‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales (volume 5)Chapitre 45 sur 109 · PRÉCIPITÉ BLANC. 2J · texte numérisé non relu

PRÉCIPITÉ BLANC. 2J

Si le protocfaloraFede mercure est mtiéà' amidon, c^lui-ci se décompose en foumissaDt du charbon ei les produits qui résultent de la décompositioa des matières végétales. On peut» en traitant le protoc^onire m^Ungé d'^imidon par l'eau à l'aide de la chaleur, pbteoir ui^^ solution qui bleuU par Teau iodée« ee qui n^aura pas lieu si le protoçhlocure pe con^i^nt pas d'^mi^ don!

En examinant lé résidu fixé par la chaTeur , on reconnaît !<> le carbonate de chaux à ce qu'il fait effiervescenceavec les acides, et à ce qu'il donne naissMiçe à un sel qui, dissous dans Teau, n'est pas précipité par Taçide suUhydrique, jet qui est préci* pité en blanc parroxalate d'ammotniaque ; . ^ Le sulfate de chaux, à ce qu'il ne fait pas effervescence Parles acides; à ce que, traité par l'eau distillée bouillante» j' fournit un liquide donnant un précipité blanc,, insoluble dans r^oide nitrique, avec le chlorure de b^um; un précipité blanc avec Facide oixalique ou Toxalate d'aipmioniaque.

Le sulfate de çh^aux est soluble à ch^ud dans .l'eiiu aiguisée d'acide qhlorhydrique ; j>ar refroidissement, ce sel se prend sous forme neigeuse ;

S» Le carbonate de plomb, à ce qu'il est soluble dans Tacide nitrique, et qu'il fournit un liquide qui précipite ei^ blaiic ^ le sulfate de soude, en jaiine jpar. J'iodi^re de potassium, en jaune par le chromate de.potasse, en noir par Taciidie sulfhydi'ique, en blanc par le ferrjocyanure depot^ssiuip.; . i"" La silice,' en ce qu'elle est Insoluble, di^ns les acidéf , soluble à Taide dé la potasse à ralceolet de.jà chaleur^ et qu'elle forme ainsi la liqueur dite d€8 cailloux. .

Le précipité blanc a été adultéré ^w \e sulfate de baryte. M. Laêtaigne fut chargé, en 1856, d'examiner un échantillon Ae précipité blanc mis en trochiêques qui avait été vendu par un commerçant en gros de I^^is. Yqici ce que dit H. Las$aigne à propos de cet examen :'a Ce composé mercuriel laissait, lors- « qu^on lecàlciniiil daiis' des vases fermés, lilb résidu blanc, « pulvérulent, abondant, insoluble dans les aèides, et quf for- « mait les '57/100 du poîdé de la substanëe. Les essais aux- « quels nous le soumîmes nous firent bientôt reconnaître, en « le calcinant avec du charbop, que ce n'était autre chose qi^e « du sulfate de baryte naturel porphyirisé.

220 qoassul.

a Le moyen de déterminer et d'évalaer la proportion de ce a sel est simple : il coDsiste ou à calciner un poids connu de a ce composé mercuriel falsifié, on à le traiter directement a par un excès de solution concentrée de chlore ; tout le pro- « tocfalorure est converti bientôt en biddorure soluble, et le a sulfate de baryte nsste intact. »

Le pyrophosphate de potasse est un sel livré depuis peu de temps par le commerce, depuis quUl a été employé dans la dorure par les procédés électro-chimiques.

Nous avons eu Foccanon de reconnaître que, par sm'te d^une préparation vicieuse, du pyrophosphate de potasse livré au commerce était altéré i^ par du phosphate de poiaue ; 9» par de Feau; ^ par des chlorures et des sulfates (I).

