‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 5)Chapitre 15 sur 109 · MINIUM · texte numérisé non relu

MINIUM

nanoe de ceux dans lesquels on expédie le mieldiide Bretagne, avait la consistance du miel commun solidifié , un aspect grenu et cris^.allin. Son odeur était cdle d'un sirop trop coit et un peu caramélisé. Sa saveur, d^abord foibiement sucrée^ devenait ensuite un peu acre et amère-; il avait une grande tendance à se durcir par son exposition à Tair sec, à 46''^ Délayé dans deux ou trois fois son volume d*eau froide, il a abandonné une matière grenue qui, pressée entre plusieurs doubles de papier Joseph, s'est présentée sous torme de masse blanchâtre, composée de petits mamelons cristallins. Une même quantité de ces cristaux et du sucre incristallisaUe du miel a été dissoute dan^la plus petite quantité possible d'eau, et une goutte de cesdeux solutions a été placée sur une même lame : de verre par son exposition à Tair sec à StO"^, le sucre de miel n'a pas tardé à cristalliser en petits mamelons blancs, tandis que le sucre de fécule a pris, au bout du même temps, la forme d'une masse visqueuse et grenue (i)

MisnuM.

Le minium est un oxyde de plomb intermédiaire composé de protoxyde et de bioxyde de plomb ou oxyde puce, il est en poudre d'un beau rouge vif, insipide, inodore. Sa densité est de 8,940. L'acide nitrique détruit le minium en s'emparant du protoxyde et mettant le bioxyde en liberté.

Le minium se distingue, dans le ccmmerce, par les dénominations dominium à U7i, deux.,.,, sept feux ^ suivant qu'il a subi ce nombre de fois l'action du feu. Comme on le prépare, en effet, en chauffant lentement le massicot, sans agiter lama* tière, il en résulte que la partie supérieure du massicot est seule transformée en minium, et que l'opération doit être recommencée un certain nombre de fois.

La variété la plus pure de minium est la mine orange que Ton obtient en soumettant la céruse à une calcination prolongée au contact de l'air.

(1) On a aussi vendu du miel blanc du Nord ou de l'Ouest pour du miel du Midi, quî est plus estimé. Cette fraude se commet en coulant le miel de qualité infér euresur du romarin, aBn de lui donner le parfum qui caractérise le miel du Midi : elle peut ètie décélée par les débris de romarin qui se trouvent quelquefois dans ce miel falsifié.

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Usages. — Le loinîuin est employé dans la cristallerie, dans la fabrication. des éiDaux -, il sert (princi paiement la mine orange) à colorer les papiers de tenture, à fabriquer le strass, le flint-glass; à colorer lea.cires molle& et à cajcheter; il sert dans les peintures à Thuile et à la préparation de quelques mastics. En pharmacie, il entre dans quelques pommades ou emplâtres, par exemple, dans [^emplâtre de Nuremberg.

ÂLTfiRÀTioiis. *^ Le minium du commerce renferme ordiuairemem, suivant M. Dumas, jusqu'à 50 0/0 de massicot on protoxyde de plomb, non combiné ; et le plus pur en retient 5 à 6 0/0.

Pour essayer le minium et le purifier, on le traite par Tacide nitrique, qui le convertit en protoxyde et en oxyde puce. Plus la proportion de ce dernier est considérable, plus le mi< nium est pur. Cet oxyde puce étant recueilli, lavé avec soin, puis calciné, donnera dju minium pur.

Le miBÎnm renferme quelquefois du cuivre, dont la présence est nuisible quaiid on remploie dans la fabrication dea erîfilaax ou des émaux, attendu que ce métal leur donne une teinte verdâtre. Le mode d'essai, dans les arts, consiste à pla-» cer dans un moufle un mélange de minium (3 p.) et de sable I p.) ; on forme un silicate de plomb qui a une teinte verte, si le minium renferme du cuivre. Dans les laboratoires, on traite le minium par Tacide nitrique étendu qui dissout le protoxyde de plomb, et le cuivre, s'il y en a dans le minium. La liqueur filtrée, pour séparer Toxyde puce, et traitée par un petit excès <d*ammoniaque, donnera un précipité de protoxyde de plomb, et le liquide surnageant sera coloré en bleu. On peut encore traiter la solution nitrique par Tacide sulfurique, ou par un sulfate soluble qui précipite le plomb : le cuivre reste à Tétat de sel dans la liqueur. .

i;^ FALsiFicàTioNs» — Souvcnt le minium est falsifié avec des matières terreuses rouges (poudre de briques, ocre rouge), avec du Coicothar. Celte fraude se reconnaît à l'aide d'un traitement par une solution d'acétate de plomb neutre qui s'empare du protoxyde et qui, si le minium est pur, ne doit laisser pour résidu que de l'oxyde puce. -Si Ton n'a pas ajouté d'autres substances, il faut ensuite déterminer la nature de ce résidu.

Uu autre moyen, qui nous semble préférable, consiste à traiter le minium par Tacide cblorhydique concentré qui dissout le plomb et le fer, et laisse la brique indissoute et facile à reconnaître ; la solution est évaporée à siccité, et le résidu traité par Talcool qui dissout le chlorure de fer.

En France, Tunité monétaire est le franc, composé de 9 p. d'argent pur allié avec i p. de cuivre; le tout pesant 5 gr. - L'alliage est dit au titre de neuf dixièmes de fin ou de 900 millièmes.

Il existe trois espèces de monnaies : !<> les monnaies d'or de 40 fr., de 20 fr. et de 10 fr. (i); 2o les monnaies d'argent de 5 fr., de 2 fr., de 1 fr., de J/2 fr. ou 50 c, de V* <le fr. ou 25 c, et de 4/5 de fr. ou 20 c. (i) ; Z^ les monnaies de cuivre de i décime ou 10 centimes, de 5 centimes et de 1 centime.

Nous ne nous occuperons ici que des monnaies d'or et d'argent, qui seules sont sujettes à des altérations graves , et dont rimitation plus ou moins exacte, a de tout temps exercé Thabileté des faux monnayeurs.

Les monnaies d'or et d'argent sont, au titre mathématique de 900 millièmes, c'est-à-dire qu'elles contiennent 9 dixièmes de métal pur et ijin dixième d'alliage; avec une tolérance, pour l'or, de 2 millièmes par gramme, soit en dessus, soit en dessous, et une tolérance, pour l'argent, de 3 millièmes par gramme, en dessus ou en dessous du titre exact (2).

Ces monnaies ont, en outre, un poids, un diamètre ou module déterminés, qui sont indiqués dans le tableau suivant (3) :

(1) La fabrication des pièces (l*or de lO fr. et des pièces d*argent de 30 cent, a été autorisée par le décret du 3 mai 1848.

(2) Depuis le i^^ janvier 1850, la tolérance du titre pour les pièces d^argetit n^est plus également que de 2 millièmes en dessus ou en dessous du titre exact.

D'un autre côté, pour les pièces de 5 fr. frappées depuis Tan III jusqu'à ran X de la première république, la tolérance était de 14 millièmes, 7 en dessus et 7 en dessous.

(3) Le poids et le diamètre des pièces d*argent ayant été établi en nombres ronds, elles peuvent servir de poids et de mesures 4e longueur usuels. Ainsi 40 pièces de & fr. font le kilogramme; 30 pièces de 1 fr. et

POIDS R1CACT.

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