PRÉFACE
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« ^viiQODqiM «un trempé r««bf|eiir nir te tttre des matJirtt d'or et d'argent, rar la qualité d'one ptenw •Mw vitlai $t»u ftie. tiir la nmtuf d$ toutes m»* dMfuiises, etc., sera paQi d« l'eiçprisaitiMMirat pendant Iroii kMria an mokoa et ua an au |iltii, et d'iiM anea^a «al M poarra euéder le quart dea retUtVltalii, 4fm* macee-iatéféta, «i «tre au-devoni de 50 fr.^ ttç. »
(AH. 4M dii eoM MtfiL:
h% bm que nom moui somnis proj^osé «i pubUsnt le DitHmimUn du psthifêaHùM est de mettre nos lîollègiies è Mtae, I* de repousser de leurs officines les substances ftllérées, les médicaments qui auraient été sophistiqués; S* de donner leur avis, lorsqu'ils sont consultés par l'admi* Bietrition» sur la valeur soit des subsunces alimentaires, soii des subaunces commerciales ; 3^ de faire connaître aux né* goeiantSi eili tous ceux qui achètent des substances alimentaires et eemmerciales, les moyens d'en reconnaître les fîiU aifleations ei de s'y soustraire.
L'adultéraiion des stihstances livrées h la pharmacie et
Il PRÉFAfj:.
au couiinerce n'est pas nouvelle; dès 1513, Colin publiait, à Tours, une brochure iii-12, sur la falsification des médicaments; Lodeiti, de Brescia, s'occupait du même sujet dans un écrit qui porle la date de 1569. Depuis cette époque parurent : 1^ les travaux de Champier (1582), de Mater (1740), de RicHTER (1752), de Harmes (1762), de Schill (1774), de BiEDERiiA.>N (1781), de Yanden Sande(1784), de CoNRADi (1795), d'EsERMATER (1794); 2^ ceux d'AcAR, de Baume , de Bouillon-Lagrangb , de Boutron-Charlard , de BcjssT, de Cavemtou, de Desmarest, de Deteux, de Favre, de Fée, de Garnier, de Guibourt, de Pédroni, de Remer, dePAYEN, etc., etc.
Un grand nombre de pharmaciens se sont, en outre, 6çcupés de Texamen des médicaments falsifiés : les noms de ces collègues sont indiqués dans Touvrage que nous publions.
La falsification ne s'exerçait d'abord que sur quelques substances; depuis, elle a successivement progressé, de telle façon qu'il y a presque autant de produits fraudés qu'il y en a de purs.
MM. BassT et Bootron-Cqarlard, qui ont publié un Trailé des moyens de reconnaître les fahifications des drogues simples et composées, établissent que la falsification des médicaments s'est multipliée par suite de la guerre continentale, qui, isolant la France des autres nations, l'a forcée à se créer des ressources dans son sein ; mais cette excuse ne peut être donnée aux fraudes qui s'exercent sur les produits de notre sol : ne doit-on pas plutôt attribuer cette multiplication des fraudes à la cupidité, au désir d'acquérir promptement de la fortune, et surtout à l'insuffisance de la législation?— En effet, l'article du Code pénal dit que celui qui aura trompé l'acheteur sur la nature de la marchandise sera condamné, mais il ne dit rien relativement au détenteur d*%me marchandise falsifiée ; il ne contient aucune peine
PKÉFACE. ni
appUeabIeàc«/iiî qui va trouver le marchand pour lui offrir, à prix d^argenU des produits propres à frauder ses marchandises; qui propose de lui vendre un secret pour tromper te publie {^).
Par suite de cet oubli dans la législation, les aliments^ les boissons^ les condiments, destinés à soutenir l'existence de rhomme, les médicaments qui doivent le soulager dans ses nombreuses maladies, sont altérés, dénaturés. Cette altération des aliments peut donner lieu à des maladies plus ou moins graves (^) ; cette sophistication des médicaments enlève au médecin les moyens qu'il possède pour combattre les maladies.
L*insuflisance de la loi pour réprimer des fraudes préjudiciables à Thygiène publique et à l'honneur national nuit au commerce; en effet, l'on sait que, par suite de ces fraudes, certains produits fabriqués en France ont été re« poussés des marchés étrangers, et cela au détriment de nos ouvriers, auxquels celte dépréciation fait perdre du travail. Cette lacune dans la loi, déjà signalée par MM. Busst et Bootron-Charlard, a été le sujet de nos efforts incessants; un grand nombre de fois nous avions demandé aux Chambres la présentation d'un projet de loi sur cet important sujet.
Pour qu'une loi fAt efficace, il faudrait que la simple délention d'un produit falsifié fût considérée comme un délit, ou comme un crime, selon la nature de l'action . En effet, la falsification d'une matière inerte, d'une matière commerciale,
(0 II y a quelques années, le nommé G... se présentait chez desmar-' cbandâ de lail et offrait do leur faire conualirc un secret économique pour aogiiienter la quantité de ce liquide. Ce secret était remploi de la éexifine, préparée d*unc manière particulière et additionnée d'aiilrcs substances.
(S) Nous pouvons citer le fait de vinaigres vendus à Paris; et qui contenaient une préparation aramiccde.