‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 124 sur 251 · LEVURE DE BIÈRE · texte numérisé non relu

LEVURE DE BIÈRE

naître si le laudanum de Sydenham a été bien préparé. Le premier consiste à remplir du liquide suspect une fiole de forme allongée ; on en bouche Torifice avec le pouce- et on la plonge dans un verre d'eau. Si le laudanum est fait avec Teau alcoolisée et le sucre, ou avec du vin blanc ordinaire sucré, il se fait^ par le repos, une séparation entre la matière sucrée qui se précipite et l'alcool qui monte à la partie supérieure. Ce phénomène n'a pas lieu pour le laudanum préparé avec du Halaga de bonne qualité.

Le second moyen consiste à faire évaporer le laudanum au bain-marie jusqu'à consistance de sirop épais, et à l'abandonner plusieurs jours à lui-même. S'il a été préparé avec de l'eau alcoolisée et du sucre ou avec du vin sucré, il se forme des cristaux de sucre candi ; tandis que le résidu de révaporation du laudanum préparé avec du vin de Malaga reste sous forme de magma souvent grumelé.

Le laudanum préparé avec des vins blancs du Midi non additionnés de sucre est comparé avec un autre laudanum parfaitement fait, et on voit qu'il est moins onctueux, plus limpide, moins coloré et plus fluide que celui qui n'est pas falsifié.

Un autre mode dressai du laudanum consiste à comparer le précipité que forment 2 gr. de ce médicament dans de l'eau anunoniacale , avec celui que donnent 2 gr. d'un laudanum servant de type.

Matière organisée, qui se' produit pendant la fermentation de la bière. EUe est formée de globules ou corpuscules légèrement ovoïdes , de 7^ de millim. de diamètre. C'est une espèce de végétal globuliforme, se développant et se reproduisant, comme par boutures, au sein de la bière en fermentation (F, pi. I, fig. 7).

La levure de bonne qualité est d'un blanc jaunâtre, th*ant sur le chamois ; lorsqu'on la brise, elle doit se rompre nettement, sans exhaler d'odeur aigre.

La levure qui a la consistance de bouillie doit surnager

38 LEVURE DE BikiLE.

Teau ehaude, et s*j délayer parfaitement par agitation* Un mélange composé de 1 /2 litre de levure, 1 /2 cuillerée de rhum, 3 à 4 gr. de sucre et une cuillerée de farine, entre promptement en fermentation.

La lie baistière^ ou levure qui se dépose dans les vasea où la bière a séjourné, est bien inférieure en qualité à celle que le dégagement de gaz amène à la surface; cette mauvaise levure est plus compacte, plus épaisse et mêlée de corps étrangers*

L'écume, nommée vulgairement rwtffey contient peu de ferment; les bulles de gaz qui y sont emprisonnées en augmentent considérablement le volume.

Le levure ancienne se précipite au fond de Teau chaude; si on la soumet à Fessai indiqué plus haut, on reconnaît son impuissance à provoquer la fermentation.

Usages. -^ La levure de bière esiun feitnent trè»<employé dans réconomie domestique, dans les arts, notamment dans la boulangerie, où elle sert à faire lever la pâte. On s'en sert aussi en idiarmacie; pour préparer, par exemple, 1^ laudanum de Rousseau.

FALSiFiCàTiONS. — La levure de bière a été falsifiée avec la fécule, la craie {carbonate de chaux) et les farines.

Ia falsification par la féeule, signalée par BL P^ym (^), se reconnaît de la manière suivante : on délaye SiO gr, de le* vure dans un litre d'eau» on verse le tout dans uu vase de forme conique, et on laisse reposer pendant une denû-baure. La fécule se dépose, on lave le dépôt à plusieurs reprises avec 200 ou 300 gr. d'eau, et on laisse reposer chaque fois; lorsque Peau décantée est claire, on jette la fécule sur un filtre, on la fait bien égoutter et on en détermine le poids. La fécule est ftiofie à reconnaître à ses earaotères ordinaires : inaolufailité dans Teau ; conversion en empois par l'eau bouillante; oolo^ ration bleue au contact de Teau iodée.

(') M. Payen a trouvé 35 Vo de fécule dans des échantUlont piélerés sur des levures qui devaient èlre livrées aux di&iilUteurs.

