‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 16 sur 251 · ACIDE NITRIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE NITRIQUE

donnera Jane part un précipité avec le chlorure de baryum, de Fautre, un précipité jaune-serin avec le cblorure de platine, si le sulfate est à base de potasse.

L'èride nitrique étant préparé en grand dans des cylindres de fonte peut contenir du fer, dont on constatera la présence en évaporant à siccité, calcinant et traitant par Teau qui laissera Foxyde de fer pour résidu; ou bien en évaporant seulcv ment à siccité et n^prenant par Feau. Le cyanure jaune , Fammoniaque, serviront à déceler la présence du fer ou du cuivre.

L'adde nitrique renferme aussi quelquefois de Fiode, ainsi que Fa observé M. Lembert, Ce corps provient du nitrate de soude on de potasse, employé à la fabrication de Facide, dans lequel il se trouve à Fétat d'acide iodique et d'acide iodhydrique. Pour s'assurer de sa présence , on sature Facide à essayer par la potasse, la soude ou par un carbonate de ces ba-« ses, on y ajoute une solution claire d'amidon , puis quelques gouttes d'acide sulfimque, en ayant soin de n'ajouter une autre goutte de cet acide qu'après s'ôtre assiiré que la précédente n'a pas déterminé de coloration. La couleur bleue ou violette que prend 1& liquide indique la présence de Fiode. On peut aussi introduire dans un ballon muni d'un tube abducteur Facide nitrique étendu de son volume d'eau, chauffer et recevoir les vapeurs dégagées dans un petit tubeéproBvette renfermant de l'empois très-clair fait avec de l'amidon bien- lavé à Feau froide ( Barresunl),

Enfin Facide nitrique renferme quelquefois de l'arsenic : pour le reconnaître, on sature Facide par la potasse, on évapore à sctité, puis on décompose à chaud le nitrate de potasse formé par Facide sulfurique pur, de manière à chasser tout Facide nitrique. Sous son influeuce, Farsenic, s'il y en a, est transformé en acide arsénique, très-soluble dans l'eau. On lave la masse, et Feau de lavage est introduite dans un appareil de Marsh fonctionnant à blanc, qui indique, par la présence et les caractères chimiques de l'anneau ou des taches, si Facide nitrique essayé renfermait ou non de Farsenic.

PuRiFiCA'noN DE l'acide NITRIQUE. — Pour purifier l'acide nitrique, on Fagite quelque temps avec du nitrate d'ar-

34 ACaOlE 03CAUQUK.

gent, puis avec du chlorure de baryum ou du nitrate de plomb réduit en poudre fine, on décante et on distille, on recueille à part les premières portions qui renferment Tacide nitreux ; on change ensuite de récipient, et on recueille l'acide nitrique pur. On arrête l'opération avant que tout le liquide ait distillé; quelquefois les dernières portions renferment, en effet, un peu d'acide nitreux. provenant de ce que les parois de la cornue, qui ne sont plus baignées par.le liquide, peuvent s'échauffer jusqu'à la température qui amène la déoompoai» tion de Tacide nitrique.

Falsifications. — On a ajouté à l'adde nitrique du nitrate de potasse ou de soudej aûn d'augmenter sa densité , ou du nitrate de zinc^ dans le but de le décolorer. Cette addition se reconnaît, par Tévaporation à siocité; les sels ajoutés restent en résidu. Celui-ci repris par Toau donne une coloration bleue avec dégagement de vapeurs rutilantes par Taddition d'un peu de tournure de cuivre et d'acide sulfurique ; im précipité jaune , avec le chlorure de platine y si le nitrate ajouté est à base de potasse; s'il est à base de nnc, on a un précipité blanc d'oxyde de zinc avec la potasse, soluble dans un excès d'alcali; un précipité jaune orangé avec le cyanure rouge ; et un précipité blanc avec l'hydrog^e sulfuré, si la liqueur est neutre.

Quant à la quantité d'eau ou à la richesse de l'adde, on peut la déterminer à l'aide de l'aréomètre , ou mieux de la saturation par un alcali ou par un carbonate alcalin. 100 parties d'acide nitrique réel exigent, pour leur saturation, 93,4 de carbonate de chaux et 98,4 de carbonate de soude sec et pur, ou SI 7 de ce même carbonate cristallisé.

