PLATRE
départements. On tire le plâtre des carrières qui environYient la capitale, et qui sont ouvertes à Montmartre, àBellevîlle, à Ménîlroontant, à la Villette, à Clamart, et des carrières d'Argenteuil, de Vaux et de Triel, dans le département de Seineet-Oise. Ce plfttre est transporté par les yoituriers qui n*ont pu trouver à Paris un chargement pour le retour, et aussi par les chemins de fer.
Le pl&tre se divise en plâtre cru (dit pierre à plâtre) et en plâtre cuit. Le premier est celui que Ton tire des carrières; le deuxième a subi Faction de la chaleur, dans le but de le priver de Teau qu'il contient. Le plâtre cru se délaye dans Teau, il ne se solidifie pas ; le plâtre cuit, mêlé avec Teau, absorbe ce liquide, et bientôt il prend Tétat pâteux, puis Tétat solide.
La composition du plâtre, un peu variable d'ailleurs, est la suivante :
Sulfate de chaux, 70,4
Eau 18,8
Carbonate de chaux > 7,6
Argile et traces de matières organiques. 3,2
Cette composition est celle du plâtre cru des environs de Paris, qui est en cristaux grenus, plus ou moins serrés, entre lesquels se trouvent les substances étrangères ; cette texture est celle de la meilleure variété de plâtre ordinaire, propre aux constructions.
Le sulfate de chaux hydraté (1) ou gypse se trouve aussi^ dans la nature, sous forme de tables biselées à base de parallélogramme obliquangle, de lentilles jaunâtres, isolées, plus ou moins volumineuses ou groupées en rosaces, de lamelles ou feuillets minces superposés en très-grand nombre, formant de larges cristauxépais, diaphanes, hémitropes, prenant alors la forme d'un fer de lance. Il prend encore d'autres aspects ; ce qui constitue un grand nombre de variétés. Le sulfate de chaux hydraté est soluble dans 460 à 500 fois son poids d'eau ;
(1) Le sulfate de chaux anhydre naturel est connu bous les noms de harsténitef âî'anhudrite.