‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 3)Chapitre 198 sur 251 · SULFATE DE 2I1VC · texte numérisé non relu

SULFATE DE 2I1VC

UsAGKs. — Le sulfate de rinc est quelquefois employé en médecine comme vomitif. On en fait usage à Tettérieur comme astringent en dissolution, comme collyre, ou en injections dans la gonorrhée, etc. On s'en sert aussi dans la pratique de Part des embaumements ; dans la désinfection des matières fécales.

Altékations. — Le sulfate dexincdu commerce renferme presque toujours du sulfate de fer, et plus rarement du ««(fa/tf de cu(vre (*). La présence de ce dernier métal se reconnaît au précipité bleuâtre, que la solution aqueuse du sulfate donne avec le cyanure jaune de fer et de potassium. L^nfusion de noix de galle fait naître dans la môme solution une teinte plus ou moins foncée. Enfin, la même solution de sulfate de rinc ferrugineux portée à TébuUition, additionnée d'acide nitrique, puis traitée par Tammoniaque jusqu'à dissolution du précipité d'oxyde de zinc, donne un dépôt jaunâtre de peroxj'de de fer. Dans le cas où le sulfate examiné renfermerait du cuivre, la liqueur deviendrait bleue.

Pour purifier le sulfate de zinc, on le chauiîe au rouge dans un creuset ; on le dissout, et on le laisse cristalliser. Pendant le traitement pair Teau, tout le fer se précipite à l'état d'oxyde ; on décante ou on filtre la liqueur avant de la faire c^talliser.

On peut aussi faire dissoudre le sulfate de zinc dans une petite quantité d'eau, porter à Tébullition , ajouter un peu d'acide nitrique, et continuer à faire bouillir pendant dix minutes, pour s'assurer que le fer est tout entier peroxyde. On étend la liqueur avec de l'eau distillée, on la laisse refroidir, et on la traite à froid par un excès de carbonate de chaux en poudre. Après vingt-quatre heures de contact, on filtre, on évapore, et l'on retire le sulfate de zinc par des cristalUsations successives. Le peu de nitrate do chaux qui s'est formé reste dans les eaux-mères.

abord avec ce dernier. Quelques gouttes de sulfhydrate d^araiDOoiaque, Tcrsêesdans une solution aqueuse de chacun de ces scls^ donnent lieu à un précipité jaune orangé, insoluble dans un excès de réactif^ lorsqu'on a^it sur du suKate de cadmium^ et à un précipité blanc, soluble dans un excès de réactif, si on a affaire à du sulfate de zinc.

(*) Ces sulfates étrangers proviennent de Pimpuretédu snlfarede zinc employé à la fabrication de la couperose blanche.

StJLFURE D'ANTIMOIffE. 450

Sni.FORB B^AMTZraOZNXS.

Le sulfure d'antimoine, qui porte aussi les noms de proto^ sulfure d'antimoine, de suifide antimonieux^ d' antimoine mlfuréy de sulfure antimonique^ d'antimoine cru, stibine (Beudant), se trouve dans la nature en de très-grandes quantités et en masses compactes formées de longues aiguilles prismatiques. Ce sulfure est d'un gris bleuâtre métallique, moins brillant que Tantimoine et plus fusible ; sa densité est de 4^3 à 4,58. Chauffé au contact de Tair, il s'y transforme en acide sulfureux et en oxyde d'antimoine. Réduit en poudre et traité par Tacide chlorhydrique, il fournit de l'acide sulfhydrique.

Le sulfure d'antimoine a d'abord été tiré de l'Inde par les Anglais ; il en existe à Sahlerg (en Suède), à Andreasberg (au Hartz), à AUemont (Isère), àPontgibaut (Allier). Nous avons aussi constaté l'existence de ce sulfure dans diverses localités du Puy-de-Dôme.

Usages. — Le sulfure d'antimoine est employé pour obtenir Tantimoine métallique.. On s'en sert en médecine dans les maladies de la peau et les maladies scrofuleuses. On le donne en poudre comme sudorifique ; on en fait des nouets, qu'on fait tremper dans des décoctions sudoriiîques ; on le fait entrer dans des tablettes {tablettes antimoniales de Kunckel), dans un coll}Tre ; il fait partie de la poudre de James. Les Mahométans l'emploient comme cosmétique.

Altérations. — Le sulfure d'antimoine qui ne peut être privé de sa gangue retient des impuretés ; ou peut s'en débarrasser par la fusion ; le suif urC;, qui est beaucoup plus fusible que la gangue, s'en sépare avec facilité.

Le sulfure d'antimoine contient le plus souvent du sulfure d'arsenic, comme l'a démontré Sérullas (* ); traité par l'eau, à l'aide de la chaleur, il fournit un liquide qui, essayé dans l'appareil de Marsh, donne des taches arsenicales. Ce même liquide forme avec Thydrogène sulfuré un précipité jaune de

(*) La présence de Tarsenfc dans le sulfure d*antimoine n'est pas sans danger, particulièreimnt quand il est employée Pétat naturel, comme dans la tisane de feltz, etc.

Page 1