‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 5)Chapitre 32 sur 109 · OXYDE DE MANGANÈSE · texte numérisé non relu

OXYDE DE MANGANÈSE

cide sulibrique Irès-étendu; dès que le dégagement du gaz a cessé, on diaufle doucement le ballon pour en chasser tout l'acide carbonique. Cela fait, on remplit avec environ 5 gram. d'acide oxalique du commerce réduit en poudre un petit tube qu'on suspend par un fil au-dessus de la liqueur contenue dans le premier ballon. On pèse Tappareil tout entier, puis on laisse tomber le petit tube dans le ballon, d'où se dégage aussitôt l'acide carbonique produit par la décomposition du bioxyde de manganèse; l'opération s'achève du reste comme précédemment.

H. Levol a proposé un autre procédé d'essai des manganèses, basé sur les faits suivants :

Un équivalent de bioxyde de manganèse produit avec l'acide chlorhydrique une quantité de chlore suffisante pour coirvertir deux équivalents de protochlorure de fer en un équivalent de perchlorure.

On pèse d'un côté S^'-^QB de manganèse à essayer et de l'autre 4s^,858 de fer en fils fins. Cette quantité de fer, réduite à l'état de protochlorure, exigerait, pour passer à l'état de perchlorure, tout le chlore qui se dégagerait en traitant les 3s^,98 de manganèse par l'acide chlorhydrique, en supposant Toxyde complètement pur.

On dissout le fer dans 80 à 100 gram. d'acide chlorhydrique pur et concentré ; puis on introduit dans la dissolution ces 38<'.998 de manganèse à essayer (4); on ferme le ballon qui la contient avec un bouchon portant un long tube à entonnoir, dont l'extrémité inférieure est effilée; on chauffe le mélange jusqu'à l'ébuUition pendant quelques minutes, on le retire du feu, et on suspend au bouchon, dans Tintérieur du ballon, une bandelette de papier de tournesol rouge. Le fer ne se trouve alors à l'état de perchlorure qu*eu

(1) Pour éviter toute perte de manganèse, on fiiit passer Toxyde du plaioau de la balance dans un entonnoir de verre à bec long et un peu larg'S sur lequel on a d*avance enroulé un petit carré de papier fort, dont les bords inférieurs sont réunis par torsion : on en Ikit autant sur la partie opposée après Tintiodaction de Toxyde. On a ainsi une espèce de imtite cartouche, contenant la dose exacte de manganèse, qu'il est facilt*d*in(roduire dans te ballon.

OXYDE Dlî MBRCURË. 141

proportion du cbiore qui a été produit par le bioxyde de manganèse.

Pour déterminer la proportion restante de protochlorure de fer, on verse dans le ballon, goutte à goutte, au moyen d'ime burette graduée, une solution titrée de chlorate de potasse pur (iB>'.,8M de sel pour 100 centim. cubes d*eau), jusqu'au moment où la décoloration du papier de tournesol se manifeste, ce qui indique que le chlore est en léger excès. A ce point, tout le fer est à Tétat de perchlorure ; on lit sur la burette combien on a employé de solution de chlorate ; et puisque 100 centim. cubes de cette solution donnent 3sr.,no de chlore, un calcul de proportion fera connaître combien de chlore a fourni le nombre de centimètres cubes qui ont été employés; on défalquera cette quantité de chlore de celle qui a été produite- par Toxyde pur, et on aura la valeur du manganèse soumis à Fessai.

OZnX (M) »S MPMIOBJB.

Cet oxyde, désigné aussi sous les noms demercure^ de pré' cipité rouge ^ de deutoxyde^ d'oxyde rouge de mercure^ oxyde mercurique^ est d'un beau rouge orangé en masse, d*un aspect cristallin et micacé; réduit en poudre, il prend une couleur jaune rougeàtre } à Tétat d'hydrate, il est jaune ; il a une saveur acre, désagréable ; Teau en dissout une petite quantité. Exposé à la lumière , il se décompose superficiellement au bout d'un certain temps et prend une teinte noirâtre. Il est décomposé en oxygène et en mercure par une chaleur inférieure au rouge. »

UsAGss. — On s'en sert en médecme, à Textérieur, comme un léger cathérétique, et pour le pansement des ulcères vénériens ; à petite dose, il est fréquemment employé contre les ophthalmies chroniques. Il fait partie de V onguent brun^ de la pommade de régent^ et de plusieurs autres pommades ophthalmiques.

