ACÉTATES DE CUIVRE
Teaa elTaicool. 5 parties d'eau bouillante suffisent pour le dissoudre. Il est composé de : acide acétique^ 56,48; bioxyde de cuivre 43,52; cristallisé, il renferme 8 °/o,99 d'eau.
Usages. — L'acétate de cuivre neutre est employé en teinture et en peinture, pour la préparation de quelques couleurs, telles que lever/ de Schweinfurt ; dans la pharmacie, pour préparer le vinaigre radical. En médecine, il est employé à l'extérieur comme un léger CAthérétique.
Falsifications. — L'acétate de cuivre neutre peut être mêlé de sulfate de cuivre ; il peut renfermer aussi de Y acétate de fer, du sulfate et du carbonate de cliaux,
La présence du sulfate de cuivre pourra être décelée par le chlorure de baryum qui, dans ce cas, donnera un précipité de sulfate de baryte, insoluble dans l'acide nitrique.
Quant au fer et au sulfate db chaux, on en reconnaîtra la présence à Taide d'un excès d'ammoniaque qui, redissolvant Foxyde de cuivre d'abord précipité, laissera pour résidu l'oxyde de fer et le sel calcaire.
Les réactifs qui peuvent servir à reconnaître l'acétate de cuivre sont : l'acide sulfurique , qui le décompose avec dégagement d'acide acétique; une lame de fer bien décapée; le cyanure jaune ou l' ammoniaque; l'acide sulfhydrique.
L'acétate de cuivre basique, appelé aussi werJcf, vert-degris, verdet bleu, verdet de Montpellier^ se rencontre dans le commerce en masses amorphes d'un bleu verdâtre, possédant une saveur âpre et métallique. Il est vénéneux comme l'acétate neutre, mais à un moindre degré. L'eau le décompose en acétate neutre et en acétate sesquibasique solubles ; il se dépose de l'acétate tribasique sous forme d'une poudre verte.
L'acétate de cuivre basique renferme, d'après l'analyse de Philips : acide acétique j 27,84; bioxyde de cuivre, 42,94; eau, 29,22.
Usages. — Il est employé en médecine comme oscarrolique.
FALSiFia\TiONS. — L'acétate de cuivre basique est sujet aux mêmes adultérations que Tacétate neutre ; elles se reconnaissent par les mômes procédés.
Souvent le verdet contient du marc de raisin, provenant de sa préparation, et des matières ligneuses. Ces impuretés, ro-
6 ACÉTATE DE MOIIPHINE.
connaissables à Taspect du sel, pourront être séparées par le triage ou lors de la pulvérisation.
L'acétate de morphine se présente tantôt sous forme pulvérulente, tantôt cristallisé en aiguilles groupées en faisceaux. Il est blanc, possède une saveur très-amère, est soluble dans Teau et dans Talcool. Ce sel est très-vénéneux.
Exposé au feu, il fond, se boursoufle, puis noircit et répand d'abondantes fumées douées d une odeur empyreumatique. Le charbon produit brûle sans résidu.
Humecté d'acide sulfurique étendu, Tacétato de morphine pur laisse dégager, à l'aide d'une douce chaleur, des vapeurs d'acide acétique. L'acide nitrique le colore en rouge de sang ; le mélange devient ensuite orangé et jaune.
L'acétate de morphine décompose ime solution aqueuse d'acide iodique; l'iode est mis à nu. En contact avec la solution d'un persel de fer neutre, l'acétate de morphine prend une couleur bleu foncé qui disparait par une addition d'acide. Une solution aqueuse et concentrée d'acétate de morphine donne, avec la potasse, la soude, l'ammoniaque, un précipité soluble dans un excès d'alcali ; l'infusion da noix de galle y produit également un précipité.
100 d'acétate de morphine représentent 88 de morphine cristallisée.
Usages. — Ce sel est employé en médecine, comme calmant.
Altérations. — L'acétate de morphine est susceptible de s'altérer lorsqu'on évapore sa solution à ime chaleur ménagée ; il se change en un mélange de morphine, d'acétate neutre et d'acétate acide de morphine; cette décomposition partielle rend ce sel presque toujours incomplètement soluble dans l'eau ; au moment de le dissoudre, on y ajoute quelques gouttes d'acide acétique.
Falsifications. — L'acétate de morphine est quelquefois mêlé de substances étrangères : soit d'acétate et de phosphate de chaux provenant du carbonate et du phosphate calcaire contenus dans le charbon animal mal lavé qui aurait servi à