‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 5)Chapitre 39 sur 109 · PLOMB · texte numérisé non relu

PLOMB

sa densité est 2,i0 k%3i ; le pifttre cuit a une densité moyenne del,âOà i,80.

Usages. — Le pifttre est employé en grande partie dans le bfttiment. On s'en sert aussi pour couler des bustes, des^ta*tues, pour faire un grand nombre d'objets moulés, pour la (Mréparation du stuc, des plâtres durs ou plâtres alunés (etments-marbres). Enfin, il est usité dans Tagriculture et pour la préparation de certains engrais. Le sulfate de chaux artificiel entre dans la préparation de plusieurs eaux minérales*

ÂLTtRATioNs. Lc pifttre cuit, exposé au contact de Tair, ab* sorbe de Teau, et ne prend plus aussi bien que le pifttre cuit qui n*a pas été exposé au contact de Tair.

Falsifications. — Un de nos collègues, H. «/. Ray, pharmacien à Troyes, nous a fait connaître qu'on mêlait au pifttre de la craie en poudre qui, dans ce pays, est à très -vil prix comparativement au pifttre. Il sera très-facile de reconnaître cette falsification. Le sulfate de chaux ne fait pas sensiblement effervescence avec les acides ; le sulfate de cliaux, additionné de craie, donne lieu à une effervescence plus ou moins vive, selon la quantité de craie ajoutée; on emploie pour faire ces essais soit du vinaigre, soit de Tacide hydrocblorique ou nitrique étendu d'eau.

Il ne faudrait pas conclure que du plftt)re est falsifié par cela même qu'il ferait effervescence au contact des acides ; il faudrait s'assurer que la carrière qui a fourni te pifttre ne contient pas de carbonate. En effet, ^ucAo/z, Bergmarm, Guyton-Morveau , Thomson^ Klaproth , Berzélius n'ont point ii!diqué la présence du carbonate de chaux dans les plfttres qu'ils ont analysés ; mais Bouis en indique près d'un demi pour cent dans le sulfate de chaux de Pitou (Aude) ; eiBose dit que le sulfate calcarifère de Paris en contient 7 '"U-, 63. On voit donc que, dans un cas de suspicion, il y a lieu d'être circonspect et de faire des examens comparatifs.

Le plomb, désigné sous le nom de satume par les anciens chimistes, est un métal d'un blanc bleufttre assez éclatant, insipide, inodore, mais qui acquiert une légère odeur par le

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frottement. Il est trte-aialléable, mou^ fleiiUe, t^i ductile et pea tenace, quoique s^étendant facilement soue le marteaiL II aetire fort mal en its^ mats U peut être laminé faeilementet fournir des feuilles très-minoee. Par le frottement, il tadie les corps en gris bleufttre. Sa densité est 11,35; cefle da plomb parfaitement pur est égale à ii,445; il fond à 539*% bmxitk une forte chaleur, et se ^atiiise lentement. Par unrefroîdiasèment lent, il est susceptible de cristalliser. Les formes de ses cristaux sont des pyramides quadrangulaireset «pielquefois de petits octaèdres implantés les uns dans les autreis.

Expoisé à Tair, le plomb se ternit, sa surface devient d*un gris sale. Ce phénomène se manifeste d'autant plus rapide^ ment que Tair est plus humide. Chauffé avec le contact de Tair, il s'oxyde promptement.

UsÀGBS* — I^ plomb métallique n'est guère employé en médecine que sous la forme de feuilles pour des pansements. A rétat de combinaison, il entre dans plusieurs préparations pharmaceutiques; mais dans les arts, ses usages sont trèsnombreux. Il sert à couvrir les édifices, à fabriquer des tuyaux de conduite, pour préparer les balles, le plomb de chasse, la céruse, le massicot, le minium; il fait partie de la soudure des plombiers, des caractères d*imprimerie, etc.

