‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 4)Chapitre 104 sur 190 · SUIA'ATB DB KORF · texte numérisé non relu

SUIA'ATB DB KORF

Ce sel est formé, selon M. Liebig, de : morphine, 75,38; acide suifurique, 10,33 ; eau chimiquement combinée^ ifi6; eau de crisiaiiisationy 9,63.

Le sulfate de morphine cristallise en prismas ou en aiguilles déliées qui se groupent en houppes rayonnées ; il est inaltérable à Tair, soluble dans deux fois son poids d'eau.

Usages. — Ce sel est employé en médecine, il entre dans diverses préparations pharmaceutiques, et on le donne à la dose de O&sl à 0Kr,2.

ALTiRATiONS. — Le sulfate de morphine est quelquefois

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môle de substances étrangères, telles que le iulfmtê tl le pkoipkati de ehawg. Ces sels peuvent provenir du ourbomte et du phosphate calcaire contenus dans le charbon animal impur qui sert à décolorer la solution saline. La prâseueade ces sels de chaui se reconnaît par la oalcination et rexamen du résidu obtenu^ que Ton traite par Tacide ohlorhydrique : s'il y a du phosphate de chaux, la solution fournit ua prédpité par l'ammoniaque ; s'il y a du sulfate de ehaux, la solution est précipitée en blanc par Toxalate d'ammoniaque et par le chlorure de baryum. Si le sulfate examiné est puTj on n'obtient pas ces réactions.

str&rATB DU »otams.

Ce sel, également connu sous les noms de nitre fixe é SchrœdeVf de tartre vitriolé^ de vitriol de potoise^ tel potychrtste de Glazer^ iel de Duobu$s panacée de HoUtein^ se présente cristallisé en prismes blancs, inodores^ à six pans, trè$-->^ courts, terminés par un poiutement à six faces. Il a une sa*-.^^ veur salée, un peu amère. Il n éprouve aucune altération ^^ l'air, mais quand on Texpose à raction du feu il décrépite t^ t fond à une chaleur rouge seulement. L'eau à + 12*^ en dis»sont un dixième do son poids et un quart à + 100**. U est toxil à fait insoluble dans Talcool.

Sa dissolution précipite en blanc le nitrate de baryte, le chlorure de baryum, et n'est précipitée ni par le carbonate de potasse, ni par le cyanoferrure de potassium. Une solution concentrée d'acide tartrique y produit un précipité bl*^^ cristallin do crème de tartro, soluble dans une plus graO<J* quantité d'eau; et colle du bichlorure do platine, un précipité jaune-serin.

La dissolution do gaz acide sulfhydrique, la teinture ^® noix de galle no produisent dans la solution de sulfata ^® potasse aucune coloration noire ou brune.

Usages. — Le sulfate de potasse est aujourd'hui peu ^^' ployé en médecine, cependant on l'administre encore ooiU^®

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purgatif antilaiteux. Dans les arts> il s'emploie principale- Bient pour fabriquer Falun de potasse. On peut s'en servir pour fabriquer le chlorate de potasse, et la potasse par le {ffocédé Leblanc. Dans les laboratoires de chimie^ on se sert de sa solution comme réactif, pour précipiter de leurs dissolu* lions aoides les oxydes de strontium, de baryum et de plomb. Altérations. *— On trouve quelquefois dans le commerce da sulfate de potasse renfermant du sulfate de zinc, et parfois des iulfate$ de fer et de cuivre. Ce sel» ainsi altéré, nous uriTe surtout de l'Allemagne, où il est lé produit secondaire de U fabrication de Tacide nitrique. Dans certaines localités^ où le sulfate de fer est abondant, on le substitue à Tacide solforique. Le sel ferreux est employé à Tétat brut. Il contient des quantités variables de zinc, de cuivre, etc.'^ suivant la nature des sulfures qui ont servi à le produire. Le sulfate dezino ne se décomposant^ qu'imparfaitement, à la tempéra-tare employée, il en doit nécessairement rester une certaine fuuitité interposée dans les cristaux de sulfate de potasse, oimôme combinée chimiquement avec lui comme sel double (soUtte zinco-potassique). La parfaite blancheur de ce sel, si ^ dénota Tabsence du cuivre et du fer, ne peut donc pas ^iqoura être considérée comme une preuve de sa pureté.

