‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 124 sur 266 · HEIC OBDORMIVIT IN FACE · texte numérisé non relu

HEIC OBDORMIVIT IN FACE

DORMITIO EIVS CVM IVSTIS

DORMITIO EIUS MEMORIAE EIYS

ET SI QVIS IPSVM VEXAVERIT

sa ERIT DEYS ISRAËL . IN . SAECULUM

>it avec quelle insistance la paix du est ici garantie contre toute violation : c Peon Geta, vieillard, s'est ici eni paix, son sommeil est avec les justes, le son sonuneil c'est sa mémoire (Son .—V. l'art. coNFESSio. memoria. etc.), elqu'un venait à le vexer (A troubler s), son vengeur sera le Dieu d'Israël iment. »

aiPTIONS. — I. — Recueils épigra- (V. la préface du premier volume des on$ romaines de M. De' Rossi, dont cet le n'est à peu près que la substance.) iste pas de recueil d'inscriptions chréantérieur à Charlemagne. C'est sous de ce prince que se révèlent, dans )les d'Alcuin , les premiers essais en ce [ais les premiers collecteurs se sont, rai, peu préoccupés de l'importance e des inscriptions ; ils paraissent s'être 'oposé de composer, avec les inscriètriques dans le goût de S. Damase, tes d'anthologies où ils pussent trouver èles pour des compositions analogues.

tUections de cette époque, trois seule- Qt arrivées jusqu'à nous, en totalité ou )ure partie. La première par l'impores monuments qu'elle contient, est la collection palatine, aujourd'hui vati-

cane, que Gruter a éditée. La seconde, beaucoup plus courte est celle de Closternburg ; elle a cependant sur la première l'avantage d'être exclusivement chrétienne; elle n'a été exactement connue que par M. De' Rossi. Une collection à peu près semblable est celle de Goetwich, que le même savant soupçonne avoir une grande affinité d'origine avec les itinéraires du septième siècle qui, dans ces derniers temps, ont si utilement guidé les antiquaires dans la recherche des sépultures des martyrs. La troisième est la collection de Verdun que M. De' Rossi est venu exhumer dans la bibliothèque de cette ville. Nous aimons à noter ici que les trois plus anciens recueils sont conservés en deçà des Alpes. "

Depuis les temps d'Alcuin, jusqu'à la renaissance du quatorzième siècle, il existe une lacune dans ces études. Quelques inscriptions se trouvent disséminées dans des li\Tes traitant d'autres matières ; mais pas de recueils proprement dits.

Plusieurs collections parurent dans le cours des quatorzième et quinzième siècles, et presque toutes en Italie. Mais les épigraphes chrétiennes y sont en petit nombre et pôle mêle avec les païennes. Pierre Sabinus, professeur à l'archigymnase romain est le premier qui, depuis la Renaissance, réunit un corps spécial d'inscriptions chrétiennes.Ce recueil, longtemps égaré, a été retrouvé naguère à la bibliothèque de Saint- ^farc à Venise.

Depuis cette époque, jusqu'au milieu du seizième siècle, le trésor de l'épigraphie chrétienne ne s'est accru que d'un petit nombre de monuments perdu dans les collections profanes. Mais alors cette science commença à être sérieusement en honneur, et de nombreux savants s'appliquèrent à l'art difficile de relever fidèlement ces inscriptions. L'exactitude de Martin Smet , sous ce rapport, ne tarda pas à trouver de nombreux imitateurs, et les inscriptions, malheureusement trop rares, qu'ont données ces hommes studieux offrent tout au moins de solides garanties.

