QUANTITÉ
néeeMalre
pour
1 mCTABl.
TALEUR
réelle
dee
100 an.
PVZ DE TXNTE
des
100 aa.
kfl.
fr.
flr. tr.
de 28 k 30
25 et 27
taano Maae d« BoUrle
— — — et giuno do
CliUi. méUngte
— ChOi lag
— Chili jaune
— de PatagonJe. n** 1 et S
-*- do DuanÊédie
— déVAte-Moria
— iërKdwige
^ du Bayord
Il en résulte que le prix de la fumure de l'hectare au prix actuel de vente, avec ces divers guanos employés de manière à opérer les mêmes effets que le bon guano du Pérou, est le suivant : Bon guano du Pérou, 112 à 120 fr.
Guano blanc de Bolivie et guano du Chili,
mélangés, 84 f. 95
— dM JDucouédic, 1100f.75àll88f.81
— de l'Ave-Maria, 179 28 -^deYEdwige, 186 40
— du Bayard, 768 Usages. — Le guano est maintenant très-employé comme
engrais; on en consomme des quantités considérables. Voici les chiffres d'importation de cet article, depuis 1845 jusqu'en 1851 inclusivement (^) :
0) Les provenances sont : Étals sardes, côte occidentale d'Afriqae, tie Manrice, Éuts-Unis, Brésil, Pérou, Chili, Rio de la Plata et autres paya.
En Angleterre, la consommation de Goano dû Pérou ne s*élève pas à moins de SI i5a000 à lOt 505000 kil. ; soit 100 millions de kilog. qui renferment 17 millions de kilog. d*azote. Le grain ne contenant généralement que SVo,5 d*axoie ; le foin, V/c,%5 ; la chair mnficulaire, 13 %;
1845 6721 1 10 kil. reprosentant en valeur 537689 f .
Falsifications. — Les fraudes qui se commeltent dans le commerce du guano sont nombreuses (*}; elles consistent principalement dans un excès dVati, dans l'addition de sciure de bois, de craie, de plâtre cru ou cuit, de terre jaune, de sabiCf de coprolite.
Pour reconnaître la sciure de bois, il suffît de jeter l'engrais suspect dans de Feau saturée de sel marin , ou simplement dans de Teau ordinaire. Les matières légères, comme
il en réftolte que les premiers chiffres correspondent à la quanti lé d'alolc qui se trouve dans MO millions de kil. de blé , dans 1478 millions de kil. de foin, ou dans 5S8 millions de kil. d«! chair musculaire humide, telle qu'elle se vend à la boucherie.
{*) Pour empêcher les marchands cupides d*eiploiter rignoranoe 4ûs gens de la campagne » la Société centrale d'agriculture de la Seine- Inférieure, sur la proposition de M. Girardin , a prié M. le préfet du département de promulguer un arrêté pour réglemenler le commerce du guano et des autres engrais commerciaux (poudrette, tourteau, e(c.)f à rimitaiion de ce qol a été fkît dans les départements de la Loire-Inférieure et de Seine-et-lfarne. Dans ce projet d'arrêté il esl dit que :
m Pour le guano, on devra indiquer le lieu de provenance ; pour les « tourteaux, on indiquera Pespèce Je graine oléagineuse dont ils pro- « viennent. L'omission de ces indications, pour Tnnet Taulre de ces « engrais, sera considérée comme une fraude.
« 1^ nom de chaque espèce d'engrais sera écrit sur les enseignes et « écrileaux intétieurs, sans abréviations, en lettres d'une grandeur uniff forme et de 0,10 au moins de hauteur, de manière à être lu facile- « ment et à ne pouvoir être confondu avec aucun autre.
« Indépendamment du nom de l'engrais, l'écriteau fera connaître \k « compon^ton chimique quantUaUveôe la marchandise, c'est-à-dfre les « quantités respectives en centièmes : de l'eau, du pfwsphaêê es ctaur, « de VazoUy des matières satines iiuolubies dans l'eau, autres 4|to le plKls- « phale, des matières siUceuses insolulbtes dans les acides.
c Les chiffres indiquant les proportions relatives de ces différentes « substances^ snr 100 p. en poids, seront de la même grandent^qne les < lettres portées sur l'écrileau. »
la sciure de bois, «arnagent pendant ua certain temps, tandis que le guano pur tombe au fond de Teau.
Tous les autres corps étrangers au guano étant plus denses que ce dernier^ il est évident qu'ime quantité donnée de guano falsifié pèse davantage que la même quantité de guano véritable («).
L'engrais sophistiqué donne, à l'incinération, plus de
35 o/o de cendres.
