PHOSPHORE
daox, après avoir été fondu dans le solfore de phosphore [MUteherHek).
Le phosphore est insoluble dans Teau, peu soluble dans l'akool, plus soluble dans Téther, dans le naphte, dans les huiles fixes et essentielles, et dans les corps gras ; il est plus solnUe à chaud qu'à froid, et il se précipite en partie par le lefiroidissement. Son meilleur dissolvant est le sulfure de carbone.
U phosphore est ordinairement livré dans le commerce sous forme de bAtons cylindriques. On doit le conserver dans à» Teaa privée d'air par Tébullition, et refroidie en vases clos. Les flacons qui le renferment doivent être mis à Tabri de la lumière. Ils sont en verre bleu ou en verre blanc recoayert d*un papier noir; on les tient ordinairement enfennés dans une boile en fer-blanc ou dans un baril plein <l*eaa; le phosphore s'y conserve longtemps translucide. Quelquefois on le trouve recouvert d'une croûte blanche opatjae. (Test, d'après M. Pelouze, un hydrate de phosphore ; sai?uit d'autres chimistes, c'est un état moléculaire particulier, qu'on peut obtenir à volonté par divers procédés.
Laiacile inflammabihté du phosphore le rend dangereux ^ manier, et exige das précautions de la part de Topérateur. L'accumulation de plusieurs bâtons de phosphore exposés à l'air ou à un léger frottement sufût pour en déterminer la combustion.
Un morceau de phosphore à la température do 16^ s'en- Swnme spontanément à l'air, lorsqu'on le recouvre de poussier de charbon. Si on le môle avec de la pou<ire d'épongé ^ platine, d'antimoine, de potasse, de chaux, de craie^ de àlice, il fond et brûle aussitôt [Bâche) .
Parfois le phosphore^ exposé aux rayons lumineux dans fe vases mal bouchés, devient rouge ; c^ phosphore rouge ml considéré longtemps comme un oxyde particulier (Pefcttze); mais les belles recherches de M. Schrœtler, en 1849, ont démontré que ce corps rouge n'était qu'une modification allotropique du phosphore, un phosphore rouge ou amorphe^ pulvérulent, ayant Tapparence de la rouille, qui est au phosplïore cristallisé ce que le charbon amorphe est au graphite ou au diamant.
2*26 PHOSPHORK.
Ce phosphore rouge s'obtient en maintenant le phosphore ordinaire, pendant dix jours, à une température constante de iSO^^ et dans une atmosphère d'azote, d'hydrogène^ d'acide carbonique ou de tout autre gaz exempt d'oxygtae. II n'est plus spontanément inflammable qu'à la température de SOO^»^' environ ; mais il s'enflamme aussitôt qu'on l'expose à la chaleur (50<^ environ) des rayons solaires [Coignet) ; il est inaltérable à Tair, ne répand aucune lueur dans l'obscurité, à la température ordinaire. Sa densité est 8,106 ; il est insoluble dans les corps gras, dans les alcalis^ dans le sulfure de carbone ; il n'est pas vénéneux (Bussy^ de Fry), tandis que le phosphore ordinaire^ à la dose de quelques dédgrammes, peut donner la mort.
Usages. — Le phosphore est peu employé en médecine; c'est un excitant très-actif, auquel on a attribué une influence très-énergique sur le système nerveux. On s'en sert sous forme d'éther, d'huile, de pommades phosphorées, de potions (*).
Le principal emploi du phosphore consiste dans la confection des pâtes inflammables pour les allumettes à friction, dites chimiques, à la Congrhe (*).
Altérations. — Le phosphore est assez (Iréquemment al-
(') Toutes les prt>pairaiioiis médicinales qui coniieDDeot da phosphore s'aliéreni proraiHemeni, en absorbant roiygèoB UeTair et en foriMnL de raciic |>hospbaiique ; aussi doit-on ne les avoir qu'eo peilta qHUtité, et ne les conserver quo dans des vases herniétiquement bouchés et placés dans un endroit ol>scur.