Aide Manuce le jeune répara les effets du dédain ou de la négligence de ses devanciers. Le recueil des Manuce, qui ne compte pas moins de vingt volumes de différents formats à la Vaticane, se complète de notes trè§-anciennes (D'Aide Manuce l'ancien, selon toute apparence), lesquelles sont consignées dans un codex du Vatican. Insuffisamment compulsés par Cittadini et Doni et même par le célèbre Marini, ces documents n'ont révélé tous leurs trésors qu'à M. De' Rossi, qui reproduit dès son premier volume plusieurs des inscriptions qui y sont renfermées. A ces manuscrits des Aide, on en peut ajouter un de la bibliothèque Chiggi, compilé sous le pontificat de Pie V par un ano-

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nyme espagnol; mais les inscriptions chrétiennes qu'il contient sont pour la plupart d'une époque un peu basse.

Le total des inscriptions comprises dans les manuscrits et les livres mentionnés jusqu'ici, et prises dans toutes les contrées du monde chrétien, n'atteint pas le chiffre de mille. C'est tout ce que le trésor de Tépigraphie chrétienne avait pu amasser depuis le neuvième siècle, jusqu'en 1678.

Alors, un éboulement survenu sur la voie Salare-Nouvelle révéla la Rome souterraine oubliée depuis bien des siècles : ses hypogées commencèrent à être de nouveau exploités pour cet objet comme pour le reste. Ciacconio, Macarius, Wingh en furent les premiers explorateurs; mais c'est Bosio qui en est le véritable Christophe Colomb, et c'est à lui qu'appartient notamment l'honneur d'avoir réuni un corps déjà imposant d'inscriptions chrétiennes, lesquelles se trouvent disséminées dans son grand ouvrage. (V. l'art. Catacombes, u, 11. 3*».)

Au dix-septième siècle, la matière commence à devenir plus abondante, et en 1616, Gruter répond à un vœu public en éditant, d'après les manuscrits de Scaliger, son grand recueil, où une place spéciale est consacrée aux inscriptions chrétiennes, en nombre exigu cependant : car la collection de Bosio restait encore inédite, et Gruter ne profita pas même de toutes les ressources qu'il eût pu se procurer soit personnellement, soit par ses amis Cittadini, Sirmond, etc., qui avaient recueilli un certain nombre d'inscriptions chrétiennes, dans les basiliques de Rome principalement. A ce recueil, vinrent bientôt se 'joindre les travaux successifs de Doni, Aléandre , etc. Puis se produisent les collections de Sébastien Maccio, de Peiresc, de Jean Brutius, etc.

Jusqu'ici, nous n'avons guère que des collections mixtes; mais nous touchons à l'époque où l'épigraphie chrétienne aura ses recueils à part, ses interprètes spéciaux, son histoire. En 1632, l'œuvre de l'immortel Bosio parait par les soins de Severano. Or, en outre des inscriptions contenues dans IdL Rome souterraine et intercalées dans son texte, la bibliothèque de la Vallicella possède un recueil spécial de celles des églises sub Jto, signé Secua, Bosio et Severano. Immédiatement après Bosio et Aringhi son traducteur, nous sommes heureux d'avoir à citer notre Montfaucon, qui a laissé un petit recueil d'inscriptions de la ville de Rome dont le manuscrit se trouve à la grande bibliothèque de Paris.

Nous abordons maintenant un monde connu de tous. Fabretti était d'une exactitude admirable , mais l'imperfection des moyens typographiques dont il dut se servir fait vivement regretter la perte de ses manuscrits. Boldetti

est plus riche qu'aucun autre ; malheureusement, sa négligence égale sa richesse. Marangoni, son collègue, est beaucoup plus exact, surtout dans son principal ouvrage : Appendk ad Acta S. Victorini. Et quand on songe que ces deux hommes avaient exploré les catacombes pendant plus de trente ans, on ne saurait trop déplorer la perte des papiers de ce damier qui furent dévorés par un incendie. L'admirable ouvrage de Buonarruoti sur les verres dorés peut nous donner la mesure du prix qui doit s'attacher au recueil d'inscriptions chrétiennes de ce savant, recueil qui se consene en manuscrit à Florence. Le P. Lupi, contemporain et ami de Boldetti et de Marangoni, sans parler de ses ouvrages imprimés où régne une sûreté de critique si fort appréciée des antiquaires, a laissé encore de précieux manucrits que possède la Vaticane.

