SALEP
Le sagou ast insoluble dans Teau froide (^) ; il se ramollit et se gonfle dans Teau bouillante ; il devient transparent sans perdre sa forme.
Dans le commerce, on connaît deux sortes de sagou, le «^ gmi rouge et le sagou blanc. Le premier, qui est le plus estimé, ne doit cette teinte rougefttre qu^à un conmiencement de torréfaction qu'on lui a fait subir.
H. Guibourt distingue trois variétés de sagou : le tagou anciefij le sagou des Moluques et le sagou tapioka. Les deux premiers' n'ont pas éprouvé Taction du feu ; ils ne cèdent rien à Peau froide, seulement ils s'y gonflent beaucoup. Le sagou ancien résiste à Faction de Teau bouillante et laisse de nombreux téguments ; le sagou des Moluques est moins résistant. Le sagou tapioka est formé de petites masses tuberculeuses irrégulières; il a subi l'action du feu, aussi donnetril, avec Teau froide, une liqueur qui se colore fortement par riode.
Usages. — Le sagou est employé dans les usages alimentaires.
Falsifications. — On a quelquefois imité le sagou en se servant de farine de pommes de terre^ et, suivant quelques auteurs, de farine de légumineuses; mais le produit ainsi fabriqué est beaucoup moins dur et se brise avec facilité; mis en contact avec de Feau bouillante, il se réduit facilement en bouillie, ce que ne fait pas le vrai sagou.
M. Guibourt dit qu'il a vu du sagou fabriqué avec de la pomme de terre, mais qu'il était facile de le reconnaître à la saveur caractéristique de ce tubercule.
SAXmOUZ. — V. AzoaoB.
Le salep est la bulbe mondée et desséchée de plusieurs esr pèces d'orchis, et notamment des orchis mascula, ffiorio, bifolia et latifolia (Orchidées).
(*] L'eau dans laquelle le sagou a séjourné prend une très-belle couleur bleue par Tiode, ce qui semblerait démootrer que, lors de la fabri-
Sn SAL£P.
Cette racine, qui est apportée» à Tétai sec» de la Turquie, d9 FAnatolie et de la Perse (^), noua arriYS en amandes rondes ou ovales, extrêmement dures, quelquefois enfilées et sous forme de chapelets ; leur couleur est le gris jaunâtre ; leur cassure est cornée et semi-transparente ; le salep exhale une légère odeur particulière ; sa saveur mucilagineuse» un peu salée, rappelle celle de la gomme adragante.
L'analyse du salep indigène a été publiée par Mathieu de Dombask; il contient : huik très-ûdoranU^ gomme mucilage' muse en grande quantité; du ligneux (3 ou 4 <^/o); carbamUe de potasse et chlorure de potassium.
UsAfiES. — Le salep est employé comme médicament; il entre dans la fabrication de bouillons et de chocolats analeptiques ; le plus ordinairement il est employé comme aliment. On s'en sert comme muoilagineilx contre la diarrhée, la dyssftnterie, les toux sèches et inflammatoires.
Falsifications. — Le salep en bulbes n'est point falsifié, mais le salep réduit en foudre a été additionné de féeuk cuite et sèche.
À Taidede l'eau iodée^ on constate la pureté du salep. En effets cette racine est composée d'une matière gommeuse analogue à la bassorine ; elle ne contient que des traces d'amidon, tandis que le salep fraudé contient une grande quantité de fécule. Il est donc facile de reconnaître, en agissant avec de Teau iodée et d'une manière comparative, si le salep en poudre est pur ou non.
M. BrmdCi d'Hœxter (Prusse), a indiqué le moyen suivant pour reconnaître si des substances étrangèreâ ont été mêlées au salep.
On prend : Salep en poudre. . . 0 gr. Si
Magnésie calcinée. . 0 gr. IS Eau 150 gr.
On fait chauffer. Le mélange, s'il est formé de salep pur, acquiert par le refroidissement une très-grande dureté^ ce qui
cation du sagou, une partie de cette fécule s*est convertie en une modificaïkMa solKbIe.
(') Le salep poumii ètie recucilU et prépacé en France. Gfp/fHy, le
R'amve pas quand le salep est ollODgé i'alhimi^, de gomnu arabique, de gomme adraganta, d'amtdbrt, de coUe de poigioH, de vtKcilagt de coingt, de fécuk.
On p<ut encore, par l'eiameD mîo'oscopique, reconnaître It fftl^ficatioa du salep par la fâeuU on ramidon.
** SAX-ICIMB.
La sa/ici'n$e$l un priQci(ie imméiliat, cristalUsable, découvert par M. /^vîuj: dans l'écorne de (livars saules et peupliers. Elle se pn'"ii;rHo sous fonin' dr; poiiics lames rectangulaires, dont Ips ll■■ll■ll^ |i;ii':n-M'iii r;ii!l(:s uii biseau; si la criBlallLsation s'est faite rapidement, les cristaux sont plus petite, et leur aspect est nacré. LasaliciDeaunesareurlrès-amère, qui a quelque chose d'aromatique. EUe est inodore, fusible un peu au-deSsus de 100 degrés; par le refroidissement elle se prend en une masse oristallisÉe; elle est très-aolublo dans l'eau bouillante, l'alcool ; insoluble dans l'éther et dans les huiles volatiles. L'acide sulfurique concentré et froid donne une liqueur rouge qui laisse déposer, lorsqu'on l'étend d'eau, un sédiment rouge (ruliline de M. Braamnot).
Usages. — La salicine, qui a été vantée comcoe un fébrifuge »uscepEible de remplacer le sulfate de quioine, a beaucoup perdu de -sa réputation ; aussi maintenant est-elle peu usitée comme médicament.
On n'en fabrique pas moins une asseï grande quantité, qui sert à frauder le sulfate de quinine.
Falsifications. — La salicine elle-même a étd récemment allfMigée de sulfate de chaux, obtenu en cristaux neigeui(').
Si on voulait s'assurer de la pureté de la salicine, il fau-
premler, l'a déniunir^ ; ni un pharmacien-cblmiste, ta. Aiiberjfi«r Bts, de Clernionl-Perrand, a préparé atec les orchts d'Auiergne (la Miep qui ne le cédait en rien à celui que nous recevons de l'ëlranger.
(') Nous avons Tu une lelU« dans laqaella on demandait de ce lulfale, :m «mM^wX luiag» (m^wI a AaU ik$mé al Ut mtkMtm «pi'il