‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 5)Chapitre 44 sur 109 · B.II · texte numérisé non relu

B.II

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Le procédé proposé en 181B pu M. 0. Beiuy repose sor

l'insolubilité da perchlorate de potaste et sur U wli^ilité du percbloratfl de sotide diua ralcool. On prépare d'sbord ce dernier sei, qne Ton lUsBout dans l'ikool à 37 degrés et àeaX aa fsit une liqtienr titrée ; le m^aoge des dmi esrbooates alcalïi» ' (soude et poUsae) est ooaTorti m acéttte, évaporé à aiocité et repria pir l'slcool à 57 degrés. Dan» eelte Gqoeur, on «joule la liqueur normale de perchlonile de soude, josqa'à cessetioa de précipité de pwcblorate de potasse ; et on évalue la quantité de ce dernier sleali par celle du percblorate de soude qù a été employée (1). Lk sonde estdoBBée.pardifi&ence. on détermine, par un prAnler essai alcalimétiique (procédé Gay-Luuac), le titre du mélange des deui cartMnalee .. oo en retranche le titre qui appartient à la soude, et on a la proportion réelle de potasse contenue dans le mélange. Le cblorure de potassium et le snlfote de potasse n'étant

(!) 0 gr., 884 de percblorote cartfonue de potswe pur.

) soude Bec correspondeDl & 1 gr. de

214 POIIASSM*

pas dissous par Talcool, à Taide duquel on reprend Vacétale de potasse , le perchlôlrate de soude né précipite que la potasse provenant ^n carbonate .

Cette opératicm s'exécute à Taide d'un instrument particulier que H. 0. Henry 9i appelé pota8$imètr&(V oy, planches à ia fin du Tolume). Toid un tableau qui peut donner queliques indications sur cet appareil.

PotSMC

Degréi

D€gr^

Carbonate de poUise

du eommerœ.

akalinéCr.

ati poUssimèt.

et Carbon, de soude

eo centièmes.

Carbon, de pot. 100 ^y^

Garboa. de pot. &ê %

too

Carbon, de pot. 60 «/o \ — de son. 18 ®/o ( — de pot. S5 «(o { -^ desoa. 96 o/.

iOp

— de pot. 30 %

— de 80U. 17 %

Ce procédé a^ selon nous, Pinconvénient d'eûger des opérations d'une pratique Iwg»^ et.jxdiuttiettse , et una peâpwation, celle du perchloratede soude, qui est lente et coûteuse (i). Cb otttrp, les déterininattonsde^degréB, par cessation de précipité, ûB 86 font pas sans dea tAtoilnements,parfois assez difficiles. . • r ' : . '. i-

Pour purifier la potariae du commerce, on la distrtlMe en norceaox dans des entanHoIrS'de' Terre dont la^ddlfes a été (ganiie de quelques firâgaients de ' «serré qui sVipposent à la mvtie d« sel alcalin t on cMtrdcea enibnnoirsdé papier et on les.porte à tacaye sur des récipients. Il s'éeonle peir à pes an Hquide sirupeux, ^ès-dense : c'est Vhuife détartre par dé faillance dès andens ^mistes; elleK^iitlêbt plus dé la moitié de JonpddsdeearbomteéepetaÉBe» qtidquies Mcea^decMomre de aodiMn» eî pas la moindre .quantÎM de sulfate de po-

(I) Le perchlorate de soude se prépara en décomposant le percblgrate de potasse par un courant de gas acide fluo-siliciquei Tajcide perchloriqne résultant de cdtlë décomposition est saturé par du carbon • de soude cristallisé ; on filtre, et on éTapore, au bain de sable, jusqu'en consistancs de sirop; le résidu est traité à ch&ud par son poids environ d*alcQol à 37 degréSt puis filtré.

poTAsses. 21 5

Ua autre pvoeédét proposé par M. A^rtu^ oonakte à Iratter la potasse du commerce par la moitié do sop pends d'etli distillée, ^a solution éclaireie. par .le repot est décantée/ pois saturée au moyen du vinaigre dislUlé :«! évapora jvsquli siccité. L'acétate de potaase,, ainsi obtenu « est hwneoté «me lei/4de sou p^s d*eau distillée ; abandoniié au repos, il ^)ppgi>oandé^â^iuœr^<upMtoq^!^lessel&é^ i^

,t^^8^i|3Dt ,la pureté pestent. ixHtissous. I^aoliitîosi est décantée avf)ç pr^utiooi puis é.vapfMrée.pisqu^è.sîoMlé; lerénduieat décomposé au rougç dans un creuset de flesas* La masw ^t ensuitsp reprise, par Teau distOlée^ et la aolntieÉi ffitréevévtfporée à siceiJ^^ donne le .carbonate de potasae par.