(*) Cette rabricatlon consomme annuellement enriron 86 000 kilo- {çrammes de phosphore; |K)ur les autres usages (analysest expérieMV et prè|iaralions de laboratoire, pri'|ia rat ions pharinaceutiquet, pâle i empoisonner les rats), Il s*en consomme à peine 100 kilogrammes.
lA\ fai!)le combustibilité et Tlnnocuilé du phosphore rouge permet* iront d'en tirer un parti avantageux dans la fabricatioi) des allomettes chîmiquos, et diminueront les dangers que préseoto la fabrictUon telaelle tant pour les ouvriers qui seront soustraits dés lors & la nécrosf maxillaire, que pour les consommateurs qui seront délivrés d'une caiit incessante d*incendie et d*un poison dont les terribles effets ont été dé montrés par de trop nombreux exemples.
Déjà, sous le nom &aUumettês hygiéttiques, MM. Coignei llTrent ' commerce des allumettes fabriquées avec le phosphore rouge.
PHOSPHORE. n?
léré par du ioufre, de Varfenic, de V antimoine, du cuivre (•).
La présence du soufre dans le phosphore peut dépendre de Teiistonce d'un sulfate dans le mélange de phosphate acid« de chaux et de charbon qui sert à obtenu le phosphore.
Le loufre rend le phosphore cassant ; 1 /600 sufGt pour pmdoBrecetefTet. Pour en constater la présence et en déterminer Il proportion, on pèse 5 grammes de phosphore ; on le cpupe en tris-petits n&orceaux qu^on projette dans de Pacide nitrique diauffié presque à l'ébullition. Le phosphore ne tarde pas à ^ converti en acide phosphorique, et le soufre en acide solfurique. La dissolution, étendue de trois ou quatre fois son poids d'eau et additionnée d'un excès de chlorure de barjrum, donne un préoipilé blanc de sulfate et de phosphate de baryte; ce dernier est séparé au moyen de Tacide nitrique^ qui bdnout, et laisse pour résidu U sulfate insoluble, qui est neoeilli sur un filtre, lavé, séché et pesé; 100 p. de ce sel desséché représentent 13,16 de soufre.
L'aneniC; Tantimoine, que Ton peut rencontrer dans le pluMphore, proviennent de remploi d'un acide sulfuriquo ^Difère pour décomposer las os.
L'arsenic donne au phosphore une coloration rousso ou brunâtre quelquefois très-prononcée. D'après M. Wit (stock, î^and on dissout le phosphore arsenical dans le sulfure do carbone, il se précipite de la dissolution, au bout de quelque *«ïnps, de Toxyde de phosphore et un composé rouge de sul- &n d'arsenic et de sulfure de carbone.
Le phosphore qui renferme de l'antimoine est d'un gris jinnitre; exposé à la lumière, il parait d'un rouge foncé, et M cassure est presque noire.
Void le procédé conseillé p4r Dupasquier pour reconnaître dans le phosphore la présence de Tarsenic et de Tantimoine. On bnUa^ en quatre ou cinq fois, 25 à 50 grammes de pho»- ^on à essayer, dans une petite capsule de porcelaine ou ^ une coupelle placée au milieu d'une assiette contenant de Peau et recouverte par une cloche de verre, que l'on dispose de manière à laisser pénétrer peu à peu Tair atmosphé-
n Sainii M. Vnustùek, le phosphore peut renfermer aussi du ^- ■•^i<ittptom6,du/fer(?).
228 PIERRES D'ËCREVISSE.
rique. La combustion du phospore s'opère complètement, et les vapeurs arsenicales, mélangées aux vapeurs d'acide phosphorique, se dissolvent dans Peau, au fur et à mesure de leur formation. La combustion terminée, on laisse refroidir Tappareil, puis on relire le liquide, qu'on filtre pour séparer Toxyde de phosphore , Tappareii est lavé avec soin, et Ton fait passer un courant d'hydrogène sulfuré qui précipite immédiatement Tarsenic ou l'antimoine à Tétat de sulfure.
Le sulfure d'antimoine est orangé foncé ; celui d'arsenic est jaune clair, il est entièrement solubledans l'ammoniaque.
Enfin, pour reconnaître le cuivre, on opère comme précédemment ; seulement, au heu d'hydrogène sulfuré, on verse dans la liqueur un excès d'ammoniaque, qui produit une coloration en bleu céleste ; ou bien on emploie le cyanure jaune, qui donne un précipité ou une coloration d'un rouge brun. Ce dernier réactif est plus sensible pour découvrir des quantités de cuivre extrêmement faibles.