Altérations. — Le bioxyde de mercure mal préparé, calciné incomplètement, peut retenir une petite quantité de nihaie de mercure non décomposé. On le reconnaît aux vapeurs nitreuses qu'il dégage lorsqu'on le soumet à l'action de la

f49 OXÏDP m MBRGIHIE.

chaleur. Ces vapeurs rqtllaotes d'acide bypwitrique fout passer au rouge une bande de papier tournesol humide, plaoée à la partie supérieure du lube. i .

Pour Ten priver entièipia^eDt/il suffit de le chaufier juisqu^è ce qu*il ne se dégage plu^ que de l'oxygène pur, et qu'on iobr serve dans la inaçse quetqnest globules mercuric^ls.

On peut aussi placer d^s un petit tube fermé à la lampe un mélange, légèrement J^uoiecté, de bioxyde et de limaille de fer ou de cuivre; on y erse ensuite dessus quelques gouttes diacide sulfurique concentré: si Foxyde contient du nitrate» Facide nitrique, éliminé |>ar Tacide sulfurique^ réagit sur le Eerou le cuivre, et produit des valeurs rutilantes qui rougissent le papier bleu de tournesol.

FALsmcÀTions.nr L'ofiyde rouge de mercure en poudre (\) est qqelquefois mélange frauduleusement avec du minium^ de la mine orange, avec de la brique pitée^ avec du cokatar^ ayec des poudres végétales de couleur rouge. En chauffant au rouge dans une .oanitte.iii^tlans .va oreteel Toxyde suspect, il se décomposera, et finalement il ne restera plus pour résidu que les substances étratgèves^ seulement, dans le cas où il se trouverwlt du minium ou de la mine orange, on aurait du protoxyde de plomb, {^stfsuite d'une désoxygénation pai^ tielle.

Le résidu trSfHé par Padlde intiriqae laissera un précipité rouge si c'est de la brique,^ Une poudre de couleur puce si c'esi du minium ou de la thine orange; on aura une dissolu* tion jaune rougeftfre si* on k affaire à du peroxyde de fer.

Si on met une petite qu&itité de bioxyde dans un tube de verre fermé par un boqt et que l'on chauffe graduellement, l'oxyde de plomb, la briqiie ou le peroxyde de fer se retrouvent; après l'expériencef, au fond du tube ; les substances végétales, s'il'en etiste, se reconnaissent à un dégagement d'acide carbonique <2), à udé odeur particulière et à la coloration du tube en brun . '

(1) L'oxyde en roorceaiu ne peut étr^ que diffictlexnent adultéré; ce n'est que sous cette (Wme ^u'îl Taot se le procurer.

(S) La présence de cet acide ser& rekidue sensible «n recevant les gaz dans une soluUon de «^dilorure de calciam.

OratE DB 2QIC. (43

On {wut d^ailleiirs .en opéreicia sépàralioA en varia dé la pesanteur spécifique de Toxyde ronge. Bo venant cor oe damier une eerlanie quantité d^eau et agitant fortement, il se précipitera au fond, et les matières végétales samageront; mdécanfe rapideoient le liquide qai entraîne icelles^ci, et H suffit de répéter ptasîears fois celte manipulation pour en débarrasser Fok;^.

Cet oxydé, appelé aussi acide auri^ie^ peroxyde d^cfr^ a une couleur variable suivant leïnode de préparation dont on s'est servi; elle varie de Tolive foncé au jaune serin et au brun ocracé. II se décompose i ^^S"*; il est insoluble dans Teau; il se combiâe aux alcalis, mat's ne se combine pas aux acides! La lumière le réduit avec une grande facilité , aussi faut-il le conserver dans des flacons couverts de papier noir et à Tabri de la lumière. 11 donne avec Teau régale une dissolution ffuti beau jaune.

UsAGBs. — Il est employé en médecine ; on fa réeotnmandé contre les maladies scrofiileuses. On en fait des tablettes op des pilules/

Falsifications. — L*oxyde d*or est quelquefois adultéré par les oxydes de cuivre ou de fer. Et) le traitant par Tacide nitrique ou sulfurique, les deux acides ne Tattaqueront point et dissoudront seulement le§ oxydes étrangers, qu il sera facile de reconnaître à Faide des réaetib couvenablea.

