‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 5)Chapitre 16 sur 109 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

▲VSC LA TOLéKAirCE.

DIAMÈIHE ou

HMf.

En plot.

Sn noins.

»i silliaèlra.

^ \ 20 fr.

'^ ( 10 fr.

W 2fr.

26inil].

La pesanteur spécifique des monnaies, celle de Teau étant i, varie, pour les pièces d'or, de 17,222 à i 7,595; et, pour les pièces d'argent, de t0,257 à i0,306.

La vérification de ces données, jointe aux caractères phy- Mqoes (couleur, odeur, son, toucher, dureté), doit faire l'objet des premières recherches du chimiste chargé d'examiner si des pièces sont vraies ou fausses.

MoimAiEs d'or. — Les fausses monnaies d^or peuvent être distinguées en deux espèces : i* celles qui contiennent moins d'or et plus d'alliage que la loi ne le permet ; 2o celles qui se composent presque entièrement d'un métal étranger ^ sur les-quelles on a appliqué une feuille d'or.

LVxamen des fausses monnaies de la première espèce se réduit à la détermination de leurs titres, en procédant successivement à V inquartation, à la coupellation et au départ; ces diverses opérations exigent, de la part de l'opérateur, des connaissances pratiques spéciales qui constituent l'art de Tessaveur : nous nous bornerons ici à les mentionner.

20 pièces de 2 fr. donnent eiactement le mètre , si les lettres de la légende sur tranche sont gravées en creux; cette mesure est moins exacte avec les pièces de i Tr.etde 1 fr., frappées depuis 1830 et qui sont cannelées sur tranche.

(1) La proportion entre For et Targent ou le rapport de la valeurde 1 kil. de monnaie d*orà celle de 1 kil. de monnaie d'argent, qui est dansnotre système monétaire de 15,5 à 1, n*apas permis de donner aux pièces d*or un poids en nombres ronds; mais ;i 55 pièces de 20 fr. équivalent à i kilog.

Les fausses monnaies de la deuxième espèce sont principalement les pièces d'or fowTées d*argent ou de platine. Il résulte de la différence de prix de ces trois métaux (1), que les faussaires trouvent de Tavantage à fabriquer des pièces d'argent ou de platine dorées. Tantôt les pièces sont doublées, c'est-à-dire que les deux surfaces et le cordon d'une bonne pièce d or sont rapportées à Taide de soudures sur un flan de platine (2) ; tantôt c'est un flan de platine préalablement recouvert d'une feuille d'or, puts soumis à Faction du balancier.

L'examen de la coupe de la pièce réputée fausse est le pre* mier moyen à employer pour reconnaître la fraude ; on s'aperçoit bientôt que la surface seule est en or, et l'on détermine aisément, par l'acide nitrique ou par l'eau régale, si le métal étranger est de l'argent ou du platine. Si, pour diminuer la densîlé de oejut-^^i, on l'avait d'abord allié avec un peu d'argent, on reconnaîtrait ce mélange ternaire en traitant, à )'aide d'une douce chaleur, i/^ grap^me de la pièce par 2 gr., 5 d'eau régale(i p. d'acide nitrique, ^.p. d'acide chlorhydxique et ip. d'eau distillée) ; L'argent se précipitera finalement. à l'état de chlorure d'argent. Dans le cas contraire, la dissolution sera complète et, s'il y a du platine, elle sera d'un roi^ge foncé^ p)resque pourpre, au lien d'être d'un j^unè verdâtre. La dissolution, rapprochée et débarrassée de son ei^çès d'acide, sera filtrée pour séparer le chlorure d'argent , puis mélangée avec

(i) Le gramme d*or an vaut $ fr. 44 ; le gramme d*argeol fin Q fr. 9^, ei le gramme de platine pur 1 fr., sauf les variations du cours.

(9) Ce procédé fut employé à Birmingham pour faire de fausses pièces de 40 fr. Il se fabrique dans cette ville, Tune des plus manufacturières de TAngleterre, une grande quantité de faus^s monnaies,' non seulement en imitation de celles du pays, maie encore de beaucoup de pays étrangers. Cette quantité .est telle que le gouvernement dépense annuellement 176,000 fr. pour soutenir les procès auxquels ces fausses pièces donnent lieu (Chaudet).

