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DES SUBSTANCES ALIMENTAI RBS,
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Cette résine est sécrétée par les feuilles et les rameaux du cysttis cretieus, arbrisseau de Tile de Crète. On en connaît deux sortes dans le commerce, le labdanum en masses et le labdanum in tortis.
Le premier est en masses noires, solides, tenaces et peu sèches, ayant Tapparence de la poix. Sa cassure grisâtre noircit promptement à Tair. Il se ramollit avec facilité sous les doigts et y adhère. Il développe une odeur particulière très-forte et balsamique, analogue à celle de Fambre gris. Cette sorte est très-rare dans le commerce.
Le labdanum m tortis est sec, dur, en petits pains formés d*une p&te roulée en spirale, d'une couleur grise et d'une odeur résineuse.
Le labdanum est presque entièrement soluble dans Talcod.
D'après H. Guibourt^ cette résine contient : résine et huile u. i
2 LACTATE DE FER.
volatile^ 86 ; ctre, 7 ; extrait aqueux^ 4 ; matière terreuse et poilSy 6.
Usages. — Le labdanum est employé en parfumerie. Il entre aussi dans la composition de quelques préparations pharmaceutiques.
Falsifications. — Le labdanum est rarement pur ; on le falsifie souvent avec de la cendre, de la terre ou du sable, et des résines communes auxquelles on donne la forme de tor-tillons.
Ce faux labdanum est gris ou noir foncé, à cassure terne, pierreuse, et offrant çà et là des points micacés; son odeur est peu aromatique ; il craque fortement sous la dent, et brûle à peine sur les charbons. Pelletier y a. trouvé jusqu'à 72 7o<]6 sable.
Le lactate de fer est un sel blanc légèrement verdàtre, d'une saveur qui se rapproche de celle de Tencre. Il cristallise en petites aiguilles coiuenant 18 Vo d'eau. Il est soluble dans ce liquide plus à chaud qu*à froid. Sa dissolution s'altère promptement au contact de Tair ; le sel sec se conserve sans altération.
Usages. — Ce sel est employé comme médicament , sous forme de tablettes, de pastilles, ou en solution.
Falsifications. — Le lactate de fer pulvérulent (i) est quelquefois additionné de sulfate deprotoxyde de fer desséché, de sucre de lait ou lactine (2), d'amidon.
Le sulfate de fer se reconnaîtra au précipité blanc, insoluble dans Tacide nitrique, que formera le chlorure de baryum ou le nitrate de baryte dans la solution aqueuse du sel suspect ; en outre, elle donnera un précipité blanc verdàtre avec l'ammoniaque, tandis que ce dernier est brun lorsque le lactate est pur.
S'il contient du sucre de lait, on le transformera en acide mucique, à Falde d'un traitement par Tacide nitrique.
(1) 11 est plus convenable de n'acheter ce sel qu*en plaques cristallines.
(2) M. PMetierj de Doué, a trouvé, dans le commerce, un prétendu lactate de fer en poudre, composé de 35 % de sulfate de protozyde de fer et de 76 % de sucre de lait.
D*après H. Lcuradour^ on chauffe 2 grammes da kctate suspect avec 30 gr. d*acide nitrique jusqii*à ce qœ le tout soit réduit à 6 ou T gr. Si le sel est pur, la liqueur reste claire, après le refroidissement ; s'il est impur, il s'y formera un dépôt blanc d'acide mucique, dont on constatera les propriétés (4).
La teinture d'iode développera une coloration bleue avec le lactate qui renfermera de Tamidon. D'ailleurs, en traitant le sel par une petite quantité d'eau froide, on pourra déceler la présence du sucre de lait et de l'amidon, qui sont peu ou point solubles dans ce liquide.
AAIY.
Le lait est un liquide opaque, d'un blanc mat légèrement jaunâtre, sécrété par les glandes mammaires des mammifères femelles, vers la fin de la gestation et après la naissance du petit. C'est un liquide émulsîf composé d'une dissolution muciiagineuso de matière caséeuse ( caséum ou caséine ), de matière sucrée appelée sucre de lait (lactine^ lactose), et de sels en quantité variable dans beaucoup de circonstances. Cette dissolution tient suspendue une matière grasse, constituant le beurre^ divisée sous formé de très-petits globules isolés et sphériques, parfaitement homogènes, transparents, brillants, à contours très-nets.