Ces oorps étrangers, auxquels on doit peut-être attribuer ^luekpies-uns des accidents graves (^) qui ont été causés par

(') Eq 1S43, une méprise affreuse, mais qui ne peut èire le résuUat ^'«Qc f.âbiÛcatioQ, a UoQué lieu à des accidents grave&. Du suifale de polisse avaii élé^ par négligence, mêlé de hichlorure de mercure el livré ^B commerce. Nous fûmes assez heureux pour prévenir les suites épou- ^iBliMesqu'auniii pu euiraleer oeUe méprise, en l'alsani promplemeni ^Trèier la veoie du produit en question. Ce sulfate de (lola^se se colorait eo ronge par Tiodure de potassium ; sa solution était précipitée en iaoBe par Tacide sulfbydrique, et le précipité passait au noir après quel- ' ^Bes instants. Ce sel blanchissait une lame de cuivre sur laquelle on le '^tall. Projeté sur des charbons ardents, il fournissait une vapeur ^ucbe, qui blanchissait une lame de cuivre qu'on y exposait.

Sa 1848, le bicur T... succomba victime d'une erreur commise daus ^ilélivrance de (H) grammes de sulfate de potasse, qui fut recouuu être ''^ par négligence avec 7%^5 de sel d'oseille. Le pharmacien, traduit ^0 police correctionnelle sous l'inculpation d'homicide involontaire par ^prudence, fut reconnu coupable avec circonstances atténuantes, et ^<^<lBinné à 100 fr. d'amende. Par suite d'une transaction intervenue.

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le sulfate de potasse^ peuvent être facilement reconnus en faisant bouillir la dissolution du sel suspecté avec quelques gouttes d'acide nitrique, dans le but de peroxyder le fer, ajoutant ensuite à la liqueur un excès d'ammoniaque qui détermine la formation d'un précipité jaune-rougeÂtre, si elle contient du fer. Dans le cas où elle contiendrait du cuivre, il serait facile de le découvrir^ car la liqueur ammouiacale, séparée de l'oxyde de fer, serait colorée en bleu. Du reste, si cette liqueur renfermait elle-même de Toxyde de zinc, soluble, comme on le sait, dans Tammoniaque, tout aussi bien que Toxyde de cuivre, on pourrait traiter la liqueur par un excès d'acide pur, sursaturer Tammoniaque , et y faire passer ensuite un courant de gaz acide sulfhydrique. Le cuivre seul serait précipité, tandis que le zinc ne peut Fôtre dans uoa dissolution acide.

Dans ces derniers temps, H. E. Pesiery pharmacien à Va.^ lenciennes, a reçu du sulfate de potasse qui contenait 8, lO et jusqu'à 20 % de sulfau de soude. Pour constater cette fraude ou cette impureté, on fait une solution, à la tempénture ambiante, de 100 grammes de sulfate de potasse réduit eu poudre une ; on ûllre, et on complète en plusieurs fois un volume de 300 centimètres cubes. On plonge dans ce liquide le natromètre de M. Pester ( Voy. article Potasses) ; sur Téchelle de cet instrument , on peut lire directement la quantité de soude, et, par suite, de sulfate contenu dans 200 p. du sel essayé.

Suivant M. Vogel, le sulfate de potasse provenant des résidus de fabrication de Tacido nitrique et des chambres de plomb contient de ïarsenic (arséniate de potasse), dont la présence est facilement décelée par l'appareil de Marsh.

Un des moyens les plus simples d'essayer la valeur commerciale du sulfate de potasse consiste à le faire dissoudre à chaud dans dix fois son poids d'une solution de sulfate

le pharmacien s'engagea à payer une somme de iOOO fr. aux bèn^i^ du défunt.

Ou n'aurait pas eu à déplorer ces malheurs et d'autres encore (fi^ nous pourrions citer, si les pharmaciens avaient toujours te soin àt&' sayer le sulfate de potasse qu'ils achètent, avant de le livrer comiBe médicament.

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