Le moyen le meilleur et le plus rapide d'apprécier la pureté et la valeur d'un guano est de savoir la quantité d'eau, de matières organiques, de matière active (sels ammoniacaux, ou azote) qu il renferme.
D'après MM. BoussingauU et Payen, le guano normal contient 137o>9 d'azote, et le guano importé par Londres, 5'»/a,4. MM. Qirardin et Bidard ont évalué Tazote du guano d'après la proportion d'acide urique et d'ammoniaque, et portent la quantité d'azote à 16%, 86.
Ainsi, pour essayer un échantillon de guano, on doit détormûier la proportion d'çau en hi^mectant légèrement un échantillon de guano avec quelques gouttes d'acide chlorbydrique, prenant un poids fixe de ce guano, et le séchant à 100*, dans une capsule de porcelaine; de cette manière, la poudre perd toute son eau, saiLs trace d'ammoniaque.
Par l'incinération de 10 gr. de guano dans une capsule de platine, on connaît la quantité brute des matières organiques et des sels ammoniacaux. La partie soustraite de l'eau, trouvée par Texpéricnce précédente, donne la prof>ortion des matières détruites par la chaleur.
Les cendres sont ensuite lessivées avec de l'eau bouillante, pour avoir les poids respectifs des sels solubles et des sels insolubles. On fait bouillir avec de l'acide chlorhydrique le résidu insoluble, et de la liqueur acide on précipite tout le phosphate de chaux, à l'aide d'un léger excès d'ammoniaque.
(<) D'après des calculs fondés sur Toxpénence, il est élabli que les bons guanos pèsent généralement de 6St ft TTSti*', soit, en moyenne, 700*'- le litre; tandis que le poids des guanos falsifié! s*élève, en moyenne, à 7926^* le litre, r/engrais, préalablement dossécbëau bainmarie, (lonnt\ moyennement, OOOC*'- au lilrr, lorAqaMI est pur, et7S9 à S 26tfr- lurb<iu'il est mélangé de matières étrangères.
Los parties des cenitees qui ont résisté à raetion successive 4e l'eau bemBante et de Fadde chlorliydrique représentent le sable et loseailloux siliceux.
La potasse est déterminée en épuisant un poids connu de guano par Teau bouillante ; filtrant, neutralisant la liqueur parr«sidechlorhydrique; additionnant d'alcool, concentrant jusqu'aux 3/3, filtrant pour séparer le sulfate de chaux qui, dans quelques guanos, est en proportions assez fortes, et précipitant la potasse au moyen du chlorure de platine. Le précipité, recueilli sur un filtre et bien lavé à Valcool, est ensuite desséché à lOO» et pesé.
On dose Tazote total (\), en volume, par la méthode ordinaiie, ou en poids, par les méthodes de MM. Varrenirapp et WiU, de M. Bineau ou de M. Peligot p).
(*) Cesuà-dire ra«He qui proviaht tant des aels ammoniicaux que des BiaUères organiques azoiées.
(*) Pour doser i'asoie «» txrfiMM, ou Introduit dans un tube à combustion en verre peu Tusible {Voy. Planche V, /ig. 81 et as), de 1",10 de long et de 10 à 1& oiiliim. de diamètre , dont l'cxtrémilé est fermée et arrondie à la lampe, une certaine quantité de bicarbonate de soude (ou de o^rbonaie de plomb ou de carbonate de cuivre ) que Ton seooiTce d*une coucbe de bioxyde de cuivre pur; on introduit ensuite un aoélaage Intio^o de la substance k analyser avec du bioxjde de cuivre^ et on le recouvre d'une coucbe de ce même oxyde et de tournure de cuivra préalablement grillée, puis réduite par rbydrogène. On chauffe le tube au rouge, en commençant l'application de la chaleur par la pavtle anté« rieure du tube à combusiieo, et de proche en proche on place des charbons incandescents autour de ce tube, en avançant vers l'extrémité fermée où se trouve le bicarbonate de soude. Par la réduction de Toxyde de cuivre, le charbon de la substance à analyser est conveni en acide carbonique, Thydrogène en eau , et Taaoïe se dégage; les gaz restant dans le tube sont chassés par Tacide carbonique du bicarbonate, que Ton cbauffe, en dernier lieu, après la combustion de la siihsiance. L'azote dégagé est recueilli dans une cloche graduée, renversée sur le mer« euie et faisant fonction de gazomètre ; l'acide carbonique est absorbé par la potasse; et, du volume de l'azote restant, correction faite de la température extérieure et de la pression barométrique , on déduit son poids; sachant qu'un litre d*air pèse lsr.,SQe (Biùt eiArago), ou ls>*,t93 {SkgsuntU) , et qu'un litre d'azote pèse isrsSST, si on prend la densité a,Sl9 {Berzékm et Dykmg), ou lir-,Sa6 si ou prend la densité 0,991