Après tant de travaux partiels, la nécessité de réunir en un grand corps toutes les inscriptions chrétiennes dispersées dans les livres ou encore inédites devait enfin être reconnue cl appréciée. Gori le premier en eut la pensée, et qui ne regretterait les circonstances qui l'empêchèrent de la réaliser, quand on sait, d'après son propre témoignage, que son projet était de disposer les marbres de telle sorte que t les mystères de la religion, les rites, les dignités, la hiérarchie et la discipline ecclésiastique en fussent illustrés? » Nul, mieux que Muratori n'était en état de mettre à exécution lidée de Gori. Nous devons lui savoir gré, faute de mieux, d'avoir, dans son Trém^ séparé les monuments chrétiens d'avec les profanes, et personne avant lui n'en avait réuni un nombre aussi considérable. Passeri et Olivieri paraissent avoir eu l'intention de reprendre, après la publication du recueil de Muratori, le projet de la classification systématique de Gori; mais rien ne prouve qu'ils aient essayé de le mettre à exécution.

Maffei, le véritable fondateur de la critique lapidaire, avait entrepris, de concert avec Seguier, un grand corps d'inscriptions où les chrétiennes se trouveraient classées à part; et, à peu près en môme temps, Bacchini, Bottari, Terribilini et Blanchini lui-môme se proposaient un travail analogue. Encore un projet avorté.

Le célèbre Zaccaria avait à son tour pn» l'engagement de classer les inscriptions chrétiennes des huit premiers siècles, d'après le système de Gori ; mais son ouvrage, qui aurait embrassé la religion tout entière, dogmes, sacrements, hiérarchie, institutions ecdésiasti' que s, ne devait pas encore présenter un corp complet, mais seulement un choix d'inscrip tions à l'usage des théologiens.

11 est à remarquer que les meilleurs espri^

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e cette époque furent travaillés de l'idée de lettre l'épigraphie au service de la théologie, lée féconde qui ne trouvera que dans les astes travaux de M. De' Rossi sa pleine réaliation. Quoi qu'il en soit, il n'est resté, des irojets de Zaccaria, qu'un livre médiocre : De M$age des inscriptions dans les choses théologilies, ouvrage imité depuis par Danzetta avec Qoins de succès encore.

Marini était bien, ce semble, l'homme de [uiTon devait attendre le grandiose monument [ui était dans les vœux de tous ; mais le temps ui manqua pour donner au grand recueil [u'il avait entrepris une forme régulière et ligne de la lucide exactitude de son génie; lussi o'a-t-il laissé que des matériaux confus, ans liaisons et sans explications. Mais on peut « faire une idée de ce que devait être cet ou- Tage, dans la pensée de son auteur, par ce qu'en i publié le cardinal Mal dans le cinquième vourne de son Spicilége, De toute l'Italie, mais le nulle autre contrée, ses amis lui envoyaient les inscriptions; lui-même recueillait celles de Rome ; mais il se borna à exploiter les églises i\ les autres édifices sub c/to, il ne descendit point dans les catacombes. 11 y a plus encore ; s'il compulsa les livres, il négligea presque xnnplétement les manuscrits, soit à Rome, soit w dehors. Ses notes néanmoins renferment les inscriptions de tout l'univers pour les dix preoiiers siècles, huit mille six cents latines, iept cent cinquante grecques à peu près.

Après l'impression du volume dont nous iTons parlé, le cardinal Mal se sentit faillir à la tâche qu'il s'était imposée. Il eut alors l'heureuse idée de se décharger sur un homme plein de jeunesse, d'énergie et d'avenir, du îoin de réunir enfin la collection complète et iéfinitive de toutes les inscriptions antiques ^tiennes, dont le nombre, à raison des fouilles aujourd'hui reprises avec ardeur dans les catacombes, grâce à la généreuse et in telliante initiative de Pie IX, doit s'accroître presque indéfiniment.

