‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 115 sur 251 · DES · texte numérisé non relu

DES

DB8 SUBSTANCES ÀUMElfTÀlRBS,

Cette résine est sécrétée par les feuilles et les rameaux du eysiui ereticus , arbrisseau de 111e de Crète. On en connaît deux sortes dans le commerce , le labdanum en masses et le hbdanum in tortù.

Le premier est en masses noires, solides , tenaces et peu sèches, ayant Fapparence de la poix. Sa cassure grisAtre noircit promptement à Tair. Il se ramollit avec facilité sous les doigts et y adhère. Il développe une odeur particulière très-forte et balsamique, analogue à celle de Fambre gris. Cette sorte est très-rare dans le commerce.

Le labdanum m iortis est sec, dur, en petits pains formés d'une pftte roulée en spirale , d'une couleur grise et d'une odeur résineuse.

Le labdanum est presque entièrement soluble dans l'alcool.

D'après M. Guibourt, cette résine contient : résine et huile volatiky 86 ; nVtf, 7 ; extraU aqueux, 1 ; matière terreuse et poilSy 6.

Usages. — Le labdanum est employé en parfumerie. Il

entre aussi dans la composition de quelques préparations

pharmaceutiques.

i lACTATE DE FER.

Falsifications. — Le labdanum est rarement pur; on le falsifie souvent avec de la cendre ^ûe la terre ou du sabky et des résines communes auxquelles on donne la forme de tortillons.

Ce faux labdanum est gris ou noir foncé , à cassure terne, pierreine , et offrant çà et là des points micaeés ; loti ftdiur est peu aromatique ; il craque fortement sous la dent, et brûle à peine sur les cbâTbéll^. PèUeiiêf* y ft t1^ott¥6 jusqu'à 72 «/• de sable.

IiAOTATB BB FOR.

Le lactate de fer est un sel blanc légèrement verdfttre, d^une saveur qui se rapproche de celle de l'encre. Il cristallise en petites aiguilles contenant 18 7^ d'eau. Il est solubledans ce liquide plus à chaud qu'à froid. Sa dissolution s'altère promptement au contact de Tair ; le sel sec se conserve sans altoration.

Usages. — Ce sel est employé ôôinihë médicament , sous forme de tablettes, de pastilles, ou en solution.

FALStncATiONft. -- Le làetate de fef tralréfolent (*) est iftiel- ^mfoi» additionné de sulfaté de protomyd^ de fer desêécM^ de sucf^ de lait ou lactine(^)i d'amtVfcvit

Le sulfate de fer se reconnaît au précipité bl&no, insoluble dans l'acide nithque, que forme le ohlorure de baiyum ou le nitrate de baryte, dans la solution aqueuse du sel suspect; outre , celle-ci donne un précipité blanc verdAtre avec V moniaque, tandis que le précipité est brun lorsque le lattaté est pur.

S'il contient du sucre de lait^ on transforme ee dernier ell acide mucique, à l'aide d'un traitement par l'aeide nitrique.

D'après M. Ijmradour^ on chauffe i grAmmes du lactatè suspect avec 30 gr. d'acide nitrique jusqu'à ce que le totit s(>it réduit à 6 oU 7 gr. Si le sel est pur, la liqueur reste disdre après le refroidissement ; s'il est impur , il s'y forme un dé-

(^) li est plus convenable de n*acheler ce sel qu^en plaques cristallines.

(*) M. PeUléf, de Dooé, à iraufé, dâiis le eebimérce, «a prétendu Ueiste de fer «n poudi^ csmposé de fts •/« <>e selfate de pielaxyde de fer et de ^b •/• de sucre de lait.