AOXSB OXAUÇUS.

Cet acide, connu aussi sous les dénominations Sadde de Foseilie, acide oxalin^ acide de sucre^ acide sacchtirin^ acide oosysaochàrique^ est solide, cristallisé en prismes obliques à quatre pans, terminés par des sommets dièdres ; il est efflorescent à l'air ; sa densité est 1,50 ; il est inodore, d'une saveur très-adde, soluble dans 8 parties d'eau firoide, trëssolublo aussi dans Talcpol; à 4- 115^* il se décompose en

AdDE OXAUQITB. 35

dégageant de Fadde carbonique et de Foxjrde de cart)one , en même temps qu'il se sublime de Fadde oxalique à un seul équivalent d'eau (20 «/J. Il se distingue des autres ad« des végétaux, en ce qu'il précipite la chaux de ses dissoIU'* tiens et qu'il réduit le chlorure d'or.

n est composé de : carbone^ 32,33 ; oxygène, 66,67 : cristallisé, il peut contenir de 20 à 43 «/o d'eau. Quand ozi verse de l'eau firoide sur las cristaux d'acide oxalique, ils font entendre un bruit particulier; ce caractère peut servir, dans quelques cas, à le distinguer des autres acides végétaux.

Usages. — L'acide oxalique est employé dans la fabrication des toiles peintes ; il sert à enlever les taches d'encre, à détruire les taches de rouille. On l'emploie aussi comme médicament; à faibles doses, il est rafraîchissant, légèrement diurétique ; on l'administre en limonades et môle au sucre, sous forme de tablettes, de pastilles, de porudres.

Altérations. — L'acide oxalique obtenu par Y acide nitrique retient quelquefois un peu de ce dernier; on le reconnaît en lavant les cristaux avec de l'eau, saturant celle-ci par la potasse ; si l'on trempe dans le liquide des bandes de papier, et qu'on les allume après dessiccation préalable, elles brûlent avec une scintillation due au nitrate de potasse qui s'est formé. On peut encore faire évaporer le liquide, essayer le résidu directement par l'action de la chaleur, ou au moyen de l'acide sulfurique et de la tournure de cuivre, qui donnent lieu à un dégagement de vapeurs rutilantes. D'ailleurs, l'acide oxalique contenant de l'adde nitrique jaunit le bouchon de Uége des flacons qui le contiennent.

D'après le mode employé pour l'obtenir, l'acide oxalique peut aussi renfermer de Yacide sulfurique, des seb de cuivre, de fer ^ de plomb.

L'acide suUùrique est décelé parle prédpité blanc, insoluble dans l'adde nitrique, que produit le chlorure de baryum étendu d'eau , dans une solution aqueuse de l'acide suspecté.

Le cuivre se reconnaît par l'ammoniaque, le cyanure jaune ; le fer, par le cyanure jaune ; le plomb, par l'acide suUhydrique, l'iodure de potassium, lechromate de potasae.

Falsifications. — Dans le commerce, on rencontre quel-

36 AaDE PHOSPHORIQUE.

quefois l'acide oxalique mêlé de sel d'oieiUey d'acide fartrh que, de sulfate de potasse, de sulfate de magnésie, d'alun (>). Ces diverses sophistications se reconnaissent de la manière suivante :

Le sel d'oseille donne, par la calcination, un résidu alcalin aux papiers réactifs, à cause de la potasse qu'il contient. On détermine par la quantité d'alcali celle de Toxalate qui existe dans le mélange.

Le sulfate de potasse, le sulfate de magnésie, se reconnaissent au moyen de l'alcool, qui dissout l'acide oxalique seul, et laisse intactes les matières étrangères, que l'on soumet ensuite à un essai spécial.

L'acide tartrique se reconnaît au précipité cristallin de crème de tartre qu'il forme en ajoutant une solution de carbonate de potasse, et à l'odeur de sucre brûlé que répand ce précipité, quand on le projette sur des charbons incandescents, ce qui le différencie de l'oxalate acide.

