‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 5)Chapitre 42 sur 109 · POTÀSI3E · texte numérisé non relu

POTÀSI3E

MM. Frétfénius et Will déterminent la quantité de, carbonate qui se trouve dans les potasses du commerce en dosant l'acide carbonique qu elles contiennent par la perte de poida qoe produit Texpulsioa de Tacide carbonique au moyen -d'un acide énergique (acide sulfiirique ou nitrique). Mais pourque ce procédé soit applicable^ il faut que les alcalis du commerce soient à Tétat de carbonate neutre, et qu'ils ne contienment pas d'autres carbonates que ceux de potasse on dé soude. Quand Talcali à essayer ne répond pas à ces conditions, on doit le préparer convenablement avant de le soumettre aux essais. On dose d'abord la quantité d'eau. On pèse arec ezac* titude dans un creuset de porcelaine ou de platine une certaine quantité de potasse, qui e&tensuite chaufiée doucement. La perte de poids, après l'opération, donne le poids de Teau existant dans la potasse ; on procède ensuite au dosage de l'acide carbonique à Taide d'un petit appareil semblable à celui que nous avons indi4iué à l'art. Oxyde de manganèse. (Voy. planches à la fin du volume) {i). Si l'on prend 6 gr.,!283 de potasse sèche, eu divisant par 2 le nombre de centigrammes

racidd tartriquB et en chassar exactement l*eftu de criataltisatioa tan» enlever Teau de constitution. . .

Lorsqu'on n'a pas d'alcalimètre à sa disposition, on pourra opérer de la manière suivante : Si l'on a 10 grammes, par exemple, de carbonate de potasse par, on sait que, pour trouver la quantité d'acide sulfurique à employer, il faudra poser la proportion :

S64 (équiv. du c« de pot.) : 500 (équiv. de Tac sulC) : : 10 : x; x =3&,7S. on devra employer 5 gr.,78 diacide sulfurique pour décomposer 10 gr. de carbonate,. par conséquent l gr.,l&6 ou 115 gr.,06 diacide pour dé* composer ? gr. ou 200 gr. de carbonate. On prendra donc cette dernière quantité, et on la dissoudra dans &00 grammes environ dVau distillée; on saturera goutte à goutte par l'acide sulfurique, jusqu'à ce que le H* quide soit sans action sur le papier bleu et rouge de tournesol.. Mus on aura dû employer d'acide aulfUnque, plus le carbonate contiendra d'alcali, et réciproquement. Si, par exemple, les 115 gr.,06 d'acide équivalent à 100 degrés, cbacun d'eux ou i gr.,(56 vaudra 1».

(t) A défaut de cet appareil, on peut se servir d\in verre é boire, k bords très-élevés, recouvert d'une lame de verre; le léut étant placé sur le plateau d'une balance, on introduit dans le verre la potasse caleioéa avec upe ou deux fois son poids d'eau distillée, on versn ensuite l'acide destiné à décomposer le carbonate, et on ramène l'équilibre au moyen de poids, dont la quotité fait connaître la perte produite par rexpulsion de l'acide carbonique.

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d*B(»de oarbonil{tt6 qn*où aura tibtenus, on fiwm de suite combien la potasse essayée contient de carbonate. Supposons que les6gr.,%3 de potasse aient éprouTé une perte de 1 gr.,50, représentant l*acide carbonique dégagé; ee nombre* divisé par % ou 75, indique que la potasse essayée oontieiit 75 "/o d® carbonate (!)•

Dans le cas où la potasse à analyser renferme de Taloali eaustique ou du sulfure de potassium, an modifie le procédéde la manière suivante : La potasse^ préateUemeni desséchée, est broyée avec environ le tiers de son poids de carbonate d^ammoniaque pur; on humecte h masse avec de Tammo^ niaque caustique (3), puis on ebauflè. Le résidu ne oontient plus trace de carbonate d*iunmooiaque« > *

Quand la masieest froide, on la.soumelaupro<)édé-d*essai' ordinaire. Pour doser TalcaU caustique, on feit d essais^ Tun sur 6,%3 de résidu pris directement, Tantre snr 6,tt3 de résidu préalablement traité pav Id^ earboMte-'d'ammefiiaqae; La difiMrence entre )es résultafeS(Aténus,»olti|^éepar d,6^7, exprime la quantité d'alcdi "oimsliqne.

Pour reconnaître les potasses £iiâifiées par la'SoiMle^ piufAeacB procédés ont été 'proposés soeoeMi^mentpar M. K F. AniAon, par M. Pe$ier^ et par M. 0. Henry.

M. Anihon s*est basé sur la pl^opriété 4|M pessfcdè le bi-^ tartrate de potasse d*étre insoluble, tandis que le bitartrate de soude est soloble. U prend «in t«be, fermé par on becrt;- bien

(i] En effet, !00 de carbon. de potasse renferment 8i,8 d*acidecarbo« nique et 8S,3 de potasse; ce cartmnate ne peut donc perdre en acide earboniqi^ au delà de 34 o/o,S de son poids, soli p la perte éprouvée par UD certain poids de carbonate du commerce» la proportion sut- Tante : 100 ; 8| ,8 : : x\ p ea d? t= — ^> donnera la quantité^ en oen*

tlèmes de carbonate pur. On peut éviter ce calcul en prenant une quantité telle que lorsqu'elle sera transformée en carbonate, il s*en dégago exactement par les acides, 180 p. d'acide earboaique; SI 4 Ut cette quantité; si on prend, par exemple, 314 centigr . de potasse, ciiaque centigr. d*acide carbonique dégagé correspondra à 1 Vo de carbonate pur. Si on n'a pas une balance très-sensible, on prend le double de SI 4 ou (98 (6 gr. 2S), et on divise le résultat par 2.

