour les personnes délicates, d'une poitrine faible; pour les convalescents , les personnes nerveuses et ayant peu d'appétit.
On fait aussi des chocolats stomachiques dans lesquels on incorpore divers extraits , tels que ceux de quinquina , de quassia , de colombo, de gentiane, de petite centaurée, de ménianthe, de houblon, de noyer , de chardon bénit , de germondrée, etc.
On prépare également des chocolats vermifuges dans lesquels entre la mousse de Corse, la racine de fougère, Yécorce de grenadier, Yéthiops minéral ; des chocolats aphrodisiaques à la pâle desquels on ajoute du musc, de la civette, etc.; des chocolats purgatifs au mercure doux, à la poudre dejalap.
Comme il n'y a que les pharmaciens qui puissent préparer et vendre ces chocolats , ils ne sont pas sujets à des falsifications. Mais il peut être utile, dans certains cas, desavoir les distinguer des chocolats alimentaires. Les traitements aqueux ou alcooliques, le traitement par les acides, remploi des réactifs, l'incinération, seront les moyens auxquels on devra avoir recours.
Le traitement aqueux servira à séparer les matières minérales insolubles, telles que le mercure doux, l'éthiops miné* rai, le carbonate de protoxyde de fer; le traitement alcoolique, à isoler quelques substances, comme la quinine ; le traitement par les acides, à dissoudre diverses substances minérales.
L'incinération ou la projection sur des charbons rouges, sera utile pour déceler l'iode, l'iodure de fer.
OHHOMATS BX PLOMB.
Le chromate de plomb, on jaune de chrome, est pulvérulent, d'un beau jaune, moulé en pains carrés ou en trochisques. Sa couleur varie du jaune clair au jaune orange, sui-
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vant qu'il y a ou non excès de base. Il est insoluble dans l'eau, soluble dans la potasse, l'acide azotique; chauffé, il se décompose en oxyde de plomb et oxyde de chrome. Il renferme 68,15 deprotoxyde de plomb et 31,85 diacide chromique.
Usages. — Le chromate de plomb est très-employé dans la peinture à l'huile ; dans la fabrication des papiers peints, des indiennes. Il entre dans la composition de vernis de couleur. 11 sert à la coloration des poteries.
Falsifications. — Le chromate de plomb est souvent falsifié avec le sulfate de chaux ou plâtre i les carbonates de chaux, de plomb; le sulfate de plomb; Y amidon. Certains échantillons ont contenu jusqu'à 85 °/<rd<Tplâtre. En traitant à chaud le chromate de plomb par l'acide nitrique, les sulfates de chaux et de plomb resteront en partie dans le résidu insoluble. Ce dernier, calciné avec du charbon, puis dissous dans l'eau et traité par l'acide chlorhydrique, donnera lieu à un dégagement d'acide sulfhydrique. La liqueur acide, filtrée et additionnée d'ammoniaque pour précipiter les substances étrangères à la chaux, puis filtrée de nouveau, donnera avec l'oxalate d'ammoniaque un précipité blanc d'oxalate de chaux. On peut encore s'y prendre de la manière suivante : on fait bouillir le chromate de plomb suspecté avec de l'acide chlorhydrique mêlé d'alcool; on a du chlorure de chrome, d'un beau vert, du chlorure de plomb, et du sulfate de chaux , si le chromate de plomb contenait du plâtre. Ces deux derniers sels insolubles sont recueillis sur un filtre, puis portés à l'ébullition avec du carbonate de soude : on a du carbonate de plomb, du carbonate de chaux et du sulfate desoude. On reprend par l'eau : la solution filtrée précipitera en blanc par le chlorure de baryum. Le résidu, insoluble dans l'eau, fera effervescence avec l'acide chlorhydrique; et la liqueur acide, débarrassée du plomb par un excès d'ammoniaque, précipitera en blanc par l'oxalate d'ammoniaque.
Les carbonates de plomb et de chaux, dans le chromate; se reconnaîtront facilement à l'effervescence produite par ce dernier, au contact de l'acide nitrique. On fera passer dans la solution acide, un courant d'hydrogène sulfuré qui déterminera la formation d'un précipité noirâtre de sulfure de