LÀiKfc. 3

pt\ blific d*aéidê AâûSpé, dÔtilM édnitàM iSi jtfê^CtéS (<). La tëintiif è d'iode déf^élbppé tltlé ôôlôràtiôfi blêîie dVét; lé \hm\B qui tetlfëtMe de PÀiHidoû. D'ailleufS , êâ tf âiUnt ôé âel pftf Une petite quantité d'eau {h)ide, ôU dééëlë la pfé^eUOe du suc^ë de laîl et de ramiddU, qui sôUt peU dU polUt ^olUbles danè de li^de.

&AOTATB BB ÇVXmorBi

Le laetatê de qulUiUê est Un àel blaiiô, cristallis j èU petites aiguillèâ soyeuâës, ou en petits mamelons radiéâ, d^UUe saveur très-amère, solubles dans l'alcôôl, pêU iâdlublés dané Féther, et encore moins solubles dans Peau.

Usages. — Le lactate de quinine est employé, en médecine, comme antifébrile.

Falsifications. —On a vendu du sulfate de quinine effleuri et plus ou moins jaunâtre^ sbuÈ TétiqUette de lactate de quinine pur, sel qui a une valeur double.

Cette Èraude, signalée par M. £d. Vanclenbrouckey pharmacien à Bergues, peut se reconnaître de la manière suivanie .' On place séparément, dans deux verres de montres, ÔBr.^lO de sulfate de quinine, et Ôs^ ,10 de lactate de quinine^ additionnas de S gr. environ d'acide sulfurique concentre ; et on chauffe simultanément, hhs la première application de la chaleur, on volt le lactate faire effervescence et se colorer fortement en rouge, tandis que le sulfate se dissout sans coloratioU sensible ; la réacUon est instantanée. En cofatinuant Inapplication de la chaleur, le sulfate et le laotate ne tardent pas k se colorer on hriiU noii^àtre^ {Edm. Bobiquet,]

IiAIHB. — V. Arorm*

Lé tribunal ôôi^êctiônnel d'Alger à ké saisi, il y â qUèlqUes attUéèâ, d'une iUcUlpâtlôti de fraudé et tromperie Sut lé pdids

(*) L'acide mucique est une poudre blanche, cristalline, craquant mus la dent; d^une saveur acidulé ajant quelque analogie avec celle de la crème de tartre. 11 est inaltérable à Pair, insoluble dans Talcool, presque irisdlubie dans Peau froide, un peu plus soluble dàiis Teau bouillante; c6tte solution atiueusé i^iigit nkibleifient le tOtirhcsét. L^âctdé stilfuriqtie concentré le dissout et prend une teinte rduge-cramolsi (tut bfabit (^r la chaléUr ; à ehaud, Vâcide tittflquê 16 convertit en àddé oialique.

et la qualité de la marchandise , dirigée contre les vendeurs français, de laines achetées par une maison française d'Alger. Cette fraude , qui n'était qu'une imitation des fourberies que les indigènes commettent souvent dans le conmierce des laines, consistait à imprégner les toisons de sabk et de terre y dansime proportion notable. Or, cette manœuvre rend le lavage des laines impossible , et détériore leur qualité en ajoutant à leur poids. *

Le sieur D..., vendeur inculpé, fut condamné à un mois de prison, 50 fr. d'amende et 500 fr. de dommages et intérêts envers les parties civiles.

UklT.

Le lait est un liquide opaque , d'un blanc mat légèrement jaunfttre, sécrété par les glandes mammaires des mammifères femelles, vers la fin de la gestation et après la naissance du petit.

C'est un liquide émulsif , composé d'une dissolution mucilagineuse de matières azotées {caséum ou caséine, albumine), de matière sucrée appelée «ucr« de lait (lactine ou lactose), d'une matière colorante jaune et d'une substance colorable en rouge, de substances aromatiques et de sels solubles (alcalins) et insolubles (calcaires et magnésiens], en quantité variable dans beaucoup de circonstances. Cette dissolution tient suspendue une matière grasse, constituant le beurre, divisée sous forme de très-petits globules isolés et sphériques, parfaitement homogènes, transparents, brillants, à contours très-nets [Voy.