On peut acidiiier le phosphore par l'acide nitrique, et rechercher les substances étrangères au phosphore dans l'acide phosphorique obtenu (V. 1. 1, p. 38).
PIB&Ri: INFE&lf AXA. — V. Witmats d'abuvt. PXB&&B8 D'éO&BVXSSB.
Les pierres d'écrevisse sont des espèces de concrétions coi tenues dans le corps de l'écre visse (astacus fluviaitiis), à Yi poquede la mue. Elles sont formées de couches concentr—iques superposées, lisses, dures, convexes d'un côté^ creus^nes de Tautre, avec un rebord saillant, ce qui leur donne imne sorte de ressemblance avec un œil ; de là le nom d'y^tdjp décrevisse^ sous lequel elles sont également connues.
Les pierres d'écrevisse ont une couleur blanche ou un peu rougeàtre, une saveur terreuse et point d'odeur. Elles ne happent point à la 'langue, et sont insolubles dans Feau.
Elles sont composées de carbonate de chaux, lié pari^^ mucus animal. L'acide nitrique fail)le les dissout, et lais.=^e une pellicule gélatineuse qui a la forme de la pierre di soute.
PILULES BLBUES. 229
n convient de choisir les pierres d'écrevisse grosses, entières et légères.
Usages. — Les pierres d'écrevisse sont aujourd'hui rarement employées en médecine ; on leur substitue le carbonate de chaux. On les employait comme antiacides, antidiarrhéiqaes, antihémorragiques et antigoutteuses.
Fasifications. — Les pierres d'écrevisse que Ton trouve dans le commerce sont quelquefois fabriquées de toutes pièces avec un mélange de craie, de terre de pipe ou d'argile et de matières muciiagineuses (gomme adragante^ colle forte, colle de poisson) , ou avec un mélange à* os calcinés et de erote, liés ensemble au moyen de la gélatine et moulés.
Ces fausses pierres d'écrevisse n*ont pas la texture lamelleose des vraies pierres ; elles happent à la langue, tombent en bouillie lorsqu'on les délaye avec Teau, sont insolubles dans les acides, ou se dissolvent sans devenir molles, transpuentes, et sans conserver leur forme primitive, comme cela «rrive avec les pierres d'écrevisse véritables.
Les pilules bleues, ou pilules mer cur telles simples y sont préparées avec 2 p. de mercure, 3 p. de conserve de roses et 1 p. de poudre de réglisse. Chaque pilule contient O^^OS de mercure.
Aux États-Unis, on a vendu des pilules bleues contenant <fepuis 10 jusqu'à 7 7o> 5 ^^ mercure, mélangé avec de la ^^fre bleuàtrCy du bleu de Prusse, pour leur donner la dcn- ^^ et la couleur. Voici la composition de ces pilules :
Mercure 7,5
Matière terreuse 27,0
Bleu de Prusse 1,5
Sable cooibiné à de la terre. ... 2,0
Matières sucrées solubles 3i,0
Matières organiques insolubles. . 12,0
Eau 16,0
230 PLATRK.
Le plâtre, chaux sulfatée^ sélénife ou sulfate de chaux^ est employé en do très grandes quantités, soit àParis^ soit dans divers départements. On tire le plâtre des carrières qui environnent la capitale, et qui sont ouvertes k Montmartre, à Belleville, à Ménilmontant, à la Villette, à Clamart, et des carrières d'Ârgenteuil, de Vaux et de Triel, dans le département de Seine-et-Oise. Ce plâtre est transporté par les voituriers qui n'ont pu trouver à Paris un chargement pour le retour, et aussi par les chemins de for.
Le plâtre se divise en plâtre cru (dit pierre à plâtré) et en plâtre cuit. Le premier est celui que Ton tire des carrières ; le deuxième a suhi Faction de la chaleur^ dans le but de le priver de Teau qu'il contient. Le plâtre cru se délaye dans l'eau, il ne se solidifie pas; le plâtre cuit, mêlé arec Peau, absorbe ce liquide^ et bientôt il prend Tétat pâteux^ puis l'état solide.
