SQUINE
ginie ; tige droite, rude et quadrangulaire^ surtout à U partie supérieure. Feuilles toujours opposées, ovales, oblongues. Fleurs termiuales sessiles, disposées en épis solitaire», unila* térales; celles-ci sont plus longues que les feuilles munies des bractées opposées; saveur amère, astringente.
La brésine a des racines blanc jaunâtre, grosses comme le chiendent, rampantes qt cylindrique^, à division fibreuse^ à texture ligneuse; tige cannelée, veli^e, rouge&tre; feuilles opposées, sessiles, ovale$, pointues ; fleurs composées, nombreuses, à couleurs variée^ ; saveur afnère et mucilagineuse.
0ÇDIIi«.
La squine est une racipe produite par deux variétés 4^^e smilax china (asparaginées), plante sarmenteuse qui cn>r%t naturellement en Chine et au Japon ; la tige est de la gn^-^. seur d'une plume. Les racines ont de Q.'",055 à 0«yl60 longueur sur O^^OSô à 0°>,110 de circonférence; elles noueuses^ géniculées, inégales, tuberculeuses, compac^^ea et quelquefois spongieuses, recouvertes d'uu épiderme luisant d'un brun rougeâtre ; la texture présente des aspects différents et une couleur blanc rosé dans les racines tendres, el brune dans les racines compactes et résineuses.
Il faut choisir la squine lourde, bien entière, QompactA, résineuse et non piquée.
Usages. — La squine est employée aux mômes usages qix« la salsepareille : on Ta considérée comme sudoriûquc; o^ remployait dans les affections de la peau, le rhumatisme, 1^ goutte, la paralysie, les engorgements des viscères, l^ squi*" rhe, les scrofules^ les lésions des voies urinaires, les hjàt^^ pisies.
Altérations et Falsifications. — La squine est quel(iiL' fois mélangée à une autre espèce, dite squine rouge, Mexique ou d'Amérique, qui lui est inférieure en qua|i*^*^ Cette dernière est plus spongieuse, plus grosse, pluslégèr-^*» sa couleur est plus foncée, brune en dessus, rouge&treà Vi téricur ; sa saveinr est moins sucrée.
STAPHI8AIGRE (geoiences de). 435
Quelquefois la squine présente des piqûres d*inscctes; d*autrès fois, quand on la brise, on voit qu'elle est vermoulue d|ns son îptérieur.
On a, suivant certains auteurs, mais le fait est contestable, employé de la liiharge et de la terre bolaire pour restaurer dfis 9quines détériorées. Nous en avons vu qui avaient été re^taiiréef à Faide d'une p&te préparée avec de la colle et de^ poudres végiiak».
Toutes ces altérations de la squine peuvent se reconnaître facilement; il suffit d'un simple examen. On peut, dans ce9 cas, faire intervenir, comme point de comparaison, la squine de bonne qualité. Lorsqu'elle a été piquée, on trouve souvent des excréments d'insectes, et les insectes eux-mêmes, dans les trous qu'ils ont perforés.
Si on avait employé do la litliarge, on pourrait s'assurer de sa présence en traitant par Tacide nitrique les cendres de ia squine et des matières qui servaient à boucher les trous : la dissolution, évaporée il siccité et reprise parTeau distillée, ^^fftit ensuite essayée par le sulfhydrate d'ammoniaque, Tioduredepotassium, Tacide sulfurique, etc.
I^ pharmaciens ue doivent jamais acheter la squine en Poodre.
SXAPBZSAZOaB (Subiicu db).
Les semences de staphisaigre (deiphinium staphisagria) ^^^ une forme triangulaire; leur surface est d'un brun noi- ^^e et criblée de petites cavités; leur intérieur a un aspect *^*^c et huileux.
£Ues renferment : siéqrine, huile grasse {jcu soluble dans ^^feoo/, huile grasse très -soluble dans talcooly gomme^ amidon, ' ^'^iière azotée j albumine, delphine, acide volatil; sulfates 'et ^^^^^^^9phates dépotasse, de chaux et de magnésie,
iJsAGES. — On les emploie en pharmacie, sous forme de ■^^dre, en lotion^ teinture et pommade.
Falsifications. — En 1856, M. Adeph a signalé une fal- *^Cation des semences de staphisaigre par 33 7o de myroba-
430 STRYCHNINR.
lans indiens {myrobalanus chebula-GœrtUy ou terminaUa ehebulia).
Ce fruit est noir, a la forme des cj^orrhodons^ mais il est moins gros. Il présente des rides longitudinales très-marquées^ est dur^ luisant^ à cassure nette, à texture très-serrée.
L'infusion préparée avec sa poudre donne avec le sulfate de fer un abondant précipité noir très-intense de tamiate de fer; la liqueur surnageante est d'un noir violet assez foncé. L'infusion préparée avec la poudre de staphisaigre ne donne aucun précipité avec le même réactif.
La strychnine a été découverte, en 1818, par PeUeîier ^t Caventou. Cet alcaloïde existe dans beaucoup de plantes la famille des strych nées ^ dans la fève de Saint-lgni {strychnos ignaiia), dans la noix vomique (strychnos nux mica), dans le bois de couleuvre (strychnos colubrina)^ à^na l'upas-tieuté ou tshettik des Javanais : c*est lun des plus re« doutables poisons du règne végétal.