M. Cosie^ disUlIateur aux Moulineaux, a reçu de$ levures qui contenaicDl environ 67 % de fécule.

Nous avons vu, dans une fabrique de levure, des barils de /ilMs destinée é la faltiter.

JU Vivota contenant ^ )a, oraiç » préil«btoMQi May^ dans cinq fois son poids d'eau distillée, fait, 9^^f^Vwà^ qUqTv

Hy4m^> w« ^ry^ae^Moi cl'a«^||t i4hs^ viv^ <pw If propartioo ^ isçm ^ plus forte. l# licm^w fUtrée 4w&o un

précipité blanc d'oxalate de chaw %v^ l'^xftUto A'uvtt^

xm («). ^v. Évoi

Le lin d'Islande étant vendu au poids et en paquets, op a eu quelquefois recours au mouillage pour augmenter ^^ poids, n est alors eiposé à s'échauffer. ' Dans le môme but, rintérieur des pacjuets est garni dq cailloux, de sable.

Ces fraudes ont été nuisibles au comiperce des lins d^Islande^ et ont été la causç de leur dépréciation, On leur a préféré les autres lins étrangers, expédiés avec plus de propreté et de régularité.

L'examen attentif des paquets et la dessiccation sont Iqs sçules recherches h ffiire pour s'assurer de ce^ fraudes.

la tifhaifie on pwioxyie ék phmè a reçu phisieun nams, suivant son état d^agrégatien. L'oxyde provenant de la calei*

(1) Il y a qiiek[iiea «aoées, le gouverneur de R%a do^na dei oMves a«x ^<|nla ù» pQvl» poqr qa^Mi pr«fièd49«aiil d4«ofiMH irè(i<-94¥^re«ent à rinspectioo des fils de Un dçsUaé3 à reipQrlatioq. \\ iqviuH \e& né^ gocianto ou filateurs français, qui auraient à se plaindre de la mauvaise qualité des envois, à lui adresser des écbanliilons de lins mal assortis ou mal ufttoy^s, «v«o riutliaaU^q deio^ameroauMi russes itonills auraient reçu les marchandises.

40 UTHARGE.

nation du plomb à Tair. est le mankot, pulvérulent , d'un jaune sale^ iacilement fusible au rouge brun, en une masse cristalline rougeàtre. Exposé à Pair, il en attire lentement l'acide carbonique.

Le protoxyde de plomb» provenant des usines où Ton traite les minerais de plomb argentifères, est fonda et cristallisé ; il porte le nom de litharge.

La litharge est tantôt en petites écailles brillantes^ micacées^ d'une couleur rougeàtre assez vive ; on l'appelle alors litharge et or; celle qui est d'une couleur plus pftle, se rapprochant de celle du massicot, porte le nom de litharge chargent.

Dans le commerce, on rencontre trois sortes de litharge : la litharge iA llemagne ou de Hambourg y la litharge de France et la litharge anglaise.

Le protoxyde de plomb renferme : plomb, 92,83 ; oxygène, 7,17.

Usages. — La lithaige a de nombreuses applications dans les arts; elle entre dans la composition du cristal, elle sert à rendre Thuile de lin plus siccative, etc.

En pharmacie^ elle sert à faire un grand nombre de préparations, telles que les emplâtres, les acétates de plomb, etc.

Altérations. — La lithaige du commerce, comme celle de Hambourg, contient souvent des oxydes de fer^ de cuivre, d! antimoine; de la<t7tce, du carbonate de plomb {^); ces substances étrangères proviennent de la fabrication même de la litharge.

Il est important, pour le fabricant de cristal et le pharmacien, de pouvoir connaître leur présence, et en purifier la litharge. Ces oxydes métalliques peuvent, en effet, donner au premier des cristaux colorés; au second, des emplâtres grenus et colorés, un extrait de Saturne également coloré.

La litharge anglaise, préférée pour la préparation des emplâtres, et qui ne contient que peu ou point d'oxydes de fer et de cuivre, donne un emplâtre bien blanc, ayant la cousis^ tance et le liant que l'on recherche.

(0 M. Herzog a constaté qae la litharge renferme qnelqtierois jusqu'à U Vo de carbonate de plomb.

Page 1