2o POTASSE CAUSTIQUE^

La potasae caustique jou pnoiooryifs dejDo/ossttmt setfouve à Fétat d'hydrate dàus le commerce ; on en distingue deux sortes : la potasse à la chaux ou pierre à cautères^ et la /totaste à ValcQçi imàydrate 4e pHaa^e pur. Qet alcali est solide, Uane^ ^caésaot,- trèa^ostique, fusible au-dessous, du rouge. fopos^ à l'aile Ui tombe rs^^îdement; en déliytum^ L'-eaii le -dii^ut en, tantes proportions fjl esligaleiMentsoi«Meda08 Falcool. - ' >

- UsAOïs. rr- Ls potassecaustîqiie est einplosée comme iteel^t^n médeelne«^.çi>«'en«eert,tsooadi9«r8asifomiaSi comme MUIjiîqtte. Lftipotassocansti^aoïimpiire serS*à4» bbrhMtfJon des savons moiM.. .^ . .v . ..

. , , A]/rfta4VKHiS4 M pAtassaeanatiqoe eotttiaiil quelqo^oia d« subatapces étiiangèresv telles »qae : la^ cAsmo, Valtmim^ la s>* 4<^^ d^ ««^/Tofcs, des ot^ortoif»,. des ojvy^ rmmênî^wkt f»\)v toMtes ees impnnetéa proviennent: d*4m défaut deiSoîQtdami laipréparaUQa>de.€e{mdutt ou-éasvasas ;daBs4eâqii#s /eellet^Stété Méoutée^ ta^chanz^l'abunine, BUifM décriées M sursaturant wne. solution aqueuse 4e celle potasse par raeide mlrique; on aqra un prédpiléAa^eariie- • Hate de ^ux.par un cvbonate ai(silin^. et an ptéeqp&é gélatineux d'alumine par Tammoniaque; la silice restera sous forme de précipité gélatineux, inisoluble dans la solution ni* trique de la potasse ; celle-ci donnera un précipité blanc avec le chlorure de baryum si la potasse omtient des sulfates f, elim

216 POUDRK AUX MOUCHES.

précipité blanc, caiHebotté, aveclenitraled^argent, si elle contient des ddorares. Quant aux oxydes mélalliques, leur préaenoesemanifeste lorsqu^on &it passer un courant d'hydrogène sulfuré dans une solution aqueuse d*alcaU : celle-ci brunit de (Ans en plus, et même laisse déposer des flocons noirs, que Ton recueille par décantation et lavage. Ce précipité est mis à bouitlir avec quelques gouttes d'acide nitrique faiUe. Là dBssolulionest évapcôréeà siceité, et le résidu^ repris par Teau distillée, est essayé par les réactifo. Si c'est de l'argent, l'acide chlorhydrique donnera le précipité blanc, caiUebôtté, caractéristique des sds d'argent. S'il y a du plomb, l'adde sulfurique pur produira un précipité ou au moins un trouble sensible. Si Ton a aflGure.à du cuivre, la solution sera colorée en bleu, eCdomMa une Mie couleur bleu céleste par l'ammoniaque, ^et en même temps un précipité jaimâhre s'il y a du fer.

Ce produit, appelé vulgairement mort aux mowAes^ miné de plâmby porte aussi le nom de Cùbolt ou Eobolt (i). Ce n'est autre diose que de l'arseniiD métal réduit en poudre,. qA a éprouvé un.commeneement d'oxydation par son exposition à l'air.

Mdgré son bas prix, la poudre aux mouches a été l'objet d'une ftlsification signalée récemment par IL l^. Legrip^ auquel on a vendu, ea place de ce prockdt, un mélange de ekarbw^ et d[aeide arêénieux^ réduits en poudre, mêlés à de l'eau, puis broyé^en pâte et desséchés. Par suite de cette dessiccation, il était partie en masses amorphes, firiabies, d'un noir^grisâtre ; partie en poudre fine , tadiant le papier en gris noir^dbaibonneux. 5 grammes de ce produit, soumis an grillage, n'rat point laissé de résidu appréciable.

Une cuilier;d*arg8nt exposée à la vapeur produite pendant cette opération fut recouverte d'une épaisse couche d'axâde araénieux d'un gris olair, sali par du charbon très-divisé.