Tout récemment, le gouvernement anglais a été rois sur la voie d*uDe fabrication de fkux souverains, à Birmingham. La découverte eut Heu dans une administration publique : des soupçons s'é tant élevés sur une pièce otTerte,e11e fbt brisée, et Ton s^aperçot que le centre était entièrement composé de métal inférieur, entouré d*of pur. Ces souverains avaient une valeur de la shillings; ils avaient donc perçai le 1/S de leur valeur légale, qui est de SO shillings. { Daily -^Newi).

MOPTNAIES. 63

du sulfate deprotoxyde de fer pulvérisé, jusqu^à cessation de trouble; l'or très-divisé se déposera et pourra être recueilli sur un filtre; on le lavera avec de Teau acidulée par l'acide clohrhydrique, puis avec de Teau chaude, et on le calcinera jusqu'au rouge-cerise, afin de lui donner la couleur de l'or mat. La dissolution restante sera rapprochée par Tévaporation et traitée par une solution concentrée de chlorhydrate d'ammoniaque; le précipité faune de chlorure double ammoniacal sera lavé« séché et calciné jusqu'au rûugB, pour en retirer le platine en éponge (i).

Si des pièces d'argent avaient ^té dorées, leur apparence ^urrait en imposer d'abord'; mais le poids ne laisserait plus tùtilû doute. H est d ailteuf^ àtl Si^he physique qu'il peut être très-utile d'invoquer en pareil cas ; l'effigie des pièces <l'ar- Ifeirt est toujours, pour un même règne, tournée en sens inverse de celte dés )pièces d'or. Ainsi' les pièces d'argent de Napoléon et de Louis-Philippe ont la face tournée à droite^ celles d'or Vont & gauche ; les pièces dNir gest de Louis XVIll, tiè Charles X et de la nouvelle république, ont la face tournée à gauche; les pièces' d'or Votit à droite.

HosmAiBs n'ARGENt. — ^ Les fausses monnaies d'argent peu* vent également étredistingué66*>n deux espèces : i» eeiles pli contiennent moins éPargent et' pins de enivre \ ^ cètienqui sont formées de métaux au treè que « l^ argent.

Les fausses monnaies dé la preihière espèce seroiU soumises à des essais par voie sèche (coupèllation) ou par Toie hu*roide (2). Celles de la deuxième espèce qUî sont, de beau-

(1) En opérant de celle maoière» M. Lassaigne,, en 1885, a reconnu que des faux double-louis, sl\i miïXé^imQ de 1788, qui iui ayaientété reiDis par un changeur. du Palais-Royal étaient formés de :

Platine ...:.../....... Ifr.200

Or.. 4 060

Araenl .... ! 0 200

Poids de la.pièee : . 15i'-4ô0 Le poids de ces fkuz-louis élaix un pen.plus fort que celui du double louis ordinaire qui estlSr* i50. Ils paraissaient avoir été fabriqués avec une lame de platine plaquée d*or sur les deux faces,puis Hrappée. M. LaS' saigne fût porté à croire que la petite quantité dVgent contenue danscSes pièces, y avtfh été introduite pour souder 1!ol* au platine.

(2) Voyes Chaudet, l'Art de VEssayewr, Paris, 1835.

coup, les plus fréquentes et les plus nombreuses, sont fabriquées principalement avec les métaux el alliages suivants :

4® Étain seul ;

^^ Étain et antimoine ;

y> Étain et bismuth ;

4® Étain et plomb ;

6* Étain et zinc ;

e*» Étain^ antimoine et plomb ;

^^ Plomb seul;

8* Plomb et antimoine (i).

Dans quelques circonstances, on a fabriqué un alliage de 9 p. de cuivre et de i p. d'argent sur lequel on a appliqué une feuille d'argent ; ces dernières pièces sont très -faciles à reconnaître par la coupe qui est jaune orangée.

L'épreuve des caractères physiques offre un premier moyen de reconnaissance qui ne donne, il est vrai, que des présomptions sur Texistence de la fraude. SHl s'agit de déterminer la nature de Falliage, on a recours à Tanalyse chimique.

Les fausses pièces ont ordinairement le diamètre des bonnes. Le poids pourra servir à faire reconnaître une pièce fausse : Lorsqu'elle aura été fabriquée avec des métaux moins denses que l'argent, le manque de poids devient une preuve évidente de fausseté. Mais de ce qu'une pièce possède le poids légal, il ne faudra pourtant pas en conclure qu'elle est bonne 3 car on pourrait arriver à obtenir le poids des bonnes pièces, en combinant des métaux de densité différente dans des proportions convenables (2).