La présence de l'alun dans l'acide oxalique se décèle par les réactions suivantes sur la solution de l'acide suspecté : le chlorure de baryum forme un précipité blanc de sulfate de baryte, insoluble dans l'acide nitrique ; si l'acide oxalique est pur, le précipité blanc d'oxalate de baryte est soluble dans Facide nitrique. Le chlorure de platine donne wi précipité jaune de chlorure de platine et de potassium ; Taounoniaque, un précipité floconneux d'alumine ; ce qui n'a pas lieu avec Tacide oxalique pur.

AOXDB FH08raO&X9UB.

L^adde phosphorique, appelé autrefois fleurs de pivosphore, acide de turine, est solide, blanc, inodore, très-déliquescent, n est anhydre et contient : phosphore, 44 ; oxygène, 56. Hais celui qui sert en médecine est une solution d'une densité de 1,45, marquant 45 degrés à Taréomètre. 100 parties d'acide phosphorique saturent 42 parties de carbonate de soude.

(t) Nous avons etieDire dos mains une lettre d*un négociant, qui demandait à un fabricant de produits chimiques de Talun en petits cristaux , pour le mêler à i*acide oxalique,

ACIU£ PHOSPHORIQUE. 37

La solution récente d'acide phospfaoriqae anhydre coaguk ralbmnine, précipite en blanc le nitrate d'argent : c'est celui qu on appelle Tacide phospAorique monohydraié ou méiaphos* pkoriçve. Abandonnée à elle-même, cette solution se modifie peu à peu ; Tacido prend 2 équivalents d'eau et passe à Tétat d adde hnhydratéy qui ne coagule pas Falbumine et précipite en jaune le nitrate d'argent. Par la calcination, Tacide phosphorique passe à un étet intermédiaire ; il est bihydraté et appelé acide pyrophosphorique; il ne coaguk pas l'albumine et précipite en blanc le nitrate d'argent.

Usages. — L'acide phosphorique est quelquefois employé, eu médecine, dans les maladies des os, soit à l'intérieur, soit à Texlérieur. On en fait des. limonades, des potions, des solutions pour lotions ou injections.

Altérations. — L'acide phosphorique peut contenir de Vaeide phosphoreux, de Vacidesulfurique, de Vacide nitrique^ du sulfate et phosphate de chaux, du plomb, du cuivre, de Varsenic, de Yalun, de la silice.

On reconnaît ces différents corps de la manière suivante :

L'acide phosphoreux, par l'odeur alliacée qu'il communique à la solution, qui est inodore lorsqu'elle est exempte de cet acide ; l'acide sulfurique, par le précipité blanc, insoluble dans l'acide nitrique, formé par le chlorure de baryum ; tandis qse le phosphate de baryte est soluble dans le même acide ; lacide nitrique, en saturant la Uqueur par la potasse, évaporant à sicdté : si l'acide essayé contient de l'acide nitrique , il se forme du nitrate de potasse , qui déflagre sur des charbons rouges. Les sels calcaires sont décelés par le précipité blanc qu'ils donnent avec l'oxalate d'ammoniaque ; le plomb, par le précipité noir qu'y occasionne l'acide sulfhydrique , par le précipité jatme produit avec le chromate de potasse; le cuivre, par la coloration bleue qu'y produit Tammoniaque, le précipité brun-choc61at donné par le cyanure jaune ; l'arsenic , par le précipité jaune de sulfure d'arsenic qu'y forme un courant d'acide sulfhydrique («).

(*) En 183i, M. Hertn, pharmacien à Berlin , reconnut, le premier, la pré:»pnce de Tarsenic dans l'acide phosphorique.

M. Barlwad, de Berlin, eui entre les muii:s un acidu pl:o:>pliori<|Uu qui, pour âoo gr., donuait Ofv,40 de ëulfore d'arsenic.

38 AdOE SUOaNIQUE.

L'alun et la silice, qu'on rencontre quelquefois dans Tacide phosphorique, proviennent de sa fusion trop prolongée dans les creusets. La potasse ou Tammoniaque y produit un précipité gélatineux d'alumine, qui peut être mêlé de phosphate de chaux, que l'acide essayérenfenne quelquefois ; l'alumine se reconnaît à la coloration bleue que lui communique sa caldnation avec le nitrate de cobalt. Si Ton filtre et qu'on sature la liqueur filtrée par l'adde chlorhydrique, la masse saline résultant de l'évaporation à siccité est traitée par l'eau et laisse , si l'acide phosphorique contenait de la silice, un résidu insoluble, qui est grenu, sec au toucher.