M. Legrip ne put constater dans celte matière hi pré-

(f) Ce nom paraît provenir de ce que celte substance est eitraîte en grande partie de Tacide aisénieux fourni par la Cobaltine [ou arséniosulfbre de Ck>balt), appelée Koboli (mauvais génie des mines) par les AHemands*

FOCDIIBS lOlDlGIlCALSS. 217

aence du cobalt Celle-ci fut soumise à plus de 40 lavages; le produit des décantatioDs successives recueilli sur un fiUre fut séché, ainsi que le résidu des lavages. Ce dernier, â*un gris Manc, était de Facide arsénieux, sali par une petite quaiititéde diarbon. Le produit resté sur le filtre, aussi noir que de la poudre impalpable de charbon , n*était autre que cette dernière substance mêlée à de Facide arsénieux trèsdivisé, enlevé dans la décantation. Ueau de lavage conlenût environ le i/80 de son poids de cet acide en dissolution incolore et limpide comme Teau distiHée. .

Le véritable minerai de cobalt arsenifère, examiné, comperativanent, offrait à la loupe quelques firagments de cristaux brillants : il était d*nn gris noirâtre, un peu moins foncé que la substance précédente ; sa poudre tachût le papier en gris noir métaffique. Soumis au grillage, il a laissé près de la moitié de son poids de résidu. Une cuiller d'argent exposée à la vapeur produite pendant le grillage se recouvrit d^une épaisse coudie diacide arsénieux très-blanc.

wowBMM mtoimnAiiWÊ.

Les poudres médicinales, et en général toutes les substances en poudre, présentent par leur état physique plus de prise à la sophistication que toutes les autres matières.

C'est ainsi que les poudres de café, de café^chicorie , le cvMbre^ la coMonadej les poudres de cwmelle de Ceylan , de genHtme^ de garance^ de gomme arabique^ dUrUy û^os calcinée^ le hermeSj le lyc^pode^ le mtntufn, les farines^ la poudre aux mouehesj le poivre en poudre^ etc. (t), sont souvent falsifiés par d*autre8 matières pulvérulentes et de même apparence, dont Fintroduction peut être masquée avec plus ou moins de succès.

E^ ce qui concerne les poudres médicinales, les pharmaciens seuls peuvent offrir non-seulement des garanties morales, mais encore une responsabilité que la loi leur impose; et nous pensons, par conséquent, que c'est chez eux seulement que l'on doit se fournir de pareils médicaments, et qu'eux seuls devraient les préparer.

(1) Voy. toos ces articles àlear ordre alphabétique.

218 PAÉeUPlTÉ BLANC*

Le précipité blanc, ou proi0chlorure de mere^ patfméei» fÀMion» s'obtient en «Hisscilva^t le protonîtrate (|d mereuie dans de Teai^ distillée chaude aiguisée d'acide nitrique, puis précipitant par rapide hydoocUorique ou, par. le chlorure de sodium, lavant avec beaucoup de soin to précipité qui ae forme, le faisant sécher, et le conservant k Tabri 4u contact de la lumière. Il est en poudriQ blanctofe» fiqe, qui se tasse et se gnunelle comme la plupart des poudras oUennes pm précipitation. U ^retient presifue toiqoiiraun.peu d^eau interposée. On le vend aussi sons, forme de p^ts pains orbiou-

l^res^ .....: /

UsAffiBS. -— Ce protocUorure d^.mercure i^r préeipilatloA est employé en médecine ; il entre dai^s des pilules» dans des pommades, dans la poudre de Godemaw, etc. G*eat un médicament actif en raison de son extrême division.

Altéiatioiis. -- Ce précipité peut ètne maUffué» êX setepir soit de V acide chlùr hydrique^ si on a employé cet acide, soit Au chlorure de sodium.

On reconnaît qu'il contient de l'acide chlorhydnq^i&^ l'introduisant dans une cornue, ajoutant de Teau et xiisUibuM. Si le chlorure est ,pur, .Feau qui passe à la distillatioii, ne 4oit pas se troubler par raddition de quelques gouttes de nitrate d'argent; dans le cas contraire, il y a forn^ttipQ d'un préqipité de chlorure, et il est d'autiuit plus abondait, qm'il y ayait plus^ diacide non enlevé par le lavage. ' . ,,

On reconnaît qu'il retientdu chlorur^desodium^par la^çinajtion dans un cneuset de. porc^laipe ; le. pfiptoc^loruM^. de^ merqur^ $i^ y/^at^Use, l^.jchloruiçe de ^dium ne^ésifis le creuset.

F^pstPicfTioirsi — Le précipité bUnÇy yeni4v da^s.le çomtierce, estsouYCint fraudé par dë^ substances 4(i;angères d'ui^e moindre valeur, telles que le corfton^e. et \e,suifafe^4fi chauj: en poudre, le carbonate deplomb^ ï amidon, la silice* ..

On peut déceler ces fraudes par la calcination. Le protochlorore de mercure se volatilise, et les .substançea mélangées restent dans le creuset ; on les examine ensuite pour reconnaître leur nature.

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