Cet homme, objet d'une si haute confiance, Q'est autre, on le comprend, que M. De' Rossi, ijui, sans parler de la sagacité presque divinatoire de son esprit, qui le rend éminenunent propre aux travaux de cette nature, se trouât préparé par les études de sa vie entière à ^prendre en sous-œuvre le monument tou-

jows inachevé, nous devrions dire à peine ^ché, auquel cependant tant d'illustres sa- ^ts avaient mis la main. £t telle était, aux 7^01 des honunes spéciaux l'évidence de la ^ion de M. De' Rossi, que, dès 1844, le P'Harchi le voyant à l'œuvre, alors que ses Pwniers débuts sérieux comme épigraphiste wnjontaient à peine à deux années, ne craint pas de le compromettre publiquement en

ANTIQ. CHRÊT.

annonçant, dans son ouvrage sur les catacombes, et tout à fait à son insu, qu'il donnerait bientôt un recueil complet d'inscriptions chrétiennes. M. De' Rossi se tint pour engagé, et il se mit courageusement à l'œuvre.

Les inscriptions chrétiennes du monde entier, jusqu'au sixième siècle inclusivement, doivent composer la matière de l'immense recueil que prépare cet illustre épigraphiste. Naturellement, la priorité appartenait aux inscriptions de Rome; onze mille sont déjà sous la main de l'auteur, et un premier volume qui vient de paraître, 1857-1861, bien qu'il ue comprenne encore que les inscriptions funéraires portant une note chronologique certaine, n'en réunit pas moins de trois mille cent soixante-quatorze, nombre qui dépasse déjà de près des deux tiers celui des plus riches collections connues jusqu'ici. Ce volume est la clef de toute l'épigraphie chrétienne; car il fournit, pour toute la période qu'il embrasse, les six premiers siècles, une série de types dont il suffira de rapprocher les inscriptions sans date pour leur en assigner une; il est évident que chacune d'elles devra se ranger à côté des tituli datés avec lesquels elle offrira le plus d'analogie par les formules, les symboles, la langue, le style, l'orthographe, les caractères paléographiques.

L'ouvrage de M. De' Rossi, qui est désormais le manuel indispensable de l'archéologue chrétien,' a pour titré : Imcriptiones Christian^ urbis Roinœ^ septimo sœculu antiquiores, — Edidit Joannes Baptista Ue Rossi Romanus. 11 aura cinq ou six volumes que le public attendra avec avec une vive impatience.

Quant aux inscriptions des autres contrées du monde chrétien, nous avons quelques collections spéciales qui, chacune pour le pays qu'elle exploite , suppléent au travail non achevé de l'illustre Romain. L'abbé Gazzera a pubhé en 1849 les inscriptions chrétiennes du Piémont (Turin. Impiimerie royale). Mais nous devons à un de nos compatriotes, M. Edmond Le Blant, un ouvrage d'une tout autre importance, la collection des Inscriptions chrétiennes de toute la Gaule antérieures au huitième siècle. Le premier volume a paru en 1856, et le second est sous presse au moment où nous écrivons ; le recueil renfermera plus de huit cents inscriptions, et il fera autorité soit par la pureté des textes, soit par la sûreté de l'érudition qui préside aux commentaires.

II. — De l^ élément purement matériel des in^ scriptions chrétiennes. Ctomme les profanes, les inscriptions chrétiennes, considérées à ce point de vue , peuvent se diviser en deux classes : inscriptions gravées et inscriptions écrites^ et toutes les matières solides y ont été plus ou moins employées : la pierre, le bois,

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l'argile, les métaux, le verre, Pivoire. Nous avons eonsigné ex professa aux articles Anneaux^ Fonds de coupe ^ Numismatique^ Diptyques^ et incidemment dans un grand nombre d^autres, le peu que nous avions à dire au sujet des inscriptions sur pierres fines, sur verre, sur métaux et sur ivoire. Ici nous n'avons à nous occuper que des inscriptions plus strictement monumentales, de ce que les antiquaires comprennent sous le nom générique de res lapidaria^ et môme presque uniquement des épitaphes ou inscriptions funéraires des premiers chrétiens.