La composition du plâtre, un peu variable d'ailleurs, est;;^ la suivante :
Sulfate de chaux 70,4
Eau 18,8
Carbonate de chaux 7,8
Ar{:;ile et i races de matières organiques. 3,2
Cette composition est celle du plâtre cru des environs Paris, qui est en cristaux grenus, plus ou moins serrés, en lesquels se trouvent les substances étrangères; cette textu: est celle de la meilleure variété do plâtre ordinaire, proï> aux constructions.
Le sulfate de chaux hydraté (*), ou gypse , se trouve au^ dans la nature, sous forme de tables biselées, à base de [> * rallélogrammo obliquanglc, do lentilles jaunâtres, isolÀ
(') Lebullale de chaux anhydre naturel es! connu sous les noms ^ karsténitey &anhydrite.
PLATEE. Î31
phis oa moins TohnmDeiises, ou groupées en rosaces, de lamelles on feaflleCs minces superposés en très-grand nombre, fonnant de larges cristaux épais, diaphanes, hémitropes, l^etiant alors la forme d'un fer de lance. J\ prend encore d'antres aspects : ce qui constitue un grand nombre de variétés. Le sulfate de chaux hydraté est soluble dans 460 à 500 fois son poids d*eau ; sa densité est 2.20 à 2.31 : le plâtre cuit a ime densité moyenne de 1 ,20 à 1 ,80.
UsAOES. — Le plâtre est employé en grande partie dans le bâtiment. On 8*en sert aussi pour couler des bustes, des stataes, pour faire un grand nombre d'objets moulés : pour la préparation du stuc, des plâtres durs ou plâtres alunés (eimmii^marbrti): enfin fl est usité dans Tagricultureet pour la préparation de certains engrais. Le sulfate de chaux artifidel entre dans la préparation de plusieurs eaux minérales hetiees.
Sous le nom de sulfate atomique, on en emploie une assez grande quantité dans la fabrication des papiers peints.
Altérations. — Le plâtre cuit exposé au contact de Pair ^rbe de Teau, et ne prend plus aussi bien que le plâtre cuit îti n'y a pas été exposé.
Falsifications. — Un de nos collègues, M. /. /îajy, phar-
'*'^cien àTroyes, nous a fait connaître qu'on mêlait au plâtre
^c la craie en poudre, qui, dans ce pays , est h très- vil prix
^niparatîvement au plâtre. Il est très-facile de reconnaître
^^tte falsification. Le sulfate de chaux ne fait pas sensible-
'^ent effervescence avec les acides : le sulfate de chaux addi-
^onné de craie donne lieu à une effervescence plus ou moins
^ve, selon la quantité de craie ajoutée; on emploie, pour
^'Mre ces essais, soit du vinaigre, soit deTacide chlorhydrique
^Xi nitrique étendu d'eau.
n ne faudrait pas conclure que du plâtre est falsifié par
^^lamême qu'il ferait effervescence au contact des acides ; il
^^udrait s'assurer que la carrière qui a fourni le plâtre ne
^^nlient pas de carbonate. En effet, Bucholz, Bei-gmann,
^^yton de Morveau, TAonison, Klapmth, /ierzélius, n'ont
P^inl indiqué la présence du carbonate de chaux dans les
pUtres qu'ils ont analysés ; mais Bouis en indique près de
V^Vo <iwis le sulfate de chaux de Pitou (Audt*); et Rose dit
que le sulfate calcarirère de Paris en contient 7 ^/o>63- On voit donc que^ dans un cas de suspicion, il y a lieu d*ôtre circonspect et de faire des examens comparatifs.
FX.OMB.
Le plomb, désigné sous le nom de salume par les anciens chimistes, est un métal d'un blanc bleuAtre assez éclatant, msipide, inodore, mais qui acquiert une légère odeur par le frottement. Il est très-malléable, mou, flexible, peu ductile et peu tenace, quoique s^étendant facilement sons le marteau. Il se tire fort mal en ûls, mais il peut être laminé facilement et fournir des feuilles très-minces. Par le frottement, il tache les corps en gris bleuâtre. Sa densité est 11,35; celle du plomb parfaitement pur est égale à 11,445. Contrairement aux autres métaux, cette densité diminue par Técrouissage. Il fond entre 325 et 335^^ bout à une forte chaleur et se volatilise lentement. 11 est susceptible de cristalliser par fusion en pyramides quadrangulaires et quelquefois en petits octaèdres implantés les ims dans les autres.