A€IIMI 9&V88IÇVB. — V. Agids 0YAimYi>Bi^B.

AoiDB Boaaxanqvm.

L'acide succiniquo, appelé autrefois sel volatil de succin, QCîde du succm ou de fambre jauncy sel d'ambre, acide karabique, se présente, lorsqu'il est pur, en prismes rectangulaires blancs, brillants et nacrés, inodores, d'une saveur un peu ftcre, volatils sans altération, plus solubles dans l'eau à chaud qu'à froid, peu solubles dans l'alcool et l'éther. Cet acide fond à 180^-, mais déjà à 140^- ilémet des vapeurs ftcres et se sublime; il bout à 235<^

D'après M. Fehling et M. Cahours, l'acide succinique cristallisérenferme : carbone, 47,06; hydrogène, 5,88; oxygène, 47,06.

La solution aqueuse d'acide succinique forme avec l'acétate de plomb neutre un précipité blanc, insoluble dans l'eau, solubledans l'acide nitrique; à l'état de sucdnate soluble, il précipite les perscls de fer en flocons rouges brunâtres.

UsAOES. — L'acide succinique est employé en médecine comme antispasmodique.

Falsdtgations. — L'acide succinique, étant d'un prix élevé, est souvent mêlé , dans le commerce, avec le sel ammoniac, le carbonate d^ammoniaque^ Vacide sulfurtque, le bisulfate de potasse, Valun, Vacide borique,le chlorure de sodium, le nitrate de potasse, le sucre^ la crème de tartre, Y acide citrique, Vacide oxalique, Voxalate de potasse, Vacide tartriqueei V huile de succin.

En chauffant l'acide succinique dans une cornue, à une

ACIDE SUGGINIQ0E. 9i

température élevée graduellement, il se TolatUise et laisse les corps fixes étrangers; ralcool sert aussi à séparer Tacide snccinique du sulfate de potasse, de Toxalate de potasse ^ de la crème de tartre, qui ne se dissolvent pas dans ce menstrue.

La présence du sel ammoniac^ du carbonate d'ammoniaque, sera reconnue par Todeur ammoniacale que dégagera Tacide lorsqu'on le triturera avec un peu de potasse, de soude ou de chaux; de plus, le sel ammoniac donnera un précipité blanc caillebotté, avec le nitrate d'argent ; le carbonate d'ammoniaque fera effervescence au contact d'un acide.

L'adde sulfurique sera reconnu à l'aide du chlorure de baryum; le même réactif servira à déceler la présence du sulfate adde de potasse, et de plus le solutum aqueux de l'acide à essayer donnera un précipité jaune-serin avec le chlorure de platine (').

M. Peltier, de Doué, a signalé une sophistication de l'acide sucdnique par Yaltm (sulfate d'alumine et de potasse) dans la proportion de •/^. On opère d'abord, à l'aide de l'alcool à 0,88 bouillant, la séparation de l'alun et de l'acide succinique. l;alun, insoluble dans l'alcool, est dissous dans l'eau, et sa présence est décelée par l'eau de baryte, l'ammoniaque et le chlorure de platine.

L'acide oxalique et Toxalate de potasse se reconnaîtront au précipité blanc donné par un sel de chaux ; et de plus, le sel de potasse , au précipité jaune-serin fourni avec le chlorure de platine.

Le chlorure de sodium communiquera une saveur salée à l'acide succinique ; l'acide mélangé avec ce sel décrépitera sur les charbons, et donnera, avec le nitrate d'argent, un précipité blanc, caillebotté, soluble dans l'ammoniaque, insoluble dans l'adde nitrique.

Le sucre communiquera un goût sucré à l'adde succinique ; celui-ci, projeté sur des charbons ardents, exhalera une odeur de caramel.