1® Les inscriptions gravées en creux sur le marbre ou sur la pierre commune forment au moins les neuf dixièmes de celles que l'antiquité nous a laissées. On e;i trouve quelquesunes qui, à l'instar de ce qui se pratiquait chez les Romains, ont été peintes en rouge dans le creux des lettres. Boldetti (P. 328) atteste en avoir vu un certain nombre de cette sorte dans les catacombes romaines, et il suppose, mais sans fondement bien solide, pensons-nous, que c'est là un indice de martyre ; pour cette raison que, selon Pline, il n'y a pas d'autre couleur que le rouge pour exprimer le sang dans les peintures : Cum non sit alius color çu», in picturis^ proprie sanguinem reddat (Plin. xxxiii. 7). On a des exemples de tituli chrétiens dont les lettres étaient dorées dans le vide; nous ne sommes pas néanmoins en mesure d'en citer de plus anciens que celui de l'évéque Flavius, qui siégeait à Verceil au sixième siècle. Son épitaphe, qui se voit encore aujourd'hui dans la Cathédrale de cette ville, conserve, au témoignage de l'abbé Gazzera ( Iscr. Piem. p. 106), des traces de son ancienne dorure.

On a quelques exemples d'inscriptions en mosaïque. Nous en trouvons une dans l'ouvrage de Boldetti (P. 547) : firmina . in . page. Marangoni a publié l'épitaphe d'une chrétienne nommée tranqvillina, écrite avec des pierres blanches et des verres de couleur, incrustés dans la chaux qui cimentait le marbre. Elle était répétée avec un :^ en haut et en bas.

Quelquefois, on se bornait à dorer les lignes exprimant quelque fait spécialement remarquable. Ainsi, dans une épitaphe de Chiusi, aujourd'hui à la cathédrale de cette ville, les deux dernières lignes sont dorées , parce qu'elles contiennent la date du monument, qui est le huitième consulat de Valentinien III, lequel correspond à l'an 455 : coss. || divi va- LENTiNiANi || Avo. VIII. C'cst Une marque de distinction qui se rencontre aussi dans les manuscrits anciens, tels que le fameux psautier latin de Saint-Germain des Prés, qui est écrit en lettres d'argent sur parchemin pourpre, sauf les mots devs et dominvs qui sont en or (Montfaucon. PaUeograpk, 1. c).

Il se rencontre as»ez souvent, dans les cimetières souterrains de Rome, des inscriptions grossièrement tracées avec la pointe d'un dou ou de tout autre instrument commun sur le mortier servant à assujettir la tablette de marbre où les briques du loculus. Boldetti (P. Ii3^; donne le fao-simile de quelques-unes. On en jugera mieux encore par le locuius de Cwstantia^ vierge et néophyte, reproduit par le P. Lupi {Sev, 116). C'est à tort qu'on a placé dans cette classe les inscriptions cursives qui se lisent sur les parois des cryptes ou des corridors voisins ; celles-ci sont votives. (V. notre art. Pèlerinages.)

En pariant de certaines lames de plomb roulées recueillies par lui dans quelques sépultures des catacombes, et où, selon une pratique d'ailleurs bien constatée, on aN-ail coutume d'écrire les actes de quelques niartyrs (V. cet objet gravé à l'art. Actes des martt/rs)^ Boldetti (P. 324) suppose que des épiUphes de simples chrétiens ont pu être tracées d'après ce procédé et placées à l'intérieur des tombeaux. Si le fait était constant (Boldetti n'en cite pas d'exemples), ces épitaphes devraient aussi être rangées dans la classe des inscriptions gravées.