(1) On trouve aussi, dans ces alliages, des proportions minimes de cuivré et de fer, qui proviennent plutôt accidentellement des autres métaux alliés, que d'une introduction volontaire.

(2) Les densités des métaux, employés dans les arts, sont les suivantes :

Platine laminé Î2,06

Platine 21,53

Or forgé 19,36

Or fondu 19,Î6

Mercure 13,56

Plomb fondu 11,86

Argent laminé 10,66

Argent fondu 10,47

Bismuth t,St

Cuivre laminé ou forgé ". • . S,95

Cuivre fondu S,S6

MONIUIBS* 65

La demie des pièees «en ausn un oaracttee k info- <iuer (i).

La couleur grise^ terne de la pièce, le scm nutf qo'oo obtient lorsqu'on la jette sur le carreau, ou quand, après TaYcir placée en équilibre sur Textréniité de l'index, on la frappe avec un autre corps métallique ; Yodeur métallique qu'elle exbale, quand on la Grotte entre les doigts, la teinte qu'elle imprime à ces derniers, enfin son tomeber grae^ peuvent servir d'iudices quand elle ne renferme que de Tétain, du plomb, du zinc ou quelques alliages de ces métaux.

Les pièces odorantes, privées de son, ou êourdeiy grasses au toucher, sont généralement beaucoup plus ductiles que les bonnes pièces : elles peuvent se laisser légèrement entamer par les dents. Mais si la pièce contient du bismuth, du cuivre ou^du zinc, et surtout de Tantimoine, elle acquiert une certaine dureté , et par suite un peu de sonorité» Ajoutons que si une pièce sonore peut être fausse, une bpnne pièce peut être sourde ; une petite gerçure, une coucbe mince de métal isolée, ValUage légèrement ox^dé, suffisent pour la rendre teUe.

U résulte de ce qui précède que les caractères physiques servîrontpar leur manifestation plutôt de contrôle à l'analyse chimique que de moyen direct pour conclure à la lausseté d'une pièce de monnaie.

Les procédés d'analyse employés pour recoimaltre les différents alliages ci-dessus mentionnés seront les suivants :

Nickel forgé 8,6S6

Nickel fondu 8,379

Etoin ; 7491

Zinc 7,19

Antimoine 6,730

D'abord, pour reconnaître Targent pur de Targent faux, M. Runge a indiqué la couleur pourpre caractéristique que prend une pièce d'argent plongée dans une dissolution com-

(1) En 1844, noo8 avons eu à examiner avec M. Lasiaigne des pièces Diasses de 5 fir., 1 fir. et 1 fir., à l'effigie de Louis-Philippe, et aux millésimes de 1S41 et de 1843 : elles contenaient de YéUUm^ de l'onltmoiM, du pîoffib, du cuivre et des traces de fir, La densité moyenne des fausses pièces «le 5 fr. était 7S98. La pièce de 5fr. pesait 19gr.,S; celle de 2 fir. 7 gr., 5; celle de 1 fr. 4 grammes.

MONlfAIES.

poâée de 5% p. d'eau» de 3 p. de chromate de potasse et de 4 p. d'acide solfurique; la coloration est d'autant plus vite el plus intense que l'argent est plus pur } die s'affaiblit et disparaît même, suivant la proportion de l'alliage. Pour faire l'essai, on entame les pièces, surtout sur la couronne, afin d'atteindre le noyau et d'éviter l'erreur dans laquelle on tomberait en opérant, par exemple, sur des pièces qui ne seraient recouvertes d'argent qu'à la superficie.

Viennent ensuite les caractères diimiqaes ordinaires des métaux entrant dans la composition de l'alliage, et ceux qu'ils présentent, d'après les observations de Chaudety lorsqu'on les soumet à la coupellation, qu'ils soient seuls ou al-liés entre eux.

Ètain. — Une pièce en étain pur est d'un blanc légèrement bleu ; frottée entre les doigts, elle exhale l'odeur particulière à ce métal; parla coupellation, elle fournit un oxyde très-blanc. Traitée pur l'acide nitrique pur à 22" Baume et bouillant, elle donne de l'acide stannique. La liqueur nitrique ne sera troublée par le sulfate de soude, ou colorée en blea par l'ammoniaque, qu'autant que l'étain renfermerait un peu de plomb ou de cuivre. L'acide stannique, ou l'élain, donne avec l'acide chlorhydrique, ou l'eau régale, une dissolution présentant tous les caractères des persels d'étain : précipité blanc avec les alcalis ; précipité jaune avec l'acide sulfhydrique.