Altérations. — Le plomb du commerce peut contenir du f&y du cuivre (i), de Yargenty quelquefois du zinc, de Vétain^ de Vantimoine^ de Varsenic. Pour reconnaître la présence de ces métaux, on fait dissoudre une certaine quantité de plomb dans Tacide nitrique étendu, et on précipite la liqueur par un léger excès de sulfate de soude ou d'acide sulforique ; le précipité de sulfate de plomb est recueilli sur un filtre, puis on verse dans la liqueur filtrée un excès d'ammoniaque qui précipite le fer à Tétat de peroxyde ^ la liqueur surnageante prend une teinte bleuâtre d'autant plus prononcée qu'il y a plus de cuivre dans le plomb soumis à l'essai (2). Si ce dernier contenait de l'étain ou do Vantimoine, ils se précipiteraient lors de la dissolution nitrique à l'état d'acide stannique ou d'à cide antimonieux.

(1) La quantilé de ce métal 8*élèye souvent à un ou deux centièmes

(2) Il est fort important que le plomb destiné à préparer leminium pour les cristalleries, soit exempt de cuivre .

Tovi ^mtsB). 19f

DaDfr le Ga$ 0k cm voudrait reohercherle zinc, on ferait passer dtins ht diiBehilHm filtrée et privée de plomb un C3arant d^hydrogène aolftiré; la BqBenr étant adde^ le cuivre seul sera précipité à Tétat de sulfore; la liqueur filtrée contiendra le fer et le zinc ; en versant un excès d'ammoniaque , le fer 9enL précipité et le zinc dissous. La dissolution ammoniacale évaporée à siccité donnera Toxyde de zinc.

Pour obtenir Targent, on chasse l'excès diacide de la dissolution nitrique du plomb, et on verse une solution de chlorure de sodium jusqu'à cessation de précipité; celui-ci, recueilli sur un ffltre, est traité par un excès d'ammoniaque liquide qui dissout le chlorure d'argent sans toucher au chlorure de plomb. On filtre , on lave, et dans les liqueurs réunies, neutralisées par l'acide chlorhydrique, on verse un peu d'acide suifhydrique en dissolution. Ensuite on arrose le dépôt de sulfure d'argent avec un peu d'acide nitrique, plus quelques gouttes d'acide chlorhydrique, et l'on pèseen dernier Ueu le chlorure d'argent desséché.

Ou bien, on verse dans la dissoluHon. des deux métaux^ préalablement acidifiée avec l'acide nitrique, une quantité d'acide chlorhydrique suffisante pour précipiter tout l'argent. Cet acide est préalablement étendu avec de l'eau jusqu'à ce qu'il cesse de précipiter les sels de plomb. L'inconvénient de ce procédé est de fournir à la filtration une grande masse de liquide.

Un autre moyen de séparer le plomb et l'aident consiste à verser un léger excès de carbonate de soude, puis du cyanure de potassium pur dans la solution acide et étendue des deux métaux. Le carbonate de plomb reste insoluble, tandis que l'argent se dissout sous forme de cyanargentate de potasse. On filtre, on précipite la liqueur filtrée en y versant de l'acide nitrique, et on dose l'argent à l'état de cyanure.

VOIS (raviva).

En 1 847 , (Hi a vu sur les marchés de Londres des marchands des quatre saisons vendre à bas prix des petits pois arrivés, disaient-ils, de Hollande. Cette primeur a trouvé un grand nombre d'amateurs, jusqu'au moment où la fraude a été re-

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comme et dénoDcée aux tribunaux de police. Celte production prétendue de la Hollande n'était autre chose que le pois gris commun semé tardivement. Pour donner à ces petits pois de contrebande une apparence de maturité et la couleur requise, on les faisait bouillir dans une infusion de veri-de-gris et d'u^ rine; mélange aussi dégoûtant que préjudiciable à la santé publique.

Cette fraude offre quelques rapprochements avec celle que nous avons signalée à Tariicle des haricots trempés. (T. I, p. 414.)

VOIS B*zazs.

A l'article Iris de Florence (U 1, p. 472), nous avons indiqué les falsifications que Ton fait subir à cette racine.

Quanta son emploi pour la préparation des pois à cautères^ M. Caventou a signalé, il y a longtemps, leur adultération au moyen desmarrons d'Inde.

Cette fraude se reconnaîtrait en projetant dans une solution de sulfate de fer (i) les pois suspectés, réduits en poudre : s'ils sont faits avec la racine d'iris, ils acquièrent une couleur rose plus ou moins foncée ; dans le cas contraire, ils restent incolores.