Connu des anciens sous les diflérents noms de pompkolix, iiihil allnim, team philosophica^ fleurs de zinc, cet oxyde est blanc, très'-léger et floconneux lorsqu'il a été préparé par su* bUmation« n est insipide, inodore, insoluble dans Teau, solubie dans les acides ^ fixe, indécomposable par la chaleur. Ses dissolutions incolores ne sont pas précipitées par la noix de galle, ni par l'acide sulfbydrique, pour peu qu'elles soient acides, à moins que losd (tel que Tacétate) ne soit Cmné par un adde organique;

144 OXYDE DK ZIN€.

[JgACws. — L'otyde de zinc est employé en œédeciae comme antispasmodique, pour combattre les affections nerveuses ; il entre dans la composition de plusieurs pommades antioplittudmiques.

Depuis quelques années déjà^ on commence à l'employer dans les arts, sous le non& de blanc de zinc (1), comme succédané dp la céruse dans ses différentes applications, particulièrement dans la peinture et dans la préparation des couleurs (2).

Altérations. — L'oxyde de zinc peut être altéré par la présence d'une certaine quantité d'oxyde de fer^ surtout lorsqu'on l'obtient par. voie humide.

En dissolvant un peu d'oxyde dans l'acide nitrique ou sulfurique, et versant dans la solution un excès d'ammoniaque, l'oxyde de zinc, d'abord précipité, sera redissous, et il ne restera que le précipité de peroxyde de ter.

Falsifications. — L'oxyde de zinc peut ôtre mêlé de cor- ' bonate (5) et de sulfate de zinc, de carbonate de chaux, d'orntdon ou de farine.

Si l'on dissout dans l'acide nitrique une petite quantité d'oxyde, il y aura effervescence dans le cas où il sera mélangé de carbonate de zinc ou de chaux ; la liqueur précipitei'a en blanc avec l'oxalate d'ammoniaque si on a affaire au carbo-

(I) On a aussi appelé blanc de zinc le carbonate de ce métal.

(9) L'idée d*employer Toxyde de zinc dans la peinture remonte à 1780. Dès celte époque, Courfoù présenta du blanc de zinc, à Tacadémie de D^on. En 1783, Guyton'Morveau publia dans les Mémoires de cette académie une dissertation sur le blanc de zinc et sur les expériences auxquelles il soumit cette matière, ainsi que plusieurs autres oxydes et préparations blanches. Conté s*occupa aussi de cette peinture au nnc.

En \79St Atkinsou, fabricant de couleurs à Harrington, près Liverpool, prit ime patente pour l'application du blanc de zinc comme succédané du blanc de plomb. Vers 1808, il fut fabriqué en grand dans réuiblissement de Mollêrat. Depuis cette époque, la peinture ali blanc de sine n*aYaitpas eu d'application suivie en France, lorsque M. Iee2atf« 8*0ccupa de nouveau de cette question, et fabriqua, le premier, sur vne grande échelle, du blanc de zinc et diverses couleurs à base de zinc, destinées à être appliquées à la peinture artistique ei à la peinture en bâtiments.

(3) On a importé d'Angleterre du carbonate de zinc pour l'oxyde^ de ce métal.

orrDB DB ZINC. 145

âate de chaux ; en jaune par te cyanure rouge, en blanc par le cyanure jaune, s'il 8*agit de carbonate de zinc.

Lie sulfate de zinc sera reconnu en traitant l'oiyde par Teau, filtrant et essayant le liquide filtré par le chlorure de baryum.

La fateificatibn de Toiyde de zinc par V amidon ou la farine, signalée par M. L. Schaffner^ pharmacien àMeisenheim, serait décelée en chauffant le produit suspect sur une lame de platine ; il noircira et éprouvera un boursouflement. Traité par Teau bouillante, il donnera un mucilage plus ou moins léger, qu'on essayera ensuite par feau iodée.

Depuis l'application du blanc de zinc à la peinture en bfttiment, on a eu quelquefois Toccasion de remarquer de Toiyde de zinc qui contenait de la céruse ou de la peinture au blanc de zinc renfermant du blanc de plomb. H peut être important aussi de reconnaître si une toile ou du papier ont été enduits de blanc de zinc ou de blanc de plomb, ou d*un mélange de blanc de zinc et de blanc de plomb.