Ètain et anitmoine. — Cet alliage est blanc, brillant et un^ peu sonore ; il donne, par la coupellation, un oxyde plus ou moins gris, parsemé de blanc. L'acide nitrique transforme les deux métaux qui le composent en acides stannique et antimonieux, insolubles, sous forme de poudre blanchâtre, où. la présence de l'antimoine peut être déôslée si on en introduit une partie dans un flacon, avec du zinc, de l'eau et de l'acide sulfurique : il se dégage un gaz qui, en brûlant, dépose sur la porcelaine de larges tftches noirâtres d'antimoine métallique.

Le plomb et le cuivre qui se rencontrent parfois unis à rétain et à l'antimoine restent en dissolution dans l'acide nitrique. On sépare l'étain de l'antimoine, au moyen du procédé de Gay-Lussac : L'alliage d'étain et d*antimoine,.

MOMliAIBS. 67

chauffé avec Vaoide chlortiydriqiie concentié et booillant» additiouné d'un peu d'acide nitrique, se dissout complètement ; si dans h dissolution ét^idoe d*eau on plonge une lame d'étain, Tantimoine se précipite en flocons noirs qui sont recueillis, lavés à Tacide chlorbydrique très^fiiible, puis à l'eau bouillante, desséchés à iW et pesés. Si ralliageren* ferme aussi du cuivre et du plomb, ces métaux se précipitent avec Tantimoine qui est traité par Tacide nitrique bouillant ; le cuivre et le ploôib sont dissous, et Tantimoine, transformé en acide antimonieux, se sépare sous forme de poudre Manche insoluble ; son poids fait connaître par suite cdui de rantimoine.

La liqueur nitrique traitée par un sulfate alcalin laisse précipiter le plomb à Tétat de sulfate insoluble ; du poids de ce précipité, lavé et séché, on dédoit celui du plomb. La liqueur, surnageante, traitée par Tacide sulfhydrique, donne un précipité de sulfure de cuivre qui, recueilli, lavé et traité par Tacide nitrique, est transformé en sulfate dont on précipite le cuivre à l'état dliydrate de bloxyde de cuivre, à Taide de la potasse ; le poids de cet oxyde recueilli sur un filtre, séché et lavé, fait connaître celui du cuivre.

Étain et biimuth. — Il fournît sous le moufle un oxyde gris jaunâtre. Traité par Tacide nitrique, il donne un précipité d'acide stannique et une solution de nitrate de bismuth, qui, débarrassée de Texcès d'acide par Tévaporalion, précipi* tera en blanc par Vaddition de Teau ; en noir, par Thydrogène sulfuré ; en blanc, par rammoniaque, la potasse ; en blanc, par le carbonate d'ammoniaque -, ce dernier précipité, recueilli, lavé, et chauffé au rouge, donnera de Toxyde de bismuth dont le poids fera connaître celui du métal.

Étain et plomb. — Cet alliage est entièrement solubledans Tacide chlorhydrique. TraitéparTacide nitrique, il se dissout en partie ; et donne un précipité blanc d'acide stannique, qui, lavé, séché et calciné avec du charbon, fournit un bouton métallique dont la dissolution ddorhydrique présente toutes les réactions des sels d'étain. La liqueur nitrique précipite en Uanc par Tacide sulfurique ou un sulfate idcalin ; en jaune par Tiodure de potassium, le *chromate de potasse ; en noir par rhydrogène sulfuré. L'alliage de plomb et d'étain soumis

gg MONNAIES.

à la coopellation donne un oxyde blanc mêlé de couleur de rouille et d'un peu de jaune.

