‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 320 sur 470 · OXYDE DE MAGNÉSIUM · texte numérisé non relu

OXYDE DE MAGNÉSIUM

anthelminthique. Il fait la base des pilules de fer de Swédiaur; il s’administre aussi en tablettes.

Altérations. — L’oxyde noir, ou éthiops, peut être mêlé de peroxyde de fer. 11 est alors moins attirable à l’aimant; sa couleur vire plus'ou moins au brun roussâtre; sa dissolution dans l’acide chlorhydrique, est jaune safrané. Il peut renfermer aussi du fer métallique : il dégage alors de l’hydrogène au contact de l’acide chlorhydrique.

Falsifications. — On lui a ajouté du charbon, de V ardoise pilée. Ces produits étrangers résistent à l’action de l’acide chlorhydrique qui dissout au contraire l’éthiops martial.

Sesquioxyde de fer, Fe^O^. — Le peroxyde de fer, connu sous les noms d! oxyde rouge de fer, sesquioxyde de fer, colcothar, safran de mai's astringen t, (Voir aussi : carbonate {sous-) de fer) rouge d'Angleterre, oxyde ferrique, seprésente sous la forme d’une poudre rouge plus ou moins foncée, dont la couleur varie (1) suivant l’état d’agrégation et le mode de préparation ; il est insipide, inodore, non attirable à l’aimant, réductible à une haute température en oxyde noir magnétique. Il donne, avec l’acide chlorhydrique, une dissolution d’un beau jaune orangé; la soude, la potasse, l’ammoniaque y produisent un précipité couleur de rouille; l’infusion de noix de galle y détermine un précipité noir bleuâtre, intense, pourvu que la solution ne soit pas trop acide (Voy. Caractères DES SELS FERRIQUES, page 8.) Il est complètement insoluble dans l’eau, l’alcool, l’éther et les huiles.

Usages. — L’oxyde rouge est employé en peinture, pour polir les glaces et les métaux; en médecine, on s’en sert comme astringent, tonique et emménagogue. 11 entre dans la composition de l’onguent Canet.

Altérations. — On a livré quelquefois au commerce de l’oxyde de fer contenant de l'oxyde de cuivre ; rien n’est plus facile que d'en constater la présence : l’oxyde de fer traité par un acide, puis par l’ammoniaque en excès, donne un précipité d’oxyde de fer; s’il contient du cuivre, la liqueur surnageante est alors d’un beau bleu céleste.

Le colcothar retient quelquefois du sous-sulfate de peroxyde de fer, lorsque sa calcination n’a pas été suffisamment prolongée. On peut s’assurer de la présence de ce dernier sel en dissolvant le produit dans de l’acide chlorhydrique pur et en essayant ensuite la liqueur par le chlorure de baryum; on obtient alors un précipité blanc de sulfate de baryte.

Les oxydes de fer renferment presque toujours des traces de manganèse. En les fondant dans un creuset d’argent avec un mélange de nitrate de potasse et de potasse caustique, on voit se produire une masse verte de manganate de potasse, soluble dans l’eau, et qui vire au violet par les acides.

Falsifications. — Le pcroxyde de fer a été quelquefois fraudé avec la btique pilée ou l'ocre rouge. Pour le reconnaître, on en dissout un poids déterminé dans l’acide chlorhydrique : si l’oxyde est pur, la dissolution est complète; si, au contraire, il est mêlé de brique ou d’ocre en poudre, la brique et la partie argileuse de l’ocre restent en résidu : leur poids, comparé au poids total, indique la proportion du mélange.

OXYDE DE MAGNÉSIUM. — V. Magnésie calcinée.

(1) Cette couleur vire quelquefois au violet.

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