‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 4)Chapitre 96 sur 190 · SUC D'ACACIA · texte numérisé non relu

SUC D'ACACIA

Le sac d'acacia est solide^ d'une couleur brune tirant sur c^edu foie, d'une saveur acide, styptique, un peu douceâtre et mucilagineuse. Avec Teau froide, il donne une solution froide, trouble^ ayant une couleur et une apparence de décoction de quinquina gris. La liqueur fillrée est rouge, rougit le tournesol, forme un précipité très-abondant avec le sulfote de fer, un précipité tenace et élastique avec la gélatine ; précipite fortement Témétique et Toxalate d'ammoniaque, Pi^ipite également par Talcool et les carbonates alcalins.

Dans le commerce, on donne ordinairement, sous le nom de suc d'acacia^ le suc des fruits non mûrs du prunier sauvage. n est plus dur, plus posant, plus brun, plus acre que le preniier; il est entièrement sec et dur, d'un brun rouge, d'une Mveurde pruneaux. Il est msoluble dans Talcool, peu soluble dans Teau, et laisse, après avoir été traité par ce liquide bouillant, une matière abondante qui a l'apparence de l'albuiiùne coagulée.

suc BB OZniOirS oo DB X.XM0N8.

Le suc de citrons est une liqueur acide qu'on obtient^ par ^^Pression, des fruits du citrus Umonium qui croît en Syrie, ®*^ Ferse, en Espagne, en Italie, dans le midi de la France.

C^ suc, expédié d'Italie, de Sicile, dans des tonneaux ou ^^tis des bouteilles, est jaunâtre, d'une saveur acide, agréa- ^^, particulière.

tJsAGES. — Il est employé dans l'économie domestique, ^^ïis l'art médical ; on s'en sert pour préparer l'acide citrique, •^^Xir précipiter les laques.

Altérations. — - Le suc de citrons doit être clarifié ; lors- "^*il n'a pas été convenablement débarrassé d'une substance

44t suc DE CITRONS OU DE LIMONS.

mucilagineuse qu'il contient, il fermente, moisit, et acquiert une odeur et une saveur désagréables.

Falsifications. —Le suc de citrons est quelquefois affaibli par Veau. M. Dorfurth, qui a étudié celte falsification, dit que le suc de citrons'doit saturer le huitième de son poids de sous-carbonate de potasse. D'après Ebermayer^ 15«'',50 de suc de citrons doivent saturer 0^'',8 de sous-carbonate de potasse. Selon d'autres auteurs, 90 p. de suc de citrons de bonne qualité doivent saturer 10 p. de carbonate de soude sec et pur.

Le suc de citrons est falsifié par Yacide acétique (yinaigro).. Vacide sulfurique^ Vacide nitrique ^ Vacide chlorh/driqwe )^acide tartrique.

On reconnaît la présence de Tacide acétique en distillant. recueillant le produit distillé, qui est plus ou moins adde, Ion que le suc contient plus ou moins de vinaigre.

La présence de Tacidc sulfurique est constatée par les solubles de baryte^ qui donnent lieu à la formation d*un cipité blanc de sulfate de baryte, insoluble dans Tacide qj. trique. Le poids de ce précipité fait connaître la quan -^u d'acide sulfurique ajouté.

La présence de Tacidc chlorhydrique est décelée pa'ar^/i distillation. Le liquide qu'on obtient en distillant le su<^ de citrons pur ne se trouble pas par le nitrate d'argent ; l 'eau distillée obtenue est , au contraire, précipitée, lorsque lo sae a été allongé d'acide chlorhydrique.

On reconnaît Tacide nitrique en concentrant le suc et y ajoutant de la limaille de cuivre et de Tacide sulfurique ;i'J y a alors dégagement de gaz nitreux, qui bleuit le papier mouillé de teinture de gaïac.

On décèle la présence de l'acide tartrique en concenlraDl le suc et y versant une solution concentrée de chlorure de potassium, qui donne lieu à un précipité de crème de tartre, quand le suc a été mêlé d'acide tartrique; ce qui n a pas lieu avec le suc pur. La combustion de l'extrait obtenu avec le suc pur et le suc allongé d'acide tartrique est encore on moyen de reconnaître la fraude. Le suc allongé d'acide tartrique fournil un extrait qui brûle avec Todeur caractéristique des tartrates.

suc D*HERBES. 443

On a dit qu'on substituait au suc de citrons le suc de verjm^ mais la saveur de ces deux sucs est bien différente ; s'il y avait mélange, il faudlrail rechercher s'il contient de l'acide tartrique ou du tartrate.

MM. Bus$y et Boutron^Charlard recommandent de verser de l'acétate de potasse dans le suc suspect. Si le suc est pur, il ne se forme pas de cristaux; s'il est mêlé de verjus, il y a formation, sur les parois du vase, de cristaux grenus et transparents de tartrate acide de potasse.

Le citrate de potasse, étant très-soluble, ne produit pas le même phénomène dans le suc de citrons pur.

ÈOQ B'BBllBBS.

Les svcs dt herbes sont fournis surtout par les parties herbacées des plantes : presque tous proviennent des feuilles et des tiges herbacées.

H. Stanislas Martin a signalé un genre de fraude qu'on

leur fait subir en les remplaçant par un mélange de plusieurs

^a:iraits végétaux dissous dans Teau ordinaire, colorée avec

<tu caramely et aromatisée d'hydroiat de persil^ de fenouil, de

Cerfeuil ou (ïakoolat de cochléaria.

On peut reconnaître, aux caractères suivants, si un suc ^'herbes est préparé avec les plantes ou avec des extraits :

Les sucs d'herbes préparés avec des extraits sont presque toujours identiques dans leur saveur et leur couleur. Ils peuvent se conserver longtemps sans s'altérer; la chaleur, le ^ous-carbonate de potasse, l'eau de chaux, les acides acétique, ^ulfurique et nitrique, ne leur font éprouver aucune altération physique. Evaporés jusqu'à siccité, ils répandent, en se ^Carbonisant, une odeur de sucre brûlé.

Les sucs d'herbes faits avec les plantes varient souvent dans leur couleur et leur saveur ; ces variations sont dues aux influences atmosphériques \ leur conservation ne va pas au delà de vingt-quatre heures : alors ils se décolorent, se troulilent et contractent une odeur herbacée, caractéristique pour t^ous les jus dTierbes ; si l'on élève davantage la température,

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