Les HEioyens à mettre en pratique sont faciles et susceptibles d'être exécutés partout'en peu de temps.

Une petite quantité d'oxyde de zinc pur, réduite en poudbe, traitée par quelques gouttes d'acide nitrique étendu, et additionnée d'iodure de potassium en solution, ne donne pas de coloration sensible. Le même oxyde, mélangé de \l\0 de carbonate de plonA, et soumis au même traitement, donnera une coloration en jauue citron.

L'oxyde de zinc pur, trituré avec du sulfure de sodium ou agité avec du sulfhydrate d'ammoniaque, ne se colore paà sensiblement; s'il est mêlé de céruse, il présentera une coloration variable du violet au noir, suivant les proportions de carbonate de plomb ajoutées.

Un peu de peinture au blanc de zinc, triturée dans un mortier avec de Veau aiguisée d*acide nitrique, ne fait pas effervescence, et la liqueur, étendue d'eau, ne précipite pas en jaune citron par Tiodure de potassium, et ne donne pas de précipité noir par l'hydrogène sulfuré (gazeux ou en solution dans-l'eau) ou par un sulfure alcalin.

Si, au contraire, la peinture contient du blanc de céruse, il y a effervescence, et la liqueur, étendue d'eau, donne avec n. " 10

riodare ^ pcttassium un précipité d'iodure de plomb d'une belle couleur jaune , et un précipité noirâtre «rec Thydrogàne enUoré ou un sulfure alcalin.

Daae le cas ou la peinture e^t appliquée sur un mur, on en enlève une certaine quantité, soit par le grattage^ soit par I* Q|p$l6D9, en faisant doquer la peinture, et Fincinénait ponr QiilinTr la ni^kire du lésidu (pie Ton sovnet an trailemeBl pir L'eau aifuisée d'acide nitrique^ ainsi que nous venons dt fjndiquer.

Si la peintttie est ^ppli<piéé sur toile ou sur papier, (m, renlève i^ar le gruttage, ou l^n on passe* à sa surface m» linge impréi^ d'acide mtriqne étendu; le liquide provenant de oelaivfs est ensnile.essaBfé par les réactib imfiqués d-

Le pain, cet aliment si précieux de l'enfisnt et du vieillard, du riche et du pauvre, du convalescent et de rhonune va* lide, résulte de la cuisson d'une pftté faite avec la farine de blé et une certaine quaqtité d'eau, additionnée de levêin qui y détermine une fermentation ^>pelée autrefois /brmentatim par naire, mais qui n'est autre, en définitive, qu'une fermenta-* tion alcoolique^ avec formation d'alcool et ^4gfeMy»ynt d'acide jcarbonique.

La pftte introduite dans des fours est ehaufiEée par rayonnement ; la pc^on supérieinre atteint une tenyérature de 21Q<^ environ ; elle est comme rissolée : c'^t la croûte, <pii maintient par, sa cohésion les formes données aux difTérenftSi pains. L'intérieurn'atteiDt guère plusde lOO^e : c'estla mie. La teiim»éralùre brusque qfie reçoit la pftte dilate les gaz, vapooise une. partie de Teau, arrête la fenaentation, hydrate ei fait, gonfler la substance amylacée; eUe produit Tadhérence entre toutes les parties hydratéep ; le ghiten, retoianf les gazi qui le gonflent eabuDes nombirases, rmi la mie légère.

(i) Oo peut; par le mène procédé, disUogiier le. carton glaeé au -blanc de nno do osrten glacé uii^i^c de pkHBliw

Le paîD de bouse qualité doit être poreux et léger; 1» gluten qu il contient, et qui; plus particalièreoMit» lui communique ses proiNriétés nutritives, doit n'ayoir ëpioové aucune altératloo*

D'après M. Pageu^ le pain tendre dea boulangeries éi" rilea présente 5/6 de miè efc 1/frde eroftte; la mîe œntient 45 7« d'eau, la efoftte 45 X^ et I» tMt enseihle en renferme 40 7«.