La strychnine se présente, lorsqu'elle est pure, sous forme de poudre blanche, formée de très-petits prismes, inaltérables à Tair ; elle est inodore, sa saveur est excessivemefl* amère, son action sur l'économie est des plus délétères; elle ne renferme pas d'eau de cristallisation; elle est non fusible» non volatile; entre SlS^cet 315<>c, elle subit un commencement de décomposition. Elle est très-peu soluble dansTeauî ce liquide froid en dissout 1/7000; à la température de VébuUition, 1/2500; l'alcool anhydre ne dissout pas la strycb' nine, l'alcool à 94^ en dissout à peine; mais cet alcaloïde csl soluble dans l'alcool ordinaire, dans les huiles volatiles; trèJ** peu soluble dans l'éther, insoluble dans les huiles grass©^ Souvent la strychnine prend une couleur rouge au coDt^** de l'acide nitrique ; cette réaclion n'est pas due à ralcalo'i^^^ môme, mais à ce qu'il retient de la brucine. L'adde stti.»-^* rique concentré la colore d'abord en rouge brun, puis ®" violet.
8TRYCUNINB. 437
La strychnine précipite la plupart des bases organiques alcalines ; ses sels sont neutres, cristallisables^ très-amers, extrêmement vénéneux. Ils sont précipités par le tannin ; les oxalates et les tartrates ne les précipitent pas ; le perchlorure d'or les précipite en jaune serin. D'après M. Eug. Marchand, la strychnine pure, triturée avec du peroxyde de plomb (oxyde puce) dans quelques gouttes d'acide sulfurique concentré contenant 1/100 de son poids d'acide nitrique, donne lieu à une belle couleur bleue passant rapidement au violet, puis au rouge et finalement au jaune serin.
Les résultats donnés par les divers chimistes qui Font analysée sont assez variables; d'après M. RegnauU; elle est fonnée de: carbonCy 75,87; hydrogène, 6,48; azote, 8,35; ^Ksygène^ 9^44.
Usages. — La strychnine est employée, dans Tusage médical, en pilules^ en teinture, en dissolution dans l'acide acétique, en potion, en poudre (^).
Altérations. — ^La strychnine peut être mêlée de brucine; Iq mélange se colore en rouge par le contact de l'acide nilri- 9^e, mais cette coloration ne peut indiquer la proportion de ^ucine. Suivant Robiquet, on peut reconnaître ce mélange ^ délayant la strychnine suspectée dans un peu d'eau chaude, ^ « laquelle on ajoute quelques gouttes d'acide chlorhydrique ; lorsque la dissolution est opérée, on fait bouillir et on précipite la solution bouillante à Taide de Tammoniaque : si la "^ïychnine est pure, ou presque pure, le précipité est pulvé- ^ent et bien détaché ; si elle contient une quantité notable ^ brucine, le précipité prend un aspect résinoïde, et adhère ^^ parois du vase ; enfin, si la proportion de brucine est ^Qsidérable, le précipité se présente sous forme d'une masse i^isseuse affectant les caractères physiques d'une matière ^cisse. Entre ces extrêmes, il y a quelques points intermé- "**ùres qui pourraient être étudiés (*).
(') En ADKleterre, elle est employée, dit-on, pour donner de Panier- *^ à la bière ; mais jusqu*ici ce fait n'a pas été démontré {Voy. t. I^ '^^as 61189).
(^) D'après M. Oppermann, les solutés des sels an strychnine acidifiés ^^ Taclde lartriqae précipitent par les bicarbonates alcalins ; les sels ^ ^doe ne précipitent pas.
438 STRYCBNINK.
La strychbine peut être altérée par la présenod du pkt» phate de chaux. Ce sel provient de ce que Ton a décoloré le liqueurs acides contenant la strychnine arec du charbon am mal non lavé. Ces liqueurs^ précipitées ehsùite par les alcalis fournissent de la strychnine mêlée de phosphaté de chaoi On reconnaît cette altération en carbonisant et Ifadnérèikt i strychnine, et examinant le résidu.
Falsifications. — On a mêlé à la strychnine du sulfàie i chaux y de la magnésie [^), de Yamidon, des seb (tune tokm très-minime.
Tous ces produits peuvent être isolés de là stîycbniné pa: Talcool ordinaire bouillant, qui dissout la strychnine 6t in dissout pas les matières étrangères ; par suite, on peut déta: miner dans quelle proportion le mélange a été fait ; d*all leurs, les matières étrangères sont rendues apparentes par combustion sur une feuille de platine. La strychnine pure i 'laisse pas de résidu ; impure, elle en laisse un plus ou vatJii abondant.
On s'est servi aussi, pouf frauder la strychnine, d'un a soluble dans Tcau et dans Talcool, d'une matière grosse crû tàllisécy de sucre {Nestler).
La strychnine allongée d'un sel soluble dans l'eau poùirftil en être débarrassée par un simple lavage, qui dissoudrait le sel et à peine l'alcaloïde.
Quant à la malicrc grasse, on peut s'assurer de sa présence ou de son absence, en jetant sur un papier buvard une petite quantité de la strychnine suspectée, et chauffant doucomen^ le papier : si la strychnine a été mêlée de matière grasse, l^ papier se tache, ce qui n'a pas lieu dans le cas contraire; ot peut alors, en délayant une quantité donnée de strychnine dans do Teau, et traitant par un acide, séparer la matiè^ grasse, qui reste indissoute, de la strychnine, qui devient sO lubie en passant à l'état salin.
La strychnine mêlée de sucre est facile à reconnaître : ^' la traitant par l'eau, le sucre se dissout, la strychnine ro*^ insoluble.
(•) Robiqwt a eu à examiner de la strychnine qai éltit mêlée de 50 Vo de matières étrangères. ,