(3) Cette addition d*sloali n'eel nécessaire qutautant qiie la potass» renferme du sulfure; dans le cas contraire, on humecte avec de l'eau»

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égal en diamètre, de 1 m. de long et de 0 m. 025 de diamètre intérieur. On y verse rapidement une solution de bitartrate de potasse, faite à chaud, avec 3 gr.,41 de ce sel et 69 gr.,75 de solution ^turée, à la température ordinaire. On bouche le tube, on agite, et on plonge dans Teau froide pour refroidir plus rapideoient. La poudre cristalline, représentant 0 gr.,75 de carbonate pur, est réunie dans le plus petit espace possible, en frappant à coups pressés sur le tube. Lorsqu'elle a été tassée, on marque le niveau. L'espace sous le trait est divisé en 25 parties égales, et on continue en dessus jusqu'à 100 parties. On gradue de 5 en 5 de bas en haut ; le tube est coupé à 0^,054 environ au-dessus de l'endroit marqué 100, puis on unit les bords. Chaque degré représente 3 gr«,05 de carbmiate de potasse pur. M. Antkon a donné à ce tube le nom dé tube-éprouveite ou tube-mesure.

On pèse 2 fois 5 gr. de la potasse à examiner. Les premiers 5 gr. sont essayés par le procédé ordinaire d'alcaUmétrie. On cherche dans un premier tableau, dressé par M. Antkon (1), ia quantité de l'acide d'essai employée, et on note la quantité correspondante de carbonate de potasse,- Puis on (ait dissoudre les 5 autres grammes dans 8 k 10 fois leur poids d'une solution de bitartrate de potasse complètement saturée à la température ordinaire. La dissolution est filtrée dans un flacon de 500 grammes de capacité, et le filtre est lavé avec la solution de bitartrate saturée à froid ; puis on ajoute de l'acide tartrique en poudre fine, en quantité déterminée par un 2* tableau (2), et qui se rapporte au degré alcalimétrique de la potasse que l'on essaye. On verse ensuite dans le flacon une quantité de dissolution de bitartrate saturée à ia température connue, de manière à former un total de 361 grammes de liquide; le niveau qu'il atteint est marqué une fois pour toutes.

On bouche le flacon, on le place dans un lieu chaud, ou on le chaufle, et on le refroidit dans l'eau, en agitant fortement. On remplace ensuite le bouchon qui ferme le flacon

(4) Voy . Journal de Pharm. et de Chim., 3« série, t. V, p. 169-187.

(2) Dans ce tableau, les quantités d'acide tar'trique à ajouter sont exprimées en grains, qu'il est facile de réduire en ceniigriimmes ; sachant quel grain vaut Oefr.,05.

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par un autre dans lequel estsolidement eoibattée rextrémité ouverte du tube-mesure : on renverse alors le flacon, et on fait tomber, en le secouant, toute la poussière de bitartratede potasse dans le tube; puis on retire le flacon, et on frappe le tube pour tasser la poudre. Lorsqu'elle est bien tassée, on lit sur Téchelle le nombre de centièmes de carbonate.de potasse pur contenus dans la potasse examinée.

On cberche alors la difiërence qui existe entre le degré de Valcalimètre ordinaire et le degré donné par le tube-mesure ; un 3« tableau dispense de tout calcul, et (ait de suite connaître la proportion de soude en centièmes correspondant à la différence que Ton a trouvée.

Nous n'insisterons pas davantage sur ce procédé, qui est d'une manipulation compliquée et entachée d'inexactitude, car on n'y tient aucun compte du chlorure et du sulfate de potasse contenus dans les potasses du commerce.

Le procédé de M. Pester, pharmacien à Valenciennes, parait, au contraire, plus exact, plus simple; aussi est-il adopté par les industriels du nord (1). La méthode d'essai de-ce chimiste repose sur l'accroissement de densité que le sulfate de soude occasionne dans une solution saturée de sulfate de potasse pur, accroissement qui peut être apprécié par un

(i) Peu de temps après M. P««fer,un chimiste allemand, If. jpa^«nftecA«r, a proposé un procédé basé sur la propriété que possède une solution saturée de sullkte de potasse de dissoudre une grande quantité de sulfiitede soude. On neutralise un poids déterminé de potasse par Tacide suirorique en excès et on calcine ; le résidu pulvérisé est ensuite agité ikvec S fois son poids d'une dissolution concentrée de suUbte de potasse. Si la po* tasse i examiaer renferme de la soude, le poids diminue, et celui du sulfate de potasse augmente successïTement ; les différences se compensant sensiblement^ on peut en déduire la quantité de carbonate de soude contenue dans la potasse; si on représente par x cette. qoanttté et par p la perte de poids éprouvée par le résidu, on a, diaprés les équivalents du suîfiBkte et du carbonate de soude :

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