ANN. N" III
Quand quelque doute existait au sujet du jour ou du mois, on usait d'une formule dubitative, afin de ne point manquer à la vérité, par exemple des mots non plenis (Boldetti) : ...qvi. vixrr. ANNis. XII. non. plenis. Mais bien plus communs étaient les sigles p. m., plus minus, tracées dans les diverses inscriptions avec de légères variantes : pm sans point intermédiaire ; PM, ou PL.Mi, ou p.L.M. Soit, par exemple, l'épitaphe de Nabira dans Muratori (cBiLXXXii. 7) :
INSC
INSC
NABIRA. IN. PAGE. ANIMA. DVLCIS OUI BIXIT ANNOS P. XVI. M. V
Sans la ligne, le p ne doit être pris que pour
PLVS.
Il est important néanmoins d'observer que, si les chrétiens adoptèrent cette expression dubitative, c'était bien moins par manque de mémoire que pour se conformer au style lapidaire, car nous avons de leurs marbres où la formule se trouve en môme temps que l'indication précise des dates. Nous en prenons deux au hasard dans Boldetti, l'une du cimetière de Sainte- Hélène, l'autre de celui de Cyriaque :
REFRIGERTVS. QVI. VIXIT ANNOS PL. M. VI. M. Vnil. D V. OVESCET. IN PAGE
La mention des mois et des jours exclut ici toute espèce de doute.
ANIMA. DVLCIS. PATBRNA. QVE VIXIT. MRCV. ANNIS. P. M. A. XL
Di. XX I etc.
Ici, le lapicide donne dans ur certain luxe de sigles, car, bien qu'il ait écrit le mot ANNIE en entier, il le répète encore par son initiale a. après le p. m. Cette formule dubitative fut aussi en usage chez les Grecs. Mais ils réduisaient ordinairement la sigle à un n, initiale du mot daecn eaatton, plus minus.
30 Ce serait ici le lieu de parler de divers ornements qui sont communs aux marbres chrétiens et aux païens, par exemple, figures d'animaux, palmes, couronnes, empreintes de pas. Génies, Victoires, etc. Mais on trouvera dans ce Dictionnaire des articles spéciaux sur tous ces sujets et sur bien d'autres encore.
Les portraits des défunts sont souvent figurés, au moins intentionnellement, dans les sépultures des premiers chrétiens, tantôt gravés ou tracés au pinceau sur les tablettes funéraires, tantôt exécutés en ivoire, en os, etc., et placés en dedans des tombes, ou fixés à l'extérieur dans le ciment. Il fut trouvé une sculpture de ce genre dans l'intérieur d'un loculussLU cimetière de Saint- Thrason (Ma rangoni. Act, S. Vict. p. 82). Sur le marbre de DECENTius (Fabretti. p. 736. n. 472), est figuré au pinceau le grossier profil d'une tête d'homme qui ne peut être que celle du défunt. On peut en dire autant de la figure en pied de POMPEIA ARETUSA (Id. p. 579. xxiii). Ainsi encore, dans Aringhi (ii. p. 259), le portrait de RESPECTUS en buste, inscrit dans une couronne, avec les bras étendus ; et dans Marini (Iscr, Alban. p. 32), celui d'une petite fille nommée PRIMA, qui n'avait pas encore accompli sa troisième année. Il n'est pas douteux que les figures en prière, dites crantes (V. l'art. Prière [Attitude de la]) si fréquentes dans nos
hypogées, ne soient aussi des portraits. voici un exemple tiré de Boldetti (P. 329).
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