NOIX DE GALLE
Ces fausses galles ont une cassure qui ne ressemble en rien à celle des véritables. Placées dans Teau, elles se dilatent; bouillies avec ce liquide, celui-ci donne des réactions caractéristiques du sulfate de fer avec le cyanure jaune, l'ammoniaque, le chlorure de baryum.
Le meilleur moyen de reconnaître la bonté d'une noix de galle ast de rechercher sa richesse en tannin. On pulvérise grossièrement un échantillon moyen sur lequel on prélève 100 grammes que l'on traite par Téther, dans Pappareil à déplacement de Robiquet, modifié par M. Payen(Voy, pi. II, fig. 14 et 15, et pi. VI, fig. 42 et 43). On épuise par ce véhicule. Le récipient contient deux couches : l'une dense, un peu brmiâtre, oléagineuse ; Vautre, très-fluide, verdâtre, que l'on décante. La couche dense est évaporée à siccité. La masse restante est du tannin pur, dont on détermine le poids.
La noix de galle d'Alep, de bonne qualité, donne 38 à 45 % de tannin.
Un autre mode d'essai consiste dans remploi du tannomètre de M. Pédroni Ois. Cet instrument, ainsi que son nom Tindique, a pour but de mesurer la quantité de tannin contenue dans une substance quelconque. Il est fondé sur la propriété que possèdent les sels solubles d'antimoine de former, avec le tannin, un précipité de tannate insoluble, sans se combiner avec lesautres substances (matières colorantes, gommes, etc.).
La liqueur d'épreuve se forme en dissolvant l8'^,402 d'émétique dans 1 litre d'eau distillée. Cette liqueur sature exactement 2 grammes de tannin.
On pèse exactement 2 grammes prélevés sur un échantillon de la substance dont on veut apprécier la richesse en tannin ; on les traite à chaud, à plusieurs reprises, par 200 grammes d'eau distillée. Ces liqueurs étant réunies et refroidies^ on complète le volume d'un litre, et on verse dans un vase à précipitation (semblable à celui du chloromètro ou de l'alcalimètre) 0"'*',50 de ce liquide. On verse ensuite goutte à goutte la liqueur d'épreuve contenue dans une burette ordinaire, ou tannomètre, jaugeant 0°'^,50 et divisée en 100 parties ou degrés. On arrive ainsi à une saturation complète, qui se manifeste à l'absence de trouble dans le liquide tannifère, lorsqu'on y verse une goutte de solution normale d'émétique.