Exposé à Pair, le plomb se ternit, sa surface devient d'un gris sale. Ce phénomène se manifeste d'autant plus rapidement que Tair est plus humide. Chauffé au contact de Tair, un peu au-dessus de son point de fusion, il s'oxyde promptement.
Les acides agissent sur le plomb avec plus ou moins d'énergie ; son meilleur dissolvant est Tacide azotique.
Soumis à l'action simultanée de Tair et de l'eau distillée oibdes eaux pluviales, le [)lomb est rapidement attaqué : il se? recouvre d'une pellicule blanche d'oxyde et de carbonate de? plomb^ Teau renferme en môme temps en dissolution un€^ certaine quantité de cet oxyde. Mais les eaux de sources oi-J de rivières qui contiennent des sels en dissolution, notam — ment le sulfate de chaux, sont sans action sur le plom 1- (Phillips), Cette différence d'action explique pourquoi ToiC peut sans inconvénient distribuer des eaux ordinaires dac»^ des tuyaux de plomb, tandis qu'on ne saurait laisser séjour*-
ner des eaux pluTiales dans des résenroirs faits avec ce métal. (F. t. I, p. 316, note 1).
Usages. — Le plomb métallique n'est guère employé en médecine que sous la forme de feuilles pour pansements. A l'état de combinaison, il entre dans plusieurs préparations pharmaceutiques; mais, dans les arts, ses usages sont trèsnombreux. Il sert à couvrir les édifices^ à fabriquer des tayaux de conduite^ pour préparer les balles, le plomb de chasse, la céruse, le massicot, le minium ; il fait partie de la soadure des plombiers et des ferblantiers^ des caractères d'imprimerie, etc.
ALTiaATiONS. — Le plomb du commerce peut contenir du fer, du cuivre (*), de Vargent, quelquefois du ztVic, de reVam, de Vantimoine^ de Varsenie (*). On y trouve aussi du soufre ^àaproiaxydedepbmb dissous dans le métal lorsqu'il a été fonda au contact de Tair.
P6ur reconnaître la présence de ces métaux, on fait dissoQdre une certaine quantité de plomb dans Tacide nitrique ^du, et on précipite la {liqueur par un léger excès de sulbtede soude^ ou mieux, d'acide sulfurique : le précipité de sulfate de plomb est recueilli sur un filtre, la liqueur filtrée «t évaporée à siccité, le résidu, repris par Teau distillée, est filtré; dans cette liqueur on verse un excès d'ammoniaque îni précipite le fer à Tétat de peroxyde ; le liquide surnageant prend une teinte bleuâtre d'autant plus prononcée în'ily a plus de cuivre dans le plomb soumis à Fessai (^). Si ^ dernier contient de Tétain ou de Tantimoine, les deux niélaux se précipitent lors de la dissolution nitrique à Tétai <J*«cide stannique ou d'acide antimonieux.
(*} La quantité de ce métal s'élève parfois à 1 ou S conliènies.
(*} Le plomb de chasse, par exemple, renferme toujours une certaine ^^oUlé d^arseuic (3 ii 8 mlllièoies) qui lui cooimunitiue la propriété ^^ se granuler.
(*) SouTcnt il importe beaucoup que le plomb destiné à préparer le "■"oium pour les cristalleries soit tout à fait exempt de cuivre,
^peul apprécier approximativement la quantité de cuivre, en com- P^nt la couleur des liquides obtenus avec celle de solutions amnio- "^«ïes titrées, contenant des quantités déterminées de cuivre, pourvu y*e les liqueurs soient renfermées dans des tubes ou dans de loiij?ues
pronveties à pied, égales en dimensions.
Dans le cas où Ton voudrait rechercher le sine, on ferait passer dans la dissolution filtrée et privée de plomb un courant d'hydrogène sulfuré ; la liqueur étant âcide, le cuivre seul est précipité à l'état de sulfure ; la liqueur filtrée contient le fer et le zinc ; en versant un excès d'ammoniaque^ le fer est précipité et le zinc dissous. La dissolution ammoniacale évaporée à siccité donne Toxyde de zinc.