Le nitrate de potasse, mêlé à l'adde succinique, lui donnera la propriété de fuser sur les charbons rouges ; dissous dans

(■) M. NefOêr a signalé des échantillons diacide succinique livrés au commerce, renfermant 75 «/o de salfate adde de potasse.

40 AaDE SUOGlNiQUE.

Teau et mis en contact avec de la tournure de cuivre, la solution dégagera, sous l'influence d'un peu d'acide sulfurique, dos vapeurs rutilantes, et donnera lieu à une production de nitrate de cuivre bleu.

Le mélange d'acide succinique et d'acide borique se reconnaîtra par la calcination : le dernier restera en résidu, et présentera tous les caractères qui lui sont particuliers.

L'acide succinique mêlé d'acide citrique donne tme solution aqueuse à réaction beaucoup plus acide que s'il n'y avait que de l'acide succinique, et qui se trouble légèrement par Teau de chaux, lorsqu'on le soumet à l'action de la chaleur.

L'acide oxalique, l'acide tartrique, môles à l'acide succinique, se reconnaîtront au précipité de suroxalate ou de surtartrate de potasse, que le solutum aqueux de cet acide donnera avec la potasse.

La présence de la crème de tartre sera décelée par la calcination et l'odeur caractéristique du tartre brûlé; on aura pour résidu du carbonate de potasse, soluble avec efTerves- (^nce dans les acides; la solution acide étendue donnera un précipité jaune-^erin avec le chlorure de platine (»).

M. Wackenroder a trouvé, dans le conmierce, de l'acide succinique qui n'en avait que le nom, et qui consistait en un mélange d acide tartrique et d huile de succin. Enfin d'autres acides succiniques ne consistent qu'en sel ammoniac ou en ^isulfate de potasse^ enduits d'une faible couche d'//Mî/e desuccin. Ces fraudes se reconnaissent en traitant une portion du produit par l'alcool qui dissout l'huile de succin et laisse indissous le bisulfate de potasse, dont on constate la présence à l'aide des caractères déjà indiqués. Quant à la séparation de l'huile de succin et du sel ammoniac, on traite la masse par l'eau, et on distille ; on obtient une pyrélaïne incolore ou huile de succin rectifiée, peu soluble dans l'alcool hydraté, et d'une odeur particuhère caractéristique. Cette huUede succin, d'ailleurs, traitée par l'alcool, laisse une portion insoluble, molle, d'un brun jaunâtre, qui, reprise par Téther, abandonne un résidu insoluble, jaune, cristallin, brillant, opaque, inodore et insipide.

(') M. Neslier dila\oir trouvé dans lecocnmi!rce des écbanlillous dV* c;iie iiuccinique iii^l<^s de la moitié de leur poid$ de crème de tartre.

AODE SULFUaiQUE. 41

AOSDB smLrtmxQUB

L'adde sulfurique, connu encore aujourd'hui sous les noms d'huile de vitriol , despint de vitriol, A' acide vitriolique, etc., est un liquide limpide, incolore, possédant au plus haut degré cette consistance oléaginease qui lui a fait donner le nom trèsimpropre d huile de vitriol, car il n'est ni gras, ni inflammable.

L*acide sulfurique existe à l'état anhydre ; il est très-avide d'eau et peut se combiner en plusieurs proportions avec ce liqmde; la combinaison ou le mélange a lieu avec dégagement de chaleur, et suivant la quantité d'eau ajoutée à l'acide sulfurique hydraté, le point d'ébullition s'abaisse et la densité diminue, sans être la moyenne de celle de l'eau et de Tacide employés; car il y a toujours une condensation qui varie avec les proportions relatives d'eau et d'acide.

En faisant de nombreuses expériences sur divers mélanges d*acide sulfurique et d'eau, Vauquelin, d*Arcet, Parkes, Dalton, Ure, ont dressé des tables indiquant la richesse de l'acide sulfurique ou la quantité «/o d'acide réel ou anhydre contenue dans un acide donné, d'une certaine densité correspondant à on certain nombre de degrés de l'aréomètre de Baume.

Voici la table dressée par Vauquelin et A'Arcet :

Qyamii^ diacide solfa-

Quantité

Oensilé.

Dpgréd A l'aréomètre

riqw à 66".

d'eau.

de Raumé.

fOo

ii,Ot

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