Le poivre est le fruit du poivrier commun (Piper nigrum)^ plante sarmenteuse de la famille des pipéracées. Cette baie, noire, ridée, en grains sphériques de la grosseur d'un petit pois, est recouverte d'une enveloppe brune qui cache une graine blanchâtre et dure, d'une saveur Acre, aromatique et brûlante; desséchée et non dépouillée de son enveloppe (épicarpe)^ elle constitue le poinre noir.

Dans le commerce, on connaît trois variétés de poivre :

(1) Des ezpénenc&^ récentes, dues à M. E, Poulmc, ont fait reconnais tre que ce n'est'pas, conome on Tavait dit, le sulfate de sine, mais le •ulfaie de fer^ qui jouit de la propriété de colorer en rose la racine d'iris; le sulfate de zinc pur ne donne aucune coloration : Terreur provenait de ce qu*on avait bit usage de sulfate de sine impur, contenant du sulfate de fer.

POIVRB* . 103

^ \^ Le poivre lourde le plus estimé, en grains sphériques, réguliers, peu ridés, pellicules ; il a une couleur brun marron àTextérieur, une amande bien nourrie, une cassure farineuse et jaunâtre. Il nous arrive surtout du Malabar.

2o Le poivre demi-lourd^ en grains moins gros et moins réguliers, plus profondément ridés. 8on éeorce est d*un brun grisâtre ; son amande est moins nourrie et moins dure, sa cassure est d'un jaune plus pâle.

30 Le poivre léger ^ en grains inégaux, à éeorce profondément ridée, d'un noir cendré. Les grains sont creux au centre, % il s*eu trouve qui s'écrasent sous le doigt; il est souvent chargé de pellicules, de grains brisés. Le poivre léger noua arrive surtout de Sumatra.

D'après l'analyse de Pelletier y le poivre noir est composé de : pipérin^ huHe concrète acre, /mile volatile balsamique^ matière gommeusCt matière extraetive^ acide malique^ acide taririque^ amidon^ bassorine^

Le poivre blanc est le poivre noir décortiqué ou dépouillé artificiellement de son enveloppe en fiiisant gonfler la baie dans l'eau et la séchant au soleil. Il est moins actif que le poivre noir.

UsAGBs. — Le poivre est surtout em|doyé conmie cmdiment; il fait l'objet d'un commerce considérable. On le vend surtout réduit en poudre^ ou en petits grain&auxquels on donne le nom de mignonnette.

On l'emploie quelquefois comme excitant et stomachique puissant; sous forme de pommades, de cataplasmes, agissant à l'extérieur comme rubéfiant. On l'a prescrit avec succès contre les vertiges, les flatuosités,et surtout dans le traitement des catarrhes chroniquos.

Falsifications. — Le poivre en poudre est souvent falsifié. Dès 1817, Desvaux fit connaître que Ton colportait dans les départements du Hidi et même à Paris un poivre factice, en grains, dit de Lyon^ fabriqué, dans cette ville et en Provence, avec des grains de navette recouverts d'une pâte grisâtre composée de farine de seigle et de débris de poivre broyés ou ié poudre de moutarde, ou bien encore de piment ^ puis d^une pâte plus brune formée avec des tourteaux de navette ou de ckènevis, épicés avec de la racine de pyrètkre. Ce poivre fac- II. 18

i 94 POIVBB.

Uce était venda en nature ou mdlé au poÎTre véritable. On a fabriqué du faux poivre avec du son mis en pfticr et moulé, puis coloré (!)•

Les sophistications précédentes seraient décelées par Tabsence de goût et d^odeur en ^açànt quelques grains dans Teau : sMls sont faux, ils se désagrègent et tombent en poussière ; le véritable poivre, au contraire, conserve toujours sa forme sphérique et sa fermeté.

On a gommé le poivre demi-loui^ pour lui donner Taspect du poivre lourd. Cette dernière falsiflcatton pourrait se reconnaître en traitant pendant vingt minutes par de Teau tiède le poivre soupçonné, décantant le liquide clair, auquel on mêle son volume d*alcooI à 0,95, pour s'assurer s*it y a for*nation d'un précipité de gomme. Le poivre non altéré ne donne qu'un trouble léger.

