SEPVLTA. EST. A. D. VI. K. APRILIS
Et ailleurs :
CONDITA. XUI. K. OCTOBRIS....
Mais de ce que les épitaphes païennes marquent, soit le jour de la dédicace de l'autel sépulcral, soit celui de la mort, par les calendes, les nones et les ides, tout ce qu'on est rigoureusement en droit de conclure, c'est que les fidèles leur empruntèrent cet usage, mais nullement que ce point de conformité puisse induire à confondre les unes avec les autres. Ce qui rend une telle confusion impossible, c'est que, chez les chrétiens, la mention desnones, ides, etc., est presque invariablement accompagnée d'une formule étrangère aux anciens, du mot depositio par exemple, ou de tout autre exprimant une déposition passagère que doit terminer la résurrection finale.
2° Les chrétiens imitèrent encore leurs ancêtres dans le soin de marquer sur leurs épitapUes les années, les mois, les jours et jusqu'aux heures de la vie du défunt. Que tel ait été l'usage des païens, c'est ce que prouvent une foule d'inscriptions qu'on peut lire dans le deuxième livre de l'ouvrage de Fabretti et ailleurs. Quant aux chrétiens, comparaison faite, il parait que la mention des heures est chez eux plus fréquente, toutes choses égales pour tout le reste. Superflu de citer les épitaphes faisant mention des années, mois et jours, il n'en est presque pas une dans l'antiquité d'où cette mention soit absente. Qu'il suffise d'en rapporter une ou deux où les heures sont notées. La première est prise de Boldetti (P. 344-
DOROTEO FILIO DVL CISSIMO QVI VIXIT M. Yl. D. XX. OR. mi. IN PAGE.
Et qu'on ne croie pas que ce soin ai minutieux ait été pris seulement pour un enfant, ^ raison de la brièveté de sa vie, qui ne s'est pa^ prolongée au delà de six mois, vingt jours quatre heures. Voici une autre épitaphe où 1^
INSC
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ide est observée, bien qu'il s'aïrge de dix-huit ans, deux mois, rs, quatre heures (Du cimet. de s Lupi. p. 36) :
VARIA BIRGO PVELLA QVB
XVllI. MES. DVO. D. XXVII. OR. 111.
aussi la coutume des chrétiens i. p. 391) :
i EZHŒN ETIl E MHNEC. A. HM£ UUPACUI £!(nTA.
ixit annos quinqitef menses quaiecim, horas decem, irreprehensiis, quatre mois, douze jours, dix
isqu'à noter des fractions de inscriptions païennes ajoutent in s après la désignation des 3tti. 96. 117). Orelli qui reproment {Inscr. Lat. sélect, t. ii.
18), n'hésite pas à voir dans ce dication d'une demi-heure, et il d'en trouver une plus plausible, linutieux n'étaient pas toujours les disciples du Christ. Nous en jve dans Tépitaphe d'un enfant issé sur cette terre qu'un temps «"abretti. 95. 218), un an, huit îures et demie.
:ntius. innocentio 0. pro. innoceniia. sua erenti. qui. vixit so. niEBVs. vm. oras. iu s m PACB
quelque chose de bien plus cuet dont l'explication exigerait ince que nous n'avons pas de la heures dans l'antiquité, et chez 'n particulier (Fabretti. 96. 219):
iENEUEREMTl. IN. PACR LVANA. QVAE. HIC. DORMIT XIT. ANN. XXI. MENS. 111 lOR. IV. SCRVPVLOS. VI
ait vécu vingt et un ans, trois heures, six scrupules. Qu'était-ce pules, et combien y en avait-il ForceUini (Ad voc. Scrupulus) dit lit vingî-quatre à Theure : Scruui qtiarta pars hora. Est-ce une e, ou bien en juge-t-on ainsi par mot scrupulus ou scriplum ayant n propre de désigner la vingtirtie de Toiice ? Pour preuve de , le lexicographe cite l'inscription i forme précisément pour nous le uestion.
s avaient encore coutume de con-
stater quelquefois, non-seulement le jour de la mort, mais encore l'heure où elle était arrivée, comme il parait par une inscription du cimetière de Prétextât (Boldetti. p. 396) :
AVRELIA EVGENIA BENEMERENTI QVE VIXIT
ANNIS XXUl MENSE VNO DIES XII. ORA NONA
DEPOSITA NONV XAL. HOCTOBRES.
La neuvième heure du jour des calendes d'octobre est celle de la mort. Il y a quelque chose de plus précis encore dans une épitaphe du cimetière de Priscille (Ap. Boldett. — cf. Pellic. p. 209), où il est expliqué que Julianetta avait vécu à peine six heures au delà du dixième mois de sa quatrième année, et que, quand elle expira, six heures seulement s'étaient écoulées de la nuit par laquelle commençait son dernier jour : la mère affligée ne voulait rien négliger d'une vie si courte.
Notons enfin que, toujours à l'instar des anciens, les fidèles, par une bizarrerie dont nous n'avons pas le secret, notaient sur leurs tombeaux les mois au delà du nombre douze. Ainsi (Pour les païens, exemple pris dans.Gruter. p. DCLXxxvi. 7), Januaria avait vécu treize ans, quarante mois, quatre jours. Voici un titulus chrétien présentant la môme singularité (Pellic. m. p. 210) :
IVLIA. SIBINILLA. VIXIT A.