On peut, opérer aulremeut et faine suivre le tube à combustion d'un tube à trois branches, dont l'une, perpendiculaire aux deux autres, est
On peut aussi évaluer l'azole en dosant rammoniaque y d'après le procédé de M. Denham Smith^ qui etnsiste à faire bouillir le guano avec une solution de carbonate alcalin. li se fonne du carbonate d'ammoniaque, que Ton condrase et que Ton traite ensuite par le nitrate de baryte, puis par un excès d'acide carbonique ; le carbonate de baryte préciiHté correspond exactement, équivalent pour équivalent, à la proadaptée à UD lube de Ou'iSO de long^ qui a son extrémité inférieure re« courbée et plougée dans une cuve à mercure; la seconde branche communique avec une petite pompe pneumatique avec laquelle on fait le ▼ide dans Tappareil avant la combustion, et jusqu^à ce que le mercure monte dans le tube latéral (de 0"80}, à une hauteur presque égale à la hauteur barométrique; alors on chauffe la partie du tube à combustion qui contient le carbonate; lorsque Tacide carbonique commence à sor- Ur de Tappareil, on fait de nouveau le vide, puis on dégage un peu d'acide carbonique , et on répète ces opérations jusqu'à ce que le gaz dégagé soit complètement absorbable par la potasse ; Tappareil étant alors bien purgé d*air, on fond à la lampe la portion du tube à trois branches qui communique avec la pompe, et on commence la combustion, comme il a été dit plus haut.
Le dosage de Pazote m poids ^ d'après la méthode de MM. Varren^ trapp et Wm {Voy. PI. V, fig. S3), consiste à transformer par la chalûur en gaz ammoniac Tazote de la matière à analyser, qui est mélangée, à cet effet, avec de la chaux sodé» (mélange de S p. de chaux caustique et 1 p. d*hydrate de soude). Le gaz ammoniac est reçu, au sortir du tube à combustion (long de 0"*,iO à 0,45), dans un tube à trois boules, contenant de Tacide chlorhydrique pur, d'une densité de 1,13 environ. La combustion terminée, ou verse dans le liquide du tube à lM>ule un léger excès de chlorure de platine très-pur^ et on évapore à siccité au bainmarie ; il se forme un précipité jaune, de chlorure double de platine et d'ammoniaque, qui est lavé à l'alcool étbéré, recueilli sur un filtre, séché et pesé. Le poids du sel double fait connaître celui de l'azote , sachant que 100 p. de ce sel équivalent eu poids à 6»- ,349 d'azote en poids. Cette évaluation peut être contr61ée par le poids du résidu de platine métallique provenant de la calcination du sel double, puisque 100 de platine métallique équivalent, en poids, à 14,355 d'azote.
Le gaz ammoniac peut être aussi recueilli, comme l'a proposé M. BtfMotft, dans nne quantité déterminée d'acide sulfurique ou chlorhydrique Utré, correspondant à un certain poids d'azote. L'abaissement du Utre de l'acide, après la combusUon, est évalué à l'aide d'une solution titrée de potasse ou de soude caustique; par suite, on connaît la proportion d'azote. Ou bien, en se servant de Tacide sulfurique titré,' ou le sature, après la combustion, avec une solution alcaline titrée de saccharate de chaux (dissolution de cftoua dans Veau sucrés), Ge dernier procédé est dû à M. PsUgot ( Voy. PI. V, fig, 34).
portion d'ammoniaque contenue dans le guano soumis à Fessai. Celle-ci se détermine encore par la méthode de M. MetsenSf qui consiste à introduire rapidement 1 gr. de matière pour les bons guanos, 5 et même 10 gr. pour les mauvais, dans une fiole en partie remplie d'une solution concentrée de chlorure de chaux : le gaz azote, provenant de la réaction qui s'effectue à la température ordinaire, est reçu dans un tube gradué en centîm. cubes. Son volume, mesuré après une heure de contact ou cessation de tout dégagement gazeux , donne celui de Tazote contenu dans les sels ammoniacaux.
Du dosage de Tazote , on peut déduire Véquivalent, c'està-dire la quantité nécessaire pour fumer la superficie d'un hectare ; en prenant pour terme de comparaison le fumier de ferme d'une composition moyenne déterminée, et représentant par 10.000 la quantité de ce fumier, nécessaire pour fumer un hectare. Ces deux opérations constituent le titrage du guano.
Voici, d'après M. Payen, un tableau synoptique des dosages d'azote et des équivalents de plusieurs engrais dont la valeur se rapproche de celle du guano :