Pour obtenir Targcnt, on chasse Texcès d'acide de la dissolution nitrique du plomb, et Ton verse une solution de chlorure de sodium jusqu'à cessation de précipité ; celui-ci^ recueilli sur un filtre, est dissous dans Teau distillée chaude, puis versé dans de Peau suffisamment ammoniacale pour qu'un léger excès d'ammoniaque s'empare du chlorure d'argent. On filtre, on lave, et dans les liqueurs réunies, neutralisées par l'acide chlorhydrique, on verse un peu d'adde sulfhydrique en dissolution; ensuite on arrose le dép6t de sulfure d'argent avec un peu d'acide nitrique, plus quelques gouttes d'acide chlorhydrique, et Ton pèse ea dernier lieu le chlorure d'argent desséché. (Jacquehin,)
Ou bien, on verse dans la dissolution des deux métaux, préalablement acidifiée par l'acide nitrique, une quantité d'acide chlorhydrique suffisante pour précipiter tout l'argent. Cet acide est préalablement étendu avec de l'eau jusqu'à ce qu'il cesse de précipiter les sels de plomb (*)•
Un autre moyen de séparer le plomb et l'argent consiste à verser un léger excès de carbonate de soude, puis du cyanure de potassium pur dans la solution acide et étendue des deux métaux. Le carbonate de plomb reste insoluble, tandis que l'argent se dissout sous forme de cyanargentate de potasse. On filtre, on précipite la liqueur filtrée en y versant de l'acide nitrique, et on dose l'argent à l'état de cyanure.
Lorsqu'on traite le plomb par l'acide nitrique faible, on isole le soufre , qui est recueilli séparément ; sa dissolution nitrique contient le plomb, le cuivre et l'arsenic à l'état d'arséniate de plomb ; pour rechercher ce dernier, on verse dans le liquide un excès de sufhydrate d'ammoniaque qui
(') LMnconvénienl de ce procédé est de fournir à là Ultraiion une v;rande mas>e de liquide.
POIS (Petits). 935
précipite le plomb et le cuivre à Tétai de sulfure, tandis que lesullure d'arsenic reste dissous, on filtre et on précipite le solfore d'arsenic en saturant le sulfhydrate.
Od peut encore chercher Tarsenic dans la dissolution nitrique du plomb, en précipitant ce dernier par Tacide sulfiiriqae; dans la liqueur filtrée et séparée du précipité de sulfate de plomb, on verse du sulfhydrate d'ammoniaque, ou bien on introduit le liquide dans un appareil de Marsh fonctionnant à blanc.
Le sulfure d'arsenic est dissous dans la potasse ou la soude caustique un peu concentrée et chauffée à 40 ou 50^ ; dans la solution, on fait passer un courant de chlore qui cohvortit le soufre en acide sulfurique et Tarsenic en acide arsenique, et par suite en arséniatc de potasse ou de soude, qu'on introduit dans un appareil de Marsh. (Rivot, Beudant et Daguin.)
POI8 (rsmrt).
b 1847^ on a vu sur les marchés de Londres des marchands ^ quatre saisons vendre à bas prix des petits pois arrivés, <bai6nt-ils, de Hollande. Cette primeur a trouvé un grand nombre d'amateurs, jusqu'au moment où la fraude a été reconnue et dénoncée aux tribunaux de police. Cette production Prétendue de la ndlande n'était autre chose que le f)ois gns ^mun semé tardivement. Pour donner à ces petits pois de ^Qtrebande une apparence de maturité et la couleur requise, OQ les faisait bouillir dans une infusion de veri-de gris et
Cette fraude dégoûtante et dangereuse offre quelques rapports avec celle que nous avons signalée à l'article Hari- '^Oï« TREMPÉS (V. 1. 1, p. 531). On la décèlerait facilement en "leltanl les petits pois en contact avec un peu d'eau légèro- ^«Dl acidulée et une lame de couteau bien décapée ; celle-ci P'^nterait bientôt dos taches cuivreuses, qui accuseraient '* supercherie.