Étainei zinc. — Cet alliage est d'un blanc un peu bleuâtre ; passé à la coupelle, il s'enflamme plus ou moins sous le moufle, donne un oiyde-verdAtre au sortir du fourneau, et devient blanc parle refroidissement. Trailé par Tadde nitrique bouillant, il fournit un précipité d'acide stannique qu'on pourra doser comme on l'a déjà dit plus haut, et une solution de nitrate de zinc, donnant par l'ammoniaque, la potasse, un précipité blanc soluble dans un excès du réactif; avec l'hydrogène sulfuré, un précipité blanc ; avec le cyanure jaune, un précipité blanc ; avec le cyanure rouge, un précipité jaune orangé ; avec les carbonates alcalins, un précipité de carbonate de zinc qui, lavé, recueilli et calciné, sera transformé en oxyde, du poids duquel on déduira facilement celui du zinc

métallique.

Étain, antimoine et plomb, — Soumis à la coupelle, cet alliage donne un oxyde mêlé de gris noirâtre, de blanc et de jaune. Traité par l'acide nitrique, il donne une solution plombique dans laquelle on distingue facilement la présence de ce métal, à l'aide des réactifs appropriés. On a un précipité d'acides stannique et antimonieux, dont ou opère la séparation par le procédé de Gay-Lussac^ indiqué plus haut.

Plomb. — Une pièce en plomb est grise, sans sonorité ; elle tache les doigts ; sa tranche, d'un gris bleuâtre, se ternit facilement à l'air. Soumise à la coupellation, elle produit un oxyde jaunâtre entièrement absorbé par la coupelle. Elle se dissout entièrement dans l'acide nitrique ; la solution donne toutes les réactions caractéristiques du plomb.

Plomb et antimoine. ^ Cet alliage donne avec l'acide nitri que une dissolution présentant les caractères du plomb, et un précipité d'acide antimonieux qui, chaufié avec un peu de flux noir, fournit un bouton métallique, sur lequel on constate facilement les caractères de l'antimoine. Soumis à la coupellation, cet alliage donne un oxyde jaunâtre entièrement absorbé par la coupelle, tandis que l'antimoine est complètement vaporisé.

Enfin, le Packfimg (ou paekfong)^ connu aussi sous les noms à* argentan^ de cuivre blanc iï Allemagne^ de Mailleckort,

est un alliage presque aussi blanc que rargeni et oomposé de cuivre^ de mekel^ de zinc et souvent d^^am et de /isr. Traité par l'acide nitrique, on obtient un précipité diacide slannique et une solution de cuivre, de nickel, de zinc et de fer. Si on tût passer un courant d^hydrogène sulfuré dans la liqueur, le cm- Tre seul est précipité à Tétat de sulfure et se dose à Tétat de bioxyde, ainsi que nous Favons dit plus baul. Le fer, s'il y en a, ramené au maiimum d^oiydation, est précipité par Vammoniaque et dosé à l'état de sesquioxyde. Restent le nickel et le zinc qu'on précipite, l'un et l'autre, à l'état de carbonate, à l'aide d'un carbonate alcalin. Le précipité est dissous dans un excès d'acide acétique, et l'on .fait passer dans la dissolution un courant d*hydrogène sulfuré qui précipite le zinc à l'état de sulfure, tandis que le nickel reste en dissolution. Le précipité de sulfure de zinc est recueilli, lavé et dissous dans l'acide nitrique ; à l'aide d'un carbonate alcalin, il est précipité à l'état de cartK>nate et dosé à Tétat d'oxyde.

Quant à l'acétate de nickel, il sera précipité par la potasse caustique en excès, et cbauffé au rouge. Le poids du protoxyde de nickel ainsi obtenu fera connaître celui du nickel.

La morphine, découverte en 1816 par Sertuemer, est l'un des alcaloïdes de l'opium. Elle cristallise soit en prismes rectangulaires terminés par un biseau, soit en octaèdres. Ces cristaux sont blancs, brillants, inodores, inaltérables à l'air ; leur saveur est amère et persistante *, ils contiennent i équival. ou 5 yo,75 d'eau qu'ils perdent à V^ ; ils deviennent opaques et fondent à une température plus élevée en un liquide jaune.

La morphine est insoluble dans l'eau froide et très-peu soluMe dans l'éther. L'eau bouillante en dissout l/OS de son poids. Elle e&t soluble dans 40 p. d'alcool anhydre froid et dans 3Q p. d'alcool ordinaire bouillant; elle se dissout dans les huiles grasses et volatiles. Les dissolutions de m<Hphine ramènent au bleu le papier de tournesol rougi, verdissent le sirop de violettes et rougissent le papier de curcuma.

La morphine est soluble dans la soude ou la potasse caus-

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