M. Staniilas Martin a trouvé dans le commerce du poivra en poudre mélangé avec moitié dé son volume de tourteaux de colza.

Le poivre en poudre a été mélangé aussi avec utoe denrée connue soes le nom ô^épicês dTAuoergne, et composée de poudre de pain de chènevis^ de fécule grise et de peilicutes de poivre. Cette fraude se reconnaît à Todeor rance, désagréable, du mélange, surtout ti on le compare avec du poivre de bonne qualité (2).

En 1845, lors des visites fiiîtes cbez les épiciers par les proièsseurs de TÉcole de pharmacie, il fut constaté que, sous lé nom d*épices d'Auvergne, on vendait non de la poudre de pain de cbènevis comme autrefois, mais de la terre powrie, et queues ^ices étaient achetées par des gargotiers, par des marchands de vins, pour mêler au poivre qu'ils servaient sur es tables de leurs consommateurs.

En 1845, nous fûmes chargé avec M., Swsy d'examiner dix^huit échantillons de poivre saisis cbez divers épiciers on

(1) U eiiflte encore aujourd'hui des fabriques de poivre en grains.

(2) Une maison de Paris qui a sur son enseigne : MagU»in d'épiées d'Auvergne vend annuellemeni des quantités considérables de ce mélange, qui sert à allonger le poivre. Une seule profession achèto chaque année à la propriétaire de cette maison 15,000 kil. de ce produit. '

poivRV» 195

droguistes de Paris. Les conclusions des analyses auxquelles nous nous sommes livrés furent les suivantes : i^ Quelque»uns de ces éckaatillons n'étaient qu*un composé depellicule$ et de pédoncules de powrt réduit en poudre» n*ayant ni la même action ni ta même v^ur que le véritable poivre pul* vérisé; que, par coiBéquenl^ celte substitution constituait une tromperie sur la nature de la mardiandise. ip Les poudres brunes, grises et jaunes^ saisies^ n'étaient que des matières amytacées^ n'ayant ni les j^priéiés ni ia valeur du poivre. 3^ D'autres édiantilions étaient allofigés de substanoes étrangères, à^ Les grademtûp saisis et trouvés dana certains éebaii' tilloQs ne pouvaieni être asêimtlés au poivre par leur action et leur valeur; le mélange avec ce dernier constituait donc une fraude.

Cet examen fut fait comiparatîTement avec du poivre pur, en reetkerchant la quantité de cendres fournies par riacioéra* tiOB, ainsi que la quantité d'extrait alcoolique; en essayant par Veau iodée, qui ne communique aucune coloration marquée au poivre pur. Geluinsi fisumit, par Tincinécation» à 7oy65 de cendres, et donne 14 7^ d'extrait alco^ique.

Le poivre de Sumatra fournit 7 %l^ de eendres»

Le poivre blamc a été aussi GUsifié : il paraît que dans la banlieue de Paris, une fabrique avait été établie pour préparer avec Iç gltUen altéré et Yamidan coloré une tmiiotion de poivre blanc, qui, après dessiccation, était livrée au èmnmerce au prix de 30 francs les 100 kilog.

Cette fraude se reconnattrait par les moyens indiqués cidessus.

Quelques auteurs ont prétendu qu'en Hollande on avait cherché à donner du poids au poivre blanc en recouvrant sa surface d'un mucilage contenant de la céruse. Cette falsification, à laquelle nous avions peine à croire, nous est maintenant démontrée : elle est très-facilement décelée au moyen de l'acide sulfhydrique ou des suifhydrates alcalins : le grain ainsi adultéré ^nd immédiatement une couleur noire.

196 potassbs.

VOIiTGAIiA 1KB VZSlGUrXS.

La racine du polygala de Virginie (Polygala Senega)^ de la famille des polygalées, est petite, tortueuse, à rugosités annulaires rapprochées, à épiderme gris, à parenchyme blanchâtre, devenant fragile par la dessiccation ; à odeur faible , à saveur d*abord fade, puis Acre et nauséeuse.

D'après l'analyse de H. Quewnne, elle contient :

Acide polygaltque (Sénéguiae de Gehlen)^ acide virgi^ néique, acide peetique^ acide tanniquej matière colorante jaune^ amère, gomme^ albumine^ cérine^ huile fixe^ quelques sels.