PI. I, fig. 1).

Le lait est une sécrétion alcaline^ mais qui devient acide, h l'air, en très-peu de temps. Cette acidité est due à la formation spontanée d'une petite quantité d'acide lactique (*}.

Le lait de vache, dont nous nous occupons ici exclusive-

0) Od rencontre des laits de Tache alcalins et des lails addês. L*acidité du lait est attribuée au séjour plus ou moins prolongé des vaches dans les étables ; cependant beaucoup de ces animaux, soumis aux mêmes habitudes et à la même nourriture, ont donné, les uns du lait acide, les autres du lait alcalin.

ment, aune densité qui varie entre 4 ,029 et 1,033 (Quevenne)^ entre 1,028 et 1,042 {Vemoù et A. Becquerel).

Le lait a une saveur douce et légèrement sucrée, une faible odeur qui se dissipe par la chaleur.

Si on le filtre, la matière caséeuse insoluble, et les globules de matière grasse , restent sur le filtre ; il passe une dissolution claire, qui se trouble ou se coagule par la chaleur, suivant les proportions d'albumine qu'elle contient, et qui est ensuite précipitable par Tacide acétique; ce dernier sépare la matière caséeuse soluble. Ce lait filtré a une densité qui ne varie pas d'une manière sensible, quelle que soit la différence que présentent les laits eux-mêmes avant la filtration; ce qui prouve que l'élément gras suspendu sous forme de globules, et séparé ici par le filtre, fait seul varier la pesanteur spécifique de ce liquide.

Soumis àrébullition, le lait de bonne qualité ne change pas d'aspect : en s'évaporant, il se recouvre de pellicules membraneuses qui se forment de no)iveau à mesure qu'on les enlève; on nomme frangipane cette sorte de lait solidifié.

Si, après la traite, on abandonne le lait à lui-même , il se sépare bientôt en deux couches distinctes : la première est onctueuse, jaunâtre : c'est la crème, formée des plus gros globules de la matière butyreuse mêlée avec du lait ; au-dessous est un liquide d'un blanc mat, qui a reçu le nom de lait écrémé: il retient encore une portion assez considérable de matière butyreuse.

La densité de la crème est peu différente de celle du lait ; c'est pourquoi elle se sépare avec lenteur.

Le lait écrémé a pour densité moyenne 1 ,033 ; si on l'abandonne à lui-même , sous l'influence de la matière caséeuse agissant comme ferment, il s'y développe des acides acétique et lactique qui se combinent à la matière caséeuse et la coagulent. Il s'en sépare un liquide d'un jaune clair, d'une saveur sucrée : c'est le térum ou petit-lait.

Les acides très-étendus , comme les acides acétique , tartrique, lactique, chlorhydrique, sulfurique, etc., coagulent le lait chauffé à 75o environ ; la caséine est précipitée et entraîne avec elle la matière grasse. Quelques gouttes d'acide suffisent souvent pour coaguler une quantité considérable de lait.

sels, coagulent aus^i l^ l^it.

B»au09up de pUDi9§ j wi^f Q^t i^ o^Uf propriété » f ft «fissent ordinairement par les Aai4^^ qu'elles rc^^foroieiii.

Main 4q tpus les aprp^ qui ootsul^nt 1^ Uit, 1» présure, ou membrane muqueuse de restomac (mlkUe) des jeuaea veau* asercç Paetion la plus énergique) 1 p. de présure CQ^gule, en Oei, 30000 p. de lait.

Un litre de lait fourni^ IfiQ gr. d9 m(lé »u ff^mim-

Les alealis ne aoagulent paa le lait; bien plus, ils rendfuit au lait oftiUé ses prçpnétâ^ pramièfea.

I^ UblaAu saiv«at donne las réaultato d-inalyseï du If it do n^ha, ebtaMos pu div«M ebimiatpa :

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