Le lait est une sécrétion alcaline^ mais qui devient acide, à Tair, en très-peu de temps. Cette acidité est due à la formation spontanée ,d*une petite quantité d'acide lactique (2).
(1) L'acide mucique est une poudre blanche, cristalline, craquant sous la dent; d*une saiveur acidulé ayant quelque analogie a^ec celle delà crème de tartre, n est inaltérable à Tair, insoluble dans l'alcool , presque inaoluble dans reau firoide; un peu plus soluble dans Teau bouillante; cette solution aqueuse rougit faiblement le tournesol. L'acide sulflirique concentré le dissout et prend une teinte rouge cramoisi qui brunit par la cbaleur ; à chaud, Tacide nitrique le convertit en acide oxalique.
(2) On rencontre des laits de vache alcalins et des laits actto. L'acidité du lait est attribuée au séjour plus ou moins prolongé des vaches dans les étables; cependant beaucoup de ces animaux» soumis aux
Le lait de vache, dont nous nous occupons ici exclusivement, a une densité qui varie , suivant H. Quevenne, entre 1,029 et 1,033. •
Le lait a une saveur douce et légèrement sucrée, une faible odeur qui se dissipe par la chaleur.
Si on le filtre, la matière caséeuse, insoluble, et les globules de matière grasse, restent sur le filtre ; il passe une dissolution claire, qui se trouble ou se coagule par la chaleur, suivant les proportions d'albumine qu'elle contient, et qui est ensuite précipitable par Tacide acétique; ce dernier sépare la matière caséeuse soluble. Ce lait filtré a une densité qui ne varie pas d'une manière sensible, quelle que soit la différence que présentent les laits eux-mêmes avant d'être filtrés; ce qui prouve que l'élément gras, suspendu sous forme de globules, et séparé ici par le filtre, fait seul varier la pesanteur spécifique de ce liquide.
Soumis à Tébullitlon, le lait se recouvre de pellicules membraneuses qu'on peut enlever, et qui constituent la frangipane.
Si, après la traite, on abandonne le lait à lui-même, il se sépare bientôt en deux couches distinctes : la première est onctueuse, jaunâtre : c'est la crème, formée des plus gros globules de la matière bulyreuse mêlée avec du lait ; au-dessous est un liquide d'un blanc mat, qui a reçu le nom de lait écrémé; il retient encore une portion assez considérable de matière butyreuse.
La densité de la crème est peu différente de celle du lait ; c'est pourquoi elle se sépare avec lenteur.
Le lait écrémé a pour densité moyenne 1,033 ; si on l'abandonne à lui-même sous Vinfluence de la matière caséeuse agissant comme ferment, il s*y développe des acides acétique et lactique qui se combinent à la matière caséeuse et la coagulent. Il s'en sépare un^quide d*un jaune clair, d'une saveur sucrée : c'est le sérum ou petit-lait.
Les acides très-étendus, comme les acides acétique, tartrique, lactique, chlorhydrique, isulfurique, etc., coagulent le
mèmea habitudes et à la même nourriture, ont donné, les uns du lait acide, les autres du lait alcalin.
lait chauffé à 75° environ ; la caséine est précipitée et entraîne avec elle la matière grasse. Quelques gouttes d'acide sufSsent souvent pour coaguler une quantité considérable de lait.
L'alcool, le tanin, un grand nombre de sels, coagulent aussi le lait.
Beaucoup de plantes jouissent de cette propriété, et agissent ordinairement par les acides qu'elles renferment.
Hais de tous les corps qui coagulent le lait, la présure ou membrane muqueuse de Festomac des jeunes veaux, exerce Taction la plus énergique ; 1 p. de présure coagule, en effet, 30,000 p. de lait.
Un litre de lait fournit 100 gr. de caillé ou fromage.
Les alcalis ne coagulent pas le lait ; bien plus, ils rendent au lait caillé ses propriétés premières.
Le tableau suivant donne les divers résultats d^analyses du lait de vache :
Çaséum, albamine et Mis insolubles.
Beurre
Sucre de Uit (lac- \ tioe, lactose) ....
Sels sol ubles
Eau
Hatière sèche pour 100 de lait
2,ft