Le pain tendredes manmeiilîeiis mîlilaireay dil jwfi de mtiM

niiiem, contient 4fl5 de nrie^et «/i^dearoèlerl»nMrealtMtey en moyewwv 50 % '«Mv 1» erwle i^\,^it toUcnaernbèe en contient 43 7o (^h

Suivant M. Gitardin^ le pain blanc ordinàife de Aaneli présente 3/5 de «e el> i/5 de etoAie. La mie leafevttf^ à ïéM frais, 90 %,^ d'ean ; la cnAte 41 Vo^M; le tant ensemble 35 Vo^M. A rétat dnpain rassis^ la mie ne eemient plus que 34 7o«iO d'eanç la croûte 17 7,, 33^; et le tonc en--

semble 27 Vo9^*

Yoiei un tableau qoi inique la proportion d'eas contenue dans des pains de poids déteroMié après un eettain laps de temps connu depuis leur sonie>da feor :

Pbi(U Tempf écoulé Proportioa d«t piiM depuis U nrtie du dlnu eiliyés.- fo»r. pour iÛO.

Pain de muaiiioD i kiL, & . 2 h. 5I,&0

Id. 1,S 6 51,07

Id. f,& iO SI, fi

Id. 1,5 18 50,S«

Pain de ménage, avec farine

de blé de Taogarock 8 tS 4r,0S

id. de Brie 3 11 47,^4

Pain blanc ordinaire de Paris. S tS 4d,4S* -

Id. a S 44,8JD

Pain blanc (pour collèges) cuit

au foèr aérôthermer I S 45,69

(\) On met ordinairement plus dTeaa dans la p&te du pain de munitton, BOtl parce que la quantité de son restant dans la farine absorbe ]>liis d^tt, sek pour fàcirlitér lé pétrissage et obtenir un rendement plus considérable; mais Teicès d^ poids étant dA à feau, ce rendement est iUofioire, et cette pratique cause mèmfe une déperdftion réelle, nuisible à la qualité du pain : car, exigeant une plui haute température pour la

Dans un travail récent sur la proportion d*eau contenue dans le blé et ses principaux produits, H. Milion s*est occupé de rhydratation du pain, et il a observé expérimentalement que l'on ne pouvait calculer le degré d'hydratation d'un pain tout entier d'après la quantité d'eau déterminée dans 5 ou 6 gr. de mie ou de croûte. M. Milion s'est arrêté au procédé suivant pour Taire cette importante recherche (i). Lorsque le pain est de forme régulière, comme un pain de munition, ou parvient à représenter exactement la masse, en prélevant un morceau de 400 à 150 gr. On coupe le morceau en dessinant aussi exactement que possible un segment de cercle à angle très-aigu qui se dirige du centre du pain vers sa circonférence. Deux morceaux choisis à peu près égaux sont introduits dans deux flacons de verre accolés l'un à l'autre, puis ceux-ci sont placés et fixés dans un cylindre de cuivre de 0^,48 de diamètre et de 0*^,20 de hauteur. Ce cylindre est rempli d'huilé et supporté par un auure cylindre de tôle, de 0",^7 à 0",28 de hauteur et 0"»,24 de largeur, qui fait ofiice de réchaud, au moyen d'un bec de gaz ou d'une lampe à alcool à mèche cireulaire que l'on y introduit et qui porte h 165o« la température du bain d'huile.

Voici deux tableaux, dressés par M. Millon, qui démontrent combien il serait isoportant, dans l'évaluation du rendement et dans la fixation de la taxe, de tenir compte de r«au contenue dans la farine et dans le pain :

100 kil. de farine rendent depuis 420''*^-,5 jusqu'à 148^>i-,2 (le pain.

formation de la croûte, celle-ci devient épaisse, brune, d*un goût acre, désagréable, et laisse dégager en pure perte quelques produits pyrogénés. {Payen.) ^

(1) « Dans le régime actuel de ta taxe, ainsi que dans les manutentions I militaires, le degré d'hydratation du pain serait le premier point à i régler. Un boulanger qui donne un poids d*eau en place d'un poids « de pain frappe toujours la bourse du consommateur; il frappe la bourse « et la santé lorsque le consommateur est pauvre et qu'il ne mange pas' a du pain à son appétit. 5 p. 100 d'eau de plus ajoutés chaque jour au a pain représentent, à la fin de l'année, une disette de 18 jours, et peu- « vent changer pour l'ouvrier malheureux une année d'abondance en « une année de privations. » {Milion,)

Page 1