Ces altérations peuvent se démontrer 1* par la dessiccation, qui finit connaître la proportion d^eau ; ^ par le nitrate d'argent, qui donne un précipité blanc avec le pyrophosphate pur, et un précipité plus ou moins teinté de jaune avec lepyrophosjdiate mêlé de phosphate ; le même rtectif donne avec le pyrophosphate pue un précipité soluUe dans un excès diacide nitrique» et avec le même sel mêlé de chlorure, un précipité non entièrement soluble dans Tacide nitrique : la partie insoluble est du chlorure d^argent ; 3» avec le chlorure de baryum, qui fournit un précipité entièrement soluble dans l'acide nitrique quand le pyrophosphate est pur, et un précipité en partie soIid>le quand il est mêlé de sulfate de potasse : la partie insoluble est du sulbte de baryte.

Le bois de quassia ou de Surinam est fourni par le quassia œnara (rutacea). Il nous vient de la Jamûque, de la Guyane, de Surinam, en morceaux cylindriques de longueur et de gros-

(1) Un échantillon de ce sel livré par un fabricant renfermidi 22 ^1% de matières étrangères, et, par conséquent, ne représentait que 78 Vo ^ pyrophoephate.

QUIHOÎDIHS* 221

seur Tariabies, d*uue codeur jaune pâle, recouireru d'une écorce, rugueuse à reztérieur^ d'un gris blanchâtre, et à Fintérieur -d'un gris jaunâtre. Cette écorce yient aussi séparément en morceaux plats, assez grands , mais minces et cassants , inodores, d'une saveur très-amère. Le bois de quassîa est également inodore, mais il a une saveur moins amëre que récorce. Il doit ses propriétés médicinales à un principe amer, cristaUisable en prismes blancs et opaques, que Thomwà a appelé fuoisine^

Le bois de quassia trop vieux doit être rejeté. On le reconnaît aux tacbes brunâtres, cendrées, bleuâtres ou noirâtres, qui le recouvrent. IlaiCfuelquefois le goût de moisi, et il est plus léger, n\oins dur; en tout cas, il ne possède plua Tamertume iranche et pénétrante qui caractérise le quassia de boqne qualité.

D'après H. Morin^ le quassia contient : des traces d'une huile volatiley un prixicipe œner^ de la gomme, de la filn^ ligneuse^ des oxolaie, tartrate^ sulfate et hydrœhloraie de chaux. »

UsAGBs. -— Le quassia est un médicament amer, prescrit comme tonique et fébrifuge. On ne remploie guère que sous forme de tisane, de vin ou d'extrait.

FALsiPiCATions. — Le bois-et l'écoroe de quassia sont quelquefois remplacés par le bois et l'écorce du rhu$ meiopium. Voici les caractères difiérentiels : l'infusion aqueuse du bois de rhus métopium noircit par l'addition du sulfate de fw, ce qui n'a pas lieu avec l'infusion de quassia ; l'écorce de rbus métopium est grise, piquée de taches noires, résineuses.

La râpure de quassia que l'on trouve dans le commerce est très-rarement pure ; ce n'est le plus souvent qu'un mélange de dwen bais^ n'ayant aucune des qualités et des propriétés du quassia. Cette râpure colore l'eau bouiÛante en rouge'clair, et la liqueur donne un préeipité touge brun avec le sulfate de fer (i).

çuxvonmrx*

Alcaloïde découvert par Sertuemer dans les quinquinas

(1) Le pharmacien, au lieu d'acheter ce produit dans le commerce, ^ doit râper lui-mâme le bois de quassia.

222 QOiiiQtnNÂ.

jaunes et dans les qtrinquinas roegés. On lé retrouve dans les eaux mères inôristaltisabtes f>rovètiAnt 'de la pté}^àràtMû de ia' qoMne et de ta chiehbnine. Soii^M Gti^é^ et à'imrei' cbîANStes; la qûinoldine ne seraH qu*an mélange- de qiiMIhe, ' d^einidianiné et de Aeu résinés. D'ciprës lés rediercbes |>W récentes de M» WinMer, c'est une modification tsovnéVique delft qomne, qoi ne possède frias la propriété déWddaire des seta cristallisabtes. ^ * * '. ' '*