L'acide polygalique est la matière la plus imporlante et la plus active de cette racine.

UflÂGtt. -^ La racine de polygala s^emploie sous forme de tisane, potion, sirop, extrait, teinture;

FÀLiincÂTioifs. — M. Oswald^ pharmacien à Eiaenach, a signalé une falsification du polygala par I 7o environ de, racine d^ Ellébore blanc (I).

Ces deux racines sont pourtant très-distinctes par leurs caractères (V. 1. 1, p. 258).

M. Oswald a fait seulement observer que les racines d*ellébore blanc qu'il a trouvées dans le polygala différaient de celles que Ton trouve ordinairement dans le commerce en ce qu'elles étaient plus petites et pourvues encore de leurs Icmgues fibrilles blanehes.

yowwAPKs amoimxBiABs. — ▼, ovevmTt maovBiua.

Sous le nom de potasse (2), on comprend généralement deux sortes de produits très- différents quant à leur composition, savoir : les potasses du commerce et les potasses causti-^ ques à la chaux ou à Yalcool.

(1) Celte falsification, qui pouvait avoir les suites les plus funestes, prouve de nouveau combien il est nécessaire iTezaminer avec soin les drogues que Ton achète dans le commerce.

(S) Dérivé des roots anglais pot (pot, creuset) eiashet (cendres).

POTASSES. 197

|o POTASSES DU COMMERCE.

Les potasses dn commerce sont des produits complexes, des caràonates de potasse^ plus ou m<»iis impurs, contenant des sels étrangers (sulfate de polasse, chlorure de potassium^ cariMmate et phog>hatede chaux), de la silice, de Talumine, des oxydes de fer et de manganèse.

. Le carbonate de potasse a été appelé autrefois alcali fixe végétal^ alcali fixe aéré^ ifmê<arbcnale de potasee^ $el éTab^ âkMe, êel de tartre^ alcali dtUdfiiy nitre fixé par le charbon^ nOre fixé par le tartre. Lorsqu'il est pur. il est Manc, déliquescent, inodore, d'une saveur ftcre ; il verdit le sirop de i^olettes, rougit le cnreuma. Ghaufli, il fond sans décomposition; il est trte-soluble dans l'eau et cristallise en tables rhomboidales.

La potasse se retire du lessivage des cendres des divers végétaux (i); le résidu d'évaporation des lessives, appelé

(I) Il résulte des expériences faites et publiées, en 1797, par Perlvir, que les herbes donnent, en général, 4 ou 5, et les arbustes 3 ou 8 fois autant de potasse que les arbres ; tl en résulte de plu^ la oonfirmation des laits déjà constatés par Bernard Paliuyt et que les travaux olté» rieurs d'autres chimiates n'ont fait que corroborer, à sayoir, que tes diverses parties d'un môme végétal ne fournissent pas les mêmes proportions de cendres ; les feuilles et Técorce en donnent plus que les branches, celles-ci plus que le tronc, Taubier plus que le bois. Les végétaux brûlés verts produisent plus de cendres que lorsqu'ils sont brûlés secs.

Les quantités de cendres et de potasse varient aussi selon Fespèce botanique du végétal, suivant son état d'accroissement, suivant les caractdfcs du sol dans lequel il a poussé.

Voici, d'après ces mêmes expériences, un tableau indiquant les quantités de cendres et de potasse contenues dans 100 p. de divers végétaux :

Tablsau.

POTASSES.

salin, est calciné atf rouge dans des fours à réverbère, et expédié sous le nom de potasse, auquel on ajoute celui du pays dans lequel se fait son extraction. C'est ainsi que> dan^ le commerce, on connaît les potasses d'Amérique, de Suède (i)^ de Finlande, d'Jllyrie^ de Ruisie ou d-Odeesaow de Kaxan^ de Pohçney d'Allemagne oi> du Akin, de Trêves y de Cologne^ de Dantzick^ de Toscane^ des Voêges^ etc. Ces polasseç^yarient ^dans leurs qualités. D'abord il y a deux espècee de potasses il* Amérique : la potasse d* Amérique Manche ou potasse per^ lasse (d), qui n'est point du tout caustique» Elle est en moi^ ceaux très-blancs, perlés, très-durs, quelquefois biblement

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