2*» Inscriptions écrites. Les plus communes sont celles qui sont tracées au minium ou au cinabre^ à l'aide du pinceau, sur le marbre, la brique ou le mortier. Les Étrusques paraissent, si nous en croyons Gori {Prjefat. ad inscr. Donian.), avoir été les premiers à pratiquer ce genre de peinture. On lit une foule d'inscriptions de ce genre sur les murailles des maisons particulières et des édifices publics de la ville antique de Pompéi ; il en est de même dans les catacombes de Naples. On sait que la célèbre inscription de Severa, qu'a illustrée le P. Lupi et qui se trouve aujourd'hui au musée du Latran, est peinte au minium sur une petite tablette de marbre blanc. Or, bien qu'elle remonte au règne de Claude le Gothique, c'est-à-dire à l'an 269, elle est aussi intacte que le premier jour; celles de Pompéi ont résisté à toutes les injures de l'air et du temps. Fabretti (viii. 579) en avait remarqué plusieurs sur marbre et sur tablettes d'argile au cimetière de Castulus, et Bosio' sur enduit de murailles (L. m. c. 41) au cimetière de Syriaque. (V. aussi Lupi. p. 39.)

On cite une inscription sépulcrale écrite en lettres d'or, sans gravure : c'est celle d'une jeune fille nommée Pructuosa, Mais les auteur» qui en parlent (V. Lupi. p. 38) n'assignant ni sa provenance, ni son âge, ce monument uni* que ne prouve rien en faveur d'un usage en c6 sens.

On a un certain nombre d'inscriptions écri^ tes à l'encre. Boldetti avait trouvé au cimetièT"^

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{le un petit vase d'argile dont il donne le dessin (P. 329), et dans lequel on peut distinguer une matière noire desséchée présentant à l'œil les éléments dont se composait Pencre des anciens. L'illustre antiquaire se confirma dans son opinion en voyant tout à côté où était déposé cet encrier une ini évidemment écrite avec la matière ait contenue. D'autres exemples sont !S par Lupi, et entre autres (Loc. laud.) le de S. Florentin, écrite à l'encre sur ette de marbre, qui se conserve au sé- Romain avec le corps de ce jeune mare inscription du cimetière de Saintele de Chiusi est aussi écrite en noir sur du tombeau d'un arcosolium : neranio 0.... (Cavedoni. Cirnit, Chius, p. 63).

irchi (P. 1 1 ^^i trouva au cimetière de .gnès une tablette funéraire en brique tortant une inscription finement tracée îau avec une matière blanche. C'est icularité à noter.

la précipitation qui présidait à l'œuvre ^pulture pendant les persécutions, ne souvent aux parents du défunt que le 3 tracer au charbou son nom avec une Ditaphe. On en montre plusieurs exemnouveau musée du Latran ; et Maranlit déjà publié celle d'une chrétienne SEVERLVA dont le nom était aiasi écrit c des trois briques fermant le loculus . p. 39). Sans doute, dans l'intention qui écrivaient ces fragiles épitaphes, devaient pas être définitives : ce n'ém simple tracé destiné à guider le i graveur. Ce qui autorise à le penser )lupart des cas, c'est qu'on rencontre ortes d'inscriptions au charbon dont ières lettres seulement sont creusées, ayant manqué à l'ouvrier pour ache- Buvre.

lussi pour gagner du temps, et souore par un simple motif d'économie sèment commandée par le malheur >s, que les chrétiens enlevaient des aux tombeaux des idolâtres, et au re- ^s marbres écrivaient ou gravaient près épitaphes. Les marbres do cette ïu'on a nommés opisthographes , ce dire écrits sur les deux faces, ne sont dans les cimetières romains (V. l'art.

«s. n. VL 2" objection); l'inscription îst tournée vers l'intérieur du loculus, ^.tienne parait sur la galerie du cime- His citons la suivante du recueil de ossi (P. 172), elle est de l'an 391. Les riptions ne sont pas même écrites dans sens :

Chrétienne.

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