La quinoidine est une masse brune, résineldilif/'diM^fuiné' lorsqo'eMer est en'laoïéiles, eroUtnant ra^pèel'âeliircolo^hélie. Elle est inoëonr et amère comme la quinine^; elle n^est point ▼olatifev^ond^par la clialeurv et .brAle à Tallr sans lalèseï' de réekltt; die esl! solubte dans Te au diaildèi trëë-sotoble dtaa l'alcool. Sa aohitimi acfueiise prééént^ % peu pr^^ les mêmes réactions que les solutions de quininé.'BBe necrtra-' liÉB éomplétemenft lés: acMtos; éVàùOBB^ tfVée^^èux d«s combioataons goÉimeiises ovrésioeidses, brmès, inorisiaUisa^ bles, amèreSr trèa^solubles dims Veau «t Paicck)!. ' UatAoas.-^iflie eatipeu employée ; cependant^elle a été formulée dans des pnssepiptiona médfcdtes.

Falsificatiors. — En 1849; tf. ^Ofta^, de IWoiteribùttet;^ a signalé radattératlcMi' tde là qiâncfidtÉerpar 30 p.^ % ù'as-

Getta matièret <iu'il 4'étafis prèburéedanis ^tae' maison de oonnmlm>tr6^okto^able,^raiftoaitjpùre; ljEi'éafiâiii*e en était uii peu brillante et opaque vers les bords ; par la trituration, dledégageaituneddeur de pétrole très-^étràkil^ et, traitée par Talcool, ou mieux par Tacide sulfurique étendu, elle a laissé pour véftdn<rjq)Mtet dbdit il futfiidle de^fétéhniner le poids. I^ -artutiottr 'Sri fiiHi^iué (Précipitée fàt rammôdfaque a feurnî laquinoldine pttre»

Ou a donné le nom de quinquina [kinkina) (i) à Fécorce des arbres du genre cinchona (rubîacécs). Ces arbrescroissent dans l'Amérique méridionale, particulièrement an Pérou et

(t) Lear Péruvlôfts rappellent Catcarilla, et nomment Casca/filleroi les individus chargés d*en faire la récolte. '

7 QUIMÛDINA. 223

dans les régions sitaées sur le versant occidentardes Andes. On distingue trois espèces principales de quinquina officinal :

So Le qttmquina jaune,

5<^ Le quinquina muge.

On trouve aussi dans le commerce des quinquinas dits de Cartbagène ligneu»^ de Certhagène êêc non ligneux^ le quitta qtiinii nova eolorada^ le quinquina earmbe^ le quinquina bieolore ou pitaya, le quinquina pitar^ ou de Sainte*Lucie^ il^coniF* tarea hexandra^ le macrocnemum corymbosum^ le pinckneia puàensy etc.; mais ils doivent être rejetés par les pharmaciens, ils ne jouissent pas des propriétés iébrifoges des Vfais quinquinas.

D*après HH. Pelletier et Caventow, les quinquinas contiens nent : kinate de quinine; kinate deehinchoninej rouge^ ctncAoni^ soluble; rouge cinchoniqu^ iMoluUe; matière colo^ rante jaune; matière graste verte; kinate de chaux; amidon gomme; ligneux.

Dans le quinquina jaune, la (j^ininet^t plus abçnijaqfe^quç la cinçhodine^ Dansjie qujnquinà gjfis, c'est la çinchonine qui domine. En tenant compte dé là quantité totale d^ deux ^cjaliSfJ^ quinquina jaune est envûroil du double aussi nclie que Je quinquma gris. Dans le quinquina i'ouge, les deux alcalis sont pifus ^alemédi partagés^ la quinine paraît. toutefois y domi-^ ner, et le quinquina rbbge est rarement aussi riche que le ^ qumquina jaune.

Voici le tableau des quantités de sulfatei de jiuinine: et de sulfate de cinchonine.' fournies par 5Ô0 gr. de cÙaçune des priHcipàles écorces de quinquina : ' .' ^

Tableau.

QUWQOINA

ÎÈ

5ffr.

Si

4gr.

^ bA

SttlEatedequioiae..

Sulfite de cinchonîoe •

Uàttg.

iîgr.

6 & 8 ev.

8 gr.

4gr.

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